Certaines choses se savent, se disent sans mots, par de simples gestes, Shepard le savait, elle pouvait le voir à travers les petits gestes que pouvait avoir Liara envers elle. C'est pourquoi elle n'avait jamais douté des sentiments de l'asari à son égard, comment aurait-elle pu ?
C'était de petits gestes presque imperceptibles comme les lèvres de l'asari qui restait un instant de plus que nécessaire avec l'humaine du moment qu'elle l'embrassait, comme si la séparation était difficile. La tendance de l'asari à passer sa main dans les cheveux de Shepard, ne pouvant s'empêcher de les remettre en place ou les déranger, simplement fascinée par les mèches rousses.
C'était les moments où Shepard se montrait particulièrement résistante aux ordres de Chakwas et où Liara la regardait, les bras croisés, une menace dans le regard inquiet qu'elle posait sur elle promettant les pires rétributions si elle ne cédait pas et n'écoutait pas le bon Docteur. « Je t'assure Liara, je vais très bien, je n'ai pas besoin de… » « Shepard… » « D'accord, d'accord ». Et malgré sa résistance et sa tendance à grommeler, elle était heureuse que quelqu'un soit là pour elle, la figure menaçante ne tardant généralement pas à se transformer en un pilier de force, une présence rassurante qui l'aidait à surmonter tous ses problèmes.
C'était les moments où Shepard se réveillait au beau milieu de la nuit, couverte d'une sueur froide, le cœur battant, victime d'un de ses nombreux cauchemars et où Liara la serrait dans ses bras, silencieuse, prête à écouter et offrant tout le réconfort qu'elle pouvait apporter, aidant souvent l'humaine à se rendormir, bercée par sa présence.
C'était le sixième sens dont elle semblait faire preuve, venant trouver Shepard chaque fois que quelque chose la tracassait et semblait trop lourd à porter pour elle, lui changeant les idées en lui parlant d'autres choses, lui demandant des conseils.
C'était les moments passés en silence à travailler dans la cabine de Shepard, à simplement profiter de la présence de l'autre tout en se concentrant sur leur travail respectif. C'était tout ce que Liara avait fait pour la retrouver, tout ce par quoi elle était passée pour la ramener. C'était la peur qu'elle pouvait entendre dans la voix de l'asari chaque fois que l'humaine était en danger.
C'était un tout qui faisait qu'il n'y avait pas besoin de mots pour que l'humaine sache ce que l'asari ressentait à son égard.
