" Encore six tours de terrains, et ensuite on enchaine avec un match !"
Kasamatsu entendit de légers "oui" lui répondre alors qu'il continuait de courir. Jetant un regard derrière lui, il vit ses coéquipiers essoufflés, peinant à suivre le rythme. Le capitaine de Kaijo soupira : Elle était belle l'équipe, tiens ! En même tant, c'était leur faute. Il leur avait pourtant bien dit de ne pas faire la fête jusqu'à pas d'heure la veille, anniversaire de Kise ou non !
Car oui, la veille, c'était l'anniversaire de notre beau mannequin blond, alors toute l'équipe lui avait organisé une fête... Un jeudi soir, en pleine semaine, juste avant un entrainement. Vous voyez le problème ? Et bien que Kasamatsu avait eu la présence d'esprit de rentrée tôt, ses coéquipiers, eux, s'étaient éclatés toute la nuit ! Bande de boulet...
"Bon, en fin de compte on va arrêter là pour aujourd'hui. lâcha Yukio en s'arrêtant"
Ses camarades ne se firent pas prier : Ils s'écroulèrent sur le sol en gémissant de douleur et de soulagement mélangés.
Kasamatsu comprenait un peu mieux pourquoi ils n'avaient gagné aucune compétition... Si ils avaient fait la fête comme ça chaque veille de match, le résultat ne laissait pas à désirer.
"C'est pas la grande forme ici."
Les basketteurs ne sursautèrent même pas, peu surpris de la présence d'une nouvelle personne au sein du gymnase. Voix nonchalante, posture décontracté, assez grand, métisse et les cheveux foncés...
"Aominecchi ! s'écria joyeusement Kise en se redressant, toute fatigue disparut"
L'autre lui fit simplement un signe de tête en guise de salutation, puis s'avança vers Kasamatsu, toujours une expression neutre sur le visage.
"Yosh, Sempaï."
Puis il s'appuya sur la tête du plus vieux, qui fit la grimace : Il détestait être prit pour un appuie ! Mais malgré le nombre de fois où il avait engueulé Aomine là-dessus, celui-ci continuait son manège, alors le capitaine de Kaijo avait abandonné et le laissait faire.
" Bonjour Aomine. Bougonna-t-il malgré tout"
Les autres membres de l'équipe le saluèrent à leur tour, le sourire aux lèvres. Depuis sa défaite face à Seirin, Aomine rendait visite presque tous les jours à l'équipe de Kaijo, observant attentivement leur entrainement et jouant quelques fois des un contre un avec Kise. Les basketteurs s'étaient donc habitués à la présence de l'Ace de Tôô, bien qu'au départ ils étaient EXTRÊMEMENT récitant à l'idée qu'il leur tienne compagnie ! Après tout, son équipe les avait laminé, en particulier Kise ! Mais à la surprise générale, Kasamatsu avait volontiers accepté la présence du métisse alors... Le reste avait suivit.
" Oï, Kise ! "
Le blond eu à peine le temps de se retourner que déjà, son ancien coéquipier lui avait jeté un paquet à la figure ! Heureusement, grâce à ses réflexes de basketteurs, il parvint à rattraper l'objet sans encombre et le regarda curieusement : C'était un jolie petit paquet rectangulaire, de couleur bleu foncé entouré d'un ruban bleu turquoise.
" C'est pour moi ? C'est pour moi ? demanda Kise surexciter avec les yeux brillants."
Aomine décida alors de délaisser son appuie et s'approcha du blond en levant les yeux.
" Que je sache, c'était pas l'anniversaire d'un autre hier!
- T.. Tu t'en ai souvenu ?
- Bien sûr, Baka !"
Et le plus grand ébouriffa les cheveux de l'Ace de Kaijo. Celui-ci sauta alors gaiment sur Aomine, criant un "Aominecchiiii !" qui fit boucher les oreilles de toutes les personnes présentent dans la salle.
Malgré tous, le métisse ne put s'empêcher de sourire pendant que le blond découvrait son cadeau, ressemblant à un enfant la veille de noël.
Tenu en retrait, Kasamatsu les observait, des sentiments désagréables ayant pris soudainement possession de lui. Quel était cette tristesse qui lui crispait la mâchoire ? Cette colère qui le faisait serrer les poings ? Cette oppression qu'il avait au niveau du cœur ?
" Sempai ! Regarde ce que Aominecchi m'a offert !"
Sortant de son état second, l'interpellé regarda le collier que Kise agitait dans tous les sens le sourire aux lèvres.
Avalant difficilement sa salive, Kasamatsu se força un sourire, s'approchant de son coéquipier:
" Il est très jolie. S'entendit-il dire"
Mais intérieurement il souhaitait, sans réellement savoir pourquoi, que ce collier soit le sien.
