Bon, encore un court chapitre, certes !
Cependant, le prochain sera plus long, je vous l'assure ! ;)
Kasamatsu se figea lorsque son regard croisa celui de Aomine. Merde... Oh merde... Pourquoi avait-il fallut qu'il le regarde au moment où Kise l'embrassait ? Et pourquoi le mannequin l'avait-il embrassé, au fait ?
Il regarda le blond. Celui-ci avait la tête basse, les lèvres serrées, les yeux voilés de tristesse... Il semblait au bord des larmes. Le troisième année eut un pincement au cœur, regrettant d'avoir repoussé son Kouhai. Mais que pouvait-il faire d'autre ? Ce laisser faire ? Sûrement pas ! Kasamatsu ne se laissait pas embrassé comme ça !
"Kise ! Pauvre enfoiré ! S'écria subitement l'As de Tôô."
Les joueurs de Kaijo sursautèrent simultanément avant de se tourner vers le métisse. Celui-ci se précipita vers eux, une expression de rage sur le visage, et empoigna violemment le blond par le col.
"On avait établit des règles ! Hurla-t-il.
-Je m'en fou ! Rétorqua Kise."
Le blond avait changé du tout au tout. Il n'y avait plus une once de tristesse en lui, mais de la colère pure. Il se dégagea de la prise de Aomine et continua :
"Les règles ne comptent plus ! T'a déjà gagné de toute façon !
- Quoi ? S'étonna le joueur de Tôô.
-STOP ! S'écria Kasamatsu."
Les deux As le regardèrent, surpris.
"De quoi vous parlez ? Quelles règles ? Demanda l'aîné perdu."
Les plus jeunes se figèrent. Merde... La gaffe. Ils détournèrent tout deux le regard, subitement mal à l'aise.
Leur sempaï fronça les sourcils, un mauvais sentiment l'ayant envahi. Et le fait qu'il ne reçoive aucune explication commençait grandement à l'irriter.
"Quelles règles ? Répéta-t-il plus fermement."
Il appréhendait la suite, mais il avait besoin d'une réponse.
Il n'était pas aveugle ! Depuis l'anniversaire de Moriyama, il avait bien remarqué que les deux As agissaient étrangement ! Et aujourd'hui, Kise l'embrassait et il apprenait qu'il y avait de quelconques "règles" entre les deux anciens coéquipiers ? Si il y avait bien une chose que détestait Kasamatsu, c'était qu'on lui cache des choses ! En particulier lorsque ça le concernait !
Ryouta ferma les yeux et prit une inspiration. Ils étaient dans une impasse, et il se voyait mal mentir à son ainé. De plus, qu'avec-t-il à perdre ? Autant tout expliquer, afin d'en finir rapidement.
"On avait pour interdiction de te toucher jusqu'à ce que tu tombes amoureux de l'un de nous deux. Lâcha-t-il."
Aomine se tourna vivement vers lui, les yeux écarquillés, ne s'attendait pas à ce que le blond se révèle à son sempaï. Il regarda ensuite Yukio, qui semblait tout aussi surpris que lui.
"Pardon ? Demanda le brun."
Kise tremblait doucement. C'était imperceptible, mais il tremblait quand même. De peur. D'angoisse. Cependant, il eut le courage de regarder son capitaine dans les yeux et s'expliqua :
"On a établit cette règle le jour où Aomine était malade..."
L'absence du "-cchi" frappa immédiatement le plus âgé, mais il garda le silence, écoutant la suite :
"J'ai remarqué que tu étais devenue proche de lui. D'abord ça m'a fait plaisir, car je vous aime énormément tout les deux ! Mais ensuite... J'ai réalisé que tes sentiments allait bien plus loin que ça !"
Kasamatsu écarquilla les yeux. Il était si facile de lire en lui ?
"Il était hors de question que je laisse ça se faire ! S'exclama Kise. Alors, après ton départ, je suis resté chez Aomine et je lui en ai parlé ! On a donc mis des règles en place ! Comme le fait qu'on ne devait pas te toucher tant que tu ne tombais pas amoureux de l'un de nous deux...
- Et si je m'intéressais à quelqu'un d'autre ? Demanda Yukio.
-... On se serait allié pour te ramené vers nous."
Le troisième année baissa la tête, serrant les poings. Aomine garda le silence, ne sachant pas quoi dire.
"Sempaï... Souffla le mannequin. Je... Si j'ai fait ça, c'est parce que je t'aime ! S'écria-t-il."
Voilà. Il l'avait dit. Le métisse se figea et lui lança un regard noir :
"Ki... Commença-t-il.
- Et alors ?! Hurla Kasamatsu."
Les plus jeunes le regardèrent avec surprise, ne s'attendant pas à une réaction aussi violente... et blêmirent en voyant le regard plein de fureur que leur lança Yukio.
"Tu m'aimes ?! Continua-t-il. Alors parce que tu m'aimes, tu te permet de te mêler de ma vie ? De mes relations ? Parce que tu m'aimes, tu as le droit de faire un stupide pari avec Aomine me concernant ? Parce que tu m'aimes, toi et l'autre enfoiré pouvez tout vous permettre avec moi ?!"
Les premières années restèrent muets, se sentant de plus en plus coupable. Et surtout... terriblement blessé par les propos de l'ainé.
"Te fou pas de moi ! Ne viens pas me balancer que tu m'aimes pour expliquer ta connerie !
- O... Oï, sempaï... Intervint Aomine.
- Toi, la ferme !"
Le métisse sursauta et se tût, tandis que le brun continuait :
"Je comprends mieux pourquoi, soudainement, tu t'es mis à t'intéresser à moi ! Le meilleur qui peut te battre, c'est toi même, hein ? Tu pouvais pas supporter que je préfères Kise à toi, hein ?!
- Je... Oui mais... Commença Aomine.
- Aucune excuse !"
Kasamatsu n'avait jamais été aussi en colère. Les poings serrés, la gorge sèche d'avoir tant crié...
Ils s'étaient foutu du monde. Ils s'étaient foutus de lui ! Comment Yukio avait-il fait pour se laisser avoir ? Des le début, il était tombé dans le piège. Un piège absurde et stupide. Il ouvrait son cœur à peu de gens... Ses parents, ses deux petits frères, Moriyama, Kobori... et il avait fait l'erreur de l'ouvrir aussi à Kise et Aomine.
Quelque chose se rompit dans sa gorge. Il sentit les larmes lui monter aux yeux. Stupide... Stupide, stupide, stupide ! Il était le pire des abruties ! Un gamin naïf qui s'était fait prendre dans les griffes de l'amour ! Et jamais un regret ne lui avait semblé aussi amer...
"Ne vous avisez plus de m'approcher. Lâcha-t-il froidement."
Il leur tourna sèchement le dos et partit aussi vite qu'il le pouvait. Hors de question qu'il pleure devant eux. Hors de question qu'il leur montre son désespoir.
Les deux As ne le suivirent pas. Derrière eux, Kuroko les regardait, ayant assister à toute la scène sans rien dire.
"Vous êtes des idiots. Commenta-il enfin.
-La ferme Tetsu... Souffla Daiki."
A côté d'eux, Kise sanglotait silencieusement...
