Salut salut ! :D
Quoi ? Moi ? Avoir disparut pendant des lustres sans donner aucun signe de vie ? Et réapparaitre seulement pour poster une chapitre d'une courteur exagérée ? Mouahahahah ! Mheu non voyons ! Vous avez rêvé ! (se prend une table dans la gueule)
Bref. je ne sais pas quoi dire d'autre, alors... Bonne lecture ! xD
Lorsque Kasamatsu ouvrit les yeux, il était seul. Il mit quelques minutes avant de se souvenir qu'il se trouvait chez Haizaki. Plus particulièrement dans sa chambre. L'esprit embrumé, il se sentait étrangement triste. Sûrement dû à un mauvais rêve... Mais il ne parvenait pas à s'en souvenir. Il se redressa et se frotta les yeux, encore un peu endormit, puis parvint à se lever sans difficulté. Cela le soulagea : son corps semblait s'être remis.
Son regard dériva vers le bureau : son pantalon y était posé. Il se figea. Oh... Oh merde.. Il baissa les yeux. Meeeeerde... La veille, il n'avait pas remarqué... Mais il était uniquement vêtu d'un t-shirt et de son boxer ! Il avait dormit comme ça avec Haizaki ? Son visage devint cramoisie. Il se dépêcha de récupérer et d'enfiler son bas, terriblement honteux. Il ne trouva pas sa veste cependant. Sûrement se trouvait-elle dans l'entrée. Le mieux était d'aller demander à Shougo, ou bien à sa mère... Du moins, si ils étaient toujours dans la maison. Mais Yukio avait un doute, au vu du silence qui régnait.
Il quitta la pièce et traversa un couloir, cherchant en même temps le moindre signe de vie. Un léger soulagement le pris quand la radio se fit entendre dans une pièce, près de l'entrée. En s'y rendant, Kasamatsu s'aperçut que c'était la cuisine. Shougo et sa mère y était, l'un regardant la télé et l'autre beurrant des tartines.
« Oh, bonjour Yukio ! Salua la femme en l'apercevant.
-B.. Bonjour Madame. » Répondit-il, un peu décontenancé.
Il n'avait pas pour habitude qu'on l'appel par son prénom, en expectant sa famille. Et d'ailleurs, d'où le connaissait-elle ? Son fils devait lui avoir dit...
« Tu pourrais saluer ton ami, mon cœur ! Signala la mère.
-Salut. » Grogna le première année sans détourner son regard de l'écran.
La femme soupira en levant les yeux au ciel puis sourit à Kasamatsu et l'invita à s'assoir. Le jeune homme s'exécuta, prenant place à côté de Shougo, et remercia son hôte lorsque celle-ci lui offrit un bol de chocolat chaud et des tartines.
« Hum... Vous savez où se trouve ma veste ? Demanda-t-il.
-Elle est en train de sécher sur le balcon ! Répondit la femme. Elle était trempée à cause de la pluie.
-La pluie ?
-Oh oui, c'est vrai que tu étais inconscient ! Ça n'a pas été facile pour mon pauvre bébé. Il t'a porté jusqu'ici, sous la pluie, et a même dû te transporter dans les escaliers ! Heureusement qu'il n'est pas tombé, sinon je...
-C'est bon Maman ! » Râla Haizaki.
Yukio était totalement surpris. Shougo avait fait tout ça pour lui ? Quitte à tomber malade à son tour, ou bien se blesser ?
« Merci. »
L'as de Fukuda se figea, ne s'attendant pas à ça. Il se tourna vers son ainé, les yeux écarquillés, croyant sûrement avoir mal entendu. Alors le troisième année répéta :
« Merci. »
Il était franc. Sans Haizaki, il serait sûrement toujours inconscient au gymnase. Ou bien il aurait repris connaissance et se serait trainé, mal au point, jusque chez lui. Si il était parvenu à atteindre sa maison, bien entendu... Alors il ne pouvait qu'être reconnaissant au plus jeune. Celui-ci, embarrassé, détourna le regard.
« ... C'est rien. » Dit-il.
Le sempaï ne put s'empêcher de sourire, amusé. Le silence se réinstalla ensuite, seulement coupé par le son de la télé, tandis que le déjeuné était consommé.
Peu après, les deux adolescents retournèrent dans la chambre. Haizaki s'écroula sur le lit alors que son ainé s'asseyait au bureau.
« Je vais pas tarder à y aller. Dit Yukio.
- T'es en état au moins ?
- Oui. Je me sens mieux qu'hier.
- C'est un bon début. »
De nouveau un silence. Décidément, ils avaient du mal à communiquer. Ou plutôt… Ils ne savaient pas trop quoi ce dire. Yukio n'avait pas trop envie de partir comme ça. Son cadet était un sale gosse, mais il lui était plutôt sympathique. Et puis maintenant, il avait une dette envers lui.
« Qu'est-ce qui t'ai arrivé à la joue ? » Finit par demander le joueur de Kaijo.
L'ancien de Teiko se crispa légèrement, se rappelant avec amertume ce qui lui était arrivé la veille. Sa joue avait virée au bleu maintenant, limite au violet. Bha, après tout, ce n'est pas comme si il avait pas l'habitude de se faire frapper. Mais…. Ouai, hier, il l'avait bien cherché quand même.
« Je te l'ai déjà dit : Daiki m'a cogné. » Répondit-il.
Il put voir le visage de Kasamatsu exprimer une surprise totale. C'était si étonnant d'entendre que le métisse était violent ? Haizaki trouvait pourtant pas ça si surprenant. L'as de Tôô se mettait rapidement en colère, gueulait si fort qu'il en faisait trembler les murs et Shougo l'avait vu se battre plus d'une fois. Enfin…. C'est vrai que ca restait tout de même assez rare. Et puis il avait finit par se calmer, en particulier grâce à Kuroko et Momoï.
« Pourquoi ? S'étonna Yukio.
- J'ai voulu cogner Ryouta. »
Le Kouhai regretta immédiatement sa réponse, tout comme il regretta sa propre existence. Il déglutit, écarquillant les yeux de frayeurs alors qu'une aura meurtrière avait enveloppée l'ainé.
« Tu as quoi… ? » Demanda froidement Kasamatsu qui s'était levé de son siège.
Putain. Oh … Putain… De merde…. Haizaki resta paralysé de peur, ayant même cesser de respirer. C'était totalement incroyable… improbable… Inconcevable, même ! Mais… En colère, le capitaine de Kaijo était aussi terrifiant que Akashi !
« Je… Je l'ai pas fait… ! Se défendit Shougo.
- Parce que Aomine est intervenu. »
Yukio avait une envie folle de le frapper. Mais la dette qu'il avait envers lui revint à son esprit et il se fit violence pour ne pas abattre son poing dans l'estomac du plus jeune.
Cette fois-ci, il ne le frapperait pas. Uniquement pour payer sa dette.
Il tourna les talons et quitta la pièce, faisant claquer la porte derrière lui. L'As ne bougea, tentant d'assimiler ce qui venait de se passer.
Décidément, rien n'allait en ce moment ! Yukio allait de déception en déception ! Comment avait-il pu s'ouvrir un tant soit peu à Shougo ? Comment avait-il pu partagé un lit avec lui ? C'était une brute ! Un sale gamin immature et violent ! Mal élevé ! Le genre à remettre en place ! A… A…
…
Kasamatsu soupira. Il s'énervait trop en ce moment. Et puis il exagérait : Haizaki avait été une enflure avec Kise, mais pas avec lui. Sauf que le mannequin était son coéquipier et ami ! C'était donc son devoir de réagir !
Nouveau soupir. Pourquoi tout devait être si compliqué ? Sérieusement, les anciens membres de Teiko avait le don de mettre ses nerfs à vif.
Il ne tarda pas à atteindre sa maison et pénétra à l'intérieur, ne souhaitant qu'une chose : se détendre. Il monta dans sa chambre, y posa son sac, puis attrapa sa guitare et s'installa confortablement sur son lit. Il s'échauffa d'abord, grattant doucement les cordes, puis après quelques minutes il se mit réellement à jouer, ne disant pas un mot.
La musique emplie doucement la pièce. Yukio se laissa bercer, s'enfermant dans son monde musical…. Jusqu'à ce que son portable se mette à sonner.
Soupir. Le brun posa son instrument et jeta un coup d'oeil à son téléphone. L'écran affichait un simple nom : Takao. Il haussa un sourcil : Pourquoi le faucon l'appelait-il ? Et d'ailleurs : quand s'étaient-ils échangés leurs numéros ? Il décrocha :
« Allo ?
- Salut Kasamatsu-sempaï ! » Entendit-il.
La voix se voulait enjouée mais Yukio sentait bien la faiblesse qui y résonnait. Lui et le joueur de Shutoku ne se connaissaient que de vu, mais Kasamatsu avait toujours été doué pour lire au travers des gens.
« Salut. Dit-il à son tour.
- Tu sembles tellement heureux que je t'appelle ! Plaisanta le plus jeune.
- Surpris, plutôt. Depuis quand sommes-nous en contact ?
- Oh, quelques temps ! Tu te rappelle pas ? On a échangé nos numéro quand nos équipes se sont croisées au restau ! »
…. Ah oui. Ca lui disait quelque chose.
« Tu voulais quelques choses ? » Demanda le sempaï.
Il entendit un rire gêné :
« Ouai. En fait j'avais besoin de parler, et t'es le seul du répertoire qui m'a parût… bien. Du coup… Voilà quoi !»
Nouveau rire. Kasamatsu sentit clairement le malaise du plus jeune. Pour que ce dernier n'appelle pas ses proches, comme ses coéquipiers, c'est qu'il devait se passer quelque chose de grave.
« … On peut se retrouver maintenant si tu veux. Je suis libre. Proposa Yukio.
- … Ca te dérange pas ? S'étonna Kazunari.
- Non, ne t'en fais pas.
- Merci ! »
Il paraissait déjà plus enjoué. Après avoir convenu du lieu de rendez-vous, le capitaine de Kaijo raccrocha puis remit son manteau ainsi que ses chaussures. Il espéra silencieusement que sa maladie ne refasse pas surface. Il n'était pas totalement guérit… Son léger mal de tête le prouvait bien.
Il parvint rapidement au lieu de rendez-vous, arrivant avant Takao, et prit la liberté de choisir la table. Pour patienter, il commanda une boisson chaude et plongea dans ses pensées, qui dévièrent immédiatement vers Aomine et Kise.
Lui et le mannequin semblaient réconciliés à présent. Mais concernant le métisse ? Que devait faire le troisième année ? Certes, il était encore en colère. Mais… Vu que ça s'était arrangé avec le blond, alors ça devait aussi s'arranger avec le bleuté, non ?
Yukio soupira. Il n'était pas doué avec les sentiments. Ignorant la chaleur de sa boisson, il bu une gorgée et soupira d'aise. Son regard dévia ensuite vers la fenêtre… et il poussa un hurlement, tombant brusquement à la renverse, s'attirant les regards des autres clients.
Dehors, Takao rit aux éclats, les larmes aux yeux. Jamais il n'aurait cru que le plus âgé aurait aussi peur ! Il s'était juste positionné devant la vitre et avait attendu que le capitaine le remarque…. Mais cette réaction… Cette réaction était énorme ! Encore plus drôle que celles de Shin-chan !
« T… Takao ! S'exclama le capitaine de Kaijo quand le faucon pénétra dans le café.
- Ohayo ! » Le salua le plus jeune qui n'avait pas cessé de rire.
Il eu le droit à une sévère réprimande, le sempaï étant plus honteux que jamais. Sérieux, on avait pas idée de faire une telle peur à autrui ! Mais le comique, loin de culpabilisé, continua de rire tout en s'installant en face de l'ainé. Il ne se calma qu'au bout de quelques minutes et du attendre que Yukio termine de bouder pour enfin commencer à discuter.
« Donc, qu'est-ce qu'y t'arrive ? » Demanda Kasamatsu.
Takao ne répondit pas tout de suite, la serveuse faisant son apparition. Avec un sourire, il commanda du thé et un beignet puis reporta son attention sur le troisième année. Ce dernier remarqua immédiatement un changement dans l'attitude du Kouhai : son hilarité avait été remplacé par de l'embarra et… de la honte ?
« Tu es au courant pour notre match, dans quelques jours ? Demanda le faucon.
- Oui, bien sûr. Shutoku contre Rakuzan.
- … C'est à cause de ça que je t'ai appelé... »
Yukio le regarda avec surprise. Kazunari baissa les yeux. L'ambiance bonne enfant qui s'était installée avait disparut.
« … Je vais pas pouvoir le faire. » Lâcha le première année.
Cela surpris davantage Kasamatsu qui écarquilla les yeux -remarquant au passage que le faucon s'était mit à trembler. Le plus jeune continua :
« Je… J'ai dit à tout le monde que ça irait… Qu'on allait forcément gagner… Mais… Mais je... »
Il avait réfléchit, appréhendé... et maintenant il paniquait :
« J'ai confiance en mes coéquipiers ! Ils ont des capacités et ils sauront se défendre ! Mais… Mais si moi, je fais une erreur ? Si moi, je ne suis pas à la hauteur ? On.. On parle de Rakuzan ! Ce n'est pas n'importe quelle équipe ! Et moi je ne suis qu'un simple joueur de basket ! Qu'un simple première année ! Je ne suis pas de la Génération Miracle ! Je n'ai pas beaucoup d'expérience derrière moi ! Je… Je ne veux pas tout gâcher… Je ne veux pas décevoir mes coéquipiers... »
Yukio le laissa vider son sac sans l'interrompre, l'écoutant attentivement. C'était tellement étrange… Aux premiers abords, Takao semblait confiant et optimiste. Mais en vérité, il était angoissé et hésitant. Cela changeait de tous ses premières années qui se vantaient de leurs capacités alors que, pour la plupart, ils n'avaient jamais touché à un ballon de leur vie. Et cela prouvait amplement la valeur du faucon.
Lorsque ce dernier termina de parler, à court de souffle, le plus âgé ne put rien dire : la serveuse était revenu et avait déposé la commande de Kazunari sur la table. Cependant, celui-ci semblait avoir perdu l'appétit. Kasamatsu parla enfin :
« Je comprends parfaitement ce que tu ressens. Je l'ai moi-même ressentit à de nombreuses reprises. »
Ce fut au tour de Takao d'être surpris :
« Vraiment ? Demanda-t-il en relevant les yeux.
- Oui. J'ai même été jusqu'à vouloir arrêté le basket car… tu vois… l'année dernière, c'est à cause de moi que Kaijo a perdu l'Interhight.
- … Oui… J'en ai entendu parlé. »
Bien sûr qu'il en avait entendu parlé. Tout le monde en avait entendu parlé. Du moins… Tout ceux qui s'étaient un minimum renseigner. Après tout, pour connaître un adversaire, il vaut mieux faire des recherches. Shutoku était une équipe sérieuse, il n'était donc pas étonnant qu'elle ai fait des recherche sur Kaijo, et donc qu'elle ai découvert le passé de Yukio. Celui-ci continua :
« Je m'en veux encore aujourd'hui. Et, à chaque match, je suis terrifié à l'idée de perdre. Sans parler du fait que cette année, je suis le capitaine. »
Takao eut un pincement au coeur. Il n'imaginait même pas dans quel état avait pu être le troisième année quelques mois plus tôt, quand son équipe avait perdu face à Tôô.
Kasamatsu eut un air amusé :
« Ne fais pas cette tête. Je vais bien. Tu sais, ce qu'il y a de bon dans une équipe, c'est que tu peux t'en remettre à tes coéquipiers. Tu n'as pas tout le poids du match sur toi. Et puis, ce qui compte, c'est que tu donnes tout ce que tu as. Que tu fasses de ton mieux pour gagner. Il ne faut pas penser à la défaite temps que le dernier coup de sifflet n'a pas retentit. »
Le plus jeune l'écoutait, captivé. Une lueur d'admiration brillait même dans son regard. Kasamatsu Yukio n'était pas n'importe qui. C'était un basketteur normal, mais qui avait de l'expérience, des connaissances et de la volonté. Il était compréhensif et trouvait les bons mots pour se faire comprendre.
« Tu as raisons ! Sourit Kazunari. Je ferais de mon mieux !
- Je suis content d'entendre ça ! Sourit à son tour le sempaï. Et puis Takao… Ce que tu as dit était faux. Le fait que tu sois en première année n'a aucune importance. Tu as de l'expérience en tant que basketteur. Et surtout, même si tu ne fais pas partit de la Génération Miracle, tu as un don. Donc fait sans bon usage.
- Aye sir ! »
Le joueur de Shutoku avait retrouvé sa bonne humeur ainsi que sa motivation. Ainsi, c'est avec un grand sourire qu'il entama son beignet, sous le regard de Yukio qui était plutôt fier de lui. Ce rendez-vous avait été une bonne chose, autant pour l'un que pour l'autre.
