Hello tout le monde ! Aujourd'hui on est mardi, donc c'est la suite de ma fic ! Stiles a besoin de se faire pardonner des personnes qu'il aime. Il n'y a que comme ça qu'il avancera ! Après Derek, il a encore du chemin à faire !
La dernière personne qu'il doit affronter représente l'un de ses plus gros challenges. Il a eu beaucoup de discussions ces derniers temps. Douloureuses souvent mais bénéfiques. Avec son père tout d'abord.
« Papa, je suis…désolé d'avoir agi comme ça ces derniers temps » finit-il par lui dire un soir alors que les deux hommes sont dans le salon, dans un silence terrible, comme c'est souvent le cas depuis des semaines.
John lève la tête de son journal qu'il fait semblant de lire, trop préoccupé par son fils, et perdu par son comportement et sur ce qu'il doit faire. Il plonge son regard dans celui de son fils, chose qu'il n'a pas fait depuis des semaines, et reste stupéfait en lisant l'amour et la tristesse de son fils. Emu, il se lève et enlace son fils comme jamais, comme s'il le retrouvait après des années d'errance.
Mais aussi avec Lydia. Il est allé la voir chez elle un soir. Elle lui a bien sûr refusé l'accès à sa maison. Il est revenu trois soirs d'affilée, avant qu'elle accepte d'écouter ce qu'il avait à dire. Sa réaction ne s'est pas fait attendre.
« Les mecs vous n'êtes que des idiots ! Mais fonce, récupère-le ! » lui somme-t-elle en conclusion après qu'il lui ait raconté ses péripéties de ces dernières semaines.
Oui jusque-là, il a su faire face aux gens qu'ils aiment. Mais cette personne il a peur de l'avoir perdu. Sans cette personne, il ne peut avancer et il en est conscient. Quand il a pris le chemin qui sépare leurs maisons, il a l'impression de faire un pas vers son avenir. Et son ventre se contracte. Il ne sait l'accueil qui va lui être réservé. Lorsqu'il arrive, il regrette presque qu'il n'y est pas eu dix kilomètres de plus. Il fixe la porte de la maison, hésite à entrer. Le claquement de la porte le soir où il a mis Scott dehors résonne encore dans ses oreilles. Il fait quelques pas, puis recule. Peut-être n'est-ce pas une bonne idée. Il refait un pas, ne regardant bien sûr pas où il marche, et trébuche sur une pierre pour presque finir dans les fleurs.
« Si tu écrases les fleurs de ma mère, elle t'en voudra encore plus que la fois où tu as rayé sa voiture avec ton vélo » finit par déclarer une voix.
Il sursaute, reconnaissant cette voix qui lui a tant manqué. Pourtant il redoute cet échange. Et s'il ne lui pardonnait pas ? Il a prévu tout un long discours, qu'il a écrit, relu, à nouveau rédigé. Pourtant, ce sont des mots complètement différents qui sortent.
Il retient son souffle, il a peur de ses propres mots.
« On pourrait lui faire croire que c'est ce gosse qui nous a pourri la vie l'année dernière, qui racontait partout qu'on sortait ensemble et que les filles ne nous intéressaient pas… »
Stiles pense aussitôt à ce pré-ado qui les avait pris en grippe et n'arrêtait pas de raconter tout et n'importe quoi sur eux.
Il plonge son regard dans celui de Scott. Il espère, il a peur, retient sa respiration. Il aurait envie de réciter son texte mainte fois relu, mais il n'y arrive pas. Il ne veut plus parler. Il veut avancer. Mais pas sans lui. Pas sans son frère.
« Je crois que j'ai déjà une idée à ce sujet, même si au final c'est vrai que finalement, les filles ça ne t'intéresse plus vraiment » finit par répondre Scott sans le regarder en face.
Parle-t-il de la même chose que lui ? Stiles doute encore. Pourtant il regard le visage de son meilleur ami. Et il comprend. Ils se mettent tous les deux à rire, comme Stiles n'avait pas ri depuis longtemps. Il en a même mal aux zygomatiques. Ils finissent par rentrer chez Scott. Stiles se sent chez lui, comme s'il venait voir un film un après-midi et critiquer l'acteur choisi pour le rôle principal.
Ils s'installent tous les deux, comme s'ils s'étaient quittés la veille. Tout semble si normal, que cela apaise Stiles. Il sait qu'il a fait le bon choix. Il ne comprend même plus comment ils ont pu se disputer ainsi, et s'éloigner aussi rapidement.
« Scott, bro, je t'ai déjà dit que je t'adore ? » finit par avouer Stiles, avec un ton sérieux qu'il n'a pas d'habitude pour ce genre de déclaration.
Ce dernier fait la moue, puis lui répond dans un clin d'œil. Ils n'ont pas l'habitude de se faire de grandes déclarations.
« Peut-être, mais fais attention, Derek pourrait être jaloux ! » déclare son meilleur ami dans un sourire.
Là tout de suite, ça ressemble plus à de la discussion Scott/Stiles.
Stiles lui envoie un coussin dans la tête, pour faire bonne figure. Il rit. Si ça continue demain il aura des crampes et le sourire figé d'avoir tant ri. Il faut dire qu'il en a perdu l'habitude ces temps-ci.
« Ce que tu es bête, je suis sérieux ! Et fais attention à toi, Derek peut-être très jaloux, tu ne sais pas ce qu'il pourrait faire s'il apprenait que tu me dragues ! » dit-il d'une voix mi-sérieuse, mi-amusée.
Un instant s'écoule, pendant lequel les deux amis se fixent. Scott se rapproche alors de lui, et le prend dans ses bras. Pas besoin de rajouter quoique ce soit. Ce côté spontané chez le jeune homme a manqué à Stiles.
« On est frères non ? C'est ce qu'on fait, on se protège et on se pardonne… » lui déclare-t-il sincèrement.
Stiles est tellement ému qu'il préfère ne rien répondre. Il se sent apaisé dans les bras de son frère de cœur. Enfin. Et Scott ne préfère pas lui dire que Cora est venue le voir après avoir affronté Stiles à la sortie des cours. Le jeune homme avait assisté ce jour-là à leur échange plus qu'animé. Parce que malgré que son meilleur ami lui ait claqué la porte au nez, il s'inquiétait pour lui. Cora lui a ouvert les yeux sur ce qui n'allait pas chez le jeune homme. Non il ne lui en parle pas tout de suite. Peut-être lui dira-t-il un jour. Plus tard.
