Hello tout le monde ! Voici l'avant dernier chapitre de cette histoire, merci à toutes les personnes qui se sont arrêtées lire cette histoire…Et comme le dirait un auteur dont j'apprécie tout particulièrement la tournure de phrase sur ce site, c'est vrai qu'une review est toujours bonne pour le moral !
Stiles ne fit lire la lettre à personne pendant quelques temps, ce que Derek comprenait parfaitement. C'était une démarche très personnelle, voir intime pour le jeune homme. Ils firent des sorties, parfois seuls, parfois avec John ou Cora. Ou avec la bande. Avec toutes les personnes qu'ils aimaient. Ils se cherchaient encore un équilibre, et ils prenaient leurs temps. Stiles était reconnaissant envers Derek d'être si patient avec lui. Bien sûr, il y avait des disputes, bien sûr il y avait des doutes. Stiles se demandait si Derek l'attendrait, Derek se demandait si Stiles l'aimerait quoiqu'il arrive. Sa relation avec son père elle aussi semblait sur la bonne voie, grâce à l'attention de tous ses proches. John proposa même à Stiles d'aller voir sa mère un jour. Stiles, reconnaissant, l'accompagna. Les Stilinski affrontaient ainsi ce qu'ils avaient fui pendant longtemps. Leur douleur. Et finalement ensemble, ils étaient plus forts. Et prêts. Son père fut le premier à découvrir la lettre qu'il avait écrite. Il fut ému, et sentit que quelque chose était entrain de se passer chez son fils. Il allait de l'avant. Il se devait de faire de même.
Son rendez-vous avec Jane avait tout changé. Il ne la remercierait jamais assez. C'est vers elle qu'il s'est tourné lorsque Cora l'a mis au pied du mur. Elle l'avait accueilli, l'avait aidé. Il savait qu'elle représentait la seule chance de comprendre enfin pourquoi il ne s'autorisait à aimer personne, et en particulier lui-même.
Chez Jane
« Stiles, vous fuyez votre douleur depuis trop longtemps. Elle vous fait fuir les personnes qui vous aiment le plus aujourd'hui ». Voilà les mots qui avaient tout changé. Aujourd'hui, elle ne peut plus être sa psy. Elle est son amie. Son père a d'ailleurs proposé de l'inviter à manger chez eux. Avec Derek. Stiles se demande si c'est pour Stiles ou pour lui-même. Qu'importe. Elle lui a fait rencontrer Derek. Elle lui a fait retrouver alors que tout est perdu. Les amoureux lui doivent tout.
Puis un jour, alors que le jeune brun se penchait sur Stiles pour lui enlever une herbe dans les cheveux et lui déposer un baiser si doux sur le front, Stiles change d'avis. Il avait pensé ne la faire partager à personne, puis il y avait eu son père, si prévenant. Cette lettre partagée avec lui avait été une bénédiction. Il ne s'était jamais senti aussi proche de John que ces derniers temps. Il l'avait par la suite rangée, pour qu'elle n'appartienne qu'à lui. A sa mère et à lui. Mais il y avait Derek. Qui avait tout basculé dans sa vie, tout remis en doute, et qu'il lui avait donné une raison de continuer.
« Der, j'aimerais que tu lises la lettre que j'ai écrit à ma mère » finit-il par lui dire en plongeant son regard dans celui de son amant.
Derek, surpris et sûrement un peu ému, se contenta ce jour-là de hocher la tête. Il ne pouvait s'empêcher d'être curieux de savoir ce qu'avait bien pu exprimer son petit-ami dans cette lettre, ce qui l'avait permis de se libérer et de réellement avancer.
Ils restèrent dans le parc quelques heures, puis finirent par rentrer chez Stiles tranquillement. Stiles avait le cœur qui battait fort, mais il était sûr de lui. Enfin. Jane avait raison. Cette lettre pouvait tout changer. Plus tard, il laissa Derek dans sa chambre avec la lettre, et disparut. Le jeune homme laissé seul, avec une pointe d'appréhension. Il a conscience que par ce geste, Stiles lui ouvre définitivement son cœur. Que par ce geste, le jeune homme lui fait une véritable déclaration d'amour. Derek prit la lettre délicatement, comme un trésor, et se mit à lire, le cœur battant. Plus rien d'autre ne comptait à ce moment que la lecture de cette lettre.
(Extrait de la lettre de Stiles)
Je n'aurais jamais pensé qu'écrire une lettre serait aussi difficile. Surtout à toi, qui est partie depuis si longtemps. Parfois j'ai l'impression que je ne discerne plus distinctement tes traits, et ça m'effraie. Tes cheveux avaient-ils des reflets ambres ou dorés ? Mais j'ai compris, que je n'étais pas si seul que ça. Que l'amour, ce n'est pas une personne. C'est un tout. J'ai papa, qui pense à toi tout le temps, qui est un papa si formidable, même si j'ai mis du temps à le comprendre. J'ai Scott, tu l'avais perçu alors j'en suis sûr, qu'il serait mon frère de cœur. Et puis j'ai trouvé Derek. Quand j'ai rencontré ses yeux, j'ai su que je ne manquerais plus jamais d'air, qu'il y aurait toujours quelqu'un pour me protéger. La terre a cessé de tourner à l'envers ce jour-là. Ta protection, ton amour bienveillant, ta gentillesse sont autant de choses qui me manquent tous les jours mais que je retrouve chez Derek. A travers ses yeux, je me vois pour la première fois. A travers ses yeux, je vais de l'avant. Aujourd'hui, je sais enfin qui je suis. Le fils de ma mère, celle que j'ai tant aimé, et que j'ai perdu il y a si longtemps. Je considère Derek comme un cadeau du ciel, le genre de cadeau qu'il ne me semblait pas possible de mériter. Mais pour moi, pour eux, pour toi, je me dois de l'accepter. Tu n'as jamais été aussi présente en moi ces dernières années que depuis que je l'ai accepté. Une nouvelle force est née en moi, grâce à toi. J'ai dit à mon cœur merci, j'ai dit à mon cœur j'aime à nouveau.
Je t'aime.
Lorsque Derek leva les yeux humides de la lettre du jeune homme, il tomba sur le regard miel de son amoureux qui se tenait dans l'encadrure de la porte. Depuis combien de temps le jeune homme était là à attendre, il n'aurait su le dire. Il ne s'était jamais senti aussi proche du jeune homme qu'après cette lecture. Les mots de Stiles firent résonnance en lui. Tout prenait sens maintenant.
A travers ses yeux, je me vois pour la première fois. A travers ses yeux, je vais de l'avant. Aujourd'hui, je sais enfin qui je suis.
Désolée pour les fautes s'il en reste, je suis toujours à la recherche d'un beta reader ! Merci de m'avoir lu !
