Hello tout le monde ! Me voilà enfin pour la suite de cette fiction :)
Je m'excuse encore et encore et encore pour le retard :( Vraiment, je suis désolée !
Je vais essayer de vous faire parvenir le prochain chapitre rapidement, et donc le commencer dans la semaine. J'ai coupé celui-ci en deux, afin que vous l'ayez plus vite et que ce soit plus supportable pour vos yeux !
Merci beaucoup aux followers, anciens comme nouveaux ! ;)
Et un immense gigantesque merci à Laureskellington, Melior Silverdjane, KarineDarnessy et KatarinaB pour vos reviews :D
Melior Silverdjane : Enfin la suite ! Je suis impardonnable ... Merci pour ta présence à chaque chapitre ! Concernant ta question sur Séraphin et Arya, je pense que tu connais la réponse ^^ Je n'ai jamais été douée pour le suspense moi ... J'ai corrigé l'erreur dont tu m'as fait part dans ta review, merci de me l'avoir signalé. Eh non, ne t'inquiètes pas, c'était juste un oubli stupide ... Je suis irrécupérable :/ En espérant que le chapitre te plaise !
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !
La communauté s'était remise en route après l'incident survenu au Col de Caradhras. Ils avaient pris la décision de revenir sur leurs pas et de passer par les mines de la Moria. Un choix qui n'était pas au goût de tout le monde visiblement. Aragorn, Gandalf et Legolas doutaient fortement de la destination. Arya n'était pas très rassurée non plus. Le nom ne lui inspirait déjà pas grand-chose, ce fut encore pire quand le brouillard les entoura en bas des montagnes. Des frissons parcouraient régulièrement son échine, suscitant des regards inquiets de la part de l'elfe Sylvestre.
-Vous vous sentez bien ? Demanda-t-il en se rapprochant
-Oui, oui … C'est juste … Je ne sais pas pourquoi, je ne suis pas à l'aise dans cet endroit.
-Moi aussi, je sens qu'il y a quelque chose ici. Gandalf le sent également. Nous ne devons pas nous en faire, tant que nous sommes discrets, il ne nous arrivera rien.
-Comment voulez-vous passer en tout discrétion avec un groupe de 10 personnes ?
Elle leva un sourcil, puis rit.
-Je pense que nos premiers ennuis ne vont pas tarder à arriver. Marmonna-t-elle tout doucement
La jeune fille s'en voulut de ne pas avoir suivi les aventures sur le grand écran, ou même de ne pas avoir lu les livres. Elle aurait au moins pu savoir ce contre quoi elle allait se battre là-dedans. Qui sait ce qui se cachait dans les entrailles sombres de ce lieu …
Ses yeux tiquèrent sur la silhouette de Boromir au devant de la file. Lui non plus, ne lui inspirait pas grand-chose. Elle était sceptique depuis ce qui s'était passé avec l'Anneau lors de leur montée. L'étincelle qu'il y avait eue dans ses pupilles … Son nez se fronça rien qu'en y repensant. La folie de l'Unique allait ronger son âme peu à peu, jusqu'à ce qu'il ne reste que des cendres. Elle avait voulu en parler à Aragorn, mais s'était finalement ravisée à la dernière minute. Autant valait-il mieux garder cela pour ses propres pensées … En tout cas, pour le moment.
Legolas avait eu raison, son corps s'était endurci depuis le départ. Ses pieds ne la tiraillaient plus, ses jambes ne faiblissaient que très rarement sur de gros obstacles. Sa perte de sommeil n'était plus si dérangeante qu'au début. La guide s'était faite à ce changement brutal dans son esprit. Il lui semblait même ne plus réfléchir comme avant. Elle était plus posée, sage et cependant toujours en alerte et curieuse du moindre mouvement. Être un elfe était des plus reposant.
Lorsque personne ne parlait pendant leur marche, il lui arrivait de songer à Séraphin. De plus en plus souvent d'ailleurs. Elle avait toujours ce petit sourire niais sur les lèvres en admettant qu'elle l'appréciait beaucoup. C'est à chaque fois que la vérité creusait un peu plus son cœur, qu'Arya se rendait compte qu'il lui manquait. Ses joues s'empourprèrent au souvenir de leur étreinte.
-Pourquoi ce sourire, Ma dame ? Questionna soudainement Merry
Elle releva la tête, timide.
-Vous pensiez à quelqu'un, n'est-ce-pas ? Dit-il malicieusement
Elle acquiesça silencieusement, n'osant pas faire confiance à sa voix.
-C'est un homme de votre monde ?
-Non, je l'ai rencontré à Fondcombe.
-Oh, c'est le garde dont Legolas parlait à Aragorn avant notre départ ?
-Pardon ? Rétorqua-t-elle étonnée
-Oui, ils parlaient d'un soldat de la cité qui était resté presque tous les jours avec vous avant que nous ne partions.
-Je n'étais pas au courant de cette discussion.
-Voilà les murs de la Moria ! S'exclama Gimli
Elle se redressa, découvrant devant eux un immense mur de pierre. Ses yeux essayèrent de le suivre jusqu'à sa fin, mais en vain. Ce rempart devait parcourir des lieux ! Un soupir traversa ses lèvres. Quand s'arrêteraient-ils ? Elle avait l'impression que leur dernière halte remontait à des années, pourtant elle ne remontait qu'à quelques jours …
Ils marchèrent le long de la roche, qui était entourée d'un sombre lac.
-Où est-donc cette porte ? Geignit Arya
-Les portes des nains sont invisibles lorsqu'elles sont closes.
-Seigneur … Souffla-t-elle
-Oui, et leurs propres maîtres ne peuvent les trouver quand le secret en est oublié ! Rajouta le magicien
-Pourquoi cela ne m'étonne-t-il pas… Murmura Legolas
La guide étouffa un rire suite à sa remarque, et il ne put s'empêcher de lui sourire en retour.
-Ne faites pas attention aux remarques de ce prince elfe, Ma dame. Vous serez accueillie comme il se doit par mon cousin ! De la bonne nourriture, de quoi boire et un bon lit !
-Dans toutes ces propositions, je pense ne prendre que le lit, mon cher ami.
Il rit à son tour, puis ne dit plus rien. Elle était extrêmement fière d'elle. Ses paroles étaient comme celles des autres. Réfléchies, construites. Parler ainsi l'avait toujours intrigué. Aujourd'hui elle en avait l'occasion, et ça ne lui déplaisait en aucun cas. C'était assez amusant de se fondre dans le paysage comme ceci. Séraphin l'avait aidé à apprendre à jouer avec les mots, elle lui en était très reconnaissante.
Ses doigts tracèrent des sillons le long des murs alors qu'elle avançait. Elle rencontra un endroit un peu plus creusé que les autres, presque fissuré. La plume qu'elle portait autour de son cou se mit à briller.
-Ne bougez plus ! Lui ordonna Gandalf
Son corps se figea à sa voix.
-Ne retirez pas votre main…
N'osant pas faire un geste pour voir ce qui se passait, elle tourna les yeux. Ces derniers s'agrandirent en voyant des dessins se révéler sur la roche. La lumière se dégageant de son collier sembla se mêler à celle de la porte. Le magicien avait un immense sourire sur le visage, émerveillé.
-Comment cela est-il possible ?
-Il semble que la magie de notre Guide soit reliée à bien des choses … Répondit Aragorn
-J'ai fait ça ?! S'étonna-t-elle
-Votre pendentif, plus exactement. Je crois qu'il nous sera d'une très grande utilité.
Ses pupilles se perdirent dans l'observation des arabesques tandis que ses doigts quittaient lentement la pierre. Ils glissèrent millimètre par millimètre, par peur que les gravures ne disparaissent aussi vite qu'elles étaient apparues. Les écritures tout au-dessus se brouillèrent, pour réapparaître dans une autre langue.
-Parlez ami et entrez. Murmura-t-elle
-Oui, Arya ! Il nous suffit de donner le mot de passe et elles s'ouvriront ! S'écria le chef de la troupe
Il appuya son bâton sur l'étoile se trouvant au centre de tout.
-Annon edhellen, edro hi commen !
Rien ne se passa. Troublé, il réitéra une nouvelle fois son geste.
-Fennas nogothrim, lasto beth lammen !
Son ton se faisait autoritaire, intimant à l'ouverture de cette fichue porte. Rien … Ce fut le silence.
-Qu'allez-vous faire ?
-Cogner dessus avec votre tête, Peregrïn Touque ! Et si cela ne les fracasse pas et qu'on me libère un peu des questions stupides, je chercherai la formule.
Elle se retourna vers le semi-homme, l'air désolé. Le sorcier la fixa, espérant que sa nature puisse les aider. Cependant, la plume était redevenue livide et sans éclat. Ils allaient devoir attendre et trouver une solution.
Le temps s'était écoulé très, très lentement. La jeune fille ne savait pas depuis quand ils essayaient d'entrer. Une éternité certainement … Frodon et elle étaient restés assis près des cloisons, regardant Gandalf donner des ordres dans toutes les langues existantes ici.
-Tout cela ne sert à rien. Grogna-t-il en lançant sa baguette au sol
-J'aimerais tellement vous aider … Soupira-t-elle fatiguée
Le hobbit se releva, quittant l'épaule de l'elfe. Il partit s'asseoir aux côtés du mage. Arya fronça les sourcils, se concentrant sur les vaguelettes qui évoluaient le long du lac noir. Il semblait drôlement agité …
-Ne restez pas près du bord. Dit-elle soudainement, causant un hoquet de surprise des autres
Elle ne savait pas pourquoi de tels mots avaient traversé sa bouche. Son instinct lui indiquait juste que ce n'était vraiment pas bon. Il y avait un danger dans ces eaux.
-Arya …
Son pouls s'accéléra à l'entente de cette voix si familière. C'était celle qu'elle avait déjà rencontrée à Fondcombe.
-C'est une énigme ! Quel est le mot elfique pour ami ?
Le porteur de l'anneau s'était levé, persuadé de son raisonnement. La Guide se redressa, toujours perturbée par le son qui provenait de la source.
-Mellon.
Dans un fracas assourdissant, les portes s'ouvrirent enfin.
-C'est pas trop tôt ! Se réjouit Merry
Ils coururent presque tous à l'intérieur.
-Et ils appellent ça une mine ?! S'indigna le nain
Elle se releva presque trop doucement de là où elle se trouvait.
-Arya ? Appela le hobbit
Son cœur battait comme jamais il ne l'avait fait. Des pleurs retentirent du grand hall.
-Il ne faut pas rester ici ! Cria Boromir
-FRODON ! S'époumona-t-elle
En entendant le hurlement, Legolas courut vers la sortie. Il vit une dague voler vers le tentacule qui emmenait le petit homme. Libéré durant un court instant, il se releva et se mit derrière la fille qui se tenait en position de défense. Le blond la fixa avec étonnement.
-Ne me demandez pas comment j'ai fait, je n'en sais absolument rien.
Un autre bras visqueux sortit de l'étang, la repoussant violemment jusqu'au mur. Il emporta le prince au passage, ce qui laissa le porteur sans protection. Aragorn arriva à son tour, puis se pencha pour relever la Guide.
-Sauvez-le ! Commanda-t-elle en refusant la main qu'il lui tendait
Elle se retrouvait au beau de milieu de cette bataille perdue. Voulant les aider, secourir Frodon. Son collier s'illumina de nouveau. Elle cligna les yeux un court instant, puis ses doigts longèrent la corde de son arc. La flèche partie dans un sifflement presque inaudible et vint se planter directement dans l'œil de la gigantesque pieuvre. La bête poussa une sorte de geignement, lâchant prise. Boromir rattrapa de justesse le semi-homme.
-Dans les mines ! Tonna Gandalf
Elle s'apprêtait à rentrer, quand le hobbit tomba des bras du gondorien. La Guide le récupéra, le traînant vers le groupe. Une tonne de pierres commença à s'abattre sur eux. La fille se saisit du petit homme, s'enroula autour de lui et l'agrippa de toutes ses maigres forces. Un nuage de poussière traversa la grande salle, l'on entendait que leurs respirations saccadées. Une faible lumière apparut tout à coup. Se redressant, elle put voir que c'était le magicien.
-Tout va bien ?
Frodon hocha la tête brièvement, haletant et trempé.
-Tenez …
Elle détacha sa cape de ses épaules pour le mettre sur celles du hobbit. La douceur du tissu lui apporta un peu plus de chaleur, tandis qu'Arya frottait doucement ses avant-bras.
-Merci. Souffla-t-il en ramenant l'habit autour de lui
Elle se releva, époussetant les traces grisâtres sur son pantalon.
-Il semble que nous n'ayons plus le choix désormais … Il nous faut avancer dans les ténèbres de la Moria … Ce sera une longue traversée et nous ne devrons faire aucun bruit ! Espérons que notre présence passe inaperçue … Dit sombrement le sorcier
Elle frissonna, peu intéressée de découvrir ce qu'il y avait au-delà. La salle dans laquelle ils se trouvaient lui donnait déjà beaucoup d'informations. Les squelettes encore en décomposition, l'odeur qui en émanait et les éclats de haches et de flèches… Elle aurait pu croire que dans la minute, un des corps se serait relevé pour encercler sa gorge.
Avec pour seule lumière le bâton de Gandalf, ils se mirent à avancer. Son pied se posait presque tout le temps sur un os d'une main ou d'une cheville. Les paupières closes, ses lèvres murmuraient des excuses pour le mal qu'elle faisait. Le grand brun derrière elle la regardait avec un air sceptique.
-Pourquoi les morts devraient vous pardonner ?
-Parce que je suis en train de marcher sur leur dépouille ! Personnellement, je n'aimerais pas. S'offensa-t-elle
Sa bouche forma un énorme « o » quand les couloirs débouchèrent sur un très long chemin sinueux. Tout était abandonné, sans vie. Les cordes pendaient dans le vide, certaines plateformes en bois s'étaient écroulées. Bien que le froid ne l'atteigne plus, elle put sentir la très basse température environnante. La pierre était glaciale, sombre. Le sentier dessiné dans la roche, ne laissait passer qu'une seule personne à la fois. Au risque de faire une chute faramineuse jusqu'en bas.
Ses doigts tremblaient sous la soudaine pression qui s'était faite une fois le premier pas fait. Des yeux étaient posés sur la Compagnie. Elle avait déjà eu cette impression auparavant, mais jamais aussi prononcée qu'à présent. Nul ne parlait. Aucun n'en avait véritablement envie.
Elle enserrait la branche de son arc si fort qu'il aurait pu se casser. Comme si un ennemi pouvait surgir de nulle part. Les présences autour d'elle ne l'aidaient en rien à se rassurer. Il n'y avait que cet éclat émanant de sa plume qui la calmait. Dès qu'elle le voyait devenir plus éblouissant, ses doutes s'envolaient et ses jambes s'élançaient loin devant. Ils avaient envie d'en finir vite et de sortir. Tous étaient éreintés et voulaient du repos. Dans cet endroit, rien ne pouvait leur apporter la paix même un instant… C'est ainsi que passa le premier jour.
Le deuxième fut plus rude. Le climat s'était fait aride alors qu'ils étaient descendus plus bas dans la mine. La chaleur était oppressante et la poussière les étouffait. Ils s'étaient rapidement arrêtés afin de manger, puis étaient aussitôt repartis. La nourriture n'avait même pas de goût. C'était un calvaire. Les dangers se multipliaient au fur et à mesure qu'ils avançaient vers le cœur de la montagne. Le chef de troupe devait faire attention à où poser les pieds. Les installations étaient fragilisées par le temps et l'usure. Quelques-unes avaient cédé après leur passage. Par chance aucun d'eux ne fut blessé.
La sensation qu'on l'observait était encore là. Encrée au plus profond d'elle. Parfois il lui semblait entendre des grognements. Tout du moins, c'est ce à quoi cela ressemblait … Mais dès qu'elle se retournait, plus rien ne se faisait entendre.
S'annonça l'avant dernier jour. Son assurance grandissait en pensant que ce serait fini dans peu de temps. Elle avait oublié ce que procurait le soleil sur sa peau et le vent dans ses cheveux. Ces derniers avaient perdu toute leur beauté, noircis par la saleté des murs tout comme son visage. Ses mains étaient dans le même état.
Son arme avait fini par retrouver sa place dans son dos. Aucun monstre n'était venu à leur rencontre. Son esprit commençait à croire qu'il n'y avait rien de très dangereux ici. Il ne fallait se méfier que des ponts en bois chancelants maintenus par de simples cordes en friches. L'air était cependant toujours aussi pesant. Quelques mots étaient prononcés, seulement pour décider quelle direction prendre. Ils n'osaient pas faire de bruit, car la lumière était déjà trop pour le mage.
Vint enfin la fin… Le quatrième jour ! Ils durent monter tout en haut d'un fin escalier. Pippin trébucha un bon nombre de fois. Arya le rattrapait de justesse par le col de sa chemise ou par le poignet.
-Nous sommes près de la sortie, ne nous quittez pas maintenant.
-Oui ! Encore un étage et si mes souvenirs sont bons, nous n'aurons plus qu'à passer le pont !
Elle sourit en imaginant déjà l'odeur des arbres et de l'herbe, ainsi que la fraîcheur de l'eau.
-Une minute …
Gandalf parut perdu durant un court moment. Trois arches se dressaient devant eux.
-Que-se passe-t-il ?
Sa joie se fana en se doutant de la réponse du vieillard.
-Je ne me souviens pas de cet endroit.
-Comment ?!
-Il faut que je réfléchisse. Dit-il en partant s'asseoir plus haut
Exaspérée, elle s'avachit sur le sol, repoussant quelques mèches blanches de ses yeux.
-Arya ? Appela Legolas
-Hmm ?
-Vous allez bien ?
-J'aimerais sortir… Même si je me suis habituée à mon corps, je suis épuisée.
-C'est le manque de la nature auprès de vous qui provoque cela. Ne vous en faites pas, il trouvera la bonne porte.
-Je l'espère… Quelle est notre prochaine étape ensuite ?
-La Lothlórien, je pense.
La vision de Séraphin ne put s'empêcher de lui revenir.
-Y avez-vous déjà été ?
-Jamais. J'ai hâte de découvrir ce royaume. Il est le cœur des elfes.
-On m'a dit que c'était à couper le souffle.
-Vous savez, le centre de l'attention était la Cité des Guides autrefois. Là où vous habitiez. Ce n'était pas loin de Fondcombe. Mon père me racontait tout ce qu'il y avait là-bas.
-Comment était-ce ?
-Lumineux ! Tellement lumineux… Il disait que c'était à en faire pâlir les étoiles. Les feuilles des arbres étaient faites d'argent, et les fleurs d'or. Les marches entièrement en verre. Il y avait une salle immense, uniquement consacrée à la lignée des Ailés. Elle était remplie de statues, de tapisseries et de tableaux. Je n'y suis allé qu'une seule fois durant mon enfance… Mais toutes ces merveilles défilent encore devant moi comme si c'était hier. À l'époque, la guerre de l'Anneau était finie et vous étiez déjà morte comme votre père. Il ne restait plus que la reine.
-Vous avez vu ma mère ?
-Elle était magnifique. Le deuil ne l'avait en rien enlaidie. Elle était comme vous. Des cheveux nacrés comme la lune, des yeux d'un bleu surnaturel, vieillis par les Âges. Ce jour-là, elle était vêtue d'une robe immaculée avec une traîne si longue qu'on n'en voyait pas le bout. Il n'y a pas de mot pour la décrire. Elle était comme irréelle. C'est peu de temps après qu'elle a succombé au chagrin. Et c'est ainsi que la cité fut oubliée.
D'un revers vif de la main, la jeune fille effaça le sillon de l'unique larme qui s'était échappée.
-N'en reste-t-il plus rien aujourd'hui ?
-Malheureusement, je ne crois pas … Vous n'aurez plus qu'à vérifier lorsque cette aventure sera finie. Peut-être réussiriez-vous à rendre l'image d'antan à votre famille.
-C'est par là ! Clama Frodon au-dessus d'eux
-Allons-y ! Encouragea le blond en l'aidant à se relever
-Merci …
-Ce n'est rien. J'apprécie me remémorer ces souvenirs et vous les partager. Elenwë a aidé notre peuple jadis, et j'aide sa descendante à se rappeler. Vous y arriverez, je le sais !
Il la poussa doucement vers le groupe qui s'attelait déjà à descendre le nouvel escalier devant eux. Il tourna plusieurs minutes, ce qui lui donna le tournis. Puis enfin, ils entrèrent dans une nouvelle salle aux dimensions titanesques.
-Risquons nous à faire un peu de lumière …
Il leva son sceptre, étendant sa portée. La communauté se figea à la vue de ce qu'il y avait ici, caché par l'obscurité depuis bien trop longtemps.
-La Cité des nains de Cavenain !
-Pour sûr que c'est artistique ça … Souffla Sam
Elle ne voulait même pas savoir combien de temps il avait fallu pour faire une telle chose. Il était impossible de compter combien de piliers soutenaient le plafond. Tout ce qu'elle distinguait, c'était la voûte qu'ils formaient.
Ils traversèrent, muets. Trop occupés à regarder les moindres détails gravés afin de pouvoir s'en rappeler plus tard. Seulement, il aurait été impossible de dire avec précision comment étaient faites ces colonnes. C'était inimaginable.
Gimli se détacha tout-à-coup de la file pour rejoindre une pièce jonchée de corps.
-NON ! Geignit-il
Ils coururent derrière-lui dans l'espoir de le rattraper. Ce ne fut que pour le trouver à genoux devant une tombe.
Le sorcier enleva la couverture de débris du dessus. Son air se fit triste.
-Ici gît Balin, fils de Fundin, Seigneur de la Moria… C'est ce que je craignais.
Elle ferma lourdement les yeux, souhaitant que cela ne soit pas arrivé. Le mal rôdait dans cette galerie. Ils ne devaient pas rester là.
-Ils ont pris le pont, et la deuxième salle. Nous avons barricadé les portes, mais cela ne les retiendra pas. Le sol tremble … Les tambours résonnent. Ils viennent des profondeurs. Nous ne pouvons plus sortir. Une ombre s'avance dans le noir … Nous ne pouvons plus sortir. Ils arrivent !
Elle poussa un cri quand un claquement métallique se fit entendre dans un coin. Boromir la retint par le bras alors que ses jambes chancelaient. L'armure suivit le casque qui venait de tomber dans le puits, suivit du seau et de sa très longue chaîne. Ils se tapèrent avec violence contre les parois, causant un fracas du diable. Cela dura presque une minute.
Ils attendirent un bruit en retour. Rien. Collée contre le torse du brun, elle relâcha la prise sur sa manche en soupirant de soulagement. Son palpitant allait exploser.
-Crétin de Touque ! Jetez-vous dedans la fois suivante ! S'énerva Gandalf
Elle recula vers la sortie, décidée à ne pas rester ici. Quand une musique vint à son oreille.
-Qu'était-ce ?! S'inquiéta-t-elle
La mélodie revint encore.
-Les tambours …
Eh voilà, c'est la fin !
J'espère que vous avez aimé le chapitre !
Comme toujours, si vous avez une remarque ou un avis que vous voulez partager, n'hésitez pas à me laisser une review ! ;)
Je vous retrouve très bientôt pour la suite ! Je commencerai à écrire la deuxième partie dans la semaine, il faut que je m'organise avec mes horaires de cours.
Je vous dis à très bientôt ! :)
