Hello tout le monde !
Ça fait plaisir de vous retrouver après mon énième absence. Mes examens se multiplient et comme c'est ma dernière année je ne peux pas faire autrement que de me concentrer là-dessus. Malheureusement, mon écriture se ralentit beaucoup à cause ça :/ J'espère que vous ne m'en voudrez pas !
Un grand merci comme toujours aux followers :)
Et merci à Melior Silverdjane, Lizzia0901 et Karinedarnessy pour vos reviews ! :D
Je ne vous embête pas plus longtemps et vous laisse avec ce nouveau chapitre !
On se retrouve à la fin ! ;)
Bonne lecture :D
La pièce dans laquelle Arya se trouvait était d'une beauté prenante. Les guirlandes glissaient le long des fenêtres, illuminant chaque recoin de l'endroit. Les sièges étaient faits de bois et de tissu argenté. Elle aurait pu comparer cela aux histoires qu'elle lisait étant enfant. Repensant à cela, un soupir s'échappa brièvement de ses lèvres. Lassée de l'attente, elle se posa sur l'un des fauteuils près du balcon. Galadriel voulait lui parler. La jeune fille ne savait pas encore le sujet de cette discussion, mais la souveraine l'avait fait demander rapidement. Elle en avait donc conclu que c'était un tant soit peu important.
Ses yeux se baladèrent sur l'extérieur. La Communauté était juste en bas, sous la terrasse. Elle aurait voulu entendre Merry et Pippin chanter ou encore les éclats de l'épée de Boromir… Cependant rien ne parvint à ses oreilles. Ils étaient calmes, endeuillés par la perte subie dans les mines. La bonne entente de tous avait été remplacée par la monotonie, l'absence de communication. Ils s'étaient tous plongés dans un silence profond. La Guide connaissait un minimum l'histoire et savait que cette disparition ne serait que temporaire. Elle ne savait que les grandes lignes et ne pouvait donc pas dire où ni quand ils se retrouveraient. En cet instant, elle aurait préféré avoir cette information.
De légers pas se firent entendre. Si doux que son ouïe faillit ne pas les percevoir. Elle détourna son attention du campement en dessous et la riva sur la Dame de Lorien.
-Je suis ravie de vous revoir Arya.
-C'est un plaisir partagé.
Son chemin se traça jusqu'à la place en face. Elle fit attention à ce que sa robe soit bien mise avant de lui offrir un sourire.
-Comment se passe votre quête ? Demanda la blonde
L'elfe étouffa un rire.
-Vous n'êtes pas sans savoir que les choses ne se passent pas vraiment … Bien …
-Oui, c'est ce que j'ai cru comprendre. Je vous dirais comme à vos amis : Elle ne tient plus qu'à un fil, si vous vous en écartez encore un peu, ce sera l'échec. Entraînant notre ruine à tous.
Elle ne put que hocher de la tête. Ils étaient à deux doigts de perdre.
-J'ai très peur pour la suite de cette aventure… Murmura-t-elle
La Dame la fixa d'un air troublé.
-Nous n'avons plus Gandalf, nous ne sommes plus que 9 désormais. Frodon devient de plus en plus faible à cause du poids que représente l'anneau. Ce qui réduit à 8. Mes ailes ont été affaiblies par la Moria et parce que je m'en suis trop servie. Je ne sais pas me battre avec les armes. Nous arrivons à 7. Pensez-vous vraiment que nous allons réussir ? Aragorn, Boromir, Legolas et Gimli doivent avancer tout en faisant attention à ce qu'il n'arrive rien aux hobbits et moi. S'il leur arrive quelque chose, nos chances se réduisent un peu plus. Nous sommes un nombre trop restreint.
-Vous devez apprendre tant qu'il est encore temps. Ainsi vous repasserez à 8 membres. Vous êtes une source de lumière pour ce groupe, vous montrez la route à suivre. N'abandonnez pas maintenant et persévérez.
-Comment voulez-vous que j'apprenne à me servir de mes ailes ? Personne ne peut m'expliquer leur fonctionnement et leur limite. Si je l'avais su dans cette montagne, peut-être serions-nous encore 9. Et peut-être aurions-nous encore une chance de vaincre l'ombre.
-Si vos ailes sont faibles, c'est parce que votre esprit l'est aussi. Si votre âme grandit, elles grandiront aussi.
-Et par quel moyen dois-je faire cela ?
-L'expérience, Arya.
-Je ne vois pas où vous voulez en venir.
-Vous le comprendrez bientôt. En attendant, quelqu'un m'a chargé de vous remettre un objet qui vous sera utile pour la suite de cette histoire.
-Qui ?
-Elenwë…
Ses yeux s'écarquillèrent un instant, sa poigne se resserra sur les accoudoirs.
-Pardon ? Manqua-t-elle de s'étrangler
-Je l'ai vu lors d'un rêve et vous en avez fait tout autant lors de votre long sommeil. Elle m'a expliqué le pourquoi de votre venue. À présent, je comprends mieux pourquoi êtes restée Arya. Elle m'a demandé de vous donner sa relique qui dort ici depuis des siècles.
Un garde entra à ce moment précis, un lourd coffret dans les bras, qu'il déposa sur la table juste à côté de Galadriel. Elle le remercia puis se pencha pour l'ouvrir, mais se stoppa.
-Je dois vous prévenir qu'elle est très puissante, c'est ce qui vous permettra d'avancer. Seule la Guide peut la prendre en main et si elle tombe entre de mauvaises mains, tout son caractère magique se dissipera.
La boîte s'ouvrit dans un petit cliquetis métallique. Elle essaya de se redresser dans l'espoir d'apercevoir l'objet. Sans succès, elle se rassit et attendit. Les doigts de la reine prirent délicatement les branches de l'instrument. La crainte de l'abîmer était clairement lisible sur son visage. Au premier abord, sa tête s'inclina sur la droite et ses sourcils se froncèrent. L'objet était difficilement identifiable, elle ne perçut que de fines cordes. C'est en le scrutant intensément qu'elle comprit de quoi il s'agissait.
-C'est une lyre ?
-La lyre d'Elenwë. Dans les récits, l'on dit qu'elle jouait des mélodies et que chacune avait un pouvoir particulier. En ma possession, elle n'est pas reconnaissable seulement … Si je vous la remets …
Dès qu'elle entra en contact avec la paume de sa main, ses traits se mirent à changer. Les cordes souillées se ravivèrent et dégagèrent un léger éclat. Les branches se teintèrent d'argent et de bleu clair. Des formes semblables aux bourrasques de vent se dessinèrent en blanc.
-Autrefois, les Anciens l'appelaient la Lyre des Vents. On raconte que c'est un cadeau de Manwë, roi des Valar et de l'air, fait aux Guides d'antan. Par une succession si longue que je ne peux vous la décrire, elle est venue à Elenwë et ne l'a plus quitté. Et à partir de là, on l'a nommé Reine du vent. Ne vous y méprenez pas ! Ses chants ont bien d'autres utilités que l'air.
-Je suis censée connaître les notes ?
-Elles vous viendront lorsque vous en aurez besoin. Maintenant je me dois de prendre congé. J'espère que nous nous reverrons bientôt.
Lorsqu'Arya se désintéressa de son admiration, elle se rendit compte que la Dame avait disparu. Par curiosité, elle pinça l'une des cordes. Celle-ci brilla une seconde, puis s'éteint. La Guide songea un instant, toujours attentive à l'objet. Elle aurait juré avoir senti un frisson parcourir les deux marques de son dos. Une plainte s'échappa de sa bouche lorsqu'elle agita ses épaules. Une petite décharge lui indiqua qu'il était impossible que ses ailes se montrent. Depuis la veille, elles n'avaient cessé de la tourmenter. Le seul moyen d'y remédier n'était que de faire des recherches. Il fallait trouver une solution. Elle se décida alors à partir, l'instrument fermement accroché à son corsage.
À peine eut-elle posé un pied sur la dernière marche de l'escalier que des cris retentirent. Son arrivée fut accueillie par Merry, Legolas lui sourit au loin.
-Comment vous portez-vous ? Questionna le semi-homme
-Je vais bien, merci de le demander.
Le brun fut heureux de pouvoir enfin la revoir.
-Vous allez l'air moins fatiguée. Remarqua l'elfe blond
-En effet. Je n'ai pas eu l'occasion de vous remercier pour ce que vous avez fait.
-Je n'allais pas vous laisser tituber jusqu'à la sortie des mines. Vous ne me devez rien, Arya.
-Bien au contraire, mellon.*
Il fut surpris par sa soudaine utilisation de l'elfique.
-J'ai eu un très bon professeur. Rougit-elle
C'est notamment à la pensée de Séraphin qu'elle eut une idée. Pour effectuer son investigation sur sa « lignée », il lui fallait des livres ou des parchemins. Cependant, les siècles ayant passés, cela serait sûrement une tâche difficile. Peut-être que le garde savait des choses sur les archives parlant de cela.
-Je dois vous laisser.
Elle se hâta dans les allées des jardins, scannant chaque recoin dans l'espoir de le voir. Arya était déterminée à remonter l'histoire. C'était à ses yeux, l'unique moyen de pouvoir prendre le contrôle de sa forme. Elle était également assurée de trouver des écrits sur la lyre qui venait de lui être confiée. Ses pupilles se braquèrent sur une silhouette au loin. C'était lui. Elle l'appela avec un grand sourire auquel il répondit.
-Mel nin, tu m'as l'air…
-Il faut que tu m'aides. Coupa-t-elle avec un air suppliant qui le fit rire
-Si tu me disais d'abord pourquoi…
-Je dois voir les recueils qui parlent des Guides. Il me faut savoir comment guérir mes ailes et quel est l'intérêt de cet instrument. Je t'en prie, dis-moi qu'il y en a ici !
Il devint confus à la vue de la relique mais se ressaisit vite.
-Oui, il y a les journaux d'Elenwë et de sa mère dans la grande bibliothèque.
-Nous devons y aller dans ce cas. Dit-elle en le tirant par le bras
Son impatience l'amusa quelque peu et il lui montra le chemin à suivre.
-Comment as-tu eu cette lyre ?
-Galadriel me l'a donné lors de notre rendez-vous. Elle m'a expliqué qu'elle avait des pouvoirs.
-Ce sont des contes qui se transmettent depuis la nuit des temps tu sais. Laisse-moi te raconter celui que l'on m'a apprit lors de mon enfance. Proposa-t-il en prenant son bras
« On dit qu'au Premier Âge, une immense forêt se trouvait dans les Terres du Rohan. Elle couvrait tout L'Eriador et une partie du Beleriand. Un jour, les flots se mirent à monter si haut qu'ils engloutirent les arbres. Les Ents se réfugièrent aussi loin qu'ils le purent dans le bois, espérant que la tempête passerait. Mais rien n'y fit. L'eau continua d'avaler tout ce qui se trouvait sur son passage. Ils pensèrent que la fin était proche et que leur maison allait être détruite. Puis arriva une femme – magnifique d'après eux-, son dos était chargé de deux grandes ailes aux plumes brunes. Elle se nommait Aniviel et sa force était sans égale. De sa hanche, elle décrocha une lyre. La lyre des Vents. Ses doigts en effleurèrent les cordes et la pluie sembla se calmer. Le temps s'arrêta tandis que sa mélodie progressait. Le fleuve, ayant grimpé très haut dans la forêt, redescendit en emportant les débris avec lui. Le chant se stoppa et l'écho des notes résonna, faisant apparaître le Soleil. Les Ents purent alors retrouver leur sérénité et vivre en paix. »
-Cette histoire est vraie ? Demanda la jeune fille intéressée
-Eh bien, il faudrait le demander aux Ents. C'en est une parmi tant d'autres.
-Qu'est-il advenu d'eux ?
-Ils vivent dans ce qu'on appelle Fangorn aujourd'hui. À ce jour, c'est un endroit dans lequel je te déconseillerais d'aller. Ils sont devenus … Allergiques à toutes les formes de vie. Personne n'en est jamais sorti vivant.
-Et Aniviel ?
-Elle est morte lors d'une rude bataille. C'est par cela que cette relique s'est passée, jusqu'à arriver à Elenwë et toi.
-C'est étrange, je ne suis pas elle mais pourtant ça ne l'a pas empêché de réagir quand je l'ai prise.
-Tu es une Élue, je pense que c'est une raison suffisante.
Il lui ouvrit la porte, faisant signe de passer.
-Après vous.
Elle rit à sa révérence et son ton solennel puis entra en secouant la tête. Son souffle se coupa à la vue d'autant d'étagères remplies de manuscrits. Une immense dôme de verre trônait au-dessus de leur tête. Elle fut enivrée par l'odeur des livres. C'était absolument divin. Elle aurait pu passer ses journées à l'intérieur.
-Incroyable … Souffla-t-elle
-Tu n'avais pas d'archives dans ton monde ?
-Si, bien sûr … Elles n'étaient pas aussi impressionnantes …
-Mettons-nous au travail.
Arya revint à la réalité, regardant l'elfe s'éloigner.
-Je ne t'oblige pas à rester si tu n'en as pas envie, tu sais.
Il la prit contre lui doucement, l'encerclant de ses bras.
-C'est la première fois que je te vois avoir envie de comprendre qui tu peux devenir ici. J'ai envie de t'aider à prendre tes marques.
-Je n'ai pas vraiment le choix après tout. Sourit-elle tristement
-Tu peux le faire, je te l'ai déjà dit… C'est en toi.
Elle l'embrassa rapidement, heureuse d'avoir une présence à ses côtés. Finalement, son malheur lui avait apporté beaucoup plus que ce qu'elle n'avait jamais eu.
OoOoOoOoOoOo
Les heures défilèrent et les parchemins s'accumulèrent. Elle avait fait le tour de tout ce qui se relatait aux Guides. L'arbre généalogique, les récits historiques. Cela ne l'avait pas dérangé. Elle comprenait mieux l'origines de ces êtres hors du commun et l'étendue de leurs actes sur les peuples de la Terre du Milieu. Et avec Séraphin, la compréhension des textes s'était avérée plus facil. Malheureusement, ils en étaient à un stade où leur optimisme s'était évanoui. Le journal de sa « mère » n'avait pas été d'une grande utilité et celui d'Elenwë touchait presque à sa fin. Elle était stupéfaite de voir que leurs pensées se rejoignaient bien plus souvent qu'elle n'aurait pu l'imaginer. Les ailes avaient été mentionnées sur quelques paragraphes tout comme les chants. Il n'y avait cependant aucune indication. Ses yeux tracèrent les dernières lignes.
-Je crois que ça n'a pas servi à grand-chose.
Elle ferma les yeux en poussant un geignement.
-Je vais perdre la tête avec tout ça.
-Ne perd pas espoir, Arya.
Elle ne fit qu'acquiescer silencieusement, déçue de ne pas avoir les réponses tant attendues. Il sut que peu importe que qu'il dirait, rien ne lui rendrait sa bonne humeur.
-Rentrons... La nuit porte conseil.
La jeune fille ne répondit pas, suivant ses pas minutieusement. Il tenta quelque fois de lui parler mais ses paroles sombraient dans le vide. Elle n'arrivait pas à comprendre… Pourquoi l'avoir amené en Terre du Milieu si c'était pour la laisser se perdre dans son incompréhension. Elle voulait aider ces gens et se sentait si impuissante à cette heure-ci. À quoi servaient des pouvoirs si l'on ne pouvait les utiliser pleinement ? La brise froide du soir la fit frissonner. Les traits de son visage se plissèrent à la décharge qui traversa ses cicatrises. Presque aussitôt, des doigts se glissèrent dans son dos dans le but d'atténuer la piqûre. C'est à ce moment qu'elle se rendit compte qu'ils s'étaient enfoncés un peu plus loin dans les bois. Il y avait encore des maisons en haut de grands escaliers et l'atmosphère semblait encore plus calme que celle résidant au campement. L'elfe la guida au sommet, rentrant dans une des bâtisses. Elle était semblable à celle dans laquelle elle avait rencontré Galadriel mais était plus proche d'une chambre que d'un salon. Un minuscule sourire se créa sur ses lèvres en inspirant l'odeur des pins et de la vanille.
-J'habitais ici avant de partir pour Fondcombe. C'est resté intact dans le cas où je reviendrais.
Elle se dirigea à l'arche donnant sur le balcon. S'appuyant sur cette dernière elle soupira, inspectant les environs. Des bras autour de sa taille la firent sursauter. Elle le sentit troublé. Son pressentiment lui fit tourner la tête dans sa direction.
-Ça ne va pas ?
Un souffle lui échappa à son tour.
-Je dois m'en aller demain pour une garde avec Haldir. Je serais de retour dans deux jours au plus tard.
Elle embrassa doucement sa joue, le faisant resserrer sa prise sur le tissu de sa robe.
-Je peux me débrouiller seule tu sais. Ricana-t-elle
-J'espère simplement que tu n'auras pas repris la route.
-J'attendrai ton retour.
Arya se libéra de son emprise.
-Il est tard, je devrais te laisser prendre du repos.
Son corps se tendit lorsqu'il l'empêcha de faire un pas, la ramenant contre son torse.
-Reste avec moi… Supplia-t-il dans un murmure
Son cœur s'accéléra légèrement. Elle ne pouvait et ne voulait pas lui dire non. Ce mot n'aurait jamais pu sortir de sa bouche.
-C'est pour ça que tu m'as emmené jusque ici ? Demanda-t-elle malicieusement
-On ne peut rien te cacher. Rit-il
-Et qu'est-ce-que j'y gagne ?
Elle fut attirée un peu plus alors que le garde trouvait une place dans le creux de son cou.
-Quelques heures en plus ensemble avant mon départ.
Le nouement de ses doigts aux siens lui indiqua qu'elle cédait. Il s'écarta.
-Fais comme bon te semble.
Ses yeux le suivirent jusqu'à ce qu'il passe dans la pièce adjacente. Elle se mit à marcher vers le lit avec hésitation avant de retirer la lyre des fils de son corset. Ses chaussures quittèrent ses pieds et elle s'assura qu'elles soient bien placées au bord de son côté. Puis elle enleva sa robe, se laissant dans l'habit de nuit qu'on lui mettait au lever du jour. C'est une notion à laquelle elle n'était pas habituée. S'habiller pour la journée tout en enfilant sa tenue du coucher. Il lui parut tout aussi étrange de se dire qu'elle allait partager sa nuit avec quelqu'un, chose qu'elle n'avait jamais faite auparavant. Un tant soit peu anxieuse, la jeune fille se faufila dans les draps aussi blancs que son vêtement. Elle se tourna dans le sens à ce que le mur soit en face. Plusieurs minutes s'écoulèrent avant que l'autre bord du matelas ne s'affaisse. Une forte poigne la fit se renverser et elle se trouva nez-à-nez avec Séraphin. La situation ainsi que leur proximité teintèrent sa figure de rouge. Elle n'avait jamais été douée pour cela. Arya se hâta de prendre sa place dans son étreinte sous l'œil attentif de l'elfe.
Elle se détendit alors que ses doigts se frayaient un chemin dans ses cheveux. La boule qui s'était formée dans sa gorge et son anxiété disparurent peu à peu. C'était une sensation nouvelle que de partager un instant comme celui-ci. Elle ne put s'empêcher de sourire en constatant que lui aussi était nerveux. Malgré toutes les années qui constituaient son existence, l'avoir si près le décontenançait. Il frémit lorsque le bout des ongles de la Guide frôlèrent ses anciennes blessures à son abdomen. Cette dernière retint un rire à son frisson. Ses yeux distinguèrent cinq cicatrises.
-Je les ai eues lors de mon poste à la Forêt-Noire, durant une grande bataille.
Elle les examina une à une avec minutie. Traçant la moindre courbe. Il l'observa faire, hypnotisé par les arabesques dessinées par sa main. Puis il se riva sur son visage, détaillant ses traits. Le soldat se laissa porter par le sentiment qu'elle faisait naître. Un petit éclat de lumière au cou de la fille le sortit de sa rêverie. Son pendentif brillait d'une faible lueur, elle ne s'en était pas rendu compte. Il la prit par la taille. Ses iris bleus lui firent perdre sa raison.
-Melon le...*
Bien qu'elle ne savait pas parler sa langue, elle n'eut pas de mal à comprendre l'aveu qu'il venait de faire. Son cœur en rata un battement. Sans attendre de réponse, il s'empara de ses lèvres l'approchant encore plus que possible. Son souffle se coupa et elle enroula lentement ses bras à sa nuque. Si Arya n'avait pas une immense connaissance de l'amour, elle était au moins sûre que c'était avec lui qu'elle voulait être et pas un autre.
-Je t'aime… Susurra-t-elle
Il s'imprégna de ses mots qu'il avait tant désiré entendre.
-Sois prudent demain.
-Toujours, mel nin*…
*Mon ami
*Je t'aime
*Mon amour
Eh voilà c'est fini !
J'espère que vous aurez apprécié le chapitre !
Je vous rassure tout de suite, la lyre présentée n'est qu'un objet secondaire qui servira vraiment après la fin de cette histoire. Elle sera utile à quelques moments de l'aventure mais brièvement. Je ne vais pas transformer Arya en Mary-Sue, loin de là ^^
Comme toujours, si vous avez la moindre remarque je vous invite à me laisser une review ;)
Je m'excuse d'avance pour les chapitres qui arriveront en retard sur cette fiction comme sur les autres.
Je vous dis à bientôt ! :)
