Hello tout le monde !
Ça fait du bien de vous retrouver pour un nouveau chapitre ! J'ai profité d'une pause dans mes préparations d'examens pour me remettre à écrire.
Je suis tellement tellement désolée du retard que prennent mes fictions. Moi-même j'en suis malade ! J'ai hâte que tout se finisse pour reprendre un rythme un peu plus régulier que celui là ...
C'est un chapitre assez rapide que je vous donne aujourd'hui, mais j'ai préféré vous le poster quand même en me disant que ça comblerait.
Merci en tout cas aux followers comme toujours :)
Et merci à MeliorSilverdjane, ShutUpAndLife, Karine Darnessy, Guest et EmpressofBlood pour vos reviews :D
Sur ce, je vous laisse lire ! Bonne lecture ;)
Le garde s'éveilla bien avant l'aube. La figure endormie à ses côtés semblait paisible. L'elfe se saisit de la paume reposant sur son torse, encore engourdit par le sommeil. Ses yeux détaillèrent Arya plusieurs minutes. Ses cheveux quelque peu emmêlés, la façon dont son nez était enfoui dans son cou. Il ne put empêcher son sourire en entendant le gémissement de mécontentement de la jeune fille lorsqu'il se décida à sortir du lit. Durant un instant, ses sourcils s'étaient froncés puis plus rien. Séraphin se délia de sa main délicatement. Automatiquement, la Guide replia son bras avec un autre petit bruit. Il se dirigea vers la salle d'eau, retrouvant son uniforme et ses armes. À sa sortie, Arya dormait toujours. Silencieusement, il s'approcha de la forme enveloppée dans les draps. À contrecœur, le brun déposa un rapide baiser sur son front tout en accrochant quelque chose aux doigts de la Guide. Il les referma doucement une fois que l'objet fut dans sa paume.
-Je serais bientôt de retour, mel nin… Murmura-t-il avant de s'en aller
Son chemin le guida à travers la forêt qu'ils avaient passé la veille, puis devant le campement où il croisa quelques-un des membres de la communauté. Legolas le regarda partir vers le cœur de la cité avec curiosité.
Bien avant qu'il ne puisse atteindre Haldir, des pas se firent entendre derrière lui. Le soldat se retourna pour faire face à Galadriel. Immédiatement, il baissa la tête et porta sa main à sa poitrine en signe de respect. Elle lui offrit un sourire bienveillant.
-J'ai entendu dire que vous partiez aujourd'hui.
-Ma Dame …
-J'ai une chose à vous montrer, si vous le désirez. Cela ne prendra que peu de temps.
La souveraine lui désigna un escalier en contrebas avant de se diriger vers celui-ci. Il lui semblait connaître cet endroit. Ses soupçons furent confirmés une fois qu'il vit le miroir au milieu de la clairière. Il était hypnotisé par l'eau dans la coupe, mais la reine le retint de se pencher.
-Qu'y verrais-je ? Demanda-t-il
-Personne ne le sait.
Il sut qu'elle mentait. Une étincelle s'était allumée dans ses yeux. Elle sembla se concentrer un moment puis lui fit signe de regarder. Il avait déjà eu des visions venant du miroir, seulement, celle qui se présentait à lui était très différente. Il se trouvait dans un endroit qu'il ne connaissait pas et qui lui paraissait étrange. Le couloir dans lequel il se tenait était coloré d'un bleu très foncé et de reliures argentés. Son attention se braqua sur la photo d'une enfant posée sur une table de verre quand une femme à la chevelure presque blonde apparut au coin d'une porte. Elle jeta un coup d'œil à l'étage puis souffla.
-Elle va encore être en retard… Soupira-t-elle avant de rentrer de nouveau dans l'autre pièce
Déterminé à savoir qui était le « elle », il gravit les marches feutrées. L'une des portes était ouverte à sa droite. Les murs de la chambre étaient peints avec un gris très clair et étaient remplis d'étagères noires. Quelques bougies étaient allumées. Une sur la commode, puis sur la bibliothèque et sur la table de chevet. Les couvertures sur le lit étaient regroupées en une boule et il y avait une guirlande accrochée au-dessus du montant. Plusieurs photos étaient accrochées à cet endroit. Alors qu'il les regardait de plus près, l'elfe remarqua une fille assise derrière un bureau. Elle s'affairait dans son sac, marmonnant des choses incompréhensibles. Ses cheveux bruns descendaient jusqu'à ses reins. Elle était habillée d'une façon très étrange pour le garde. Un pull orange, un jean bleu craqué à quelques endroits, les bas étaient remontés. Il l'observa se baisser afin de lasser ses chaussures blanches.
Elle se leva brusquement après avoir regardé son horloge en jurant. C'est là qu'il la reconnut. Le déclic avait mis du temps à venir. Après tout, la couleur de ses cheveux ainsi que les lunettes semi-rondes trônant sur son nez l'avaient un tant soit peu perturbé. Mais c'était bien elle. Son Arya. Sa taille était altérée par sa forme humaine, ce qui la rendait beaucoup plus petite. Elle se mit à chercher quelque chose en hâte.
-Où est-ce qu'il est passé ?!
La brune retourna ses oreillers, ses tiroirs jusqu'à ce qu'elle entende une sonnerie. Sa main se porta à sa poche arrière alors que son rire se répercutait sur les murs. Elle descendit alors au rez-de-chaussée faisant un signe à la femme dans la cuisine.
-À ce soir, Sophia !
Sa vision se troubla avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit. Son regard se perdit dans l'eau maintenant sans image. Ce n'avait été qu'un court instant mais il avait pu voir ce que la désormais , Guide, avait dû abandonner pour eux. Ce à quoi elle avait été arrachée. Une vie paisible avec un foyer et une famille. Pas de quête ni de danger. Dans l'autre monde, Arya était tout simplement Arya. Cette simple pensée lui brisa le cœur.
-J'aimerais qu'elle soit heureuse ici comme elle l'était là-bas.
-Ce ne sera pas sans difficulté…
-Pourquoi m'avoir montré cela ?
-Car sa route ne fait que commencer et elle ne sera pas de tout repos. Arya en est bien consciente. Il lui faudra quelqu'un sur qui compter.
-Qu'entendez-vous par « elle est en consciente » ?
-Elle sait qu'un bon nombre de choses vont se passer… Le ralliement de la Terre du Milieu reposera bientôt sur ses épaules. Un fardeau qu'elle n'est malheureusement pas prête à porter.
-Vous ne croyez plus en elle ?
-J'y crois depuis des siècles. Mais Elenwë a quitté son esprit et sa force décroît à présent. J'ai besoin que vous lui parliez à votre retour. Rassurez-la des dangers. Vous êtes son point d'ancrage, son unique repère et elle aura besoin de vous plus que vous ne le pensez.
OoOoOoOoOoO
La lumière du jour l'éveilla lentement. Ses doigts cherchèrent une quelconque présence à ses côtés, cependant elle ne trouva qu'une place vide réchauffée par le soleil. La nuit avait presque effacé le départ de Séraphin de sa mémoire. Seulement quelques secondes s'étaient écoulées et elle se sentait déjà seule. C'est alors que la jeune fille sentit un objet froid dans sa paume. Elle se redressa et frotta ses yeux dans l'espoir de faire partir le brouillard de son sommeil. La chaîne du collier glissa dans sa main. Elle l'aurait reconnu entre mille. C'était celui du garde.
Arya essaya de trouver une raison logique. Rien ne vint. Elle savait que chaque elfe en avait un. La signification lui était inconnue.
-Les autres en savent peut-être plus que moi… Souffla-t-elle
Elle remit rapidement les couvertures en place et repassa son habit. Le poids du pendentif ajouta une charge de plus à son cou. Une fois ses cheveux peignés, elle se dirigea vers le campement. De nombreuses personnes croisèrent son chemin. La Guide ne put s'empêcher de remarquer leur fâcheuse habitude à se décaler à son passage, ou les regards dirigés vers le sol et les murmures. Elle n'avait pas l'impression d'être la bienvenue.
À sa grande surprise, les tentes étaient vides à son arrivée. Pas un hobbit n'était près du feu et Legolas n'était pas assis en dessous de l'arbre près de la colline.
-Comment allez-vous ce matin ?
Elle sursauta légèrement avant de sourire à Aragorn.
-Très bien et vous ? J'ai cru que vous étiez partis sans moi durant un court moment.
-Les hobbits et Gimli ont voulu se promener dans les bois en compagnie de Legolas.
Un air malicieux prit possession de leurs visages.
-Je crois qu'il s'en souviendra pendant longtemps.
-C'est le moins que l'on puisse dire.
Ils prirent le temps de calmer leurs rires puis elle le rejoignit.
-Et Boromir ?
-Il s'est éloigné un peu depuis hier.
-Je peux le comprendre…
Il la fixa avec attention, lisant une certaine tristesse sur ses traits.
-J'ai entendu des gardes partir très tôt ce matin avant l'aube.
Arya acquiesça de la tête sans dire un mot.
-Ils s'assurent que le chemin est sauf pour nous. Le départ va arriver très vite.
-Je ne vous ai pas demandé comment vous alliez après ce passage dans les montagnes. Dit-elle pour changer de sujet
-La perte que nous avons subie est très lourde, mais j'ai espoir pour la suite de notre voyage.
-Tout cela m'effraie plus que ça ne me donne d'espoir. Avoua l'elfe
-Vous n'avez pas de raison d'avoir peur, Arya. Nous sommes avec vous. Assura le rôdeur en donnant à sa main une légère pression
Elle repoussa vainement les larmes menaçant de couler.
-Que diriez-vous d'un combat ? Proposa-t-il en se levant
-Que-… Avec vous ? S'étrangla-t-elle
-Qui d'autre ?
-Non, j-…Je ne sais pas me battre.
-Allez, je vais vous apprendre.
Il lui donna ses dagues et dégaina son épée.
-Mettez-vous en garde.
Elle tenta de se rappeler ses leçons de Fondcombe un tant soit peu et parvint à se placer correctement. Aragorn s'approcha, étudiant sa posture.
-C'est correct …
-Mais ?
-Vous êtes trop exposée. Il faut que vous protégiez votre poitrine et votre ventre d'avantage, ce sont les points les plus sensibles durant une bataille.
La Guide baissa l'un de ses bras vers le bas de son corps et dirigea l'autre plus en haut.
-C'est presque ça. Essayez comme ça…
Il resserra un peu plus la position de ses avant-bras puis se recula.
-Là. Vous voyez, si je voulais vous attaquer au niveau de votre buste, je ne pourrais pas. Une bonne garde peut vous sauver la vie et remplace une armure quand vous n'en avez pas.
L'homme se mit en place à son tour.
-Parez mon coup maintenant.
Il abaissa son épée avec vigueur. Un bruit de fer résonna alors que sa lame rencontrait celles d'Arya.
-Vous avez de très bons réflexes pour quelqu'un qui ne sait pas se battre.
-Disons que je réfléchis plutôt rapidement.
-C'est un avantage.
-Le seul oui.
-Vous en avez beaucoup.
Elle haussa les sourcils.
-Comme quoi ?
-Vous êtes fine, gracieuse, servez-vous en. Les elfes bougent avec plus de facilité que les autres. Votre vision vous permet de calculer beaucoup en peu de temps. Essayez de me mettre à terre !
De nouveau, il frappa sans prévenir. Elle para aisément mais se retrouva coincée en voulant le repousser. Il avait plus de force qu'elle n'en aurait jamais.
-Ne tentez pas de me battre par la force, soyez rusée. Je sais que vous l'êtes. Expliqua-t-il en relâchant sa prise
Elle esquiva ses coups et voulut lui en rendre un. La puissance de l'impact lui fit perdre ses armes. Les bras du brun l'enserrèrent sans lui laisser une chance de s'en sortir. Il fallait qu'elle réfléchisse et vite. Un léger cri échappa à Aragorn, lâchant son épée il fit un pas en arrière, surpris. Elle venait de le mordre ! Il sentit un coup au niveau de sa cheville et tomba au sol. Le rôdeur s'assit, les mains en l'air en signe de défaite lorsqu'il la vit brandir son épée dans sa direction.
-Vous êtes très futée. Pas très adroite avec une lame mais … Très futée.
La joie d'Arya se fana en apercevant un collier elfique trôner au cou de l'homme. Elle reposa doucement l'épée sur l'herbe.
-C'est à vous ?
-Il appartient à la femme que j'aime, une immortelle.
-Arwen… Se souvint-elle
Il l'invita à s'installer à côté de lui.
-Elle va prendre un bateau pour partir vers les Terres Lointaines.
La crainte se saisit d'elle tout à coup.
-Ce pendentif est un signe d'au-revoir ?
-C'est un signe d'amour…
Il vit ses joues s'empourprer peu à peu, l'esquisse d'un sourire au coin de ses lèvres. C'était facile pour lui de savoir ce qui se tramait derrière son attitude. Il l'avait vécu lui-même.
-Il vous a donné le sien, n'est-ce-pas ?
Ses yeux s'écarquillèrent à sa question. Il ricana.
-Comment savez-vous que je...?
-Les apparences ne trompent pas. Gandalf m'avait prévenu qu'un des gardes du seigneur Elrond s'était épris de vous. À partir de là, ça n'a pas été difficile de voir que vous étiez attachée à lui.
-Et ce collier alors ? Que veut-il dire ?
-N'ayez crainte, ce n'est pas un mauvais signe. Bien au contraire. L'amour est différent pour les elfes, ils ne le perçoivent pas de la même manière. C'est très pur. Ils ne tombent amoureux que très rarement durant leur existence, aussi longue qu'elle soit. Ce collier, représente l'âme de celui qui le porte. Quand cette personne le donne à une autre, elle lui donne son cœur et son immortalité. C'est comme un lien. Celle qui le reçoit a le choix entre refuser ou accepter et lui donner le sien en retour.
L'air manqua à ses poumons tandis qu'elle écoutait avidement ses paroles. Jamais elle n'avait entendu parler de cette coutume. À vrai dire, elle n'y aurait jamais pensé. De là où elle venait, on ne voyait pas cela ainsi. L'amour était dérisoire. Il n'avait jamais eu autant d'importance qu'à cet instant.
-Il vous a choisi.
Le choisirait-elle ? C'est la question qui avait hanté le garde ce matin quand il lui avait laissé. Cette dernière n'effleura même pas la jeune fille, toujours abasourdie par ce qu'elle venait d'entendre. Pas un doute ne la prit d'assaut. Pour la première fois depuis son arrivée, elle était sûre de ce qu'elle faisait. Près de lui, c'est là qu'était sa place. Elle sentait enfin que le destin prenait une bonne tournure.
-Arya ! Appela joyeusement Pipin
-Je suis heureuse de vous revoir. Répondit-elle sur le même ton
Les hobbits prirent place avec eux et peu à peu la prairie s'anima. Le silence fut déchiré par les éclats de rire. Cela faisait des années qu'elle n'avait pas connu ça. Des années qu'elle ne se sentait pas à sa place. Tout était différent à présent. Elle avait enfin l'impression d'être à la maison. Ce foyer qui lui avait tellement manqué et qui pourtant, avait toujours été là. Si près qu'elle ne s'en était pas rendu compte.
C'est à cet endroit, assise sur l'herbe repoussant tout juste de l'hiver, attentive aux histoires et aux blagues contées, qu'un sentiment de chaleur envahit son cœur. C'est aussi à ce moment, qu'elle comprit que jusque-là, sa vie n'avait été que bien monotone. Son destin avait bien sûr été dur à accepter au départ, mais quatre mois et demi – bientôt cinq - s'étaient écoulés déjà. La Guide avait finalement compris que sa place était bel et bien ici. Entourée de ses amis, d'amour et de la seule famille qu'elle n'avait jamais eu.
Une brise fraîche caressa ses épaules, la faisant frissonner. Elle s'attendit à recevoir la piqûre dans son dos, cependant rien ne vint à part une sensation de bien-être. Arya se rappela alors les paroles de Galadriel.
-Si vos ailes sont faibles, c'est parce que votre esprit l'est également. Si votre âme grandit, elles grandiront aussi.
Un sourire étira ses lèvres. Elenwë et elle ne faisaient qu'une désormais et le début de ses péripéties l'avait définitivement fait grandir.
Eh voilà, c'est fini !
Assez rapide comme je vous l'ai dit, mais je ne peux pas vous faire attendre plus.
Pour ceux qui suivent mon autre fiction sur le Hobbit, sachez que le chapitre est en court d'écriture. Je ne sais pas du tout quand je le posterais et je m'en excuse d'avance !
Je vous retrouve bientôt pour la suite ! N'hésitez pas à me laisser une review si vous avez une question ;)
