Hellooooo :D

Je ne sais pas comment j'ai fait mais j'ai réussi à publier ce chapitre ! :)

C'est surtout grâce à vous et tous vos retours ! et à Kouan et notre arrangement d'ailleurs allez faire un tour sur sa fic' The Ranch elle est vraiment bien écrite! :)

Enfin soit, je ne pouvais pas vous laisser comme ça après le dernier chapitre ;)

Oui je sais, je suis faible face à vous, n'en profitez-pas :p

Donc voilà merci encore pour tout ! :D

L'histoire appartient encore et toujours à ADCtrikru :)

Sorry pour les fautes :/

Bonne lecture :)


6 années plus tôt…

Lexa soupira en s'appuyant contre le panneau « STOP » du carrefour où elle se trouvait. Elle se disait qu'il ne lui fallait plus beaucoup pour terminer l'année scolaire et enfin obtenir son diplôme. C'était la seule chose dont elle avait besoin pour trouver un travail à temps plein.

Elle sentit des mains entourer ses hanches et elle se tourna doucement rencontrant des yeux en amandes.

- Je t'ai fait attendre ? Demanda la fille, les cheveux courts juste au-dessus des épaules et qui renvoyait une image assez innocente.

- Non, je viens d'arriver.

Lexa sourit doucement en caressant la joue de l'autre fille et approcha ses lèvres pour embrasser celles de Costia.

Costia était la seule chose (avec son frère) de bien de sa vie.

- On y va ?

Costia hocha la tête et lui prit la main tandis qu'elles commençaient à marcher. Elles se regardèrent et se sourirent tendrement.

- Ça été ton exam' ? Lui demanda Lexa, cherchant un peu de normalité dans sa vie.

- Super bien, répondit Costia en souriant.

Lexa hocha la tête, fière. Costia était exceptionnelle, très intelligente et un grand futur l'attendait. Elle était complètement amoureuse d'elle. Mais si elle ne savait toujours pas comment une fille comme Costia avait pu s'intéresser à elle.

- Comment ça va chez toi ? Demanda prudemment Costia.

Lexa haussa les épaules.

- Comme toujours, répondit-elle en voulant éviter de lui raconter ce qu'il s'était passé ces dernières semaines.

Ils l'avaient avertie de ne rien dire à personne. Lexa avait l'espoir que les choses s'arrangent rapidement pour s'en allez loin avec Aden.

Une dame passant près d'elles leur lançant un regard réprobateur en voyant comme elles se regardaient et se prenaient la main. Lexa la foudroya du regard.

Elle avait l'habitude et n'en tenait pas compte. Les filles lui plaisaient depuis toujours et elle l'avait accepté, apprenant à vivre avec les commentaires des gens.

Mais pas Costia, c'était plus difficile pour elle.

- Ça va ?

- Oui… Répondit Costia en regardant la femme s'éloigner. C'est juste que…

Lexa la regarda avec tendresse.

- Hey, chuchota-t-elle. Nous deux, c'est tout ce qui compte d'accord ? Elle la prit doucement par la taille. Je t'aime, dit-elle en joignant son front avec l'autre fille qui sourit doucement.

Elles s'embrassèrent tendrement et reprirent leur chemin.

- Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée, Woods.

Lexa plongea son regard dans le sien.

- Non mon amour, toi tu es la meilleure chose qui me soit arrivée, répondit Lexa en donnant un doux baiser sur la main qu'elle tenait dans la sienne. Je ne sais toujours pas ce que tu me trouve.

Costia lâcha un petit rire.

- Tu t'es déjà regardée dans un miroir ?

- Ah, donc comme ça, tu m'aimes seulement parce que je suis jolie…

L'autre fille la regarda avec tendresse.

- Je t'aime parce que tu es la personne la plus forte et tendre à la fois que je connaisse.

- Toi, tu es forte, dit Lexa en pensant à tous les problèmes qu'avait Costia à cause de son état de santé.

Costia souffrait de diabète et devait s'injecter, quotidiennement, sa dose d'insuline à la clinique. Ses parents ne pouvaient pas se permettre de payer l'insuline tous les jours.

Lexa lui avait proposé de la lui payer, mais Costia avait catégoriquement refusé.

- Je ne sais pas comment ça se fait qu'une fille comme toi peut être avec une malade.

- Hey, la réprimanda Lexa. Tu es comme ça, ça ne te rend pas pour autant invalide.

Costia lui fit un petit sourire et les deux filles s'arrêtèrent en face de la clinique de la sécurité sociale.

- Prête ?

Costia acquiesça.

- Merci d'être là pour moi.

-Merci à toi d'exister, répondit Lexa en lui donna un léger baiser sur la tempe.


Clarke ouvrit les yeux en ressentant une douleur sourde à la tête. Ses yeux mirent quelques instants à s'adapter à la luminosité. Elle regarda autour d'elle en se demandant où elle se trouvait et sursauta en apercevant quelqu'un assis près d'elle.

C'était Aden.

Elle gémit en essayant de se relever.

- Qu'est-ce que… Soudain, elle se souvint de tout. Lexa, la plage, les hommes, les coups. Lexa ? Chuchota-t-elle.

- Elle est dans la civière à côté et parle avec la police, expliqua Aden. Anya est avec elle.

Clarke se rendit compte qu'elle était aux urgences, des rideaux entourant son lit.

- Elle va bien ? Demanda-t-elle en s'asseyant sur le bord du lit.

- Elle est plus amochée que toi, expliqua Aden qui semblait agité. Tu as vu le visage des hommes ?

-Oui… je…je ne comprends pas ce qui s'est passé.

Aden se redressa, la mine grave.

- Notre père, lâcha-t-il.

- Clarke !

Octavia, Raven, Wells et Lincoln apparurent, ouvrant les rideaux.

Clarke se prit la tête, souffrante.

- Ne criez pas bordel.

- Putain dieu merci, Raven s'approcha pour la serrer dans les bras. Tu vas bien ?

Octavia s'approcha également de la blonde et lui caressa doucement le bras.

- Ils ne voulaient pas nous laisser entrer, lui dit-elle. Pas avant que tu n'aies parlé avec les flics.

- Je ne leur ai pas parlé…

- Lexa leur a demandé de ne pas t'ennuyer, expliqua Aden en regardant avec curiosité les nouveaux arrivants.

- Bon sang, qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda Wells en la regardant avec inquiétude.

Clarke jeta un regard vers Aden qui paressait mal à l'aise. Elle préféra ne pas donner d'explications.

- Je ne sais pas, mentit-elle en haussant les épaules. Je dois voir Lexa, leur dit-elle en se mettant debout.

- Hey, écoute, Raven l'arrêta. Je crois pas que c'est une bonne idée. Y a pleins de flics avec elle.

- J'étais là moi aussi, lui répondit Clarke en la poussant sur le côté pour pouvoir sortir.

Elle ouvrit les rideaux d'à côté et se trouva nez-à-nez avec deux hommes qui semblaient s'en aller.

- Mademoiselle Griffin ?

- Oui… répondit Clarke en regardant par-dessus leurs épaules en cherchant Lexa du regard.

Son cœur s'arrêta net.

La brune était pleine de bleue, meurtrie. Clarke fut tentée de courir vers elle et l'entourer de ses bras. Elle écarta les hommes et se dirigea rapidement vers Lexa, la serrant fortement contre elle.

Anya qui était aussi là, sortit pour leur donner un peu d'intimité.

- Tu vas bien ? Demanda-t-elle préoccupée.

- Ça va, rien de cassé, répondit Lexa en posant sa main sur celle de Clarke l'éloignant doucement pour pouvoir la regarder. Et toi ?

- Parfaitement, lui assura la blonde en passant ses doigts sur la joue meurtrie de la brune. Oh, Lexa… Elle se mordit la lèvre. C'était quoi tout ça ?

Lexa détourna la tête, sa mâchoire se crispant violemment.

- C'est compliqué, Clarke. Elle la regarda intensément. Tout ce que tu dois savoir c'est que tu dois t'éloigner de moi le plus vite possible si tu ne veux pas courir de risques.

- Quoi ? Non…

Lexa prit à nouveau sa main.

-Clarke, l'arrêta-t-elle. Je ne me pardonnerai jamais s'il t'arrivait quelque chose à cause de moi. Je ne veux pas revivre ça à nouveau.

La blonde la regarda sans comprendre.

- Mademoiselle Griffin…. Veillez nous accompagner, nous devons vous poser quelques questions.

Clarke lança en regard impuissant vers Lexa.

- Vas, la tranquillisa la brune.

La blonde accompagna les hommes jusque dans le couloir et leur raconta ce qui s'était passé quand elle était encore consciente.

Quand elle retourna aux urgences, Lexa avait disparu.


Clarke regarda le garage de loin et aperçut Lexa qui déchargeait des caisses pour les mettre dans le garage.

- Tu es sûre ? lui demanda Raven à côté d'elle.

Depuis ce qui s'était passé sur la plage, il y a une semaine de ça, Lexa n'avait répondu ni à ses appels ni à ses messages. Et la blonde ne pouvait l'accepter. C'était vrai qu'elles n'étaient rien, même pas un couple, juste deux personnes avec une grande alchimie sexuelle. Mais Lexa lui devait au moins une explication sur la raison de son éloignement précipité. Quand elle lui donnerait une explication convaincante, Clarke s'éloignerait, bien que son cœur se briserait en dix-mille morceaux.

La blonde se tourna vers son amie et hocha la tête. Raven ne la laissait plus seule, et quand elle était à Stanford, c'est Octavia qui prenait le relais et la suivait partout. Comme si elles voulaient la protéger à tout prix. Clarke les en remerciait mais elle ne savait pas comment leur dire que rien n'allait lui arriver et que tout irait bien.

- Je dois le faire, Rae.

- Je crois que si Lexa t'a demandé de s'éloigner d'elle, c'est pas pour rien, Clarke. Écoute, je sais que c'est une super fille mais je crois qu'elle trempe dans quelque chose de louche…

- Stop, l'arrêta sèchement Clarke. Tu ne la connais pas. Ça n'a rien à voir avec elle. Je crois que c'est à cause de son père.

Raven haussa les épaules.

- Voilà, c'est louche.

Clarke se mordit la lèvre en secouant la tête de droite à gauche.

- J'ai besoin d'une explication et je l'aurai, lui répondit-elle en descendant de la voiture.

- Fais attention, l'avertit Raven, préoccupée pour elle.

La brune regarda son amie traverser la rue.

Lexa déposait sur le sol une des caisses qui contenait des pièces de rechange pour les voitures. Elle se releva et tomba face à face à Clarke. Une douleur se répandit très rapidement dans sa poitrine.

La blonde était horriblement belle, comme d'habitude. Ses cheveux étaient légèrement regroupés sur le côté et elle portait un jean et t-shirt. Elle voulut la serrer dans ses bras, être au plus près d'elle afin que Clarke sente les battements précipités de son cœur.

Mais elle resta plantée là, regardant la blonde.

- Il faut qu'on parle, lui dit Clarke en s'approchant d'elle.

- Je t'ai dit de t'éloigner de moi, Clarke, répondit Lexa en se mettant en marche pour prendre une autre caisse.

Clarke aperçut les bleus sur son visage de qui avaient commencé à disparaître.

- Lexa… Elle lui prit le bras et la brune se retourna, la mâchoire crispée.

- Il faut que tu t'en ailles. C'est pas sûr pour toi, tu comprends ?

- Je ne m'en irai pas tant que tu ne m'expliqueras pas ce qu'il se passe. Tu ne réponds ni à mes appels, ni à mes messages, je ne savais même pas si tu étais encore en vie. Et maintenant je suis là et tu me dis de m'en aller… Si tu ne voulais plus me voir, t'avais juste à me dire que tu ne veux plus continuer ce qu'il y a entre nous et que c'est terminé, qu'il y a peut-être quelqu'un d'autre…

- C'est pas le cas… ! Lexa se tut et posa ses mains sur ses hanches en tentant de se calmer. Je ne sais pas quelle explication tu attends de moi. Je crois que c'est assez évident que je représente un danger pour toi après ce qui t'es arrivé par ma faute.

- C'était pas ta faute.

- Clarke… La brune prit une grande inspiration. Je ne peux pas éviter d'être qui je suis, ni d'être la fille de mon père. Clarke la regarda sans comprendre. Mon père est en taule pour extorsion, assassinat et trafic de drogue. Ces hommes sont ses ennemis et ils sont venus pour moi parce que je suis sa fille. Tu ne te rends pas compte ? Je suis dangereuse, dangereuse pour tous ceux qui sont proches de moi.

- Non… Clarke essaya de s'approcher d'elle pour la toucher mais Lexa se déroba. Lexa, je ne t'en veux pas pour ce qu'il s'est passé.

- Mais moi oui, elle détourna le regard. Cette nuit, sur la plage… J'ai promis à Raven que je ne ferai pas de mal. Regarde comme j'ai réussi. Elle secoua lentement la tête, le regard perdu. Tu mérites mieux.

- Lexa…

- Je t'ai donné une explication. Maintenant vas-t'en s'il te plait.

- Je m'en irai quand tu me diras que tu ne veux vraiment plus me voir parce que… je pensais que… je sais que ce qu'on avait…

- On n'a jamais rien eu, la coupa Lexa. Alors arrête de me supplier, Clarke. C'est fini. Cherches-toi quelqu'un d'autre pour chauffer ton lit, finit-elle durement.

Les yeux de Clarke commençaient à lui piquer fortement. Elle voulut frapper Lexa et sortir en courant.

Ce que la blonde ignorait, c'est que Lexa voulait se frapper elle-même pour avoir dire ça. La brune voulait à tout prix s'excuser, la prendre contre elle et lui crier qu'elle l'aimait. Mais elle ne le fit pas. Elle vit Clarke déglutir difficilement et hocher la tête en passant à côté d'elle pour s'en aller.

La brune resta dos à l'entrée, ne pouvant supporter l'image de Clarke qui s'éloignait d'elle pour toujours. Et quand elle eut enfin réuni assez de courage pour regarder, la blonde avait disparu.


Abel Woods marchait dans les couloirs se passant la main dans les cheveux courts, quasiment au ras du crâne. Il ne pouvait toujours pas croire ce qu'on lui avait dit. Sa fille était là. Il n'avait pas revu Lexa depuis près de six ans maintenant. Il comprenait que sa fille ne voulait pas le voir, mais il était inquiet pour son bien-être et pour les menaces qu'il avait reçues en prison.

La prison ... C'était un lieu indescriptible, obscure et qui au lieu de faire une meilleure personne des détenus, elle les rendait pires encore. Mais il avait essayé de changer. Toutes ces années lui avaient permis de réfléchir à tout ce qu'il avait fait subir à ses enfants. Choses dont il n'en était pas fier.

Il aperçut la jeune fille, assise derrière un des compartiments. Cette vision l'émut. Elle avait grandi et était très jolie même si elle avait un air plus dur et mature. Son visage était recouvert de bleus et Abel prit le téléphone pour pouvoir communiquer avec elle.

- Tu vas bien ? Fut la première chose qu'il demanda.

- Pas grâce à toi, répliqua-t-elle dans un grognement.

- Lex… j'ai voulu t'avertir… quand je t'ai appelée….

- Non. Tais-toi, lui dit-elle durement. C'est moi qui vais parler. Ça… Elle signala les bleus sur son visage. Je m'en fous. Les brutes avec qui tu cohabites peuvent venir pour moi tant qu'ils veulent, j'ai pas peur. Mais si ça arrive à Aden, je te jure que je… Elle ne put finir la phrase et serra ses dents avec force.

- Rien ne va lui arriver. Je m'en suis chargé, ça ne se reproduira plus.

- Tu crois vraiment que je vais te croire ? Il se passe toujours quelque chose avec toi.

- Lexa…

- Ne m'appelle pas comme ça.

- Écoute, je sais que je n'ai jamais été le père que toi et ton frère méritiez. Mais je te jure que j'ai changé.

Lexa lâcha un rire sarcastique.

- Tu ne changeras jamais Abel. Et sincèrement, c'est pas pour ça que je suis venue. Je suis venue te dire de garder des problèmes loin de nous. Le jour où par chance les flics sont venus te chercher à la maison, tu es mort pour Aden et pour moi.

Abel leva la main pour toucher la vitre qui les séparait.

- Je suis vraiment désolé pour tout. Pour ce qui est arrivé à ta copine…

- NE T'AVISE MÊME PAS DE PRONONCER SON NOM ! Cria-t-elle bouleversée.

Elle dut prendre une grande inspiration car les policiers les regardaient attentivement.

- Je n'ai jamais voulu ça.

- Bien sûr que oui. T'es un salopard et les salopards ne changent jamais.

Abel pressa avec force le téléphone contre son oreille.

- Ce qui t'es arrivé… ça n'arrivera plus, je te le promets.

- Arrête de faire tes promesses, j'y crois pas.

Abel se rendit compte que Lexa tenait énormément de sa mère… et de lui également.

- Ça n'arrivera plus, sa fille hocha la tête. Lexa… laisse-moi vous envoyer de l'argent… je peux…

Mais Lexa s'était levée sans même lui dire au-revoir. Il la regarda s'éloigner et sentit les mains du gardien sur son bras pour le remettre en cellule.

Il lui restait encore une trentaine d'années de condamnation. Il mourra probablement entre ces murs et n'aurait aucune opportunité de se racheter auprès de ses enfants.


Du rock résonnait à côté de la voiture que Lexa était en train de réparer. C'était un break blanc qui avait quelques problèmes avec le carburateur. Ces jours-ci, seul le travail lui permettait de garder la tête hors de l'eau.

Elle dormait à peine et savait qu'Aden aussi n'allait pas bien. Il paraissait plus perturbé que d'habitude et ne voulait plus voir ses amis. Lexa lui avait dit que ce serait mieux qu'il reste une semaine à la maison. Mais là, trois semaines s'étaient écoulées et le garçon continuait de ne pas vouloir sortir.

Cela la préoccupait. Noël arrivait à grands pas et elle se demandait si c'était une bonne idée de faire quelque chose avec Anya et Gustus, pour lui, pour rendre les choses plus...normales. Lexa n'aimait pas ces jours de fête car ils lui rappelaient trop sa mère. Mais pour Aden, elle pouvait faire un effort.

Le problème c'était qu'elle n'était pas au top.

Elle resserra quelques pièces du carburateur qui n'étaient pas au même niveau que les autres. Son geste fut si fort à cause de sa rage, que son outil lui glissa des mains et tomba au sol. Elle releva rapidement la tête et se prit sans le vouloir le capot de la voiture.

- Putain ! S'exclama-t-elle en colère contre le monde, contre la vie, contre son père pour lui avoir tout gâché depuis qu'elle était petite.

Elle shoota dans la boîte à outils qui était au sol ce qui fit un énorme vacarme.

- Hey ! Gustus apparut en baissant le volume de la musique. On a déjà parlé de la musique au garage, c'est trop fort.

- Ne viens pas me prendre la tête maintenant, oncle Gustus. Je te préviens, grogna-t-elle.

Gustus l'observa en se croisant les bras.

- Tout va bien ?

- Parfaitement, répondit-elle ironiquement.

L'homme la regarda avec inquiétude et regarda sa montre.

- Il est presque dix-huit heures.

Lexa leva le regard attendant la suite de la phrase.

- Je crois que tu devrais te reposer.

- Je ne veux pas me reposer. Je travaillerai toute la nuit sur cette auto.

- Non, tu ne le feras pas. C'est un ordre. Je ne peux pas permettre que tu travailles comme une machine en étant aussi bouleversée.

- Je ne suis pas bouleversée !

- Bon sang, mais qu'est-ce qui t'arrive ? Tu es dans ton mauvais mois ou quoi ? Le regard que Lexa lui lança lui fit comprendre qu'il n'avait pas utilisé les bons mots. C'est en rapport avec ce qui s'est passé sur la plage ? Je t'ai dit que tu étais en sécurité ici, Lexa… Il pencha la tête. Ou alors c'est à cause de la blonde avec qui tu t'es disputée l'autre jour ?

- Pourquoi tu t'occupes pas de tes putains d'affaires et ne me laisses pas tranquille ?

- Parce que tu comptes pour moi, fille têtue, grogna-t-il avec tendresse. Maintenant vas dans mon bureau.

Lexa le fulmina du regard mais finit par obéir. Gustus prévint les autres garçons qu'ils pouvaient s'en aller vingt minutes avant la fin de leur service ce qui les enchanta. Ils se retrouvèrent donc seuls dans le garage.

Lexa se laissa tomber sur une des chaises en se croisant les bras. Elle aurait aimé qu'Anya soit encore là, mais avait dû s'en aller plus tôt.

Elle releva le regard et vit Gustus sortir une bouteille de Whisky ainsi que deux verres.

D'accord, là ils pouvaient trouver un arrangement. Elle se redressa sur la chaise et accepta le verre que Gustus lui avait servi, le buvant d'une traite. Elle fit une grimace et tendit de nouveau son verre pour qu'il le remplisse à nouveau.

- Tout doux, ria Gustus. La bouteille ne s'en ira pas.

- Non, mais j'espère que mon esprit si, répondit-elle amèrement, en buvant une gorgée.

Ils restèrent en silence un instant, savourant l'alcool, jusqu'à ce que Gustus ne parle.

- Eh bien ? Demanda-t-il et Lexa le regarda ennuyée. Tu m'expliques ?

Lexa fit glisser son regard vers le mur pour le fixer.

- J'en ai marre, Gustus. J'en ai marre de me dire que chaque fois que je pense être… chaque fois que j'ai un peu de bonheur dans ma vie, cet idiot de Abel vienne tout ruiner. Même depuis la prison, il s'arrange pour me pourrir la vie. Elle but encore un coup et Gustus se rendit compte que l'alcool commençait à faire effet. Je veux juste… fermer les yeux et ne plus me réveiller.

L'homme la regarda avec préoccupation.

- Qu'est-ce qui s'est passé avec Clarke ? Demanda-t-il directement. Lexa le regarda, surprise de l'entendre dire son nom. Anya… lui expliqua-t-il.

- Pas moyen qu'elle ne la ferme, bougonna-t-elle en s'affalant sur sa chaise et en buvant une autre gorgée. Ce qui s'est passé ? demanda-t-elle rhétoriquement. Comme d'habitude, Oncle Gustus. Je ne suis pas assez bien pour elle, je ne la mérite pas et elle se portera bien mieux loin de moi.

Gustus s'étonna d'entendre la voix de Lexa se briser. Pendant toutes les années où il avait connu la fille, il ne l'avait jamais vue pleurer, jamais être vulnérable. Lexa était quelqu'un qui, au lieu de se plaindre de ses problèmes, faisait tout pour les résoudre.

Mais en la voyant là, au bord des larmes pour une fille de plus, était vraiment étrange et rassurant à la fois.

Gustus avait pensé qu'avec tout ce qu'avait vécu Lexa, elle deviendrait aussi froide que son père. Mais il s'était trompé. C'était une simple fille de vingt-quatre ans qui croyait qu'elle devait paraître impassible pour survivre et s'occuper de son frère. Mais elle ressentait des choses.

Il s'approcha d'elle, s'agenouillant devant sa chaise. Lexa était effectivement en train de pleurer. Bien qu'elle gardait son regard hors d'atteinte pour conserver un peu de fierté.

Gustus mit sa main sur celle de la fille lui demandant en croate si elle se souvenait de ce que faisait sa mère quand elle était petite et qu'elle pleurait.

Cette question interpella la brune qui tourna le regard vers son oncle, esquissant un petit sourire.

- Elle me chatouillait jusqu'à ce que j'arrête de pleurer et elle me faisait des crêpes au chocolat.

Gustus lâcha un petit rire.

- Tu étais si heureuse quand elle le faisait.

- C'était les seules années où j'ai été heureuse, oncle Gustus.

- Ça n'a pas à rester comme ça, lui expliqua-t-il de sa voix grave. Tu as toute la vie devant toi. Bon sang, tu es encore jeune. Et quand Aden ira à l'université, tu auras encore du temps pour faire plein de choses. Tu n'as pas à travailler dans ce garage toute ta vie. Tu peux… tu peux entrer dans la marine comme tu l'as toujours voulu. Lexa le regarda tristement. Et tu peux être avec cette fille.

- Non. Je vais la mettre en danger. Tu sais bien ce qui s'est passé avec Costia…

- C'est différent.

- Ah bon ?

Lexa finit son verre en une fois et se mit debout.

- Lexa, tu ne peux pas laisser les erreurs et les blessures du passé déterminer ta vie. Tu étais heureuse il y a quelques semaines.

- Je l'étais. Mais comme je te l'ai dit, c'est une illusion qui dure quelques jours jusqu'à ce que tout parte en couilles.

- Tu es comme ta mère, soupira-il. Tu dois voir en-dehors de ta bulle de malheur.

Lexa fixa son regard dans le sien.

- Ma bulle de malheur ? J'ai vécu toute ma putain de vie dans le monde réel, qui apparemment, enchaîne malheurs sur malheurs. Alors ne viens pas me dire que je vis dans une bulle.

- Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Ce que je veux dire c'est que tu dois voir l'autre côté des choses. D'accord, Abel est venu foutre le bordel encore une fois, mais tu as parlé avec lui. Et il t'a dit qu'il avait réglé les choses non ? Alors vas, retrouve cette fille et dis-lui ce que tu ressens.

Lexa serra la mâchoire en prenant la bouteille.

- Je crois que je devrais emmener Aden loin d'ici.

- Ah oui ? Et que vas-tu faire ? Où vas-tu aller ?

La brune souffla bruyamment.

- Je trouverai quelque chose, dit-elle en emportant la bouteille avec elle.

- Où est-ce que tu vas ?

- Finir ça à la maison, en silence. J'ai ton autorisation ?

Gustus leva les mains, impuissant et la laissa s'en aller.


Clarke était débordée car cette semaine, elle avait deux examens pratiques et n'avait pas beaucoup étudié. Elle n'arrivait pas à se concentrer et peinait à trouver le sommeil la nuit, ce qui lui faisait passer les journées comme un somnambule.

Elle ferma son cours et s'allongea sur le lit en regardant le plafond de sa chambre. Quelques semaines s'étaient écoulées et pourtant, elle ne pouvait cesser de penser à Lexa, à la manière dont la brune lui avait parlé et comment elle s'était sentie vraiment stupide.

Elle avait appris de sa relation avec Finn qu'on ne pouvait implorer l'amour de quelqu'un. Ce n'était vraiment pas sain. Et c'était peut-être ce qu'elle avait fait avec Lexa. Parce que la brune ne se ressentait clairement pas ce qu'elle ressentait elle. Lexa lui avait dit que c'était pour la protéger mais elle n'était pas certaine que ce soit la vraie raison. La mécanicienne s'était probablement lassée d'elle. Elle n'avait pas peur de ce qui était arrivé, n'avait pas peur non plus de se retrouver près d'elle.

L'étudiante ferma les yeux.

Elle était en manque de ses baisers, de sa voix murmurant au creux de son oreille, la manière dont ses mains la touchaient, dont son corps frôlait le sien. Tout ça lui manquait terriblement.

Sans s'en rendre compte, sa main traça un chemin vers sa poitrine, caressant son ventre puis un de ses seins, imaginant que c'était Lexa.

Dehors, il pleuvait et Clarke entendait les gouttes de pluie taper contre la vitre.

Elle arrêta net ce qu'elle faisait et se mit en position fœtale, se disant qu'il était temps d'arrêter de souffrir pour quelque chose qui au final, comme avait dit la brune, n'avait pas de futur.

C'était amusant de voir qu'elle avait tout eu dans la vie excepté un amour sincère et véridique. L'amour de ses parents inclus. Ils étaient de bons parents, oui mais ils étaient trop occupés avec leur vie pour s'intéresser à ce qui se passait dans la sienne.

Et maintenant qu'ils avaient appris son orientation sexuelle, ils s'étaient éloignés encore plus.

Sans s'en rendre compte, avec le bruit de la pluie en fond, elle s'endormit jusqu'à ce que son téléphone lui indique qu'elle avait reçu un message.

Raven : « Ça fait au moins dix minutes que ton ex-copine crie dehors ».

Clarke cligna plusieurs fois des yeux, aveuglée par la luminosité de l'écran.

Clarke : « Quoi ? ».

Raven : « Penche toi par la fenêtre du salon, grouille ».

Clarke se dirigea précipitamment vers le salon et ouvrit la fenêtre.

- Clarke ! Elle entendit la voix de Lexa en bas de l'immeuble. Clarke, descends s'il te plait ! Princesse ! Descends !

Raven l'avait surement entendue car son appartement se trouvait au deuxième étage tandis que celui de Clarke au sixième.

Elle aperçut une forme, trempée par la pluie, et son cœur chavira. Elle mit rapidement ses chaussures, enfila un pull et prit un parapluie. Elle appela l'ascenseur mais il tarda tellement à arriver qu'elle descendit les escaliers en courant. Quand elle arriva en bas, elle n'avait quasiment plus de souffle.

Elle sortit du bâtiment en ouvrant le parapluie et trouva Lexa sous la pluie, entièrement mouillée, tenant une bouteille dans sa main.


Alors ça va cette fin-ci ? )

N'hésitez pas à laisser une review (avis, remarque toooout ce que vous voulez) j'y répondrai avec grand plaisir :)

Pleins de bisous du sud de l'Espagne ! :D

Bonnes vacances pour ceux qui en ont, à bientôt pour la suite,

Bye :)