Hellooooo :)

Tout d'abord merci encore pour tous vos retours, vos mises en favoris et vos follow :D Je partirai plus souvent en vacances ! )

Merci aussi aux guests, ClexHeda et Sab :)

L'histoire appartient à ADCtrikru :)

Un peu fort dégoûtée que la Belgique ait été éliminée mais les Gallois sont juste dingues et j'espère qu'ils iront encore plus loin, ils le méritent ! :D

Sorry pour les fautes, il est tard...

Bonne lecture :)


6 ans plus tôt….

Lexa sentait que ses mains étaient moites et que son cœur battait rapidement dans sa poitrine.

- Tout va bien se passer, lui assura l'officier McDonald.

Cela faisait quelques semaines que la jeune fille apportait son aide aux fédéraux, récoltant des preuves contre son père. Elle vivait dans la peur qu'il le découvre et la rue de coups jusqu'à la tuer.

Par chance, ce n'était pas arrivé.

Et maintenant, ils se trouvaient dans une petite camionnette qui de l'extérieur, ressemblait à un véhicule vendant des glaces. En réalité, c'était un poste de surveillance.

Aden était encore à l'école et Lexa avait séché les cours, prévenant Costia que cette fois-ci, elle ne pourrait pas l'accompagner pour sa dose d'insuline. La jeune fille lui avait alors demandé, inquiète, si tout allait bien. Elle savait que Lexa manquait rarement les cours, tout comme elle était au courant de la complexité qu'était sa vie. Lexa lui avait évidemment assuré que tout allait bien même si elle n'était pas certaine que Costia l'ait crue.

Quand tout sera terminé, elle parlerait avec Costia et lui expliquerait ce qui se passait.

- Tu es sûre qu'il est tout seul à l'intérieur ?

Lexa opina.

- Il est certainement en train de décuver. Mais comme je vous l'ai dit, je suis sûre qu'il est armé.

L'officier hocha la tête.

- Tu fais ce qu'il faut, lui répondit-il avec condescendance.

Lexa le savait. Elle savait que tant qu'elle se maintenait éloignée de son père, elle se porterait mieux. Elle réfléchirait plus tard à comment faire pour survivre seule. Mais au moins, son frère et elle seraient bien mieux. Elle entendit l'officier parler dans un talkie-walkie et regarda vers les écrans pour voir ce qui se passait.

Les policiers venaient d'entrer dans la maison. Tout à coup, elle aperçut au loin une silhouette qui s'approchait de la maison.

Non ! Costia !

Il eut des tirs échangés.

- COSTIA ! Cria-t-elle en tentant de se ruer vers l'extérieur. Cependant les policiers se dépêchèrent de la retenir et elle ne put qu'observer Costia s'écrouler au sol à cause d'une balle perdue.

- Le suspect a blessé une civile, je répète, le suspect a blessé une civile! Cria quelqu'un à travers le talkie.


- Lexa ? Clarke dut élever la voix pour se faire entendre par-dessus le bruit assourdissant de la pluie.

- Tu es descendue, sourit la brune, les cheveux et les vêtements entièrement mouillés par la pluie. Je savais que tu m'entendrais.

Clarke s'approcha doucement d'elle en fronçant les sourcils, tentant de confirmer ses soupçons que Lexa avait bu.

- Tu vas bien ? Lui demanda-t-elle en la protégeant de la pluie avec son parapluie. Qu'est-ce que tu fais là ?

Lexa releva un regard vitreux vers elle et Clarke sut à ce moment que la brune était bel et bien ivre.

Celle-ci lui offrit un large sourire.

- Je suis venue te voir, répondit-elle simplement en levant sa main libre pour caresser la joue de la blonde.

Ses doigts étaient froids et humides ce qui fit frissonner Clarke.

- Tu as bu ?

Lexa secoua ardemment la tête puis, fit une grimace.

- Peut-être un tout petit peu…

Clarke semblait amusée car elle n'avait jamais vu la brune se comporter comme ça.

- Tu as marché jusqu'ici ? Tu vas attraper une pneumonie… Viens, on rentre.

Elle prit la brune par le bras mais Lexa l'attira soudainement vers elle l'attrapant par les hanches. Clarke sentit contre elle les vêtements mouillés de la brune et son corps s'emboiter contre le sien.

Bon sang que ça lui avait manqué !

- Tu me manques, chuchota la brune en glissant son regard vers ses lèvres. Clarke put percevoir l'arôme de l'alcool. Tu me manques tellement, j'arrive pas à le supporter.

- Lexa…

- Chhht, Lexa approcha ses lèvres de celles de la blonde. Juste, embrasse-moi princesse, s'il te plait.

Clarke frissonna entièrement quand les lèvres humides de la brune se plaquèrent contre les siennes. Elle sentit à nouveau ces milliers de maudits papillons voleter dans son estomac.

Les lèvres de Lexa n'étaient pas exigeantes, mais douces et embrassaient tendrement les siennes, léchant doucement la lèvre inférieure de la blonde.

Clarke voulut rester comme ça pour toujours, là, sous la pluie, les lèvres de Lexa contre les siennes.

Mais elle se souvint que la brune était vraiment saoule et qu'elle regretterait probablement tout ça le lendemain.

- Lexa, tenta-t-elle de dire contre ces lèvres qui ne cessaient de l'embrasser subtilement.

- Je suis tellement désolée Clarke, dit-elle en lui donnant un baiser. Désolée, désolée, désolée, répétait-elle en ponctuant ses mots de baisers.

L'étudiante se sépara d'elle en se rendant compte que la brune s'était mise à pleurer. Elle plongea son regard dans le sien, décelant de la douleur et des remords dans les yeux verts de la brune.

- C'est bon, chuchota la blonde. Tout va bien. Rentrons d'accord ? Elle regarda la bouteille vide que Lexa tenait toujours à la main. Je vais prendre ça.

Elle la lui prit et se rendit compte que c'était du Whisky et que la bouteille était quasiment vide.

Elles entrèrent toutes les deux dans le bâtiment et Clarke guida Lexa dans l'ascenseur. Cette dernière s'appuya contre la paroi, son visage se décomposant petit à petit.

- Hey… La blonde la prit par le bras. Tu te sens bien ?

Lexa secoua la tête de droite à gauche.

- Je sens… la brune posa une de ses mains contre sa poitrine. J'ai mal là, Clarke. Je veux que ça s'en aille… Fais que ça s'en aille, tu es médecin.

Sa voix se rompit et Clarke comprit qu'elle ne parlait pas d'une douleur physique. Sans y penser davantage, elle s'approcha de la brune et la serra contre elle.

- Hey…Hey… ça va aller, Lexa.

La brune s'accrochait désespérément à son sweatshirt et Clarke fut surprise de la voir aussi vulnérable.

Elles descendirent de l'ascenseur et la blonde dut aider la mécanicienne à marcher jusqu'à entrer dans l'appartement.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Demanda Octavia en sortant de la cuisine avec une boite de biscuits, surprise de les voir ainsi.

- Tu peux faire du café, O ? Fort…

La brunette hocha la tête sans poser de questions et Clarke emmena Lexa dans sa chambre, la faisant s'assoir sur le bord du lit.

Lexa se laissa tomber en arrière, remuant sur la couverture.

- Lexa, arrête de bouger. Il faut que je t'enlève tes habits, ils sont trempés.

- Mmh, fit Lexa en la regardant avec ses yeux vitreux et Clarke Commença à enlever ses bottines puis son pantalon noir. J'adore quand c'est toi qui me déshabille, susurra-t-elle en fermant les yeux. Tu vas me faire l'amour, princesse ?

Clarke sourit à moitié en se positionnant sur la brune pour lui enlever sa chemise. Elle se rendit compte que celle-ci tremblait car elle était toujours trempée à cause de la pluie.

- Je crois qu'on va te réchauffer avec de l'eau chaude.

Lexa attrapa sa chemise avant que Clarke ne puisse se relever.

- Non. Je te veux toi. Maintenant….

Elle tenta d'embrasser la blonde mais celle-ci l'en empêcha.

- Lexa…, l'avertit-elle.

- Tu es fâchée, conclut-elle. Désolée…

- Je suis pas fâchée.

- Non ? Clarke la regarda en secouant la tête et Lexa sourit. Tu sais quoi ? Tu es la fille la plus belle que j'ai jamais rencontrée. Et j'ai en rencontrées beaucoup…Mais toi… tu es différente… tu es spéciale. Elle caressa les lèvres de la blonde avec ses doigts. Je t'aime, Clarke, chuchota-t-elle. Et la blonde put voir la sincérité dans son regard. Je t'aime comme je n'ai plus aimé autant depuis longtemps… Et ça me fait peur…

Sa voix se brisa à nouveau et Clarke sentit son cœur battre violement dans sa poitrine. Lexa venait de lui avouer qu'elle l'aimait. Elles se regardèrent et Clarke l'embrassa tendrement sur le front. La blonde voulait lui dire qu'elle aussi, elle l'aimait. Mais elle se dit que probablement Lexa ne s'en souviendrait pas le lendemain. Cette constatation l'attrista. Elle caressa doucement les cheveux bruns et emmena Lexa dans la salle de bain qui se trouvait dans sa chambre. Elle ouvrit l'eau de la douche et vérifia la température.

- Non, non qu'est-ce que tu fais ? Se plaignit Lexa quand l'eau chaude dégoulina sur son corps.

Elle finit cependant par se relâcher et soupira, soulagée d'enfin pouvoir se réchauffer.

- Reste là, je vais te chercher le café.

La brune ne répondit pas mais Clarke se dit qu'elle l'avait entendue.

Elle trouva Octavia qui servait le café dans une tasse sur laquelle était écrit « I love LA ».

- Elle va bien ?

- Elle est morte bourrée, expliqua la blonde à Octavia qui sembla amusée. Je ne… je l'avais jamais vue comme ça.

- Comment ?

- Aussi… loquace…

- Il parait que les gens saouls et les enfants disent toujours la vérité, philosopha Octavia.

Clarke soupira en prenant la tasse.

- Merci pour ça, on va essayer de ne pas trop t'ennuyer…

- Y a pas de quoi. Si t'as besoin de quelque chose, je suis dans ma chambre pour étudier. Je flippe trop pour ces examens.

- À qui tu le dis, lâcha la blonde en se dirigeant vers sa chambre.

Elle laissa la tasse sur la table de nuit près de son lit et entra dans la salle de bain. Elle trouva Lexa, assise sur le sol de la douche, serrant ses genoux contre elle. Clarke se rendit compte que la brune s'était débarrassée de sa brassière et de sa culotte et qu'elle était totalement nue.

- Lex…

La brune ne releva même pas le regard mais Clarke s'aperçut que ce qui coulait le long de ses joues n'était pas que l'eau de la douche. Lexa s'était remise à pleurer.

La blonde coupa l'eau et s'agenouilla près de la brune en lui caressant le dos. Elle l'enveloppa dans un essuie.

- Octavia t'a fait du café, expliqua-t-elle doucement. Tu te sentiras mieux quand t'en auras bu un peu.

- Je peux pas me sentir mieux. Mon cœur est fatigué, Clarke. Il est fatigué de toute cette douleur…

La blonde la regarda amoureusement et la serra de nouveau contre elle.

- T'arrête pas de le dire, mais je ne sais toujours pas la cause de ta douleur.

Lexa ne répondit pas et Clarke n'insista pas plus. Elles se relevèrent toutes les deux et la blonde sécha la brune tout en essayant de ne pas se perdre dans la contemplation de son corps nu. Elle ne pouvait pas profiter de l'état de Lexa mais son corps restait une tentation totale et elle mourait d'envie de le toucher.

La brune s'en rendit compte et sourit tristement en suivant Clarke jusque dans la chambre. Elle s'assit sur le bord du lit, toujours enveloppée dans l'essuie et Clarke lui tendit la tasse de café.

Lexa avala une gorgée et fit une grimace.

- Je crois que je vais vomir, dit-elle en fermant les yeux.

- Allez, encore une gorgée.

La brune obéit et se relaissa tomber sur le lit en fermant de nouveau les yeux.

Clarke la borda avec la couette et Lexa lui attrapa le bras.

- Reste avec moi, Clarke.

La blonde s'allongea à ses côtés, son cœur s'accélérant. Lexa quant à elle, se débarrassa de l'essuie, se retrouvant complètement nue.

- Tu veux que je te prête des habits secs ?

La jeune fille secoua la tête et se rapprocha de Clarke, se pressant contre elle.

- Je veux… je veux juste que tu restes avec moi… Ne me laisse pas…

- Je ne te laisserai pas, promis, chuchota la blonde en déposant un baiser sur les cheveux de la brune.

- Tu ne peux pas me promettre ça, Clarke, soupira-t-elle. Costia aussi me l'avait promis… et elle m'a laissée… elle est partie…

- Costia ?

- Mon père… je… balbutia-t-elle. J'ai passé un accord avec les flics et elle voulait juste me voir et…

Clarke sentit le corps de Lexa tressaillir à cause des sanglots qui s'échappaient de la brune.

- Chhht, tout va bien, tenta Clarke pour la consoler en caressant son bras dénudé.

- Costia est venue me voir le jour où les policiers devaient arrêter mon père. Je lui avais dit que je ne pouvais pas l'accompagner à l'hôpital pour sa piqûre d'insuline… Je ne pouvais pas lui dire… elle était inquiète pour moi et… elle s'est retrouvée au milieu des tirs. C'est mon père qui l'a tuée. Ses pleurs lui permettaient à peine de continuer à parler. C'était la seule personne que… qui dans ma vie… c'était ma faute…

Clarke avait cessé de respirer en écoutant cette confession.

Maintenant, elle comprenait ce qui préoccupait la brune et son empressement à la tenir éloigner d'elle. Lexa avait juste peur que la blonde finisse comme Costia.

- Mon père… Elle renifla et Clarke la serra encore plus forte contre elle.

- Tout va bien, Lexa, tout va bien. On est en sécurité. Endors-toi, ma belle, lui chuchota la blonde.

Elle entendit la respiration de la brune ralentir peu à peu, les sanglots se calmer doucement jusqu'à ce qu'elle soit complètement endormie.


Clarke ouvrit les yeux, se remémorant soudainement ce qui s'était passé la nuit passée. Elle regarda sa montre. Elle n'avait pas de cours importants ce matin et ne se préoccupa donc pas de l'heure.

Elle se tourna et vit Lexa, son corps de déesse recouvert par la couette jusqu'à la ceinture. Elle était couchée sur le ventre. Ses cheveux avaient séché et s'entremêlaient sur son visage.

Clarke ne put s'empêcher de sourire devant cette vision. Elle était si belle. Elle écarta doucement les cheveux du visage de la brune qui ne bougea pas d'un poil. Celle-ci se lèverait probablement avec une gueule de bois atroce.

Le regard de la blonde se fixa sur les mains de la brune. Ses doigts étaient longs et délicats pour quelqu'un qui s'occupait de réparer des voitures. Si elle se concentrait davantage, elle pouvait remarquer qu'il restait encore un peu de graisse sous ses ongles.

Clarke voulut embrasser ces doigts, elle voulait embrasser la brune partout. Mais au lieu de ça, elle attrapa son carnet de croquis et se mit à faire une des choses qu'elle adorait par-dessus tout. Elle dessina chaque trait du visage de la brune et tenta de capturer la sérénité et la tranquillité qui émanait de Lexa tandis qu'elle dormait. Quelques minutes plus tard, elle laissa son dessin de côté et se leva pour préparer du café.


Tandis que Clarke s'affairait dans la cuisine, Lexa ouvrait lentement les yeux. Elle sentit une vive douleur lui traverser sa tête, lui faisant froncer les sourcils. Elle sentait que tout tournait autour d'elle ce qui lui donnait horriblement envie de vomir.

- Putain… Murmura-t-elle en tentant de se relever.

À ce moment, elle se rendit compte que ne se trouvait pas dans sa chambre et se paralysa d'un coup quand elle s'aperçut qu'elle était dans la chambre de la princesse. Elle s'appuya sur ses coudes et regarda vers le bas, s'apercevant qu'elle était nue.

- Et merde, merde !

Elle se leva d'un coup et faillit tomber du lit mais parvint à se retenir et s'assoir difficilement sur le lit.

- Ah tu es réveillée. Lexa sursauta et tenta de cacher son corps avec les draps ce qui fit rire Clarke. Tu sais que j'ai déjà aperçu plusieurs fois tout ce qui se trouve là-dessous non ?

- Je… Elle fronça de nouveau les sourcils et positionna ses mains sur ses tempes.

- Tiens. Clarke lui tendit une aspirine et une tasse de café fumante. Ça soulagera ta tête.

- Merci, murmura-t-elle en avalant la pilule avec un peu de café. Clarke… La blonde se tourna vers elle. Je suis désolée pour tout ça…

La blonde leva les mains pour la couper.

- C'est rien. Je suis contente que tu sois venue ici et pas ailleurs.

- Oh mon dieu… Aden…

-J'ai appelé Anya hier et lui ai raconté ce qui s'est passé. Elle a dit qu'elle allait directement chez toi.

Lexa haussa un sourcil.

- Tu as appelé Anya ?

- Oui… je sais que… désolée si j'ai dépassé les limites mais je savais que tu t'en ferais pour Aden en te levant.

La blonde haussa les épaules et Lexa adora le fait qu'elle sache exactement à quoi elle penserait en se levant.

Tout à coup, tout ce qui s'était passé la veille ressurgit dans son esprit. La conversation avec Gustus, elle qui retournait chez elle pour ressortir plus tard buvant directement au goulot de la bouteille pour finir en bas de chez Clarke en criant dans la rue.

Elle rougit violement.

« Je t'aime, Clarke »

« Je t'aime comme je n'ai plus aimé autant depuis longtemps… Et ça me fait peur… »

- C'est bon, merci de l'avoir fait, lui dit-elle en buvant une gorgée de café avant de mettre la tasse de côté. Mes vêtements ? Demanda-t-elle.

Clarke lui signala une chaise près de la porte.

- J'ai préparé le déjeuner, dit-elle en faisant une grimace. Enfin, j'ai essayé, corrigea-t-elle ce qui fit sourire légèrement Lexa. Je te laisse t'habiller.

- Clarke… La blonde qui s'était levée pour sortir de la chambre se retourna vers elle. Toi et moi on a… ?

Clarke l'observa, amusée.

- Tu crois que je profiterai de toi ?

- Non, c'est pas ça… C'est seulement que je…je me souviens de certains trucs mais j'ai des blancs et… La brune secoua la tête en détournant le regard.

- Non, on a rien fait ne t'en fait pas. La blonde s'arrêta sur le pas de la porte. Par contre je dois souligner que je me suis vraiment bien comportée alors que tu n'arrêtais pas de me supplier de…

- C'est pas vrai.

- Si, ça l'est, ria la blonde et Lexa enfuit son visage dans ses mains.

- Oh mon dieu, je suis vraiment désolée.

Clarke continua à rire en sortant de la pièce.

- Je t'attends dans la cuisine.

Lexa se mit debout et commença à s'habiller en se demandant comment elle allait expliquer à Clarke ce qu'elle lui avait dit la veille. Elle ne pouvait pas se rétracter. Mais tout restait très complexe.

Tandis qu'elle enfilait ses chaussures, elle aperçut un objet sur le bureau de Clarke. C'était un dessin… un dessin d'elle, endormie. Clarke avait dû le réaliser ce matin. Il était… incroyable. Son cœur lui fit mal et elle laissa le dessin de côté. Il valait mieux pour elle qu'elle s'en aille au plus vite.

Elle trouva Clarke qui était occupée à servir des toasts et du bacon. L'odeur lui provoqua un haut-le-cœur.

- Je crois pas que je pourrai avaler quelque chose, dit-elle à la blonde.

- Lexa Woods, j'ai cuisiné pour toi alors t'as intérêt à tout manger, la menaça-t-elle avec une spatule en bois et Lexa sourit en la trouvant adorable.

- T'aurais pas dû… T'aurais pas dû non plus m'amener ici, t'aurais dû me laisser sous la pluie.

- Si ça avait été moi…Tu m'aurais laissé sous la pluie ?

Lexa détourna le regard en secouant la tête et en s'asseyant sur un tabouret pour manger. Elles restèrent en silence et Lexa mangea un peu de pain pour tester son ventre. Au moins, son mal de tête s'améliorait.

- Hier… commença Clarke. Tu as dit des choses…

- Je sais, répondit la brune. Je m'en souviens. Elle ne pouvait pas regarder Clarke dans les yeux. Si elle le faisait, elle allait s'effondrer. Tout ce que j'ai dit hier était vrai, Clarke. Je ne peux pas te mentir en disant le contraire.

Quand elle releva le regard, elle vit que Clarke la regardait avec adoration.

Ne me regarde pas comme ça, princesse…

- Mais ?

- Mais ça reste dangereux pour toi de rester près de moi.

- À cause de ce qui s'est passé avec Costia ?

Clarke vit comme Lexa s'était tendue tout à coup.

- Je ne pourrai jamais me le pardonner s'il t'arrivait quelque chose.

Clarke s'était tournée vers elle, se retrouvant face à face avec la brune.

- Je ne suis pas Costia, Lexa.

- Mais moi je suis la même. Et je te mettrai en danger… Elle respira un grand coup. Depuis le moment où tu es entrée dans ma vie, j'ai su que tu étais spéciale. Même si je n'ai pas voulu le reconnaitre tout de suite, tu es vraiment importante pour moi et je t'aime trop que pour te laisser courir un quelconque danger.

- Ça ne devrait pas être mon choix non? De décider si je veux être avec toi ou pas. Clarke s'approcha plus près d'elle, se positionnant entre les jambes de la brune qui était encore assise. Parce que moi aussi je t'aime, Lexa. Elle prit le visage de l'autre fille dans ses mains. Peu importe le danger, je veux être avec toi, dormir avec toi, faire l'amour avec toi, me réveiller près de toi… Je veux un futur avec toi. Ses lèvres descendirent vers celles de Lexa qui les accepta en prenant Clarke par les hanches.

Leurs langues entrèrent en contact tandis que les mains de la brune caressaient le dos de la blonde.

La bouche de Clarke s'était convertie en un nectar auquel Lexa était devenue complètement accro. Elle ne pourrait cesser de la savourer et l'envahir de sa langue. Les lèvres étaient aussi douces qu'elle s'en souvenait et son corps commença à s'exciter comme il le faisait seulement quand elle était avec Clarke.

Elle la prit par les épaules et l'éloigna doucement.

- Non, Clarke… Murmura-t-elle en se mettant debout. S'il te plait, ne rends pas les choses plus difficiles.

- Je ne peux pas te laisser t'en aller alors que je sais que tu ressens la même chose que moi.

- C'est exactement parce que je ressens ça que je ne veux pas te mettre en danger.

- Tu te rends compte que ça n'a aucun sens ?

- Ça en a pour moi, dit-elle simplement. Vraiment désolée de t'avoir dérangée. Elle fit quelques pas en arrière et ouvrit la porte en regardant Clarke. Je t'aime, mais tu mérites quelqu'un de mieux, chuchota-t-elle en sortant.

Ses yeux la brûlaient et elle se dépêcha de descendre les escaliers, remerciant l'exercice qu'elle devait faire. Quand elle fut en bas, elle regarda une dernière fois vers le haut.

Clarke trouverait quelqu'un qui lui apporterait tout ce que, elle, ne pouvait lui apporter. Quelqu'un qui ne la mettrait pas en danger.

Elle commença à marcher d'un pas rapide et aperçut sur le trottoir, un groupe de Marines avec leur uniforme.

Peut-être qu'il était temps de commencer à vivre la vie qu'elle voulait vraiment. Peut-être qu'il n'était pas trop tard.


Clarke se sentait vraiment malheureuse. Elle pensait qu'il n'y avait rien de pire qu'un amour qui n'est pas partagé. Mais maintenant elle se rendait compte qu'il y avait vraiment pire que l'autre personne partage les mêmes sentiments mais qu'elle s'entête à ne pas être avec l'autre personne.

Elle regarda avec peu d'envie son déjeuner qui consistait en une salade César et elle s'affala sur sa chaise. Elle était dans la cafétéria de l'université, seule, et se rendit compte que Raven lui manquait. Au moins avec elle, elle aurait pu se décharger. En plus, Octavia était à son entrainement de Taekwondo.

- Clarke ?

La blonde sursauta en écoutant cette voix.

Finn.

Elle l'ignora et essaya de se mettre debout, mais le garçon l'en empêcha.

- Attends, attends. Elle soupira. Ça fait des semaines que j'essaye de… je voulais m'excuser pour Thanksgiving.

Clarke se rassit et le garçon prit ça comme une invitation. Il se trompait mais était déjà assis alors…

Bordel.

- Finn c'est vraiment pas le moment. J'ai autre chose à faire que gérer tes états d'âmes.

Finn fronça les sourcils.

- Tu vas bien ?

Clarke faillit se mettre à rire devant l'absurdité de la question. Elle se sentait comme la personne la plus misérable au monde et elle ne pouvait pas en parler ni à Wells ni à Raven qui étaient dans leur université respective, ni à Octavia qui était à son entrainement. Le seul qui était disponible était son imbécile d'ex.

- Non, mais c'est pas tes affaires.

- Écoute, je suis désolé pour ce qu'il s'est passé la dernière fois. J'ai eu quelques soucis… et j'étais défoncé.

- Je sais.

Finn hocha la tête.

- Je te jure que ça n'arrivera plus et que je ne t'ennuierai plus.

- Tu sais que c'est exactement ce que tu fais maintenant non ?

Le garçon rigola.

- Vraiment, désolé.

Clarke haussa les épaules.

- C'est bon, c'est oublié.

Finn hocha la tête satisfait.

- Alors, la sémiologie ?

- Ça va même si le prof est…

- Gouldman ?

- Yep.

- C'est vraiment un con.

- Enfin quelqu'un qui pense comme moi.

Finn lâcha un petit rire.

- Il faut juste pas se laisser intimider.

- Ouais mais ses examens le sont.

Finn reçut un message et Clarke aperçut un sourire se dessiner sur son visage tandis qu'il regardait l'écran.

- Nouvelle victime ? Demanda-t-elle. La pauvre.

Il soupira.

- J'ai beaucoup réfléchi à ce qu'il s'était passé entre nous et j'essaye de m'améliorer.

- Hmm.

- Vraiment…, ajouta-t-il.

- Je suis contente pour toi. J'espère seulement que c'était juste pour une fois…

- Oui, ne t'en fais pas.

- J'essayerai de pas le faire, mais t'es vraiment bête et quelqu'un doit s'occuper de toi.

Finn haussa les sourcils.

- Tu vas t'en occuper ?

- Ne te fais pas d'illusions.

Le garçon se mit à rire.

- C'est pas le cas. J'imagine que tu as quelqu'un d'autre dans ta vie.

Clarke utilisa les mots favoris de Lexa.

- C'est compliqué, dit-elle en prenant une gorgée de son thé et regardant sa montre par la suite. Je dois aller en cours.

- Hey… on est ok pas vrai ?

- Tant que tu ne m'énerve pas, on est ok.

- C'est noté, dit-il en lui faisant un clin d'œil ce qui fit lever les yeux au ciel à la blonde.

Elle allait définitivement prévenir Raven qu'elle avait besoin de s'enivrer ce soir.


Les rires d'Aden firent sourire légèrement Lexa. Gustus lui avait amené une console de jeux qui avait déjà vécu mais qui était en parfait état. Le garçon était aux anges. Au vu de ses résultats, il le méritait amplement. Bien qu'elle avait quand même dit à Gustus de ne pas trop le gâter.

Elle refusa la bière qu'Anya lui offrit et les toutes deux se mirent à observer Aden et Gustus qui jouaient en s'amusant dans le salon.

- Gueule de bois ?

- Je ne boirai plus de Whisky de toute ma vie.

Anya ricana.

- Je suis sûre que ça s'est bien passé chez ta copine.

- C'est pas ma copine, grogna Lexa.

- Ok, ton ex… Lexa la foudroya du regard et Anya se mit à rire, amusée. Sérieusement je ne te comprends pas. Tu lui as avoué tes sentiments…

Lexa secoua la tête.

- Je ne veux pas rendre les choses encore plus compliquées, Anya. J'allais vous parler d'un truc avec Gustus. Elle lança en regard sérieux vers son petit frère. Maintenant qu'Aden a grandi et qu'il entrera bientôt à l'université, je pensais m'enrôler dans la Marine. Comme ça, je fais quelque chose qui me plait et je peux en même temps gagner de l'argent pour payer l'université.

- Et t'éloigner de Clarke.

Lexa serra la mâchoire.

- Elle sera bien mieux sans moi.

- T'es la personne la plus bornée que j'ai jamais rencontrée, sérieusement, souffla Anya. Mais si c'est ce que tu veux savoir, Gustus et moi prendrons soin d'Aden. T'as même pas besoin de te poser la question. Elle regarda elle aussi le garçon. Mais prend en compte que peut-être qu'Aden…

- Je sais, répondit-elle en fronçant les sourcils. Son conseiller scolaire m'a dit qu'il se sentait abandonné par nos parents. Si je m'en vais, il ressentira peut-être la même chose. Elle se mordit la lèvre. Mais si ça aide pour son futur…

- Mais tu ne le fais pas pour lui, pas vrai ?

À ce moment-là, la sonnette de la porte d'entrée retentit laissant la question en suspens, sauvant Lexa.

- J'arrive bordel, cria-t-elle alors que la sonnette se fit plus insistante.

Elle s'approcha de la porte, l'ouvrit et ne put être plus surprise en apercevant le nouvel arrivant.

-Abel ? Que ce que tu fous ici bordel ? Demanda-t-elle sèchement quand son père força l'entrée comme s'il était poursuivi.


Voilà pour aujourd'hui :)

Ce chapitre c'est vraiment un de mes préférés, je le trouve vraiment super touchant :)

Dans quelques chapitres, on aura passé la moitié de l'histoire :)

N'hésitez à dire ce que vous avez pensé de ce chapitre :)

J'ai une petite question aussi, les chapitres sont de plus en plus longs et j'ai un peu de mal à suivre le rythme… Est-ce que vous préférez un chapitre entier toutes les deux semaines ou un demi toutes les semaines ? Dites-moi quoi, ça m'aiderait :)

À la prochaine, bye :)