Hellooo :)

Tout d'abord encore un tout grand merci, vous êtes de plus en plus nombreux, c'est juste dingue! Niveau reviews, favoris et follow, j'en reviens toujours pas !

Merci aussi aux guests et Sab pour les reviews (très frustrant de ne pas pouvoir vous répondre d'ailleurs :p)

L'histoire appartient à ADCtrikru :)

Merci à Kouan pour la relecture, toujours en temps et en heure, tu gères fougère :) !

Bonne lecture, je sens que ça va peut-être bien vous plaire mais je ne dis rien de plus ;)


Le brouhaha des gens qui parlaient et riaient était quelque chose qui distrayait Clarke chaque fois qu'elle allait dans la cafétéria de l'hôpital. Ceci arrivait quand elle avait vingt minutes tout au plus pour engloutir un peu de nourriture et retourner faire ses visites auprès de ses patients. Elle était en train de se faire un nom en tant que chirurgienne de Trauma et dédiait énormément d'heures à ses patients et peu à elle-même.

C'était une erreur, Clarke le savait. Mais le travail lui évitait de penser et ces dernières années, elle voulait à tout prix éviter de penser.

Cependant, elle était bien assise, là, en face de Lexa, en uniforme de la Marine, qui buvait un mocaccino. Les cheveux de la brune était attachés en une queue de cheval et ses yeux verts pénétrant empêchaient Clarke de prêter attention à ce qui se passait autour d'elle.

Lexa avait commandé un morceau de gâteau aux fraises pour elles deux, malgré les suppliques de Clarke.

La blonde avait finalement décidé de manger le gâteau que la brune avait acheté.

- Tu n'as pas oublié, lâcha-t-elle aussitôt.

La brune amena la cuillère à sa bouche avec un léger sourire, la léchant par la suite ce qui fit remuer Clarke sur sa chaise.

- Que c'est ton préféré ? Lexa secoua la tête. Je ne pourrais jamais oublier ça, Clarke. L'intéressée détourna le regard en hochant une fois la tête. Raconte-moi comment tu vas. Qu'est-ce qui s'est passé ces huit dernières années dans ta vie ?

- Eh bien, si tu veux que je te raconte tout, je crois qu'on aura besoin de plus d'un café… Blagua Clarke essayant de paraitre décontractée.

Évidemment, la situation n'était en rien normale et la chirurgienne était assez nerveuse.

- Seulement le plus important.

- Eh bien… j'ai fini les études à Stanford et je suis venue faire mon stage d'interne ici, où se trouve le Docteur Anderson. Je voulais vraiment apprendre auprès de lui. J'ai fini récemment ma spécialisation… Lexa la regardait avec des yeux brillants. Comme tu sais déjà, Octavia s'est mariée avec Lincoln et vit encore à Los Angeles. Et Raven… elle travaille dans le Nevada, finit-elle en haussant les épaules et en buvant une gorgée dans son café. Et toi ? Comment va Aden ?

- Il est immense, répondit Lexa et les deux jeunes femmes se sourirent. Il vient d'avoir vingt et un an.

- Bon sang, maintenant, il a l'âge légal pour tout faire.

- Ne m'en parle pas, dit Lexa, son sourire s'agrandissant. À cette vue, Clarke ressentit une nuée de papillon envahir son ventre. Il est à l'université, pas très loin d'ici, à Portland, dit-elle avec fierté et Clarke parut sincèrement contente.

- Alors finalement, tu as réussi à ce qu'il y aille…

- Je lui ai seulement donné de l'argent. Tout le reste, il le doit à lui-même.

- Je sais à quel point c'était important pour toi qu'il aille à l'université.

Lexa acquiesça.

- Sinon j'ai beaucoup voyagé, d'un endroit à l'autre. Heureusement, maintenant je reste à la base.

- Pour combien de temps ?

- Pour longtemps, j'espère, sourit-elle.

- Alors… tu ne repartiras plus ? Lexa secoua la tête en regardant Clarke avec intensité. La blonde soutint son regard en sentant sa bouche s'assécher. Elle détourna alors son regard et s'intéressa à son café. Et Anya ? Gustus ? Il a encore le garage ?

- Oncle Gustus à maintenant plusieurs garages en Californie. Anya continue de l'aider avec l'administration. Elle me traite de traitre parce que je ne viens pas assez la voir, blagua Lexa et Clarke remarqua que son regard se teintait de tristesse. En fait… je pense souvent à tous les moments que j'ai perdus en étant loin d'eux… loin de mon frère… loin de t…

La blonde releva le regard. Lexa n'eut pas besoin finir sa phrase pour que Clarke sache qu'elle se référait à elle.

- Eh bien… tu as réalisé ton rêve pas vrai ?

- Largement, opina-t-elle. C'est… difficile d'expliquer. Je me sens vraiment heureuse, vraiment utile.

Clarke sourit légèrement.

- Je te comprends.

- C'est sûr que c'est pas comparable avec ce que tu fais avec tes mains : sauver des vies.

- Toi aussi tu es douée avec tes mains. Lexa la regarda amusée en haussant les sourcils. Clarke se rendit compte de ce qu'elle venait de dire et se mit à rougir aussitôt et tenta de s'expliquer. Avec les outils et les… trucs...de…

Lexa rit et Clarke n'eut d'autre choix que de se mettre à rire avec elle.

- Les vieilles habitudes ne se perdent pas hein ?

- J'y travaille, répondit Clarke en buvant de nouveau une gorgée de son café.

- Ta nouvelle coupe te va très bien.

Clarke se passa la main dans ses cheveux, inconsciemment, qui cette fois étaient lâchés. Même Bellamy ne s'en était pas rendu compte quand il était rentré de son voyage d'affaires.

- Merci. J'ai voulu essayé quelque chose de nouveau… Elle soupira. J'ai pensé à me les teindre mais…

- Non, l'interrompit la brune. Le blond te va tellement bien, Clarke.

- Lexa…

- Quoi ? Fit-elle innocemment. Je suis seulement sincère.

Clarke sentit son cœur s'emballer. Cela faisait longtemps que personne ne lui avait fait de tels compliments. Bellamy n'était pas très doué avec les mots. Elle se râcla la gorge une fois avant de demander.

- Et j'imagine que… tu n'as personne dans ta vie…

C'était plus une affirmation qu'une question.

- Non, répondit Lexa encore amusée.

- Tu n'as eu personne pendant toutes ces années ?

- Pas sérieusement.

- Ah, fit Clarke.

- Je peux te poser une question ?

- Depuis quand vous avez besoin de demander l'autorisation pour demander quelque chose, Lieutenant ? Demanda malicieusement la blonde, ce qui fit sourire Lexa.

La brune était vraiment enchantée de discuter de manière aussi détendue avec Clarke. Comme si le temps n'était pas passé.

- Depuis maintenant, confessa-t-elle. Mais je ne veux pas que tu te fâches…

- Oh bon sang, pose ta question, soupira la blonde, impatiente.

- Tu es fiancée depuis combien de temps ?

Clarke ne s'attendait pas à cette question, bien qu'elle aurait dû imaginer que la conversation irait dans ce sens.

- Deux mois, répondit-elle sans plus. Bellamy a l'habitude de beaucoup voyager et avant de s'en aller…

Elle ne finit pas sa phrase. Pour une raison quelconque, elle ne pouvait pas.

- Alors… tu es avec quelqu'un qui n'est pas beaucoup à la maison.

Clarke sentit les muscles de son dos se tendre.

- Ce n'est pas la même chose, Lexa.

- J'ai rien dit, répondit l'intéressée en levant les deux mains.

- Je sais très bien ce que tu penses. Mais Bellamy ne s'en va pas plus d'une semaine. Et il revient toujours à la maison.

Lexa la regarda fixement.

- Tu n'as pas besoin de me donner des explications, Clarke.

- Visiblement si puisque tu es là à me faire un interrogatoire.

- Je veuxseulement savoir des choses sur toi, se défendit la brune. Mais tu dois admettre que c'est assez ironique…

Clarke détourna le regard.

- Je préfère ne pas en parler, Lexa.

La brune hocha la tête.

- Désolée, tu as raison. Excuse-moi si je t'ai mise mal à l'aise.

Clarke haussa les épaules, essayant de ne pas rendre la situation encore plus embarrassante.

- En quoi consiste exactement ton travail ? Voulut savoir la blonde, changeant drastiquement de sujet de conversation.

- À beaucoup de choses. Mais surtout au maintien mécanique des bateaux et des avions. Je supervise les travaux et je donne les instructions.

- Allez, dis-le, t'es le chef.

Lexa sourit.

- On peut dire ça.

- T'as toujours été douée pour donner des ordres, rit la blonde amusée.

Lexa fit semblant de paraitre offensée.

- Docteur Griffin…

Clarke lâcha un petit rire et Lexa adora le son de son rire.

- Bon, je dois y retourner… Elle regarda sa montre. J'ai une opération dans une heure et je dois me préparer. Merci pour le gâteau.

- Y a pas de quoi. Lexa se mit debout en même temps que la blonde. Je peux t'accompagner ?

Clarke fut sur le point de refuser mais accepta finalement. Elles marchèrent côte à côte dans le couloir tandis que Clarke expliquait un peu à Lexa l'opération qu'elle allait réaliser.

Lexa la regardait subjuguée. Clarke avait toujours été si intelligente… et cela la rendait encore plus belle.

Tandis qu'elles marchaient dans le couloir, les gens ne cessaient de saluer la blonde, des docteurs, des infirmières et même des patients.

- Tu es assez célèbre à ce que je vois.

La blonde rit amusée.

- Au moins, ils ne font pas le salut militaire en me voyant.

Lexa ne put s'empêcher de sourire.

- Clarke ?

Un médecin avec une blouse bleue marine et des traits asiatiques s'approcha.

- Dis-moi, Monty.

Ils se mirent tous les deux à parler de choses que Lexa ne parvenait pas facilement à comprendre et qui lui importaient peu au final.

Elle était en train de réfléchir à comment faire pour que ce moment ne se termine pas comme ça.

Il était sûr qu'elle devait y aller doucement. Pour le moment, Clarke était comme un petit chaton apeuré et elle ne voulait pas l'acculer contre un mur. Elle devait y aller lentement et doucement… Cette analogie la fit remuer sur place. Elle désirait par-dessus tout embrasser et toucher la blonde de manière « lente et douce »… mais non, pas tout de suite.

Elle savait très bien que Clarke était blessée, tout comme elle l'était. Elle était blessée émotionnellement parce qu'elle avait passé huit ans loin de la femme qu'elle aimait et une fois qu'elle l'avait enfin retrouvée, elle était fiancée à un autre.

Lexa allait respecter ses envies et sa décision finale mais cela ne voulait pas dire qu'elle n'allait pas tout faire pour tenter de la récupérer.

Clarke était en train de regarder quelques feuilles dans un dossier et semblait donner des indications à l'autre médecin. Quand il s'en alla, Clarke se tourna et se surprit à trouver Lexa très proche d'elle. La chaleur du corps de la brune lui fit tourner la tête, tout comme son odeur. Elle ne put éviter de regarder instinctivement les lèvres de Lexa.

- J'imagine que j'ai assez abusé de ton temps. Clarke remarqua que Lexa sortait quelque chose et le mettait dans la poche de sa blouse bleue de chirurgienne, tout près de sa poitrine. Elle se paralysa en sentant Lexa déposer un baiser sur sa joue. C'est mon numéro, lui chuchota-t-elle. Clarke la regarda sans comprendre avant de se rendre compte que Lexa lui avait glissé une petite carte de visite. Appelle-moi si tu as besoin de quelque chose d'accord ? Elle regarda intensément la blonde qui resta sans voix. Quoi que ce soit, ajouta-t-elle.

Clarke sursauta quand la brune la serra contre elle sans prévenir.

Au début, elle fut tentée de la repousser, de la maintenir le plus loin possible, mais elle ne put éviter de fermer les yeux et de se fondre dans la chaleur et la douceur des bras de la brune.

Même si elle ne lui retourna pas l'étreinte, elle profita de chaque seconde de la durée de celle-ci.

Lexa s'en alla sans rien ajouter de plus et Clarke papillonna plusieurs fois des yeux en détestant la manière dont elle se sentait en ce moment.

Elle ne pouvait pas se sentir comme ça.

Pas après huit ans.

Et pas maintenant alors… qu'elle était censée être avec une autre personne.


Lexa avait mis un fond musical, un peu de rock classique, le genre de musique que Gustus détestait quand elle en mettait au garage.

La différence était que maintenant elle avait son propre appartement et elle se sentait étrangement heureuse. Evidemment, c'était en grande partie grâce au café qu'elle avait partagé avec Clarke ce matin. Elles avaient discuté et rit comme avant et d'une certaine manière, Lexa sentait que dans le fond, Clarke se sentait de la même manière qu'elle.

Ce soir, la brune était rentrée chez elle et avait décidé de peindre les murs d'une autre couleur. Elle était passée par le magasin de peintures et elle avait choisi une couleur plus ou moins neutre mais plus prononcée et tape-à-l'œil que les murs blancs de son appartement.

Elle avait mis son t-shirt des US Navy qui datait de l'époque où elle-même était une recrue, et un jean troué et délavé. Elle avait reculé le peu de choses qu'elle avait déjà installées comme le divan, la lampe et la nouvelle télévision qu'elle avait achetée le week-end passé. Elle avait étendu un plastique sur le sol pour ne rien salir.

Si ses voisins étaient réveillés et qu'ils la voyaient comme ça, ils se diraient probablement qu'elle était folle de peindre à cette heure-là mais elle avait appris à l'Académie et au travail par la suite, qu'elle était très efficace à ces heures-là.

En fait, elle était habituée à ne dormir que quelques heures par nuit, ce qui ne l'affectait pas énormément. Il y a quelques minutes, elle parlait avec Aden qui lui avait confirmé qu'il viendrait ce week-end lui rendre visite. La brune voulait lui faire une surprise car elle n'avait pas pu être là pour son vingt et unième anniversaire.

Elle était en train de penser à une journée à la piscine. Elle regarda par la fenêtre en soupirant.

Il tombait une pluie torrentielle. C'était le seul défaut qu'elle pouvait reprocher à la capitale : un climat humide et des pluies récurrentes.

À Los Angeles, le climat était beaucoup plus clément, et en plus de ça, la plage était à cinq minutes.

La mer lui manquait.

Le Capitaine avait l'habitude de dire que c'était le mal de mer des Marines. Une fois qu'ils étaient loin de la mer, ils ressentaient de la nostalgie.

Mais bien qu'elle soit nostalgique, elle était également heureuse d'avoir de nouveau un foyer.

Quand elle arriva au troisième tronçon du mur du salon, la sonnette de la porte d'entrée retentit.

Lexa fronça les sourcils en regardant l'horloge avec les armoiries de la Marine qui se trouvait en face du divan et qu'elle avait reçue de la part d'un de ses camarades.

Il était 23h45. Bon sang, qui venait chez elle à cette heure ?

Elle prit un chiffon pour enlever un maximum de peinture de ses mains et ouvrit la porte.

Elle trouva Vanessa derrière la porte, elle avait un manteau trempé par la pluie malgré le parapluie qu'elle tenait à la main.

La femme sourit et bouscula la brune pour entrer dans son appartement.

- J'ai commencé à me sentir assez seule avec cette pluie glaciale et j'ai pensé que tu pourrais me réchauffer un peu...

Vanessa ouvrit son manteau et le laissa tomber par terre, se retrouvant entièrement nue. Lexa ne put éviter de regarder sa poitrine.

Seulement, après cette journée… après avoir ri et être aussi proche de Clarke… elle ne pouvait simplement pas. Peut-être qu'elle était stupide à s'accrocher à quelque chose qui n'existait plus mais son cœur ne mentait pas : elle voulait seulement que Clarke revienne dans sa vie.

- Vanessa… je… La rousse s'approcha d'elle pour joindre leurs lèvres mais Lexa se déroba. En fait je… je suis… occupée, finit-elle en se passant une main dans les cheveux et en montrant les seaux de peinture.

- Je peux t'aider si tu veux. Et te peindre, ajouta la rousse, lascivement.

Lexa fit quelques pas en arrière, elle se sentait coincée.

Elle devait lui dire que leurs rencontres devaient se terminer…

- Vanessa, écoute-moi…

La rousse la poussa sur le divan et s'assit à califourchon sur elle, cherchant une nouvelle fois ses lèvres et juste quand leurs bouches se touchèrent, le téléphone de Lexa, qu'elle avait jeté dans le canapé, sonna.

Elle détourna son regard et étira sa main pour attraper ce dernier, s'excusant auprès de la rousse.

- Oui ?

- Lex ?

En entendant la voix de Clarke, la brune repoussa aussitôt Vanessa qui était toujours sur ses jambes.

- Clarke ?

- Désolée… désolée de t'appeler si tard mais maintenant tout de suite j'ai personne d'autre à qui appeler… Ma voiture est en panne et j'ai besoin d'aide, je suis trempée et je sais pas quoi faire et tu m'as dit que je pouvais t'appeler…

- Ne bouge pas de là et dis-moi où tu es. Clarke lui indiqua l'endroit et Lexa se mit aussitôt debout. Je me mets en route.

Elle se tourna vers Vanessa qui l'interrogea du regard et prit une grande inspiration pour lui dire ce qu'elle voulait lui avouer il y a quelques minutes.


Clarke avait eu une journée de merde.

Enfin, non, ce n'était pas tout à fait vrai. Ce matin, le café qu'elle avait partagé avec Lexa avait été quelque peu…spécial.

Et ce moment, même si elle l'avait apprécié, la mettait de mauvaise humeur. Parce qu'elle ne pouvait pas se sentir comme ça, elle ne pouvait pas. Ensuite, Monsieur Foster, un patient qu'elle avait opéré à cause d'une perforation à l'abdomen suite à un accident de voiture, était mort sans qu'elle ne puisse rien faire pour l'en empêcher malgré le fait qu'il ait lutté longtemps pour rester en vie.

Et bien sûr, Bellamy qu'il l'avait appelée pour lui dire qu'il devait s'en aller à New-York et qui n'était même pas passé à l'hôpital pour lui dire au revoir.

Ce n'était pas la première fois qu'il le faisait, mais pour une raison quelconque, aujourd'hui, la blonde se sentait dépassée et avait commencé à réfléchir à tout un tas de choses à la fois.

Lexa avait raison. Au final, elle était en couple avec quelqu'un qui n'était quasiment jamais à la maison et qui, lorsqu'il était là, la touchait à peine. Il était toujours dépendant de son téléphone et de son travail.

Et après tout ça, Clarke se trouvait là, au beau milieu de la pluie avec sa chère voiture qui ne voulait plus démarrer.

Elle avait tenté d'aller voir sous le capot, mais n'avait aucune idée du fonctionnement d'une voiture et elle ne pouvait appeler aucun de ses collègues car ils étaient encore de garde. Bellamy était parti et sa mère était à San Diego.

Elle s'était alors souvenue que Lexa lui avait laissé sa carte de visite… et elle avait fini par l'appeler sans pouvoir sans empêcher.

Et maintenant, elle le regrettait.

T'aurais pas dû Clarke et tu le sais.

Mais quand elle vit s'approcher un Pickup Super Duty noir, elle sut qu'il était trop tard pour faire marche arrière.

Elle mit sa capuche et sortit de la voiture en voyant Lexa qui s'approchait d'elle, vêtue d'habits simples que la pluie trempa rapidement.

Bon sang qu'elle était sexy.

Pourquoi tu l'as appelée ?

- Tout va bien ? Demanda la brune en s'approchant d'elle, préoccupée. Tu ne devrais pas être seule ici.

- Je ne suis plus seule.

Elle sursauta quand Lexa lui caressa la joue.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- T'es en train de te faire tremper…

La brune l'ignora et souleva le capot de la voiture.

- Alors cette beauté continue à te poser des soucis?

- Elle fait son âge…

Lexa sourit même si Clarke ne pouvait pas la voir.

- Tu peux me passer une lampe torche ?

Clarke obtempéra et observa la brune se pencher sur l'auto, très concentrée.

C'était bizarre de voir la brune là, habillée comme ça avec des tâches de peintures, qui s'occupait de réparer sa voiture, juste après l'avoir vue avec son uniforme de Lieutenant.

Mais il était certain qu'un grade n'allait pas changer Lexa. Elle restait la même, profitant des choses simple et apparaissant sous la pluie au moment où on s'y attend le moins.

La blonde sourit à cette pensée.

Lexa l'éclaira et la surprit en train de sourire.

- Qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-elle, étonnée mais Clarke secoua la tête, amusée.

- J'imagine que c'est pas commun de voir le Lieutenant Woods habillée comme ça et se salir les mains avec la voiture d'une civile.

Lexa lui sourit légèrement.

- Quand la civile en question est une magnifique blonde, ça ne me dérange pas du tout.

- Avant je me demandais si tu apprenais des phrases toutes faites par cœur ou…

Lexa éclata de rire.

- Tu as quelques outils ?

Clarke acquiesça et alla directement chercher une petite sacoche d'outils de secours, observant ensuite Lexa se mettre au travail.

Elle remarqua une légère bosse dans son dos.

- C'est une arme ?

Lexa la regarda par-dessus son épaule.

- Je l'ai prise seulement par précaution, ne t'en fais pas.

La blonde hocha simplement la tête. Elle n'avait pas l'habitude de voir des armes sur des personnes et après avoir vu tellement de patients intégrer l'hôpital pour des blessures par balles, elle les avait en horreur.

Elle se mit à observer la brune travailler et sentit que, même si elle voulait le nier, elle ressentait des choses pour la jeune femme. Son cœur s'emballant dans sa poitrine et les nuées de papillons dans son ventre lui prouvaient le contraire.

Mais elle ne pouvait pas… ne devait pas… Elle devait être fidèle à la décision qu'elle avait prise il y a des années de ça.

- C'est bon, essaye maintenant.

Clarke mit le contact et la voiture démarra.

Elle soupira, soulagée et Lexa ferma le capot. La brune se dirigea vers une des portes et s'assit sur le siège passager.

Elles étaient toutes les deux protégées par le toit ouvrant, actuellement fermé, de la voiture de Clarke.

- Merci beaucoup… Désolée de t'avoir fait venir comme ça… vraiment.

- C'est rien, je t'ai dit que tu pouvais m'appeler pour quoique ce soit et je le maintiens.

- Je ne t'ai pas réveillée au moins ?

- Non, je repeignais le salon.

- À cette heure ?

- Pourquoi pas ? Sourit Lexa.

Clarke fixa les cheveux de la brune qui avaient été mouillés par la pluie et elle éprouva la tentation d'y passer ses doigts pour enlever les gouttes qui perlaient.

Le contact avec les cheveux de Lexa sous ses doigts lui manquait.

- Tu es trempée.

- Toi aussi.

- Tu vas tomber malade à cause de moi…

- Alors j'irai à l'hôpital pour que tu me soignes.

Clarke rit en mettant ses mains dans les poches de sa veste. Elle ne voulait pas en perdre le contrôle et toucher cette chevelure acajou.

- Je ne suis pas un docteur qui soigne la grippe, Lexa.

- Hmm… tu es un docteur des cœurs…

- Non plus, je suis…

- Parce que le mien est à toi, Clarke, il t'appartient depuis huit ans.

- Lexa…

- Je sais, sourit-elle tristement. Mais je suis apparue à minuit sous la pluie pour t'aider. Laisse-moi au moins le sortir de ma poitrine…

Elle secoua la tête et la laissa tomber par la suite sur son appui-tête.

Elles regardèrent toutes les deux devant elles.

- Je… Commença Clarke. Elles se regardèrent de nouveau. Lexa je…

Lexa approcha son visage de celui de Clarke et lui déposa un doux baiser juste à la commissure des lèvres ce qui fit frissonner la blonde.

Clarke désirait de toutes ses forces tourner légèrement la tête pour que les lèvres de la brune capturent les siennes mais elle s'en empêcha.

- Je sais, princesse, murmura-t-elle, son visage encore proche de celui de la blonde. Prends ton temps. Elle caressa son cou et Clarke ferma les yeux en retenant sa respiration. Lexa s'éloigna pour descendre de la voiture, mais se retourna vers la blonde. Ce week-end, j'organise une fête pour Aden car je n'ai pas pu être là pour ses vingt et un an. Je suis sûr qu'il serait content de te voir, tu devrais venir.

Clarke la regarda, la respiration encore agitée.

Non, dis-lui non.

DIS-LUI NON !

- J'essayerai, finit-elle par dire.

- Super, donne-moi ton numéro de téléphone et je te tiendrai au courant.

- C'est un piège pour obtenir mon numéro ?

Lexa lui fit un immense sourire.

- Ça se pourrait.

Elle descendit finalement de la voiture et attendit que Clarke démarre pour la suivre de près jusqu'à ce que leurs routes se séparent.

De retour chez elle, Lexa mit un peu de musique et alluma le chauffage. Elle se dit que cette journée n'aurait pas pu être plus parfaite.

Elle avait eu l'occasion d'embrasser Clarke à un certain moment, mais il était encore trop tôt. Il fallait qu'elle fasse les choses bien. Il lui fallait reconquérir le cœur de la blonde petit à petit.

- Je vais te rendre folle, princesse, murmura-t-elle en se remettant à peindre tout en écoutant la radio.


Voilà pour ce chapitre :)

Je sais pas pourquoi mais j'ai adoré la scène de fin, j'arrive assez bien à les imaginer sous la pluie :p

Encore merci à vous !

N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé du chapitre, je réponds toujours avec plaisir à vos retours :)

Passez une bonne semaine, bye :)