Coucou, je reviens pour un nouveau chapitre.

Alors tout d'abord je voudrais remercier tout ceux qui ont laissé une review et je vais tenter de répondre aux questions.

D'abord c'est normale que le premier chapitre soit un peu embrouillé. Par contre, je tiens à préciser que Lily n'est pas Ministre de la Magie ... désolée.

Sinon, je tiens à préciser avant de provoquer un tsunami, Harry n'est pas mort. J'en reparlerai plus tard (vraiment plus tard). J'ai tout un scénario dans la tête, j'essayerai de suivre le fil conducteur le plus possible.

Et j'écris l'histoire a fur et à mesure donc les idées apparaissent et disparaissent assez vite. Je sais que je me lance dans un projet assez gros mais j'ai bon espoir de parvenir au bout un de ces quatre.

Le chapitre devrait éclairer un peu les choses. Sur ce je vous laisse le lire.

P.S : je suis aussi désolée pour les fautes d'orthographes.

Bonne lecture


Chapitre 2 revenir à la normale

Les jours qui suivirent la grande attaque furent catastrophiques. Minerva McGonagall se dit qu'elle avait bien de la chance d'avoir des essais de métamorphose à corriger. Cela l'empêchait de penser aux derniers événements.

En effet, tout le château était en ébullition. Et il y avait de quoi ! Lord Voldemort, le grand mage noir avait enfin été terrassé, et par un enfant de cinq ans qui plus est ! Neville Londubat, le Survivant. Personne ne savait comment un enfant avait réussi l'exploit de parvenir à renvoyer un sortilège de la mort vers son expéditeur. C'était du jamais vu.

C'est Albus Dumbledore lui-même qui lui confirma les nouvelles. Les parents du jeune Neville, ayant survécu à l'attaque de leur manoir par un coup de chance, avaient retrouvé leur fils dans la maison de popourri. Ce dernier était mort et près du lit du petit Neville gisaient les robes du mage noir le plus effrayant d'Angleterre. C'était un miracle vraiment. Seulement c'était peut-être la seule bonne nouvelle. Dans cette grande attaque, périrent des centaines de sorciers et encore plus étaient porté disparu. Des élèves de Poudlard étaient devenus orphelins du jour au lendemain, beaucoup perdirent au moins un membre de leur famille.

Pas un seul ne sortit du château.

En effet Poudlard était considéré comme le château le plus sécurisé au monde. Les familles des élèves avaient explicitement demandé à ce que les enfants ne sortent pas. Ce fut évidemment le cas.

La société anglaise fut très chamboulée par cette attaque de grande envergure. Déjà on attrapait des mangemorts dans tout le pays et les cellules d'azkaban commençaient à se remplir. Parmi tous ceux qui furent envoyé à azkaban, on ne retrouva pas les Lestrange ou les Malefoy. Non ces familles avaient dit être sous imperius ... Elles s'en étaient sortis avec un peu d'argent ... De l'argent

C'était aberrant mais ce fut malheureusement ce qui les sauva. Les deux familles se retirèrent des journaux publics pour s'occuper de leurs enfants. Oui ... Cela avait fait un choc à tout le monde : les lestrange avaient un fils âgé de quatre ou cinq ans. On avait déjà entendu Walbruga Black proclamer que ce fils serait l'héritier Black et désavouer son fils restant Sirius Black. Bien entendu jamais cela ne se fit. Pour autant que le fils Lestrange ait du sang Black dans les veines, il restait un Lestrange avant tout. La même chose valait pour le fils des Malefoy.

En parlant de Sirius, ce dernier ne s'était toujours pas remis de la grande attaque. Il semblait resté dans un état de choc. La disparition de Harry Potter, son filleul et le fils aîné des Potter fut un coup terrible. Lorsqu'il revint sur les lieux avec James et Lily, le spectacle qui les accueilli fut des plus funestes : ne restait de la maison accueillante des Potter qu'un tas de cendre avec le corps d'un enfant. Des centaines d'autres corps gisaient sur le sol de Goddric's Hollow mais Sirius ne se rappelait que de celui qu'il avait trouvé près de la maison de James. Sans aucun doutes, le corps de Harry bien qu'il fut impossible de reconnaître l'identité même du corps. L'incendie avait tout ravagé.
De mémoire, le massacre de Goddric's Hollow fut un des plus meurtriers.

Néanmoins de nombreuses personnes restaient à l'hôpital. St-mangouste était plein à craquer et les familles sorcières se bousculaient à l'intérieur.

Le professeur McGonagall referma d'un coup son tiroir, refusant de penser aux horreurs. Oh comme elle savait que les prochains jours seraient encore terribles. La véritable seule consolation était de se dire que la guerre était finie, ou plutôt mise de côté. Elle se doutait bien que le combat n'était pas fini. Oui. Et Dumbledore le savait aussi. Seuls les plus fous et malheureux se disaient que c'était fini

La vieille sorcière se leva et se dirigea vers la fenêtre. De là elle y vit les étudiants de Poudlard. De toute évidence, les plus âgés se rendaient bien compte qu'en dehors des murs du château, le monde sorcier se remettait bien mal sur ses pieds.

Avec un soupir de frustration McGonagall sortit de la salle de métamorphose ou elle s'était assise pour corriger les copies des élèves. A grands pas, elle tourna à droite et pris l'allée centrale. Arrivée dans une cours intérieure, la sorcière ignora les murmures des élèves et se posta devant la statue d'une gargouille. Apres que cette dernière ait bien daigné ouvrir le passage pour le professeur à grand renfort d'insultes ("non mais de quel droit je devrais écouter une sorcière qui me réveille le jour !"), McGonagall monta les escaliers et se trouva devant une porte.

La porte du directeur de Poudlard était entrouverte et laissait passer une fine lumière.
"- entrez professeur, je vous en prie"

"Albus"
La sorcière se dirigea vers un des fauteuils en Chintz et s'asseya. Finalement, comme le directeur ne semblait pas préoccupé par le silence, McGonagall fit le premier pas :

"-Des nouvelles ?"

Le triste regard de Dumbledore lui répondit.

"- Malheureusement je crains bien que non. Voldemort (au nom, McGonagall tressaillit sur sa chaise tandis qu'un éclair d'amusement passa fugacement dans les yeux du vieux directeur) s'est bien volatilisé. Oh je crois surtout qu'il se cache parce qu'il est trop faible maintenant mais je doute bien qu'il soit définitivement mort.

"Et pour le reste ? Surement vous ne pensez pas qu'il sera seul ! Ses fidèles mangemorts viendront vers lui dès qu'ils en auront l'occasion !"

"C'est bien sur ça que je compte. Dès lors que les familles mangemorts ou du moins qui se sont ralliées à sa cause feront le premier pas vers Lui, je le saurai. J'ai mis en place toutes les dispositions possibles même si, je dois bien le dire, le fait que certaines familles soient toujours libres me dépasse et me désole grandement. Je ne peux rien faire Minerva ... Seul le temps nous dira que faire. En attendant il est d'une importance vitale que Neville Londubat reste protégé dans sa famille à l'abri du regard des autres.
"- oui Alice et Franc sont retournés en semi cachette. C'est ce que j'ai cru comprendre."
Le geste de la tête de Dumbledore lui affirma ses croyances.

Albus Dumbledore se leva alors et d'un geste de baguette ouvrit un tiroir. De celui ci flotta une pensine - une sorte de plateau où les mémoires du professeur étaient conservées -.

"Espérons que la suite soit plus joyeuse Minerva. Parce que c'est absolument tout ce qu'il nous reste."

Un filament argenté sortit de la tête du professeur Dumbledore et vint délicatement se poser dans la pensine. Alors que Minerva McGonagall allait sortir du bureau, elle s'aperçut que le fragment de mémoire qu'Albus avait laissé dans sa pensine n'était autre que les procès des Lestrange.
Elle s'en alla avec un autre soupir et une fois sortit des couloirs du château, elle regarda vers le ciel
"Oui, l'avenir reste sombre"

12 Grimmauld Square

Sirius Black était un homme d'ordinaire joyeux et très souriant. Il pouvait tout transformer en blague. Mais surtout, jamais il n'avait baissé les bras. Dans son regard on avait toujours pu deviner et distinguer sa volonté de fer. Il ne rechignait à rien et faisait les blagues les plus stupides qui soient. Souvent, il était aidé par son meilleur ami James Potter. On ne les voyait jamais l'un sans l'autre depuis que Sirius avait quitté la maison familiale des Black et n'était jamais revenu. Or ce matin-là, Sirius Black n'était pas accompagné par James et se retrouvait devant sa maison d'enfance. Aucune joie ne sortait de ses yeux d'habitude si rigoleurs. Non, aujourd'hui Sirius Black était de sombre humeur.

Il venait de rendre visite à sa chère mère (qui lui avait encore une fois crié dessus pour être simplement là) au sujet d'une réunion de famille. Il avait immédiatement refusé et s'était empressé de partir fissa.

Il sortit de la maison et descendit les escaliers. Il observa les alentours et sortit de sa poche une cigarette. C'était là un geste bien curieux : Sirius Black n'avait jamais fumé, l'odeur lui rappelant trop sa maison d'enfance. Mais la raison était bien simple. Habillé de noir, il se rendit (en transplanant s'il vous plait) vers le cimetière de Goddric's Hollow.

Il y trouva tous ses amis, sauf Peter - le pauvre petit rat était porté disparu - et salua James. Ce dernier ne semblait pas avoir dormi et il avait les yeux rouges à force d'avoir pleuré. Il tenait dans ses bras Maureen qui elle semblait dormir paisiblement.

"Patmol ... Si seulement j'avais"

"Non. James ce n'était pas ta faute. Juste celle des mangemorts. Soit fort mais ne t'accuse pas"
Pour toute réponse, Sirius se retrouva dans les bras de James.

"Hmm. Ça ne s'est jamais passé d'accord"

Un sourire désabusé arriva sur les lèvres de Sirius.

"Bien sur"

Le cortège commença et on enterra ce jour-là tous les morts de Goddric's Hollow. Ce jour-là fut terrible et lourd en émotion. Les tombes des morts ne fut qu'un funeste rappel de ce que les mangemorts avaient fait et perpétré.

On enterra Bathilda Tournesac, Les Trebois et bien d'autre famille sorcière. Parmi tout cela, on pouvait apercevoir le nom de Harry Potter. Le fils ainé des Potter n'avait pas survécu à l'attaque et fut compté parmi les enfants morts pour l'Angleterre. Une médaille collective fut remise à tous les morts du cimetière mais personne ne sembla le remarquer : ils étaient bien trop en deuil. Après tout, les morts ne reviendraient pas.

La vie repris cependant son cours.

2 ans après le massacre voyait les familles se reconstituer. En effet, les traces de la dernière guerre s'estompaient déjà et la bonne humeur était de mise.

Chez les Weasley, en aout 1987, une fête avait été préparée. Bien que la famille soit très pauvre, elle avait rassemblé tous les membres de sa famille. Ainsi on pouvait voir les sept enfants de Molly et Arthur Weasley, les oncles et les tantes ainsi que les deux frères de Molly, Fabian et Gideon. Ces deux-là plaisantaient avec les deux jumeaux Fred et George sur une quelconque blague à faire. Du coin de l'œil Molly les surveillait. Elle n'aimait pas ce genre de conspiration. Elle savait qu'à la fin de la journée il y aurait soit de ma nourriture sur les murs soit que les cheveux de Percy seraient encore une fois coloré. Ce dernier allait rentrer à Poudlard cette année et les jumeaux s'amusaient à lui donner les cheveux verts pour le faire peur. Apres tout Percy ne voulait pas aller à Serpentard, tellement qu'il en avait peur. Molly soupira encore une fois et vint déposer le dîner sur la table.
"À table !"

Ron Weasley accourait déjà vers sa mère.

"Ouais j'ai faim"

"Tu as toujours faim Ronnald"

"Nan chai pas frai"

"Oh mais mâche avant d'avaler ! Franchement ! Et attends les autres avant de commencer"

Mais c'était peine perdu.

Finalement le dîner s'acheva au plaisir de Molly qui avait couru dans tous les sens pour satisfaire ses invités (et remettre en place ses enfants). Alors qu'elle rentrait au Terrier avec Ginny, cette dernière demanda :

"Dis Maman, tu penses qu'on pourrait inviter Maureen à la maison ? S'il te plait dis oui !"
Molly fit mine de réfléchir avant d'accepter avec un sourire. Sa petite fille lui répondit par un immense sourire et partit en courant dans sa chambre.

Ils avaient connu Maureen Potter il y a seulement 1 an. A ce moment-là, elle était avec ses parents dans un parc. Ginny et elle s'étaient naturellement rapprochées et elles étaient vite devenues inséparables. Les Potter avaient visiblement l'air brillant. Ils tenaient dans leurs bras deux enfants, des jumeaux. Molly s'était dit qu'ils devaient être très forts. Ils avaient réussi à surmonter la mort de leur premier enfant et aujourd'hui, bien qu'infiniment inconsolables, ils avaient retrouvé le sourire.

Molly sourit et se décida à appeler les Potter. Elle utilisa la poudre de cheminée et tomba nez à nez sur Remus.
"Ah bonjour Remus je ne t'avais pas vu. J'ai dû me tromper sur"

"Non non non ! Molly, je suis juste passé chez James en courant d'air mais euh ... Comment dire ... Ah oui les jumeaux ont encore fait des siennes." Dit-il tout rouge.

En effet les jumeaux Potter, Matthew et Doréa, âgée tous les deux de deux ans étaient sur le canapé du salon des Potter mais personne n'eut pu les reconnaitre. Ils avaient apparemment volontairement changé leur apparence pour qu'il se ressemble comme deux gouttes d'eau. Juste à côté Lily Potter s'affairait :

"Non mais c'est pas croyable ! Déjà qu'ils sont jumeaux mais en plus ils utilisent leurs pouvoirs de métamorphagie pour être exactement pareil !"

Les babillages heureux des deux enfants lui répondit tandis que leurs cheveux passa au bleu néon au même instant.

"... Qu'est ce que je vais faire d'eux ..."

James Potter arriva alors avec Sirius. Les deux compères avaient un sourire espiègle. James se dirigeait vers le salon lorsqu'il remarqua Molly.

"Ah Molly désolé de t'avoir fait attendre. Les deux jumeaux ont fait de la magie accidentelle et ont repeint leur chambre. D'ailleurs on vient de découvrir qu'ils étaient métamorphages ! Tu te rends compte ! Des siècles que ça ne s'est pas vu chez les Potter !"

"Sauf chez les Black" alors que Sirius et James partaient dans une longue conversation sur quelle famille magique avaient le plus de pouvoirs de métamorphage, Molly soupira. Heureusement Remus vint à son secours.

"T'en fais pas, je m'occuperais d'eux. Pourquoi es-tu venue ?"

Un regard plein de soulagement vint rencontrer les yeux de Remus

"Ma fille voulait inviter Maureen demain à la maison alors je"

"T'en fais pas ! Je vais te laisser le petit monstre à midi demain !"

"JAMES !" S'indigna Lily "c'est un ta fille !"

"Oui m'enfin ..."

Molly se retira avec un merci avant de rentrer dans une dispute de Potter. Mieux vaut rester en arrière avec eux. Finalement elle se dit que sa famille était plutôt calme par rapport à la leur.
Doucement Molly vint à la chambre de tout le monde pour souhaiter une bonne nuit.

Le demain matin fut une journée magnifique. Jusqu'à ce que Fred et George décide que graisser les escaliers était une bonne idée ... Ce fut donc un sermon matinal qui réveilla la plupart des Weasley. Alors que tout le monde essayait de ne pas rigoler (sauf Percy qui trouvait aberrant qu'on puisse faire une telle chose), la cheminée du salon s'éclaira. Des grandes flammes vertes jaillirent de la cheminée et expulsèrent une Maureen Potter qui riait aux larmes.

"Maureen !" Ginny se précipita sur elle.

Les deux amies passèrent la journée ensemble et tentèrent de forcer la remise à balais pour essayer de voler. Peine perdu, Molly Weasley veillait au grain. Alors que les deux filles revenaient dans la chambre de Ginny en boudant, elles furent interrompu par des bruits

« -eh! Psst ! Les filles ! Par ici »

« Fred ? George ? Maman ne vous avait pas interdit de sortir de votre chambre ? »

« Franchement Gin-Gin ... »

« ... Comment as-tu pu ... »

« ... Penser une seule fois ... »

« ... Que nous écouterions maman ? »

« Euh bah si elle vous attrape »

« Chut ! Ne dis pas de malheurs ! Allez venez plutôt ! »

« Ouais on a un truc super à vois montrer ! »

Les filles rejoignirent alors les deux jumeaux en faisant bien attention à ne pas mettre les pieds dans les piles de ... Choses ... Douteuses et obscures. C'est alors que les deux garçons leurs tendirent deux balais de course.

« Prenez les notre ! »

« On en a pas besoin aujourd'hui »

« Par contre vous nous devrez quelque chose ... «

Les filles se regardèrent et puis sourirent

« Deal »

C'est comme ça que Molly Weasley retrouva les deux filles sur les balais de course en fin d'après-midi. Elle entendait déjà de loin les remarques des garçons : "vas-y ! Va plus vite ! Passe ! Passe ! Tourne !"
Alors que Ginny fit une chandelle, Molly crut se sentir vidée ...

« NON MAIS ÇA VA PAS ! VOUS AURIEZ PU VOUS TUER ! VOUS EN AVEZ CONSCIENCE OU ! »
Le sermon dura une bonne demi-heure (et surtout sur les garçons qui les avaient pas encouragé) mais personne ne regretta rien. Les filles durent remonter dans la chambre de Ginny avec Molly pour pas « qu'elles soient corrompues par des voyous ». Une fois seules dans la chambre, elles éclatèrent de rire.
« Faudra absolument qu'on le refasse ! Quand tu viendras à la maison je m'arrangerais pour que tonton Sirius nous laisse des balais ! »

« Oh ce serait génial ! J'attends que ça ! »

« Oui ! Tu as de la chance d'avoir des grands frères quand même »

« Mouais ... Je ne sais pas ... J'en ai 6 dont au moins un qui sert à rien ... »

« Mais nan. Moi j'ai aucun grand frère et ça me manque »

« Et Percy alors ? Nan il est plus aussi drôle qu'avant et il est beaucoup trop sur les règles. J'aurai voulu être grande sœur ... Pour martyriser un peu les petits frères ou sœurs ! »

La conversation continua et Molly qui écoutait à la porte s'essuya le front. Elle sut que sa fille serait d'ores et déjà formée au quidditch et qu'elle adorait ce sport. Un soupir d'exaspération sortit de sa bouche et elle descendit les escaliers. Il y avait de la nourriture à préparer pour ce soir.

Petit à petit le monde sorcier se remettait de la guerre. Déjà dans les rues l'atmosphère était plus légère, on trouvait plus cette mésentente ambiante. Les enfants se chamaillaient et couraient dans le chemin de Traverse, insouciants et heureux. Dans chaque coin de rue on trouvait des amusements et autres petits magasins prêts à tout pour amuser et divertir les passants. Les seuls changements étaient probablement les côtes de popularité. En effet, soudainement le ministère de la magie fut vu comme un château inébranlable et fort, les Londubat comme des héros et les Aurors comme des justiciers. Poudlard devint par la même occasion le château d'Angleterre le plus sauf au monde, du moins on l'estimait telle quelle. Les jours heureux approchaient.

Cette nouvelle ère de paix permis également à oublier. Ainsi, jamais on osa traiter les Malfoy ou les Lestrange de mangemorts. Non pour la communauté magique, ils avaient été ensorcelés et avaient été transformés en esclaves du mage noir. S'ils étaient bien quelque chose, c'étaient des victimes. Pourtant, un bon nombre de personnes se rappelleront toujours du rire de Bellatrix Lestrange et de son sadisme. Personne ne croyait qu'elle ait été asservie, tous la savait dérangée et potentiellement dangereuse. Il n'y avait cependant aucunes preuves valables si ce n'est que des yeux. Rien ne put jamais être fait contre elle ni contre les autres familles de mangemorts.

Alors le temps passa lentement. Les blessures et les cicatrices se refermèrent jusqu'à ne plus laisser de marques. On oublia beaucoup d'évènements et la grande attaque d'halloween ne fut plus un grand massacre mais une embuscade simultanée. Oui, vraiment, le pays allait mieux.

C'est en ce milieu d'été 19991 que les lettres de Poudlard furent envoyées. Des milieux de hiboux s'envolèrent la nuit et déposèrent le lendemain matin une lettre aux nouveaux élèves tous suréxcité de pouvoir enfin étudier à Poudlard.

« Cette année allait être intéressante » pensa Albus Dumbledore du haut de la tour d'Astronomie.

Car en effet cette année la nouvelle génération de sorciers arrivait. Celle qui n'avait pas vu la guerre. Ou du moins qui étaient trop jeunes pour s'en souvenir. Et surtout cette année le Survivant faisait son grand retour dans le monde sorcier. Si on l'avait croisé de temps en temps dans le Chemin de traverse avec ses parents, personne d'autre ne savait où il vivait. Les parents du jeune Neville avaient mis un point d'honneur sur sa sécurité. C'était donc bien cette année que le monde sorcier allait réellement revoir le garçon. D'autant que cette année de nouvelles têtes allaient resurgir. Ainsi le fils Malfoy, les Greengrass, Goyle, Crabbe, Nott et Zabini entreraient eux aussi cette année. Peut-être même aurait-on l'honneur de voir le fils Lestrange gracier les halls de Poudlard. Cependant personne ne le savait. A part cette breve mention dans le journal il y a de ça des années, personne ne savait si ce fils existait vraiment. On n'avait ni son âge ni son nom. De manière générale les Lestrange s'étaient eux aussi retiré de la vie publique. On entendait de temps en temps que Bellatrix travaillait au ministère avec Rodolphus et Rabastan mais jamais le fils n'était mentionné. Enfin, peut être essayaient ils vraiment de le garder en sécurité et attendaient patiemment sa rentrée à Poudlard, comme bon nombre de personnes. Peut-être entrerait-il l'année prochaine ou dans deux ans. « Un mystère parmi tant d'autre » se dit Albus Dumbledore.

Mais cela ne le choqua pas plus que cela. Après tout ils n'étaient pas les seuls dans ce cas. Les Mcmillian faisaient exactement la même chose. Avec encore plus de mystères. De ce qu'on savait il y aurait peut-être une personne de ce nom. Peut-être. De même que les Malfoy avait peut-être un autre enfant. Ce n'était donc pas un cas isolé, il ne s'en formalisa pas plus que ça.

Les lettres arrivèrent donc le matin dans tout le pays. Chaque maison choisie fut envahie par les cris de liesse des enfants. Et la famille Weasley n'était pas épargnée non plus. Ce fut donc un Ron surexcité qui déboula dans la cuisine du Terrier en attendant évidemment à la fenêtre son hibou. Ce ne fut pas les cas des aînés qui semblaient habitué à recevoir leur lettre d'admission. Et ce ne fut pas les cris de Mme Weasley qui put faire rassoir Ron à la table de la cuisine. Fort heureusement les hiboux ne tardèrent pas et bientôt on put apercevoir à l'horizon quatre hiboux de Poudlard portant quatre lettres d'admission dont une qui était dédié à Ron. Il fallut donc partir pour le Chemin de Traverse.

« Non non Ron ! On attend que ton père rentre pour y aller. » Molly Weasley regarda alors sa superbe horloge magique. Celle-ci avait 9 aiguilles chacune représentant un être cher à Mme Weasley. Tout à coup l'aiguille de Mr Weasley se déplaça et s'arrêta sur « en déplacement ».

« Allez les enfants, vous vous mettez en ligne. On va prendre la poudre de cheminette. Et surtout vous articulez ! »

« Oui maman » répondirent en chœur les enfants.

Mme Weasley les regarda d'un air suspicieux, curieuse que rien ne soit encore produit aujourd'hui, quand Mr weasley fit irruption dans la salle. Il lança joyeusement un bonjour à tout le monde, prit à manger et attendit en ligne derrière ses enfants. Enfin avec des yeux brillant de malice il demanda innocemment à sa femme : « On y va ? »

Les Weasley firent donc irruption dans le chaudron baveur et se dirigèrent directement vers l'arrière afin de rentrer dans le Chemin de Traverse. Comme chaque fois qu'ils y allaient, Molly dirigeait sa baguette sur les briques et ouvrait le passage magique. Et comme à chaque fois les enfants s'émerveillaient. Et surtout les disputes commençaient.

« Non on va d'abord au magasin de quidditch ! L'année dernière on a fait ce que tu voulais ! »

« Nan, Zonko, c'est là-bas qu'ils font les meilleures farces et attrapes »

« Oui et après il faudra passer par … »

« Non, c'est moi l'aîné, c'est moi qui décide. On ira chez Fleurie et Bott »

« Quoi non ! Papa dit quelque chose ! »

Tous les regards se fixèrent sur Arthur Weasley tadis que Mme Weasley essayait de ne pas croiser les yeux de son mari. Ce dernier dû donc intervenir

« Allons allons. Nous irons d'abord chez Gringotts et ensuite nous nous séparerons. Un groupe ira avec votre mère chez Fleurie et Bott et un autre ira avec moi pour le reste des fournitures. On verra les autres magasins après. Entendu ? »

Des regards qui promettaient mille vengeances s'ils ne pouvaient pas aller dans les magasins qu'ils voulaient fit savoir à monsieur Weasley que la journée allait être très longue pour lui.

Finalement, après avoir pu retirer les quelques sous qu'il restait dans le coffre familial, les Weasley se dirigèrent tous ensemble vers Fleurie et Bott. Ils y virent Sirius et James. Les deux personnages leur firent de grands gestes pour les saluer.

« Ça faisait bien longtemps Arthur ! »

« Bonjour James, Sirius … euh on s'est vu ce matin non ? »

« Haha non. Avec Sirius on a testé le Polynectar longue durée, et je peux te dire que ça marche du tonnerre de Merlin ! »

« Vous êtes complètement fou … »

« … On sera pareil Fred ! »

« Promis Frérot »

Mes jumeaux se tapèrent dans la main de manière magistrale comme pour établir un pacte.

« Oh mais c'est les blagueurs de Poudlard ! James ! Faut absolument qu'on leur montre tu-sais-quoi et »

« C'est hors de question Sirius »

Un blanc s'installa. Mme Weasley venait de parler très très bas, toujours très très mauvais signe chez elle. Sirius battit aussitôt en retraite non sans avoir fait un signe vers les jumeaux qui signifiait très clairement « plus tard ».

Alors que tout le monde sortait de la boutique, une nouvelle fort désagréable pour les Weasley vint à eux. En effet, un homme aux cheveux lissés blond platine et une grande canne se tenait dans la rue avec son fils et sa femme. Pas besoin de plus de descriptions. Mr Weasley devint aussitôt rouge (comme ses cheveux) et pria à ses enfants de passer vite et sans faire trop de bruit afin de ne pas attirer l'attention. Mais c'était peine perdu. Une famille de rouquins ne peut pas ne pas passer inaperçue. Et Mr Weasley en fit les frais.

Alors qu'il espérait passer, la canne de Lucius Malfoy – parce que c'était bien cet odieux personnage qui se trouvait là avec son fils Drago et sa femme Narcissa (encore plus en retrait que d'habitude) – le retint par l'épaule. Il l'apostropha :

« Alors Weasley, on ne dit plus bonjour à ses supérieurs », pour toute réponse, Mr Weasley devint encore plus rouge si c'était possible et bougonna un « Lucius ».

« Viens Drago, on change de boutique. Si ce genre de personnes est capable d'acheter quoi que ce soit c'est que cet établissement n'est pas respectable. On trouvera les livres de ton cousin plus tard. » Cependant, il ne sembla vouloir partir tout de suite. Un sourire narquois et arrogant vint gracier son visage. Mr Weasley semblait encore plus proche de l'implosion. On aurait dit qu'il retenait sa respiration. Il passait par toutes les teintes de rouges existante. Bientôt, on pourra inventer une nouvelle couleur de rouge.

« Mais regarde-moi ça James. Si ce n'est pas ma chèèère cousine. Cissy comment tu vas ? » Sirius vint à la rescousse de Mr Weasley (qui aurait probablement frappé Lucius) et détourna l'attention de Lucius un moment. La seule réaction du personnage fut de plisser les yeux.

« Black »

« Je ne t'ai pas parlé Lucius. Je parlais à ma famille. Mais peut être tu ne connais pas ce mot. »

La réaction fut immédiate. Les baguettes étaient levées au quart de tour et un cercle semblait s'être dessiné.

« Ça suffit Lucius. Baisse ta baguette », la situation sembla tout d'un coup plus paisible. Les baguettes étant rangées, la conversation repris alors que les Weasley et Sirius partaient.

« Sirius, bien le bonjour. Je regrette que tu n'es pas pu venir à la dernière réunion de famille, comme ça tu aurais probablement su que Lucius faisait bien parti de la famille. »

Sirius se retourna avec un léger sourire très charmeur et fit un signe de la tête vers sa cousine, comme pour dire que sa répartie avait enfin augmentée après de longues années et qu'il s'en réjouissait. Il se dit qu'il aurait beaucoup de choses à raconter à James et Remus. Il répondit donc de son air le plus détaché tandis qu'il conduisait les Weasley vers un espace dégagé et qu'il s'éloignait peu à peu des Malfoy.

« Malheureusement ma chère cousine, je n'ai pas pour habitude de côtoyer les dérangés. »

« Tu n'as jamais eues de d'habitudes correctes. Je ne te prenais pas pour un lâche Sirius. Mais là, il est clair que tu fuis notre conversation.»

Sirius s'arrêta un très court instant. Il repensa immédiatement à toutes ces fois où il s'était fait traiter de lâche et à tous les éclairs de magie qui avaient suivi ces mots. Sirius se dit que définitivement, il ne pourrait pas utiliser la magie cette fois-ci pour s'échapper de ce qu'il appellerait bientôt une torture. Il retourna donc joyeusement vers sa cousine et lui dit simplement.

« Voyons, j'aidais juste les Weasley à s'échapper du harcèlement de ton vautour de mari. C'est tout ce qu'il y a de plus honorable, crois-moi ! Sur ce, je te laisse à tes passions. »

Et Sirius s'en alla en explosant de rire. Oui ce soir il raconterait beaucoup de choses.

Les Weasley partirent donc dans l'autre sens en évitant soigneusement les Malfoy comme la varicelle du dragon, et se rendirent vers les magasins de divertissement magiques.

Après une bonne heure passée, Mr Weasley emmena Ron vers le magasin de robes de sorcier. Il laissa Ron y entrer et choisir ses robes. Malheureusement pour Ron, il y trouva Drago. Ils étaient les deux seuls dans la boutique. Avec la gérante.

« Alors Weasley, on a enfin assez de sous pour s'acheter des robes convenable »

Ron s'empourpra mais choisit de ne rien dire. Drago enchaîna immédiatement

« Je paris que tu vas finir à Poufsouffle. Mais il faut dire que c'est déjà mieux que Gryffondor. De toute manière qui voudrais se souvenir de toi. Tu n'es »

« Tais-toi Malfoy »

« Oh mais c'est qu'elle peut parler la belette. T'en fais pas Weasmoche, même des gens comme toi peuvent trouver une place dans les poubelles »

Il partit de la boutique avec ses robes et très fier de lui Il laissa également derrière lui un Ron aussi rouge que son père l'avait été auparavant.

Quand Ron sortit de la boutique, il était toujours aussi furieux. Il en parla à son père qui lui offrit son sourire désolé et le rassurant en disant que ce genre de sorcier ne valait pas la moitié de tout l'or du dragon. Cela sembla mettre de bonne humeur Ron presque aussitôt.

Il rencontra le reste de sa famille au chaudron baveur. Ils étaient assis à une table et bavardaient joyeusement, comme toujours. On pouvait déjà comprendre que les jumeaux avaient encore joué un tour à Percy qui avait reçu son badge de préfet et que Ginny parlait du Survivant à sa mère. La conversation cessa dès que Ron s'approcha de la table. Ce dernier s'arrêta brusquement, ne comprenant pas le silence. Il demanda un « quoi ? » discret à Fred ou George qui lui répondit par un signe de tête de regarder derrière lui. Lorsqu'il le fit, il remarqua que les Londubat se trouvaient là. En effet le Survivant était entouré de ses parents (et de la presse) et il semblait bien gêné par toute cette attention. Malheureusement en voulant bouger, il fit bouger une mèche de cheveux qui cachait sa fine cicatrice en forme d'éclair, et il s'attira encore plus l'attention des journalistes. Evidemment ce ne fut pas la fin des réjouissances. La porte du chaudron baveur s'était encore une fois ouverte et laissait place à Narcissa Malfoy et Bellatrix Lestrange. Mise côte à côte, on vit très bien la ressemblance entre les deux sœurs. Elles avaient toutes les deux des épais cheveux noirs bouclés et un teint de peau un peu mat. Elles avaient aussi les éternels yeux gris clair qui marquaient les traits des Black. Mais c'était là que s'arrêtait la ressemblance. En somme, Bellatrix était plus grande et plus maquillée que sa sœur et surtout plus ouverte et tape à l'œil que sa sœur.

Bellatrix cependant n'essaya même pas de chercher l'attention des medias. Elle reniflât et eut un regard mauvais vers les journalistes et Neville mais rien de plus. Elle se trouva une place au bar avec Narcissa et elles commencèrent à parler doucement. Des choses qui ressortirent le plus de leur conversation (car mine de rien Fred et George les écoutaient discrètement à l'insu de leur mère, avec tout le monde qu'il y avait au chaudron baveur, il n'était pas difficile de se trouver près de personnes qui ne voulaient pas être entendu et justement écouter leurs conversation !) fut quelques paroles incompréhensibles. Cependant les mots ingrat, explosion et dégénéré ressortirent le plus de la bouche d'une Bellatrix apparemment furieuse. Peu importe ce qui semblait la troubler – et l'énerver - à ce point Narcissa essayait manifestement de la calmer.

Ce fut les seules choses que Fred et George parvinrent à comprendre au milieu du brouhaha et avant que leur mère ne les voie, ils coururent vers James et Sirius qui étaient en train de parler avec leur père. Ils estimaient la conversation trop intéressante pour la laisser de côté. Lorsqu'ils firent part de leur découverte, Sirius explosa de rire et voulu absolument savoir ce qui pouvait faire enrager à ce point sa cousine complètement folle. Manifestement James fut du même avis. Après tout, il était curieux de savoir ce qu'était la chose que Bellatrix appelait « dégénéré ». Ils n'eurent cependant pas l'occasion d'en savoir plus, les deux femmes dont il était question venaient de se lever et partaient. Bellatrix lança un regard particulièrement venimeux à Sirius comme s'il était responsable de tous les malheurs de son monde. Ce dernier se contenta d'un « Bella ! Ce fut un plaisir aussi ! », avant de rigoler un bon coup avec James après un autre regard assassin de ladite personne.

Au final les Weasley rentrèrent au Terrier épuisé et Fred et George furent encore punis pour une sombre histoire de badge modifié/perdu. Percy passa donc la fin de son été à chercher son insigne de préfet pendant que Fred et George jurèrent qu'ils n'avaient pas touché au badge de leur frère depuis le Chemin de Traverse. Cette révélation ne rassura en rien Mme Weasley qui se dit que les jumeaux pouvaient tout à fait avoir lancé quelque sort à retardement sur l'insigne dans son dos. Tout à fait leur genre. Cependant les évènements s'enchainaient au Terrier et fin aout arriva très vite. L'été avait défilé à une vitesse folle : entre les courses, les matches de quidditch et les farces des jumeaux et sans oublier l'insigne de préfet que Percy ne retrouvait toujours pas, il ne fut pas rare de voir voler des souaffles et des gnomes dans le jardin ni même de voir dans la maison des Weasley à la fin de l'été une sorte d'insecte rouge avec des ailes qui couinait « au secours » et s'enfuyait à chaque fois que Percy s'approchait de lui. Bizarrement, l'insecte semblait avoir une vague forme de P. Il fallut quand même trois jours à Mme Weasley pour retourner le badge de Percy à son état original. Elle donna d'ailleurs un autre sermon à Fred et George. Pourtant, même si l'été arrivait enfin à sa fin, il fut bientôt l'heure de faire ses valises. Et là … ce fut la terreur et la panique. Entre les cris et les larmes, ce fut une soirée très mouvementée que passa Mme Weasley. Mais même avec toutes les précautions du monde, elle savait que demain matin serait encore pire. Ils seraient probablement en retard. Elle poussa un autre soupir de contentement et monta aller se coucher.


Voilà j'espère que le chapitre vous a plus :)

Le prochain est en cours d'écriture