Coucou ! Je reposte au un autre chapitre très vite. je ne vais pas pouvoir continuer à reposter tout de suite. Je reviendrai dans 4-5 jours :)

Pour répondre à certains commentaires, Harry est bien métamorphage, et non, il n'a pas atterit chez les Lestrange. Quant à savoir s'il a perdu ou non la mémoire ... Vous verrez. On reparlera d'Harry un peu plus tard.

Sur ce je vous laisse découvrir ce nouveau chapitre et j'espère qu'il vous plaira :)

Laissez des commentaires, je veux connaitre vos impressions sur ce chapitre :D


Le 1er septembre fut un jour bien remplie et pour tout le monde. La gare de King Cross était bondée comme à son habitude un jour de rentrée et on voyait vers 9h déjà de nombreuses familles accompagnant leurs enfants et les aidants à traverser une barrière invisible. Les moldus ne voyaient rien du tout ni ne comprenaient quelque chose à cette pagaille (« qui se balade avec des chouettes en guise de valises ? » demanda outragée une dame au visage de cheval visiblement moldue à un 1er année terrorisé qui cherchait son chemin). En revanche les sorciers savaient très bien ce que le 1er septembre allait avec : pagaille stress et larmes. Ils se réunissaient sur le quai 9 ¾ et quittaient leurs enfant jusqu'aux vacances de Noël ou jusqu'aux vacances de Pâques. Mais le plus intéressant était d'arriver en avance. En effet il y avait plusieurs points positifs à se trouver le premier sur le quai. Déjà on pouvait observer tous les autres arrivants et rigoler bien dans son coin lorsqu'une personne tombait. Ensuite, pour l'élève, il pouvait choisir son compartiment dans le train et être bien tranquille. Et surtout il pouvait éviter les effusions de larmes de ses parents devant tout le monde. Oui vraiment il y avait tout à gagner.

Toujours est-il que lorsque le train, le Poudlard Express devait partir à 11h, il y avait toujours quelques retardataires. Et les Weasley ne manquèrent pas à la règle.

Le matin avait très mal commencé pour Mme Weasley. Tous ses enfants qui devaient se lever pour aller au collège de magie ne s'étaient pas réveillé à l'heure et n'avaient pas fini leurs valises. Non, ils avaient préféré faire la fête toute la nuit –sans qu'elle le sache bien sûr- et résultat, aucun de ses fils ne semblaient comprendre une phrase. Lorsque les valises furent enfin bouclées et que ses fils s'étaient bien habillé, il fallut bien évidemment courir alors vers la gare de King Cross. Là encore Mme Weasley n'eut pas de chance, il y avait des embouteillages dans Londres ce matin-là. Vraiment le matin des Weasley commençait très mal. Surtout que Percy venait d'entamer une discussion particulièrement inintéressante avec Ron (qui d'ailleurs avait tôt fait de se rendormir. Percy n'y vit que du feu jusqu'à ce qu'ils descendent de la voiture).

C'est donc 7 Weasley qui coururent vers la barrière faisant fi des moldus. Par chance, ils arrivèrent vers 10h40, soit juste assez de temps pour placer tous ses enfants dans le train avec leurs malles et faire ses adieux et rappeler les consignes de sécurité.

«Fred George, pas de bêtises, vous vous occuperez bien de votre frère »

« Oui maman » dirent en chœur les deux rouquins.

« Et puis tu connais, nan, on ne ferait jamais de tort au petit ronichou » dirent Fred, ou peut-être George.

« C'est bien ce qui me fait peur » grommela Mme Weasley.

« Pas de bêtises les garçons. Vous écrivez tous les jours et si jamais je reçois ne serait-ce qu'une lettre de McGonagall parce que vous avez arraché la cuvette des toilettes … gare à vous ! »

« Mais qui a dit que nous ferions une telle chose ! »

« Quoi que maintenant que tu le dis … »

« Ce pourrait être une bonne idée… »

« T'inquiète Ginny, on vient de te trouver un super cadeau ! »

« George ! »

« Non c'était Fred ! Et vous vous dites être notre mère ! »

« C'est outrageant Madame ! »

« OH ça suffit, Fred George, peu importe. Montez dans ce train et ne faites pas de bêtises. Sinon je vous envoie une beuglante dont vous vous souviendrez. Vous m'entendez les garçons ! »

« Oui Maman. C'est clair. Très clair » et sur ces derniers mots, les jumeaux disparurent dans un des wagons du Poudlard Express avec un Ron très pressé de quitter sa mère. Mais celui-ci resta coincé dans l'étreinte de sa mère.

« Maman, tu m'étouffes ! »

« Oh tu vas me manquer, surtout mange bien et amuse toi bien. Tu étudies tous les soirs et … »

« Molly tu devrais vraiment le lâcher, le train va partir sans lui sinon »plaisanta Arthur Weasley

Ce dernier fit un dernier à son fils cadet et le laissa filer dans le train à la recherche d'un compartiment vide.

Finalement après un temps éternellement long, 11h sonna et le Poudlard Express démarra. Sur le quai toutes les familles s'afféraient à dire en revoir à leurs enfants. Ginny commençait déjà à pleurer. Son père le rassurait comme il le pouvait.

« Tu sais tu pourras voir Maureen encore plus et l'année prochaine toi aussi tu monteras dans le train. Une année ça passe très vite … »

Mais cela ne semblait pas suffire à la calmer entièrement. Ginny regarda passer t=le train devant elle tristement. Elle se réfugia dans les bras de sa mère et les trois Weasley repartirent lentement vers leur petite voiture. Sur le chemin du retour ils croisèrent Sirius et Andromeda Tonks. Chose curieuse, il n'était pas avec James et semblait rigoler avec sa cousine. Lorsqu'ils virent les Weasley arriver vers eux, Sirius leur fit signe d'approcher pour expliquer ce qu'il venait de voir et qui le faisait rire.

« Ah Arthur, Molly … et la petite Gin-gin », un coup de langue lui répondit, « Ah si vous saviez … »

« Commence par le début déjà » indiqua Andromeda exaspérée

« Oui bonne idée. Alors comme vous le savez je suis né à »

« Sirius »

Un sourire lui répondit

« Du calme Andy, j'y viens »

En guise de réponse, Andromeda leva les yeux au ciel tandis que Sirius poursuivait son récit.

« Non, franchement j'accompagnais Andy et sa fille, Nymphadora, au Poudlard Express – tu sais qu'elle va rentrer en 4eme année et qu »

« Sirius ! »

« Oui, bon si on peut même plus être un peu fière de sa famille. »

Un sourire apparut sur le visage de sa cousine.

« Continue »

« Oui donc, alors que le train allait partir, on a vu Cissy et Bella qui amenaient leurs rejetons. Du moins c'est ce qu'on pensait avec Andy puis on a vu Lucius et Rodolphus d'un autre côté du quai quitter Drago. C'était plutôt bizarre que Narcissa ne soit pas avec son fils, mais quand on a regardé de plus près on s'est rendu compte qu'elles cherchaient quelqu'un de spécifique. Ou quelque chose. Et tu sais le mieux ? »

« Non Sirius » dit patiemment Arthur qui sentait qu'il n'allait pas tarder à être exaspéré.

« Bella avait perdu son gamin ! » s'exclama Sirius, il enchaîna face au manque de réaction des Weasley et au visage d'horreur que Molly portait, « Non mais genre perdu. Il était plus là. Disparu. Le fils de Bellatrix ! Et le pire c'est que lorsque le train commençait à partir, une vitre s'est ouverte et a lancé un grand « Tante Cissy en revoir, chère mère c'est un adieu ! » d'une voix théâtrale et ensuite un gamin qui ressemblait un peu trop à sa mère si tu veux mon avis a lancé une bombabouse sur Bella ! Bon bien sur elle l'a évité mais quand même ! Il a eu le culot de lancer une bombabouse sur Bella ! Attends je répète, vous avez pas l'air de comprendre, sur Bellatrix Lestrange ! Bon sang, c'était magique. Il a évité de justesse le maléfice de la vieille chouette après mais bon sang qu'est-ce que c'était beau à voir. Lui, il est unique et pas comme ses parents. Ça fait plaisir à voir.»

Toujours un blanc et une Molly au bord de la crise de nerf (il était bien trop incensé dans sa tête de pouvoir défier ses parents).

« Non mais ya que moi qui trouve ça intéressant ou quoi ! Et puis vous avez pas entendu son cri de rage après ? », Sirius s'essaya ensuite à une imitation plus vraie que nature de Bellatrix (et rata magistralement) dans ce qui ressemblait à reviens ici sale gamin. Andy éclata encore une fois de rire avec Ginny mais ni Arthur ni Molly ne parurent particulièrement enthousiasmé. La seule réaction fut un

« Oh le pauvre enfant, il doit être traumatisé ! Se faire attaquer par sa propre mère » de la part de Molly.

Tous les autres le regardèrent comme si une seconde tête lui avait poussé (avec un bon souvenir de toutes les fois où elle-même avait levé la baguette contre un Fred et George particulièrement déjanté). Enfin Sirius partit en ronchonnant en prétextant que personne ne comprenait son humour et que seul son frère d'âme pouvait être sur la même longueur d'onde que lui. Il partit en transplanant sous les rires de Ginny et le sourire d'Andromeda qui s'excusa et partit vers les cheminées.

Finalement les trois Weasley repartirent au Terrier plus ou moins heureux.

Dans le Poudlard Express, les élèves essayaient encore de trouver une place assise. Ce fut donc un Ron dépité qui remarqua qu'aucun compartiment n'était vide. Il souffla un bon coup et se dirigea vers un compartiment où visiblement il n'y avait qu'une seule personne. Un garçon aux cheveux noirs faisait face à la vitre. Timidement, Ron s'approcha et toqua contre la porte du compartiment.

« Euh, excuse-moi, mais je peux m'assoir ? Tous les autres compartiments sont remplis »

L'inconnu releva vivement la tête et fit un grand sourire

« Bien sûr. Entre vas-y. »

Il aida Ron à mettre aussi sa valise dans le filet à bagage et Ron lui fut particulièrement reconnaissant. Il se dit que finalement qu'il avait eu pas mal de chance de tomber sur quelqu'un de sympa et un première année aussi visiblement. Ron, qui était plutôt timide tandis la main et dit :

« Ron Weasley. Ravi de te rencontrer »

« Neville Londubat, de même » dit l'inconnu en lui serrant la main.

La mâchoire de Ron se décrocha.

« Quoi … mais, alors ça veut dire que t'as t'as … »

« Euh … »

« Une cicatrice » lança doucement Ron

Neville explosa de rire, mais d'un rire amer.

« Oui », il lui montra son front en relevant les quelques mèches de cheveux qui lui couvraient la cicatrice en forme d'éclair, « mais tu ne m'en voudras pas si je ne veux pas vraiment m'en vanter. Je ne me souviens de rien, alors il y a pas grand-chose de glorieux dans toute cette sombre histoire de mage noir » répondit un Neville apparemment agacé. Puis tout à coup il devint très timide.

« Mais... Euh, tu veux bien être mon ami quand même ? » demanda-t-il

« Oui, Oui » s'empressa de répondre Ron

Il y eut un silence quand finalement Ron dévia la conversation sur le quidditch. La joie pu se lire dans les yeux de Neville qui répondit qu'il ne connaissait pas grand-chose mais qu'il connaissait deux trois équipes. Evidemment Ron se lança dans un monologue sur la gloire du quidditch et Neville et Ron devinrent ami quasi immédiatement. Le trajet avait commencé depuis deux bonnes heures quand on toqua encore à la porte de leur compartiment. Un garçon (de première année aussi visiblement) arriva essoufflé.

« Vite faut que je me cache »

Et il plongea sous les banquettes et resta dans cette position pendant deux minutes. Dans le couloir on entendait des gens qui criaient « il est parti par là-bas vite attrapez le !». quatre troisième années coururent et dépassèrent leur compartiment. Ils avaient tous les cheveux bleus. Ron siffla.

« Whoa ! Comment t'as fait ça ? »

« Il sont partis d'abord ? »

« Oui » Neville enchaîna, « Comment t'as fait pour leur donner les cheveux bleus ? Et pourquoi ? »

Un garçon un peu plus grand que la moyenne, au teint mat et aux cheveux raides châtains et noirs se releva. Il avait un petit sourire espiègle au coin des lèvres et des yeux bleus profonds.

« Ah si tu savais » poussa t il sur un ton dramatique, « Le petit moi ne faisait que rentrer dans un compartiment vide quand tout à coup trois bêtes de Serpentard ont voulu me jeter dehors. Naturellement j'ai levé ma baguette et paf, voilà le résultat ! »

« Ils t'ont quand même mis dehors en fait »

« … ouais bon ça va … j'ai fait de mon mieux … » se renfrogna le garçon

Neville et Ron éclatèrent de rire et se turent lorsqu'ils virent que le garçon avait sa baguette en main.

« Euh elle est faite en quoi ? » demanda timidement Neville.

Le regard du garçon se fit plus perçant et tout d'un coup il changea d'attitude et explosa e rire.

« Haha je vous ai bien eu les gars. Nan, vous inquiétez pas, je ne vous lancerez pas de sorts ! Au fait ma baguette c'est du bois de chêne ébène et elle est faite d'une plume de phénix. 25 cm. Bref pas très passionnant. Et vous ? »

Les deux garçons répondirent quand même.

« Mais bon sang, je te reconnais ! T'es Neville Londubat nan ? » Lança soudainement le garçon

« Euh oui … mais si tu pouvais ne pas»

« J'adore ! Quand je pense à toutes les blagues que je vais pouvoir faire en ton nom … »

Encore une fois les trois garçons rigolèrent. Enfin Ron se présenta et se fut au tour du mystérieux garçon de révéler son nom

« Baelfyre Black, oui d'après le dragon de chine, je sais c'est pourri mais bon. Appelez-moi Bael ou Fyre, ce sera déjà bien mieux.»

« Black !? Tu es un Black ! Mais ce sont les sorciers les plus noirs que je connaisse ! » s'écria Ron

« Euh non »

Un blanc et puis un autre sujet de conversation.

« Tu sais dans quelle maison tu vas être ? » essaya de relancer Neville

Ron répondit mal assuré : « Gryffondor toue ma famille est passé par là … alors »

Baelfyre répondit tout de suite : « Ce n'est pas ta famille qui compte ! C'est ton avis et ton caractère. Regarde-moi bien Ron, ma famille entière veut que j'aille à Serpentard parce que c'est une maison « noble » mais je vais te dire direct ce que je veux, moi je vise Gryffondor parce que je pense que je suis assez courageux et pas assez loyal ou malicieux pour aller à Poufsouffle ou à Serpentard. Et franchement pourquoi pas Serdaigle aussi. Non ce qui compte vraiment c'est ta volonté ! »

Il y eut comme de l'admiration dans les yeux des deux autres garçons en entendant ce discours.

« Mais tu n'as pas peur que ta famille te … te … »

« Si. Mais je ne veux pas aller à Serpentard. Ce serait montrer à ma mère à quel point je ne serais jamais le fils qu'elle a espéré. Tch ! Si je suivais ses conseils je ne devrais même pas vous parler les gars ! Et toi Neville ? »

« Moi ? Bof, Vraiment tout me va mais je suis persuadé que Poufsouffle sera ma maison de défaut. Je n'ai pas le courage de mes parents … déjà que niveau magique, j'ai mis du temps avant de faire de la magie accidentelle alors là … »

« Non non, ça n'a aucun rapport. Tu iras à Gryffondor mon ami parce que tu en auras la volonté ! »

Bizarrement, même s'ils savaient tous pertinemment qu'ils ne pouvaient rien faire, Neville et Ron se sentirent rassuré par les paroles de Baelfyre.

Enfin le voyage continua et les trois garçons resserrèrent leurs liens d'amitié devant une grosse pile de bonbons en tout genre que Neville paya. Ils virent passer de nombreuses personnes devant leur compartiment (une fille je sais tout qui s'appelait Hermione – « tu es Neville Londubat ! Je sais tout sur toi, j'ai lu tous les livres ! » - qui avait fait bien rire Baelfyre et qui avait inquiété les deux autres garçons et toutes sortes de personnes qui voulaient voir le Survivant – une épreuve en soi pour Neville qui voulut se cacher sous les banquettes). Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin et encore une fois on ouvrit la porte du compartiment de Neville.

« Mais c'est un vrai filet du diable tué ici ! On y rentre quand on veut ! » S'exclama Bael

Le nouveau venu se contenta de lui jeter un regard noir.

« Mon nom est Drago Malfoy, Londubat. Je suis venu parce que tout le monde dit que le Survivant est ici. Je t'offre mon aide (il tendit sa main vers Neville), tu te rendras vite compte qu'ici, il a des familles qu'il vaut mieux éviter »

« Je sais déjà faire la différence Malfoy »

« ça veut dire dégage si t'as pas compris. » repris Bael quand il vit que Drago n'avait pas l'air de bouger. Ce dernier se retourna vivement vers lui.

« T'es qui toi ? Un sang de bourbe je pari. Tu… »

« Tch, raté l'ami. Black, je suis un Black »

« Impossible tu mens, ils ont tous été déshérité et le seul qui reste c'est Sirirus Black et il n'a pas eu d'enfants et »

« Je crois que je connais mieux mon nom que toi Malfoy. Dehors cousin »

Et sur ce, il referma la porte au nez de Malfoy. Il se retourna et ria en chœur avec les deux autres garçons. Le trajet continua et cette fois ci rien ne vint interrompre les trois compères. Alors que la nuit commençaient à tomber et que le train allait arriver en gare, il fallut se changer et se mettre en robes. C'est à ce moment que Bael se rendit compte qu'il avait laissé sa valise dans le compartiment des troisièmes années de Serpentard. Il sentit des sueurs froides monter et il resta sur place pendant que Neville et Ron se changèrent.

« Pourquoi tu ne te changes pas ? » dit Ron en le regardant bizarrement.

« … J'ai oublié ma valise dans l'autre compartiment. »

« Tu penses qu'ils y ont touché ? Tu sais on peut »

« Non, ya des sorts pour empêcher une personne autre que moi de l'ouvrir. Par contre je ne pense pas que je puisse retourner dans le compartiment. », Bael soupira et regarda par la fenêtre d'un air déterminé. Il se leva comme pour sortir quand il fut retenu par Neville et Ron.

« T'es fou ! Tu veux te faire massacrer ou quoi ! Et puis je te signale qu'il va y avoir la cérémonie de répartition ! S'il faut battre un Troll pour rentrer et que t'es pas en forme, tu pourras dire adieu à Poudlard ! »

« Oui ! Arrête ! Je vais te passer une de mes robes. On fait quasi la même taille de toute manière. Tiens, voilà. »

« Oh merci beaucoup les gars. J'avais la trouille. », dit Bael d'une toute petite voix en enfilant les robes que Neville venait de lui passer.

Enfin, le train arriva à pré-au-lard et les élèves sortirent en masse sur le quai. De haut, on avait l'impression que des centaines de fourmis descendaient du train. En effet avec leurs uniformes noirs, tous les élèves se ressemblaient, du moins surtout les premières années. On entendait de ci de là des élèves qui se plaignaient du voyage et d'autres très excité qui commençaient à parler des cours. Parmi ces élèves, on vit Hermione Granger parler avec Percy Weasley de ces fameux cours. Le regard que se lancèrent les trois compères en entendant des brides de cette conversation fut exaspéré mais amusé. Et Ron voulut se cacher. « C'était mon frère », grommela-t-il. Neville lui adressa un sourire d'excuse et Bael lui répondit qu'ils auraient toute l'année pour le rendre fou. De toute évidence, des trois de la bande Bael était le plus gros farceur. Ron se dit qu'il devrait lui montrer Fred et George. L'année promettait d'être très riche en émotions.

Mais cette pensée lui sortit de la tête et Neville Ron et Bael se rendirent vers la fin du quai où semblait-il tous les premières années se réunissaient. En effet on pouvait entendre parmi le brouhaha géant un « Par ici les premières années ! Par ici ! ». En s'approchant de la petite foule les amis se rendirent compte que c'était un géant qui parlait et que sa voix tonitruante portait assez loin pour que toute la population du château puisse l'entendre. Ce fut Neville qui le reconnut aussitôt et lança un « Hagrid ! » très enjoué. Le demi géant lui répondit par un sourire un peu édenté mais qui venait de son cœur.

« Neville ! Quel plaisir de te revoir. Je vois que tu t'es fait des amis », dit-il en désignant Ron et Bael qui le regardait émerveillé. Hagrid rigola un bon coup et lorsqu'il fut certain que tous les premières années étaient bien autour de lui, il leur fit de le suivre.

Hagrid marcha alors vers la sortie de la gare et longea une petite allée. Il décrocha une lucarne et alluma toutes les autres en distribuant une à chaque élève. Quand toutes les lucarnes furent distribuées afin que les élèves puissent voir où ils marchaient, ils continuèrent une petite dizaine de minutes à marcher vers à priori rien. Tous les élèves devenaient de plus en plus impatients et on entendait le bruit des conversations reprendre de plus belle. Enfin, après un moment qui sembla éternellement long à tout le monde, les élèves découvrirent qu'ils étaient au bord d'une rive.

« Ceci les enfants, c'est le Lac Noir. Surtout évitez d'y tomber. On ne veut pas que vous soyez en retard et mouillé pour votre première entrée au château ! » ria Hagrid. Rien ne semblait le vexer apparemment.

« Bien. Faite des groupes de quatre et montez dans les barques. Elles ne devraient pas tarder à arriver. Ah justement les voilà, regardez ! » Et en effet on voyait des barques flotter sur l'eau du Lac et avancer vers eux. De toute évidence la magie était à l'œuvre. Ou alors des créatures dans l'eau faisaient avancer les barques. C'est ce que pensait Bael. Pour vérifier il s'approcha du rivage et s'émerveilla lorsqu'il vit des créatures brillantes à la surface de l'eau. Celles-ci semblaient avoir des écailles bleu vert et il était très difficile de les distinguer. Alors qu'il allait en être sur et plonger la tête dans l'eau, Hagrid le retint en rigola une fois de plus.

« Nan, ne fais pas ça, après tu vas être mouillé et tu vas attraper froid ! »

« Mais il y a quelque chose sous les barques, j'en suis sur je les ai vu ! »

« Haha, peut être qui sait. Le professeur Dumbledore les fait avancer par magie mais de temps en temps des créatures du lac accompagnent les barques. Tu as été très chanceux de les voir. Normalement ce sont des créatures très sensibles et timides. Bon assez bavardé, montez, en route vers le château. »

Dès que les élèves montèrent dans les barques, tous se penchèrent pour vérifier s'il y avait bien des êtres de l'eau sous les barques. Malheureusement personne ne put rien voir et beaucoup furent rappelé à l'ordre par Hagrid pour ne pas faire basculer la barque. Enfin, comme les barques glissaient lentement et que les élèves commençaient à inventer des jeux plus farfelus les uns que les autres (qui imagine compter les bruits comme un jeu !? ou que frôler l'eau avec la lucarne est une bonne idée ?), Hagrid les interpella de sa barque (un peu plus grande que les autres et probablement plus résisitante aussi.

« Regardez. On peut maintenant apercevoir le château ! »

Effectivement, une fois un pont passé (personne ne semblait l'avoir vu auparavant et il fallut qu'Hagrid avertissent tout le monde de se baisser) le château de Poudlard était bien visible et il brillait de mille feux ce soir-là. Du moins c'est ce que pensèrent tous les élèves. Dans chaque barque on entendait des exclamations de stupeur s'élever dans l'air. Certains gardaient juste la bouche ouverte et les yeux bien écarquillés comme pour vérifier que le château ne disparaitrait pas sous leurs yeux. Il était magnifique avec ses tours et ses statues. Il ressemblait à un château du moyen âge (ce qui fut probablement le cas) et Neville demanda à Hermione pourquoi elle fronçait les sourcils. Elle lui répondit d'une manière évidente que si le château était aussi vieux à l'extérieur qu'à l'intérieur, il y aurait du souci à se faire. Et elle commença à énumérer tout les possibles problèmes que cela pouvait poser. Ce fut Ron qui lui répondit abasourdi :

« La magie existe aussi tu sais … »

Hermione rougit jusqu'à la racine des cheveux et se tut en regardant le château avec des étoiles dans les yeux. Néanmoins, dans la barque de Neville, tous sourirent après la phrase d'Hermione. Ron sembla quand même soupirer un « C'est quoi son problème » mais un coup de coude dans les côtes de la part de Neville lui rappela qu'Hermione était une né moldue et qu'à l'évidence, voir un château du moyen âge où l'on pouvait vivre dedans était irréel pour elle. Pas que ça ne le fut plus pour Neville Bael et Ron.

Après encore quelques minutes de glissade, les élèves purent descendre des barques mais là encore le demi géant demanda le calme et la discipline. Il mit un peu de temps car les élèves de 11 ans voulaient absolument bouger et voir le château. Tous n'avaient qu'une seule pensée en tête. Donc, évidemment lorsque les élèves descendirent des barques, quelques personnes voulurent se détacher du groupe et examiner les alentours. Malheureusement il n'y avait pas grand-chose à examiner. Ils étaient sur une berge et les seules choses qui les entouraient étaient des arbres et des buissons.

« Nous sommes dans le parc de Poudlard. Vous aurez tout le temps de le visiter une prochaine fois. Cette fois ci dépêchez-vous, on nous attend dans la grande salle. » commanda Hagrid.

Tous les élèves reformèrent alors les rangs et suivirent Hagrid à travers le parc éclairé par des torches et des boules lumineuses qui flottaient dans le parc (par magie). Ils remontèrent une allée et arrivèrent devant une grande porte (finement travaillée, on pouvait s'apercevoir que les bas-reliefs qui décoraient le contour de la porte elle-même et la formaient changeaient sans arrêt de style comme si elle cherchait une forme particulière sans jamais se satisfaire) qui devait surement mener vers le hall du collège. Tous les élèves attendirent en retenant leur souffle que la porte ne s'ouvre. Enfin après 11 ans d'attente, ils allaient pouvoir pénétrer les lieux que leurs parents avaient foulés bien des générations auparavant. C'était très excitant.