« Vous vous rendrez vite compte que le château à une conscience propre. Alors évitez de l'insulter par mégarde ou vous pourriez vous trouver dans un trou ou il pourrait vous pleuvoir dessus ! C'est déjà arrivé »
Il y eut un mouvement de recul dans la petite troupe d'élèves qui suivait Hagrid et Ron et Bael se regardèrent avec la même lueur dans le regard « génial ! ».
Après un petit temps d'attente (quelques secondes en fait), les portes s'ouvrirent et Hagrid mena les enfants à travers le château. Là encore tout le monde s'émerveilla du château. Les murs semblaient flous comme s'ils pouvaient changer d'apparence. Effectivement, les élèves s'aperçurent qu'un banc venait d'apparaître du mur et que des tableaux bougeaient sans cesse de place. Par eux-mêmes. Ce fut en somme une expérience impressionnante et tous les élèves avaient le sourire aux lèvres. Il n'y en avait pas un seul qui était triste. Ils continuèrent leur chemin et traversèrent des escaliers et ils furent accueilli en haut d'escaliers plus large que les autres par une femme à l'apparence très stricte. Cette dernière avait les lèvres pincées, comme si elle était mécontente et elle portait un chignon gris très serré qui accentuait son air strict. Ses robes vertes émeraude et son chapeau semblaient bouger légèrement alors que rien manifestemment les faisaient bouger. Un regard de la personne sur le groupe d'élèves bruyant fit taire toute les conversations. Tous avaient compris qu'il ne fallait pas contrarier la vieille dame.
« Ah professeur McGonagall ! Désolé, je suis un peu en retard mais les élèves sont tous là. », s'excusa Hagrid. Il rougit un peu sous l'intensité du regard du professeur. Celle-ci détourna encore son regard et vint le poser sur les élèves.
« Merci Hagrid », dit la sorcière. « Je m'en occupe. »
« Bienvenue à Poudlard ! », dit le professeur McGonagall. Le banquet de début d'année va bientôt commencer mais avant que vous preniez place dans la Grande Salle, vous allez être répartis dans les différentes maisons. Cette répartition constitue une cérémonie très importante. Vous devez savoir, en effet, que tout au long de votre séjour à l'école, votre maison sera pour vous comme une seconde famille. Vous y suivrez les mêmes cours, vous y dormirez dans le même dortoir et vous passerez votre temps libre dans la même salle commune. Les maisons sont au nombre de quatre. Elles ont pour nom Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Chaque maison a sa propre histoire, sa propre noblesse, et chacune d'elles a formé au cours des ans des sorciers et des sorcières de premier plan. Pendant votre année à Poudlard, chaque fois que vous obtiendrez de bons résultats, vous rapporterez des points à votre maison, mais chaque fois que vous enfreindrez les règles communes, votre maison perdra des points. A la fin de l'année scolaire, la maison qui aura obtenu le plus de points gagnera la coupe des Quatre Maisons, ce qui constitue un très grand honneur. J'espère que chacun et chacune d'entre vous aura cœur de bien servir sa maison, quelle qu'elle soit. Je vous conseille de profiter du temps qui vous reste avant le début de cette cérémonie pour soigner votre tenue. »
Sur ces derniers mots, son regard s'attarda sur quelques élèves dont Neville dont la cape était attachée de travers (il avait cru que le banc que le château avait fait apparaître resterait mais alors qu'il allait s'assoir pour se reposer quelques secondes, ce dernier avait disparu. Il était tombé sous les rires de tout le monde et il n'avait pas eu le temps de réarranger ses robes lors de la venue du professeur McGonagall) et sur Ron qui avait toujours une tâche sur le nez (Hermione lui avait fait remarquer que sa tâche sur le nez ne partait toujours pas un peu avant mais il choisit de ne pas l'écouter en pensant que c'était une blague). Ses yeux s'attardèrent un moment sur Drago qui rayonnait d'arrogance et sur Bael qui sembla la défier du regard. Un éclair passa dans les yeux du professeur mais Bael fut bien incapable de dire de quoi il s'agissait. D'un geste fébrile, il essaya de dresser ses cheveux, mais ce fut un combat perdu. Ses cheveux mi châtain mi noir semblaient avoir une vie et ils avaient manifestement décidé de faire ce qu'ils voulaient ce soir.
« Je reviendrai vous chercher lorsque tout sera prêt », dit le professeur McGonagall. « Attendez-moi en silence. »
« Alors t'en pense quoi » demanda Bael tout éxcité à un Ron très pâle et un Neville extrêmement timide.
« J'ai peur, elle me met mal à l'aise. Comment tu fais pour la regarder comme ça. » Un sourire éclatant répondit à Neville. Ce dernier poussa un soupir et commença à grommeler que jamais il n'irait à Gryffondor. La panique commençait à se lire dans les yeux de Neville et Ron tremblait. Hermione elle semblait répéter tous les sorts qu'elle avait lus dans les livres de la rentrée. Bael les regarda sans comprendre. La seule chose qu'il voulait faire, c'était montrer ses preuves. De même, Drago avait exactement le même regard pensa Neville. Il essaya encore une fois d'apostropher Neville (échec) et se rabattit sur Bael. Avant même qu'il puisse prononcer une parole désobligeante, une main vint lui tapoter l'épaule. Le professeur était revenu et était probablement en colère. Drago se rangea immédiatement dans les rangs et évita le plus possible le regard du professeur. Neville Ron et Bael sourirent et Hermione leur lança un regard noir. Sur ses lèvres on pouvait lire les mots « fauteurs de trouble ».
« Allons-y maintenant », dit une voix brusque. « La cérémonie va commencer ».
Le professeur McGonagall emmena alors tous les élèves morts de trouille dans la Grande Salle où des centaines de têtes d'anciens élèves les regardaient. Ils étaient tous assis à quatre tables. Au fond de la salle, une autre table, celle des professeurs, et juste devant un tabouret avait été installé. Le trac monta encore plus dans les rangs et Neville aperçut du coin de l'œil les frères de Ron (impossible de les manquer, ils faisaient déjà les zouaves et essayaient de faire rire les premières années qui passaient près d'eux). Il vit que Ron devenait toujours un peu plus pâle et qu'Hermione marmonnait toujours des dizaines de sorts. Il regarda vaguement le plafond se disant qu'Hermione saurait forcément pourquoi il ressemblait au ciel lorsqu'il remarqua le regard de Drago et de ses acolytes (deux gorilles d'après lui qui lui collait les côtés comme s'il avait un sort de collage appliqué sur son corps). Ils étaient fixés sur les mouvements du professeur McGonaGall. Et il y avait de quoi, elle venait de sortir un chiffon sans forme et qui parlait. Bael lui souffla dans l'oreille « C'est un chapeau magique ». Les dires du professeur qui suivirent confirmèrent les mots de Bael. Il sourit à Bael et celui-ci lui fit un clin d'œil. Visiblement se dit Neville, même Bael avait le trac. Il serrait très fort les poings et il laissait ses bras tendus comme des cordes d'arc près de son corps.
Puis tout à coup, le choixpeau se mis en marche et commença à chanter :
« Je n'suis pas d'une beauté suprême
Mais faut pas s'fier à ce qu'on voit
Je veux bien me manger moi-même
Si vous trouvez plus malin qu'moi.
Les hauts-d'forme, les chapeaux splendides
Font pâl'figure auprès de moi
Car à Poudlard, quand je décide
Chacun se soumet à mon choix.
Rien ne m'échappe rien ne m'arrête
Le Choixpeau a toujours raison
Mettez-moi donc sur votre tête
Pour connaître votre maison.
Si vous allez à Gryffondor
Vous rejoindrez les courageux, Les plus hardis et les plus forts
Sont rassemblés en ce haut lieu.
Si à Poufsouffle vous allez, Comme eux vous s'rez juste et loyal
Ceux de Poufsouffle aiment travailler
Et leur patience est proverbiale.
Si vous êtes sage et réfléchi
Serdaigle vous accueillera peut-être
Là-bas, ce sont des érudits
Qui ont envie de tout connaître.
Vous finirez à Serpentard
Si vous êtes plutôt malin
Car ceux-là sont de vrais roublards
Qui parviennent toujours à leurs fins.
Sur ta tête pose-moi un instant
Et n'aie pas peur, reste serein
Tu seras en de bonnes mains
Car je suis un chapeau pensant ! »
A la fin de la chanson du choixpeau, toute la Grande Salle se mit à joyeusement applaudir. Ce fut lorsque le directeur (assis au milieu de la table des professeurs avec ses éternelles lunettes en demi-lune et sa barbe argentée) le va la main que le calme revint enfin dans la Grande Salle.
« Quand j'appellerai votre nom, vous mettrez le chapeau sur votre tête et vous vous assiérez sur le tabouret. »
La voix du professeur McGonagall sortit Neville de sa rêverie et il observa le professeur. Elle sortit de ses poches un rouleau de parchemin qu'elle déplia très lentement au goût de Neville. Elle s'humecta les lèvres et commença à appeler les élèves terrorisés un par un.
Neville regarda Ron et souffla très lentement par la bouche comme s'il retenait son souffle. Il espérait que son nom soit sur la liste. Il avait peur qu'il y ait une erreur et qu'il doive repartir chez lui tout seul.
« Abbot Hannah », lança le professeur McGonagall d'une voix très sévère.
Une élève blonde et l'air un peu perdu s'avança vers le tabouret, « POUFSOUFFLE ! » s'écria le Choixpeau au bout de quelques secondes. Des applaudissements s'élevèrent de la table la plus à gauche. Neville respira très fort.
« Black Baelfyre », un silence tomba dans la Grande Salle. On entendit des chuchotements « Black ! », « c'est un mangemort !» et quelques professeurs levèrent la tête.
Neville vit son ami se raidir et marcher vers le tabouret la tête haute. Le professeur y déposa le Choixpeau et Bael se détendit. Un long moment passa et Bael tourna la tête un peu vers la droite et puis juste après vers la gauche. Neville se rendit compte que sa tête se dirigeait tantôt vers la table des Gryffondors tantôt celle des Serpentards. Il retint son souffle. Quoi qu'il advienne, il pensait très fort que la maison des Serpentards ne lui irait jamais et il redouta que son ami ne soit envoyé là-bas. Neville jeta un coup d'œil vers Ron qui semblait encourager Bael à voix basse en lui conseillant Gryffondor. Et puis ce fut la voix du Choixpeau qui apporta la délivrance : « GRYFFONDOR ! »
Bael se leva très fier de lui et se dirigea vers la table des Gryffondors sous les quelques applaudissements des professeurs et élèves poli, ses robes devenant rouges et en ignorant les murmures des élèves qui se demandaient s'il n'avait pas lancé un sortilège de confusion au Choixpeau. Après tout, les Black allaient tous à Serpentard, c'était connu. Neville sentit sa gorge se serrer pour son ami. Quoi qu'il en dise, ça ne devait pas être facile. Neville regarda ensuite la suite de la cérémonie et entendit que Susan Bones avait été envoyé à Poufsouffle et que Terry Boot était placé à Serdaigle. Les applaudissements pour chacun étaient très faibles.
Neville ne put s'empêcher de frémir. Il voulait absolument que la cérémonie se finisse au plus vite, or le temps semblait s'être gelé. Il regarda Ron qui le regarda aussi (et qui semblait commencer une crise d'hyperventilation). Il ne devait vraiment pas avoir de chance parce que son nom devait être à la fin de la liste (son nom de famille commençait par un W).
« Bullstrode, Millicent » tonna McGonagall
Une élève s'avança d'un pas mal assuré mais elle trouva quand même assez de courage pour mettre le Choixpeau sur sa tête. Quelques secondes plus tard, on entendait « SERPENTARD » et la table la plus à droite qui applaudissait. Brocklehurst Mandy et Brown Lavande furent appelés et respectivement envoyées à Serdaigle et Gryffondor. On pourra noter que les gryffondors firent plus de bruit que toutes les autres tables. Le tour de Michael Corner et de Stephen Cornjual arriva et tous les deux furent envoyé à Serdaigle.
« Crabbe, Vincent »
Un des deux gorilles qui protégeaient Drago Malfoy s'avança. Il avait l'air de ne pas comprendre ce qu'il faisait ici (ce qui était probablement le cas). Il fut envoyé à Serpentard et Tracey Davis aussi. Ce fut ensuite le tour d'un certain Kevin de passer (il était complètement terrorisé celui-là, il alla à Serdaigle) puis celui de Seamus Finnegan. Il passa à Gryffondor.
La salle retint son souffle.
« Finch-Fletchley, Justin »
« POUFSOUFFLE ! »
« Goldstein, Anthony »
« SERDAIGLE ! »
« GOYLE Gregory », l'autre garde du corps de Malfoy s'avança. Il avait l'air un peu plus intelligent que l'autre se dit Neville. Sans surprise il fut envoyé à Serpentard. Il n'entendit pas le nom de la personne suivante, trop occupé à regarder ailleurs, mais il nota qu'elle alla à Serdaigle. Elle avait un peu arrogante.
« Granger, Hermione », la jeune fille que Neville connaissait s'avança (il lui fit un sourire pour la forme) récitant toujours des formules et se posa ensuite sur le tabouret. Le professeur McGonagall lui posa ensuite le Choixpeau sur la tête pour le reprendre quasi tout de suite.
« GRYFFONDOR ! »
Un sourire fugace passa sur les lèvres de McGonagall et les applaudissements de la table des lions rugit de plus belle. Quand le calme se fit, la répartition reprit.
« Greengrass, Daphnée »
« SERPENTARD ! »
« Hopkins, Wayne »
« POUFSOUFFLE ! »
« Jones, Megan »
« POUFSOUFFLE ! »
« Lee, Su »
« SERDAIGLE ! »
Le professeur McGonagall marqua une pausa et fronça les sourcils. Elle appela d'une voix forte :
« Londubat, Neville »
Le silence se fit instantanément. Déjà on entendait que le Survivant faisait sa rentrée. Toute la salle retint son souffle et tous les professeurs devinrent plus attentifs que jamais. Ron poussa légèrement Neville avec un mot d'encouragement. Neville se déplaça lentement vers le Choixpeau et s'assit tout aussi doucement. Il avait les jambes qui tremblaient et les joues rouges. De ça il en était sûr. Son cœur battait de plus en plus vite et il crut qu'il allait exploser. Il se surprit à se demander comment Bael avait fait pour paraître si fort. Parce qu'il savait que là, il ne devait pas sembler aussi rassuré que Bael ne l'avait été. Le noir se fit et il entendit le Choixpeau dans sa tête.
« Allons mon garçon, il ne faut pas douter. Alors alors … oui, je vois que tu as du talent … mais vraiment la maison de Serdaigle ne t'irait pas. Ni Serpentard. Le chemin de la grandeur ne s'ouvrira à toi que si tu vas à Poufsouffle mon garçon … Mais je sens dans ton cœur un grand courage. Par contre il y a un manque de confiance … hmmm… pas facile pas facile. »
« Pitié pas Poufsouffle, pas Poufsouffle »
« Pas Poufsouffle ? Tu es sur de toi mon garçon ? Poufsouffle t'aiderais surement sur le chemin de la grandeur ais si tu es vraiment sur de toi alors ce sera GRYFFONDOR ! »
Neville poussa un soupir de soulagement et partit directement vers la table des lions qui applaudissait plus fort que jamais en criant « Londubat avec nous ! ». Il faillit oublier de redonner le Choixpeau au professeur mais au final il était très content de lui. Il alla rejoindre Bael à la table des gryffondors qui lui souriait avec un petit air de « Tu vois, j'avais raison ». Neville lui sourit aussi et regarda ensuite Ron en lui faisant un signe. Il espérait vraiment que Ron aille à gryffondor aussi. Il s'était vraiment attaché à lui dans le train.
Le silence ne revint dans la Grande Salle qu'après quelques mots du directeur et la cérémonie reprit encore son cours pour la troisième fois.
« McDougal, Morag »
« POUFSOUFFLE »
« McMillian, Ernie »
« POUFSOUFFLE »
« Malfoy, Drago »
« SERPENTARD », le Choixpeau lui effleura à peine la tête.
« Midwidgeon, Eloise »
« POUFSOUFFLE »
Parmi les applaudissements, Neville et Bael entendirent Fred et George dirent que le Choixpeau était truqué parce qu'ils « allaient tous à Poufsouffle ou à Serdaigle ». Les deux amis sourirent et Neville assista par la suite à la discussion passionnée que Bael et les deux jumeaux semblaient avoir. Ils avaient immédiatement pris Bael sous leurs ailes et comprit que c'était un farceur de première, comme eux. Neville se dit qu'il devrait surveiller ses arrières parce qu'il entendit dans leur conversation un bout qui ressemblait étrangement à « guerre des farces ». Il déglutit et se reconcentra sur la cérémonie. Une autre personne avait été envoyé à Serpentard, un certain Moon quelque chose. Neville observa Ron, toujours aussi mal en point et essaya de lui envoyer des signes d'encouragements. Il crut voir du coin de l'œil Ron défaillir mais il dut rêver parce qu'il tenait toujours debout (même s'il tremblait comme une feuille). Il restait à présent 10 élèves.
« Nott, Théodore »
« SERPENTARD ! »
« Patil, Padma »
« SERDAIGLE ! »
« Patil, Parvati »
« GRYFFONDOR ! »
« Parkinson, Pansy »
« SERPENTARD ! »
« Perks, Sally-Anne »
« SERDAIGLE ! »
« Smith, Zacharias »
« POUFSOUFFLE ! »
Il restait plus que quatre élèves à sortir. Le professeur McGonagall reprit.
« Thomas, Dean »
« GRYFFONDOR ! »
« Turpin, Lisa »
« SERDAIGLE ! »
« Weasley, Ronald »
Neville et Bael virent leur ami presque courir vers le Choixpeau.
« GRYFFONDOR ! »
Un soupir de soulagement échappa les lèvres de Ron et toute la table applaudit de plus belle. Il ne restait à présent plus qu'une seule personne. L'élève en question paraissait bien effrayé.
« Zabini, Blaise »
« SERPENTARD ! »
Les applaudissements de la table la plus à gauche se firent entendre. Et puis comme il ne restait à présent plus aucun élève à sortir dans une maison, le professeur McGonagall fit disparaître le tabouret le Choixpeau et le parchemin qu'elle tenait juste avant dans les mains et alla s'assoir à la table des professeurs. Le directeur, Albus Dumbledore, se leva ensuite et annonça que le festin de début d'année pouvait commencer. Il prononça cependant des mots dans le désordre le plus complet et qui n'avaient aucun sens (zing, chaussette et citron ?) et demanda à chanter l'hymne de Poudlard. Il leva alors sa baguette magique et des lettres d'or apparurent dans l'air. Ces lettres formaient le fameux hymne de Poudlard. Tous les élèves le chantèrent sur un ton totalement différent et les jumeaux Weasley terminèrent en dernier sur un ton de marche funèbre.
Sans s'y attendre, Neville se rendit compte que des assiettes, des couverts et des verres venaient d'apparaître sur la table. La nourriture ne tarda pas à arriver. Il se rendit également compte que son ventre criait famine alors il plongea sur le festin. La conversation s'engagea lentement dans la table. Il se rendit vite compte que Gryffondor avait le moins de premières années, alors que toute les autres maisons avaient une dizaine de nouveaux élèves, chez les gryffondors, ils n'étaient que huit. Cela ne posa pas de problème chez Neville qui écouta la conversation. Tout le monde se présenta et il aima tout de suite Dean et Seamus. Ils ne firent pas état du fait qu'il était le « Survivant » (au contraire des deux autres filles qui avaient été envoyé à Gryffondor) et il leur en fut reconnaissant. Tout le monde à la table remarqua que Bael était un blagueur. En effet il venait de commencer une bataille de purée avec les jumeaux (« Celui qui réussi à toucher Percy-le-Préfet gagne une journée d'esclavage des perdants ! ») sous le regard effaré d'Hermione et sous les rires de Ron et Dean.
Soudain les fantômes arrivèrent (de la purée traversa un fantôme avec des chaînes. Ce dernier se retourna pour savoir ce que c'était et se reçut deux autres cuillers de purée. Malheureusement, comme c'était un fantôme, la purée ne fit que le traverser mais elle atterrit directement sur la tête d'un Serpentard qui ne comprit absolument pas ce qui lui était arrivé. Derrière, Neville vit Fred ou George faire un high-five à Bael). Ils semèrent la panique dans la Hall et se retirèrent aussi vite qu'ils étaient parti. Neville eu cependant la chance de faire la rencontre du fantôme de Gryffondor dénommé Nick-quasi-sans-tête.
Alors que le dessert venait d'être servi et que tous les élèves se ruaient dessus, un tintement de verre retentit dans toute la Grande Salle. Toutes les actions cessèrent un instant et les têtes de tous les élèves se tournèrent vers la Grande Table. Le professeur Dumbledore se tenait debout avec sa cuiller et son verre dans chacune de ses mains. Il les reposa sur la table et s'avança vers un pupitre qui venait d'apparaître. Le hibou qui servait de repose-tout s'ébroua et étira ses ailes. Albus Dumbledore commença alors à parler :
« Chers élèves, tout d'abord je voudrais vous souhaiter la bienvenue au collège Poudlard. J'espère que cette année se passera sans trop de problèmes pour vous tous. Je vais cependant vous rappeler quelques consignes. », un blanc accueilli les paroles du directeur, « Avant tout, sachez que le gardien des lieux, Rusard, m'a chargé de vous rappeler qu'il était interdit de traîner dans les couloirs du château après le couvre-feu. Vos préfets feront des rondes avec les professeurs pour s'assurer qu'aucuns élèves ne traînent dans les couloirs. Je préviens également que la Forêt Interdite est interdite comme le dit son nom, et qu'il est absolument inutile de se balader à travers les branches de cette forêt à moins que vous vouliez disparaître. De même je ne vous recommande pas de vous approcher du Saule Cogneur dans le parc. Il est quelque peu sensible et prompt à la violence. Aussi je vous demanderais de vous éloigner le plus possible de l'arbre. Vous trouverez également dans le bureau de notre cher Rusard la liste des 348 objets interdit par le règlement. Vous devrez y faire un tour », ses yeux brillèrent et se posèrent brièvement sur les jumeaux Weasley qui chuchotaient quelque chose à l'oreille de Bael. « Cependant, cette année il y a quelques changements. Le couloir du troisième étage est donc condamné. A tous ceux qui cherchent à y rentrer, je vous préviens, une mort atroce vous attendra. » Le silence se fit très lourd dans la Grande Salle et on entendit des élèves déglutir bruyamment. « Mais ne vous inquiétez pas. Bien sur, vous n'allez pas enfreindre le règlement, donc pas besoin de paniquer. Sur ce je vous souhaite un très bon dessert et une très bonne nuit. Vos affaires vous attende dans vos dortoirs respectifs. Vos préfets vous y conduiront et vous donneront les mots de passe pour y rentrer. »
Sur ces derniers mots très rassurant le directeur se rassit et avala le reste de son sorbet au citron. Neville regarda son assiette et finit lui aussi ce qu'il avait. Il remarqua que la nourriture (qui revenait sans cesse sur la table) commençait à disparaître. Ron se dépêcha pour pouvoir se resservir et Bael prit carrément la tarte au citron meringué en entière au lieu de la découper. On aurait dit que ces deux-là n'avaient pas mangé depuis des années. Ils étaient faits pour s'entendre.
Il fut ensuite temps de se lever de table et de se rendre dans la salle commune. Neville voulut suivre de près Percy (il était préfet après tout et il semblait savoir ce qu'il fallait faire) mais il sentit quelqu'un le tirer vers l'arrière. Il se retourna et vit Bael, Ron et les jumeaux. Apparemment ils avaient une idée derrière la tête qui n'avait pas l'air de plaire à Ron.
« On va faire une petite excursion vers le parc, tu veux venir avec nous ? »
« Vous êtes fous… J'ai pas le choix ? »
« Nan » dit Fred ou George
« Tu vas voir ce sera marrant » affirma l'autre jumeau
« Oui, je suis sûr qu'on peut déposer une bombabouse sur les murs et déposer un sortilège de retardement. Ensuite ya plus qu'à attendre qu'un élève passe dessous pour déclencher une alarme qui fasse descendre la bombabouse et hop ! » s'exclama Bael.
« Vu comme ça … T'as pas peur d'avoir des ennuis ? »
« Dans la vie, il n'y a que des ennuis ! » dit théâtralement Bael. Les jumeaux acquiescèrent et Ron éclata de rire.
« Vous êtes tarés mais je vous suis. Je veux être de la partie. Je vais enfin être libre ! »
« Oh le petit Ronnichou se dévoile enfin ! Fred c'est un miracle ! »
Un coup de pied vint atterrir dans les tibias de George. Ron n'aimait pas le surnom Ronnichou. Noté.
Finalement Neville les suivit dehors et se surpris à sourire. Lorsqu'au bout de quelques dizaines de minutes Fred et George avaient choisis un emplacement apparemment très utilisé avaient-ils-dit (ils s'étaient quand même disputé), et que la bombabouse fut en place sur le mur bien à l'abri des regards (Bael fit les sorts sous les indications de Fred ou de George tandis que Ron et lui faisaient le guet), un bruit sec retentit. Tout le monde s'arrêta. Ils se regardèrent et repartirent doucement vers le hall. Malheureusement ils oublièrent Bael qui était concentré sur son sort. Cependant il sembla que la personne qui foula le sol du parc ne le remarqua pas. En fait, Neville remarqua par la fenêtre qu'ils étaient deux.
« C'est Rogue et le professeur Quirrel. Je me demande ce qu'ils font là » demanda Ron. Les jumeaux regardaient juste la scène avec la plus haute attention. Alors que les deux professeurs allaient vite être hors de vue, la cicatrice de Neville brûla.
« Aïe » chuchota le garçon. Il se frotta le front et regarda les deux hommes partirent. Quelque chose lui disait qu'il n'allait pas aimer se retrouver en présence de ces deux personnages en cours. Il avait vu le professeur Rogue à la Grande Table plus tôt et il lui avait vraiment fait peur. La porte du hall s'ouvrit discrètement sur un Bael tout rouge d'excitement qui leur fit signe que tout se passait comme sur des roulettes. Il n'attendait plus que demain matin pour voir qui passerait sous le piège. Alors que Fred ou George demandait comment il ne s'était pas fait repérer, Bael fronça les sourcils et dit
« Mais il n'y avait personne dans le parc » face aux regards incertains de ses interlocuteurs, il continua « Je lançais le sort et puis vous êtes parti. Ensuite il a fait noir un moment et les murs du château sont devenu flous genre quelques secondes mais j'ai cru que je devais être fatigué. Et quand j'ai eu fini avec le sort une porte est apparue et m'a mené jusqu'à vous. »
Les jumeaux avaient les yeux qui brillaient.
« Oh, Bael ! Le château t'adore déjà ! »
« T'as de la chance qu'il t'est protégé ! »
« Oui, nous il nous a fallu un an et demi ! »
« Il faut pas gâcher un tel cadeau ! »
« Promet de sortir le plus possible »
La poitrine de Bael se gonfla et il lança : « Promis, juré, foi de Merlin. J'emmènerai Nev et Ron avec moi. Je peux pas faire ça tout seul. Hein les gars ? »
« T'inquiète on te protège » assura Ron.
Neville acquiesça aussi mais se dit que personne ne lui avait vraiment demandé s'il vouait faire parti de cette équipe. Il soupira et pensa à sa mère qui aurait tôt fait de lui crier dessus si elle avait eu vent de ses agissements.
« Regarde frangin, on a des petits conspirateurs avec nous »
« Oui je vois ça Gred, cette année va être géniale, je le sens jusque dans mes oreilles ! »
Enfin, les cinq garçons repartirent lentement vers la salle commune, Fred et George (ils étaient aux petits soins avec Bael, pour selon eux « mieux s'entendre avec le château ») donnant les indications sur ce qu'il fallait faire ou ne pas faire (mais surtout ce qu'il fallait faire quand même) à chaque recoin et donnant tous les passages secrets qu'ils connaissaient. Ils dirent quand même qu'il y avait beaucoup de passages à découvrir encore alors qu'il fallait toujours chercher.
« Notre salle commune se trouve au septième étage. Normalement on vous ferez prendre les escaliers mais là on a un peu pitié de vous… »
« Alors voici un passage secret ! Tadà ! »
Ils soulevèrent une tapisserie et un trou se trouvait derrière.
« Ça mène direct au sixième étage. De là il faut juste prendre à droite et monter les escaliers. Vous arriverez devant la peinture de la Grosse Dame. C'est elle qui garde l'entrée de notre salle commune. Il vous faut juste le mot de passe. Et il faut que la Grosse Dame soit coopératrice… »
« Ouais, ça nous ait déjà arrivé qu'elle refuse le passage. »
« Euh » tenta Ron, « mais elle est pas obligé de nous ouvrir si on a le mot de passe ? »
« Si frérot, mais elle prend son temps. Surtout lorsqu'elle t'aime pas »
« Surtout lorsqu'elle t'aime un peu trop aussi »
« Ça n'a pas de sens » s'écria Ron
« C'est Poudlard ! » dirent en chœur les jumeaux.
Finalement Bael s'interposa : « Vous avez le mot de passe au moins ? »
Il y eut une pause. Ron commença à paniquer et à dire qu'il ne voulait pas être renvoyé. Neville sentit ses jambes trembler et Bael regarda les jumeaux en plissant très fort les yeux (en y regardant de plus près on aurait pu dire qu'il imitait McGonagall).
« On vous a eu les gars. Bien sur qu'on a le mot de passe. »
« Perce nous l'a donné juste avant de partir avec vos petits camarades » sourit Fred
Il se dépêcha de donner le mot de passe (Caput Draconnis) à une Grosse Dame suspicieuse et très silencieuse avant qu'un professeur ne vienne et se glissa dans l'ouverture. Il fut suivi de tout le reste du petit groupe.
Une fois rentré dans la salle commune, Neville adora tout de suite la décoration. Elle était rouge et or avec des cheminées, des sièges et des canapés rouges un peu partout. Quelques bureaux dans les coins pouvaient être aperçus. Des tapisseries aux couleurs de la maison pendaient sur un mur et derrière on voyait un escalier en colimaçon qui menait vers les dortoirs des filles (les garçons ne pouvaient pas monter). Il se rendit compte que le château donnait lui-même les meubles qu'il voulait à la salle. Fred et George lui confirmère cette pensée lorsqu'ils dirent que s'ils voulaient travailler un soir, ils pouvaient demander au château de fournir un bureau. Mais juste dans la salle commune. Apparemment dans les dortoirs, la volonté du château ne s'exerçait pas (suite à une sombre histoire d'élève sans lit, un Serpentard qui plus est). Ensuite Fred et George leur montrèrent un escalier droit près d'une cheminée (qui pouvait bouger de place mais qui restait toujours droit disait George). Les cinq garçons s'y engoufrèrent et virent une fois arrivé en haut, sept encadrements de portes avec des gravures marquant les années de chacun au-dessus de chaque encadrement. Il y en avait donc sept, tous disposé de façon à faire un rond.
« Vous vous entrez dans votre dortoir par cette porte là » George montra du doigt la porte où le numéro 1 était gravé.
« Les salles de bain sont à l'intérieur et à côté de votre lit vous attende vos affaires » continua Fred
« Demain il faudra vous lever vers 7h ou un peu plus tôt et descendre dans la Grande Salle pour prendre le ptit dej'. McGonagall vous donnera les emplois du temps. Les cours commencent à 8h donc surtout essayez d'être à l'heure le premier jour »
Neville leur fit un sourire reconnaissant pour les informations.
« Si vous avez besoin de nous, on est dans le dortoir avec le 3 » Fred désigna une autre porte.
« Allez bonne nuit, on se revois plus tard »
« Bael, fais gaffe à tes arrières. Avec Fred on te donne un mois avant de commencer la guerre »
« Je serais prêt »
Ron renifla et sourit : « Je serais avec lui aussi. Et Nev' aussi »
« Euh quelqu'un m'a demandé mon avis … ? »
Personne ne sembla entendre Neville et les jumeaux dirent un « Entendu » avant de rentrer dans leur dortoir.
Après une longue journée, Neville entra dans le dortoir ave Ron et Bael. Evidemment Dean et Seamus les attendaient.
« Alors ! Vous avez fait quoi ? »
Neville grogna. Il n'avait vraiment pas envie de raconter les détails de ce soir. Ce fut Ron qui lui sortit de son calvaire et raconta l'histoire. Bael, lui, s'étaient faufilé vers les douches. Neville lui se dirigea vers sa valise et en sortit de quoi faire pour dormir. Il remarqua que le lit de Bael devait être celui près de la fenêtre : sa valise avait des traces de brûlures, comme si des sortilèges avaient tenté de détruire la malheureuse valise. « Ils y sont pas allé de main morte les Serpentards » rigola Neville. Dès qu'il se mit en pyjama et qu'il éteignit la lumière il s'endormit. Les autres garçons firent de même. Dès que leurs têtes touchèrent les oreillers, ils s'endormirent presque aussitôt. Seul Bael pensa à mettre un réveil, chose qui sauva la fierté des quatre autres garçons.
