Holaaaaa :D

Voilà, vu que le cap des 200 reviews a été dépassé, je voulais poster ce "petit" chapitre surprise pour vous remercier ! :D

Un tout grand merci, vraiment, pour tous vos favoris, follow et vos retours, c'est juste dingue et ça fait vraiment super plaisir ! :D

Merci à Kouan d'avoir relu aussi vite pour que je puisse poster aujourd'hui :D Même si pour le moment elle hiberne (on va dire ça :p), elle revient bientôt ;)

Et merci aux guests, Sab, ClexHeda et Guest à qui j'aimerai vraiment pouvoir répondre ! :)

L'histoire appartient à ADCtrikru :)

Je fais jamais ça d'habitude, mais si vous aimez écouter de la musique en lisant je vous propose J'ai le droit aussi de Calogero pour le début du chapitre. Je ne suis pas spécialement fan de lui mais cette chanson convient totalement je trouve :)

J'arrête le blabla,

Bonne lecture ! :)


Clarke fixait les deux hommes, attendant une explication. Aucun des deux ne faisait le moindre mouvement. Bellamy était sur le point de faire un infarctus et Murphy paraissait assez ennuyé.

Clarke connaissait Murphy car il avait fait partie, avec Octavia, de l'équipe de Taekwondo de Stanford. Mais cela faisait presque six ans qu'elle ne l'avait pas vu.

Elle ne se serait jamais imaginée le trouver dans la cuisine de sa maison, parlant avec son fiancé dans une situation qui était pour le moins suspecte… parce qu'elle avait clairement entendu leur conversation et Murphy avait dit à Bellamy qu'il l'aimait.

Bon sang, que se passait-il ici?

- Bellamy ? Demanda-t-elle.

- Clarke, je peux tout t'expliquer…

Murphy lâcha un rire sarcastique.

- Vas-y, fais-le, dit-il en regardant l'autre homme avec un air de supériorité. Raconte tout à Clarke, explique lui ce qui se passe ici.

- Ferme-la, grogna Bellamy ce qui fit sourire Murphy qui leva les yeux au plafond.

- Elle nous a clairement entendus, lui répondit Murphy en croisant les bras tranquillement, tandis qu'il s'appuyait sur le plan de travail de la cuisine.

- Clarke… c'est…

La mâchoire de la blonde se crispa.

- Depuis quand ? Demanda-t-elle en premier, les fixant tous les deux.

Bellamy jeta un regard à Murphy qui avait un sourire de suffisance plaqué sur le visage.

La rage l'envahit. Tout était terminé. La vie pour laquelle il avait tant œuvré se terminait.

- Clarke…

- Bordel, Bellamy, dis-lui, insista Murphy. Mais quand Bellamy le regarda avec un mélange de peur et de gêne, ce fut lui qui regarda Clarke en disant : Quatre ans.

- Quatre ans ?!

Clarke ne pouvait y croire. Bellamy quant à lui fixait le sol en sentant son visage rougir de honte.

Il avait envie de crier et de casser des choses. Il ne s'attendait pas à se retrouver dans cette situation quand il avait décidé de rentrer plus tôt que prévu pour surprendre Clarke. C'est à ce moment qu'il avait vu Murphy l'attendre devant la porte d'entrée.

Il avait remercié le ciel que Clarke ne soit pas à la maison. Mais cela n'avait pas duré longtemps vu qu'elle était bien là maintenant, avec une expression d'incrédulité et beaucoup d'autres choses qu'il ne parvenait pas à déchiffrer.

Il se sentait coupable et honteux.

Il sentait que tout allait voler en éclats.

- Je peux t'expliquer, lâcha-t-il finalement en relevant le regard. Ça… Murphy et moi…

- Murphy et toi…

- Clarke, ça s'est passé il y a des années et je… je voulais juste expérimenter…

- Ne lui mens pas, l'interrompit Murphy sur un ton amusé. Ce n'est pas une expérience, Bellamy.

- Tu pourrais pas la fermer ?

- Pourquoi ? Pour voir comment tu mens à Clarke à propos de nous ? Tu m'as dit que tu m'aimais, Bellamy…

- Ce… c'était il y a des années, Murphy, grinça-t-il entre ses dents.

- D'accord, si je comprends bien, dit Clarke en levant les deux mains. Vous êtes ensemble depuis quatre ans ?

- Non.

- Oui.

Bellamy regarda de nouveau Murphy, clairement ennuyé par son comportement.

- Tu pourrais t'en aller de chez moi ?

- Nop, répondit Murphy en s'appuyant davantage sur le plan de travail.

Clarke détourna le regard, tentant d'assimiler ce qui était en train de se passer.

Bellamy passa soudainement près d'elle, sortant de la cuisine. Murphy fronça les sourcils et Clarke le regarda, sans pouvoir encore croire à toute cette histoire.

- Désolée, commença à dire Murphy sur un ton sérieux. C'est pas personnel. Mais ça s'est passé avant que toi et lui…

Clarke fit demi-tour et suivit Bellamy qui était assis dans le divan, les coudes sur les genoux, les mains de part et d'autre de sa tête.

Il paraissait réellement chamboulé.

Clarke s'assit en silence à ses côtés

- Désolé, dit-il d'une voix entrecoupée. Si tu savais à quel point je me déteste en ce moment-même…

- Bellamy, dit Clarke en posant une main sur son épaule. Je ne vais pas te mentir et te dire que je ne me sens pas… trompée et blessée mais… tu aurais dû me le dire.

- Je pouvais pas, Clarke. Je ne pouvais le dire à personne…

- Pourquoi pas ?

- Parce que personne ne comprendrait.

Clarke ressentit presque de la pitié pour lui. Vivre dans un mensonge n'était jamais une bonne chose.

Oui, elle était contrariée, mais elle ne pouvait clairement rien lui reprocher. Pas après ce qu'elle et Lexa avaient fait toute l'après-midi passée… mais elle supposa qu'il valait mieux reporter cette conversation à plus tard.

- Depuis quand tu le sais ?

Bellamy la regarda avec des yeux tristes et humides.

- S'il te plait, ne le dis pas à Octavia ou à ma mère, Clarke…

- Calme-toi, répondit-elle d'une voix douce. Je ne le ferais pas. Elle soupira. Mais Bellamy…

- Je le sais depuis toujours. Mais je ne peux pas l'accepter, je ne peux pas accepter ce que je suis, Clarke. C'est pas normal… ce n'est…

- Tu es ce que tu es, Bell. Ton orientation sexuelle ne te rend pas plus ou moins normal, expliqua-t-elle avec tendresse. Mais je ne comprends pas… Pourquoi me mentir ? Pourquoi m'avoir demandé de t'épouser ?

Bellamy se mit à regarder droit devant lui.

- C'est ce que tu es censé faire quand tu as mon âge… je… Il reporta son regard sur la blonde. Je suis désolé, vraiment. Je n'ai jamais voulu te blesser.

Clarke se pinça les lèvres.

- J'imagine que moi non plus, je n'ai pas été tout à fait honnête… Il la regarda du coin de l'œil. Je suis bisexuelle, confessa-t-elle finalement. Bellamy la regarda abasourdi. C'est pour ça que je te comprends… je sais que ce n'est pas simple, que le monde n'est pas totalement fait pour nous. Mais tu dois choisir le chemin qui te rend heureux, pas celui que tu es censé choisir.

- Ce n'est pas aussi simple, répondit-il en secouant la tête. Dans mon secteur de travail, je ne peux pas dire ouvertement que… que je suis… bon sang je n'arrive même pas à le dire, dit-il en se levant et en serrant ses poings. Ils me licencieraient.

- Ils ne vont pas faire une telle chose.

- Et que pensera ma mère ? Dit-il en se reprenant la tête entre les mains. Et mes amis…

- Bellamy, ta mère t'aime. Et tes amis, s'ils ne t'acceptent pas comme tu es, alors ce ne sont pas tes amis.

- Moi je t'accepte, dit Murphy, apparaissant les mains dans ses poches.

Ils se regardèrent tous les deux et Clarke se sentit aussitôt mal à l'aise.

Comment sa relation avec Bellamy avait pu se transformer en un tel désastre ?

Il était logique, que si elle avait été réellement amoureuse de lui, toute cette situation l'aurait détruite. Mais dans le fond, elle le comprenait, elle comprenait ses doutes, son déni.

Elle était passée elle aussi par cette étape difficile en secondaire, étape de laquelle elle était sortie, par chance, plus légère. Mais les normes que la société impose peuvent s'ancrer dans nos têtes au point de nous dégouter de nous-même. Et c'est ce qui s'était passé avec Bellamy.

Elle pensa que c'était assez ironique qu'elle soit sortie avec Finn qui était un imbécile qui couchait avec toutes les filles qu'il croisait et maintenant, qu'elle était avec Bellamy, son fiancé, qui était clairement amoureux d'un homme.

Ses relations avec les hommes ne se finissaient définitivement pas bien.

Bien que pour son histoire avec Lexa, on ne pouvait décidément pas dire qu'elle avait eu une fin heureuse… pas encore.

Penser à la brune la rendait heureuse.

Lexa la rendait heureuse.

Mais elle avait encore peur. Et le désastre qu'elle vivait une fois encore, avec Bellamy cette fois, lui démontrait que probablement, elle n'était peut-être pas faite pour être avec quelqu'un.

Murphy ne rajouta rien de plus et s'en alla simplement, laissant Bellamy et Clarke dans le salon, en silence.

Le téléphone de Bellamy sonna et celui-ci décrocha en essuyant ses larmes. Grâce au sujet de la conversation, Clarke sut que c'était le chef du jeune homme.

Quand il eut fini, il s'approcha d'elle.

- Je dois… je dois m'en aller. Il s'agenouilla en face d'elle, déposant un baiser sur ses mains. On en parle plus tard ?

- Je crois qu'il n'y a rien à rajouter, Bell, répondit-elle avec tristesse. Tu ne m'aimes clairement pas. Il fut sur le point de dire quelque chose mais elle l'en empêcha. Et si je suis honnête, moi non plus. Sinon, comment tu crois que je puisse être aussi calme? Il la regarda, confus. Je… je suis toujours amoureuse d'une personne de mon passé.

- D'une personne de ton passé ?

Clarke commença à enlever son alliance et la lui tendit.

- Je m'en irais d'ici aujourd'hui-même.

Il secoua la tête.

- Reste, s'il te plait. J'irais à l'hôtel et je ne t'ennuierais pas.

- C'est ta maison…

- C'est aussi la tienne, Clarke.

- Vraiment désolée… elle soupira… que ça n'ait pas fonctionné, finit-elle en caressant les cheveux de Bellamy qui détourna le regard.

- Je t'aime, Clarke… On pourrait essayer…

- Moi aussi… mais pas comme on le devrait pour former une famille.

Bellamy la regarda de ses yeux brillants.

- Tu… tu ne m'as jamais aimé de cette manière ? Demanda-t-il en paraissant soudainement blessé.

- Je crois que non, avoua la blonde.

Bellamy acquiesça.

- Qu'est-ce qu'on va faire ?

- Pour le moment, je vais aller travailler, rit-elle ce qui fit esquisser un bref sourire à Bellamy. Tu vas aller le chercher ?

- Qui ?

- Quoi qui ? Rigola-t-elle. Murphy.

Bellamy parut décontenancé.

- Je.. ne… désolé qu'il soit venu jusque ici…

- Bellamy, cesse de dire des bêtises, dit-elle en riant. Tu le veux et il te veut toi.

- Non Clarke, c'est beaucoup plus compliqué que ça.

- Non, ça ne l'est pas. Tu crois que ça l'est mais non. Soudain, elle se rendit compte qu'elle était en train de parler de sa propre relation avec Lexa. Je… Bellamy… Elle lâcha soupir. Tu te souviens de la fille qui est venue souper chez nous avec ton amie Vanessa ?

- Oui…

- C'est d'elle dont je suis amoureuse.

Bellamy tomba des nues.

- Quoi ?

- Je ne te l'ai pas dit sur le moment parce que… eh bien, beaucoup d'années avaient passé et j'étais avec toi et ça n'avait pas d'importance…

- Tu l'as revue ?

- Oui… avoua-t-elle en rougissant. Désolée, je…

- J'imagine que je suis le dernier à pouvoir te faire des reproches. Il se remit debout en secouant la tête. Eh bien quel pétrin…

Clarke esquissa un léger sourire.

- Je veux seulement que tu sois heureux, Bell.

- Je ne sais pas si je vais pouvoir y faire face, Clarke.

- Bien sûr que tu peux, je t'aiderai.

Elle serra le jeune homme contre elle et ce dernier sut que cette étreinte était une étreinte fraternelle.

Ils n'avaient jamais eu une relation très romantique.

Ce n'est pas que Clarke ne lui paraissait pas jolie, elle l'était, mais il ne l'aimait pas réellement. Il ne se sentait pas attiré vers elle comme il aurait dû le sentir… le sexe n'était pas pareil, les moments simples non plus.

Ils méritaient définitivement tous les deux quelque chose de meilleur.

Mais s'ils rompaient leurs fiançailles, il devrait se confronter à la réalité qu'il était… mais il ne savait pas encore s'il était prêt pour ça.

- Pourquoi ? Je t'ai menti…

- Eh bien, pour être juste, moi aussi.

Ils se sourirent tristement en se séparant.

- Prends le temps de réfléchir, lui conseilla-t-elle. Je peux vraiment m'en aller aujourd'hui…

- Non, s'il te plait. Je serais plus tranquille si tu es celle qui garde la maison pour le moment.

- Je trouvais quelque chose rapidement, dit-elle en regardant sa montre. Merde, il est tard.

- Tu étais où ? Tu n'as pas dormi ici ?

Clarke se paralysa.

- Eh bien, écoute…


Clarke ouvrit les yeux quand la sonnette de la porte d'entrée se mit à retentir plusieurs fois. Elle leva son regard vers le réveil qui se trouvait sur sa table de nuit. Elle venait de rentrer de sa garde de nuit et elle avait à peine dormi trois heures.

Elle se posa la question de savoir qui, bon sang, pouvait bien sonner à cette heure. Elle se leva, s'arrachant quasiment de son lit, et les sourcils froncés, elle sentit la mauvaise humeur la gagner. Elle ouvrit la porte d'entrée en se frottant un œil et sursauta en entendant le cri de Raven. Cette dernière lui sauta au cou, la serrant contre elle avec force, tandis que Clarke semblait encore plus endormie que réveillée.

- Oh merde, je t'ai réveillée, demanda-t-elle après tout ce vacarme, se séparant légèrement de la bonde pour la regarder.

- Non, bien sûr, répondit-elle sur un ton ironique. La blonde sourit cependant et serra à ton tour son amie contre elle. Qu'est-ce que tu fous ici ?

- Je t'avais dit que j'allais avoir quelques jours de libres.

- Tu m'as aussi dit que tu voyagerais avec ta copine.

- Elle a annulé donc j'ai décidé de venir voir mon autre copine, répondit-elle en souriant à la blonde. T'as une sale tête, rajouta-t-elle en faisant une grimace.

- C'est parce que j'ai dormi trois heures.

- J'aurai dû t'appeler, désolée. Mais je voulais te faire une surprise et j'ai été à l'hôpital où ils m'ont dit que tu étais ici. Je savais pas que tu venais de rentrer.

- C'est rien, je suis super contente que tu sois venue, dit-elle en la serrant de nouveau dans ses bras. J'ai besoin de toi, ajouta-t-elle d'une voix de petite fille.

- Oh, oh… il s'est passé quelque chose ?

Clarke ricana.

- C'est le moins qu'on puisse dire, Ra. T'as même pas idée.

- Heureusement que j'ai ramené du ravitaillement alors, dit-elle en levant un sac contenant de la nourriture et de l'alcool.

- Il est deux heures de l'aprèm.

- Et alors? Demanda-t-elle en chantant. J'ai la sensation que tu auras besoin de ce que contient ce sac.

Clarke le soupesa.

- Oui, je crois que oui.

- Lexa a quelque chose à voir avec tout ça ?

- Oh oui.

Raven la regarda, surprise.

- Ok, ok, ok, dit la brune en prenant Clarke par le bras et en l'emmenant dans la cuisine. Mettons-nous au travail et raconte-moi tout.

Clarke leva les yeux au ciel.

- Laisse-moi prendre un café d'abord.


La lieutenant Woods, était une figure très respectée dans la base militaire. Non pas parce qu'elle inspirait la peur, au contraire, c'était une personne qui était admirée pour son empathie et son traitement juste, tout en étant exigeante et excellente dans son travail.

Avoir une telle position n'était pas simple pour une femme. Mais Lexa avait su traverser cette épreuve, supprimant les regards de haine et de jalousie de ses compagnons masculins, ou n'importe quelle pensée misogyne sur ses capacités. Chaque jour, les femmes prouvaient qu'elles étaient égales ou même davantage capables dans les tâches importantes.

Ce jour-ci, Lexa avait eu une journée assez difficile et intense. Elle ne rêvait que de pouvoir rentrer chez elle et dormir. Mais à chaque fois qu'elle essayait de s'endormir, elle finissait par penser à Clarke et elle ne pouvait s'empêcher de se réveiller.

- Je crois que tout est parfait, Cavangh, dit-elle à une de ses recrues qui se trouvait autour de la table où un plan avec des navires était étendu. On pourrait commencer l'entretien par cette zone ici…

Le jeune homme hocha la tête.

- Bien, Madame.

Elle entendit son téléphone sonner dans sa poche et son cœur s'arrêta net en regardant l'écran, se rendant compte qu'il s'agissait de Clarke. Elle regarda un des officiers, lui demandant de se charger du reste. L'homme acquiesça et Lexa s'éloigna d'eux, regardant de nouveau l'écran, préoccupée.

Clarke lui avait dit de ne pas la chercher. Et ces derniers jours avaient été une torture depuis ce qui s'était passé dans cette maisonnette… Mais elle avait respecté la demande de la blonde parce qu'elle voulait faire les choses bien.

Et maintenant, c'est Clarke qui l'appelait.

- Clarke ? Répondit-elle sur un ton à la fois sérieux et inquiet.

- Salut, beauté… dit Clarke d'une voix joueuse.

Lexa entendit quelqu'un applaudir en riant dans le fond tandis que Clarke lui demandait de se taire. Elle fronça les sourcils.

- Tout va bien ?

- Tout va bien, c'est génial… en fait, tout va parfaitement, continua la blonde sur le même ton.

Lexa faillit sourire en se rendant compte de ce qui était en train de se passer.

- Tu es saoûle ?

Elle entendit la blonde rire de l'autre côté de la ligne.

- Peut-être bien…répondit-elle d'une voix rauque. Tu serais fâchée si je t'appelais en étant saoûle?

- Non, répondit-elle en se retenant de rire. Je ne serais pas fâchée…

- Cool, parce que c'est le cas, dit la blonde en se remettant à rire. Ce rire envoya directement des décharges électriques dans le dos de Lexa. J'ai bu une bouteille de tequila avec Raven.

- Ah…

- Et on a parlé de toi.

- Ah oui ?

Lexa tentait par tous les moyens de garder son masque sérieux de « Lieutenant Woods », mais c'était compliqué vu tout ce que la blonde lui disait. Elle avait envie de sourire amplement mais essayait de ne pas céder.

- Parce que, tu sais, je n'arrive pas à cesser de penser à toi?

- Ah non?

- Et Raven m'a dit de t'appeler même si maintenant je me dis que c'était une très mauvaise idée parce que tu travailles surement et que tu dois penser que je suis une bourrée horrible et…

- Non, princesse, je ne pense pas ça de toi.

- Mmmh, gémit la blonde. Je t'ai déjà dit que j'adorais que tu m'appelle comme ça ? Bordel Lex… j'ai tellement envie de toi… en moi, sussura Clarke avec un petit rire.

Lexa déglutit en regardant autour d'elle pour être certaine que personne ne l'observait. Elle fit demi-tour et se dirigea vers un coin tranquille.

- Clarke, je pense que tu vas le regretter demain…

- Peut-être. Mais maintenant que Raven est aux toilettes, je dois te dire que j'ai envie de toi. J'ai envie que tu sois là et que tu me prennes, Lex, continua-t-elle avec une voix de plus en plus grave.

Lexa serra ses lèvres pour ne pas sourire. Elle sentait comme son entrejambe vibrait à chaque mot de la blonde.

- Clarke, ne me fais pas ça…

- Je veux sentir tes mains sur mes seins et qu'elles descendent jusqu'à mon… elle explosa de rire. Oh merde, je crois que Raven m'a entendue… T'as entendu ?

Lexa entendit des rires et appuya son front sur le mur, riant elle aussi finalement. Une Clarke ivre était la chose la plus adorable et la plus excitante qu'elle n'avait jamais vue.

Elle désirait tellement aller la voir.

Mais elle se dit qu'il valait mieux ne pas profiter de l'état de la blonde.

- Tu es encore là, Lex ?

- Oui, je suis là.

- J'adore tellement ta voix… Tu veux venir me voir ?

- Plus que tout au monde.

- Raven dit que tu dois venir.

- Dis à Raven que ce n'est pas une bonne idée.

- Elle dit que ce n'est pas une bonne idée, répéta la blonde. Une voix se fit entendre au loin. Raven dit qu'on est toutes les deux des idiotes et qu'on devrait être dans ma chambre à copuler comme des lapins.

Lexa se remit à rire.

- Lieutenant… l'appela une recrue ce qui fit relever le regard de Lexa.

- Pas maintenant, Ferguson, l'avertit Lexa. Le jeune homme acquiesça et se retira. Clarke, je dois aller travailler…

- Non… se plaignit Clarke avec une voix d'enfant. Viens me voir…

- Si tu étais en train de me dire ça, sobre, j'arrêterai tout ce que je fais et je viendrais te voir, crois-moi.

- Mais je suis sobre… un peu, rit-elle en se remettant à chuchoter. Je veux t'embrasser, lâcha-t-elle d'une voix sexy. Je veux embrasser tes lèvres et tes seins. Bon sang, qu'est-ce que j'adore tes seins… La ferme Raven. Elle souffla. Où j'en étais ? Ah oui, tes seins… tu savais qu'elle s'était faite un tatouage avec mon nom ? Lexa supposa que la blonde s'adressait à Raven. C'est pas sexy et romantique ? Tu es sexy et romantique, Lexa Woods, et je te veux dans mon lit maintenant tout de suite.

- Ah oui ?

- Oui maintenant. Viens ou je viendrais te chercher moi.

Lexa laissa échapper un rire, ce qui surprit certaines de ses recrues qui étaient dans la pièce. Ils ne l'avaient jamais vue rire de cette manière.

- Je t'attendrai alors.

- D'accord.

- Dis à Raven qu'elle prenne soin de toi.

- Non, j'ai besoin que toi tu prennes soin de moi.

- Je le ferais aussi longtemps que tu le voudras. Mais maintenant, il vaut mieux que tu ailles au lit et que je retourne travailler.

- D'accord, soupira la blonde, faisant semblant d'être offensée. Retourne à ton travail ennuyant tandis que moi je reste ici à t'attendre, toute excitée.

- Je t'aime, princesse.

- Moi aussi Lexa, je t'aime ! S'exclama-t-elle. Ensuite, elle se mit à rire bruyamment. T'es en train de filmer, connasse ?! Cria-t-elle à Raven, coupant la communication.

Lexa regarda le téléphone dans sa main, tout sourire. Eh bien, ça avait été nouveau et amusant.


Clarke se sentait horriblement mal.

Elle ne savait pas comment elle avait pu se laisser convaincre par Raven, que ce serait une bonne idée de boire une bouteille de tequila au beau milieu de l'après-midi après avoir dormi seulement trois heures.

Mais elle devait récupérer la face car elle avait une opération dans une heure, elle alla donc à la cafétéria pour s'acheter un autre café bien noir. Elle avait également pris un Ibuprofène pour son mal de tête.

Elle était sur le point de demander à des collègues de la remplacer, mais elle s'attendait à se sentir mieux dans quelques instants.

Elle était morte de honte par rapport à ce qui s'était passé la veille.

Elle avait raconté à Raven, comment elle se sentait et ce qui c'était passé avec Bellamy. La brune s'était écriée :

- J'LE SAVAIS ! JE SAVAIS QU'IL CACHAIT QUELQUE CHOSE !

Elle semblait heureuse que Clarke ne soit plus avec le jeune homme. Mais elle paraissait préoccupée à la fois, face à la confusion de la blonde au sujet de Lexa.

- Je crois qu'il n'y a que toi qui sais ce que tu veux. Et je suis certaine que tu l'as veux elle…

- Mais Ra', je ne veux plus souffrir.

- Souffrir fait partie de la vie. On souffre tous à un moment ou à un autre. Et celui qui ne souffre pas, ne peut pas profiter de bons moments. En plus… vous avez une histoire et ça vous aidera à ne pas reproduire les erreurs du passé. C'est sûr que tu l'adores. Il n'y a qu'à voir tes yeux quand tu m'as raconté quand vous avez fait l'amour comme des lapins…

- C'était parfait jusque à ce que tu parles de lapin…

Raven éclata de rire.

- Je crois que ta peur est compréhensible mais ne te laisse pas paralyser par elle.

- Je ne peux pas sortir d'une relation et passer directement à une autre…

- Quelle relation ? Celle où tu es amoureuse d'une fille et lui d'un mec… ?

- Oh bon sang… Octavia… Qu'est-ce que je vais lui dire ?

- La vérité. Octavia comprendra, elle t'adore.

Et Clarke s'était peu à peu sentie plus apaisée, plus soulagée. Et c'était à ce moment que Raven eut la merveilleuse idée d'appeler Lexa.

Maudite Raven.

Clarke sursauta quand son téléphone vibra dans sa blouse. Elle se trouvait dans la salle de garde en train de boire son café.

Lexa : Alors la gueule de bois ?

La blonde sentit son visage rougir et se demanda si elle ne ferait pas mieux d'appeler la brune pour s'excuser, mais décida de répondre à son message.

Clarke : Horrible. Vraiment désolée pour hier…

Lexa : C'est rien, princesse. En fait, j'ai bien profité ton appel.

Clarke : Mauvaise…

Lexa : Je dis seulement la vérité. Tu veux encore que je vienne dans ton lit ?

Clarke rit légèrement.

Clarke : Désolée pour ça.

Lexa : Alors c'est non ? Tout ce que tu as dit hier, c'était des mensonges ? :(

Clarke : Tout ce que j'ai dit ?

Lexa : Eh bien tu sais… sur moi, en toi, mes lèvres… mes seins…

Clarke rougit encore plus et sentit un picotement dans son bas-ventre. Elle pouvait s'imaginer Lexa sourire tandis qu'elle lui écrivait tout ça.

Clarke : C'était vrai. Mais je n'aurais peut-être pas dû dire toutes ces choses.

Lexa : Pourquoi pas ?

Clarke : C'était inapproprié…

Lexa : Clarke, tu peux être aussi inappropriée que tu veux avec moi.

Un large sourire se dessina sur le visage de la blonde.

Clarke : Il faut qu'on parle.

Lexa : Dis-moi où et quand.

Clarke : Tu pourrais venir me chercher après ma garde ?

Lexa : Bien sûr. À quelle heure ?

Clarke : Eh bien… je finis ma garde à trois heures du matin…

Lexa : D'accord je serais là.

Clarke : Lexa, c'était une blague !

Lexa : Tu es encore bourrée ?

Clarke éclata de rire, seule au milieu de la pièce.

Clarke : Ahaha non, je te jure que non. Je finis à huit heures.

Lexa : D'accord, on se voit tout à l'heure, princesse.

Clarke : Encore désolée pour hier…

Lexa : Je veux juste que ce soit clair que c'était toi que m'as écrit en premier et que j'ai respecté ce que tu m'as demandé.

Clarke : Je sais, je suis en désastre et je me contredis.

Lexa : Tu es un désastre magnifique.

Clarke : Garde la flatterie pour dans quelques heures.

Clarke sourit en appuyant sa tête sur le divan où elle était assise.

Sa gueule de bois allait définitivement mieux.


À huit heures pile, Lexa arriva.

Clarke se sentait nerveuse. En réalité, toutes ses émotions étaient sens dessus dessous.

Et ça n'avait pas lieu d'être parce que c'était Lexa, sa Lexa, celle qui la connaissait mieux que quiconque, qui connaissait son âme, ses secrets…mais elle la reverrait après tout ce qui s'était passé ces derniers jours et maintenant qu'elle était pratiquement une femme libre.

Elle voulait lui raconter ce qui s'était passé avec Bellamy et peut-être parler de ce que le destin pourrait leurs réserver à elles deux… parce qu'elle ne pouvait pas continuer à se mentir. Elle voudrait être avec la brune, elle voulait passer le reste de sa vie avec elle. Mais elle n'était pas certaine que la vie leurs offre une nouvelle opportunité. Elle était à un tournant de sa vie et devait prendre une décision.

Décision qu'elle avait déjà prise.

Elle aperçut le Pick-up noir qui était garé dans le parking et prit son sac ainsi que ses affaires, les serrant fortement contre son épaule.

Elle ressentait des nuées de papillons dans son estomac.

Comment devait-elle la saluer ? Un simple bonjour ? Un bisou sur la joue ? Sur les lèvres ?

Bon sang, elle donnerait sa vie pour embrasser ces lèvres, pour investir cette bouche…

Lexa ouvrit la porte du siège passager et… un petit chiot de couleur noire regarda la blonde de ses yeux bleus adorables.

Clarke sentit son cœur fondre instantanément et elle releva le regard pour apercevoir Lexa qui l'observait tout sourire.

- Elle s'appelle Sansa, expliqua la lieutenant, amusée.

- Elle est à toi ?

- À nous… si tu veux.

Clarke sentit qu'une douce chaleur se répandait dans tout son être.

Elle prit Sansa dans ses bras, cette dernière était toute douce et chaude.

- Bonjour, Sansa.

La chienne lui lécha le nez ce qui la fit rire.

- Monte princesse, on rentre à la maison.

Clarke ne sut pas pourquoi mais ces mots la réconfortèrent et la firent se sentir heureuse et comblée.


Et voilà pour aujourd'hui :)

Pour Bellamy et Murphy, je sais pas pourquoi mais ils sont assez souvent ensemble dans les fictions espagnoles et ça me fait plus marrer qu'autre chose XD

J'espère que le moment avec Raven vous a plu et surtout Clarke bourrée qui téléphone à Lexa :')

Lexa a pas été fair-play sur ce coup-là avec le chiot :p aucune chance que Clarke lui résiste :D

Encore un tout TOUT grand merci à vous ! :D

À bientôt, passez un bon week-end et une bonne semaine, et à deux semaines :)

Bye :)