Baelfyre Black était un élève brillant. Rien ne pourrait le contredire. Les professeurs le respectaient pour son intelligence hors du commun, en revanche son attitude laissait à désirer. Il avait déjà établi un record d'heure de colle en début d'année. Minerva McGonagall avait pariée avec Fillius Flitwick que d'ici la fin de l'année, il aurait plus d'heures de colles à son actif que Sirius Black n'en avait eu ses deux premières années réunies. Flitwick avait dit ses trois premières années réunies. Malheureusement, le pari des deux professeurs avait échoué. Après Halloween, Baelfyre Black s'était rétracté. Il ne faisait plus que le strict minimum en cours. Ne parlait que quand on l'interrogeait et ne faisait les sorts que lorsqu'il était précisemment regardé. Sinon, il ne faisait littéralement rien. Il passait ses journées entières sur les livres de la bibliothèque. On aurait dit qu'il avait déjà épluché tous les livres de première et deuxième année. McGonagall l'avait surpris en train de lire un livre de théorie sur la métamorphose d'élément naturel.

Baelfyre Black n'était plus le même élève insouciant qui était rentré au début de l'année en faisait des blagues et en tendant des pièges tous les jours. Bien que McGonagall ne l'avoue jamais, cette guerre des blagues dans la salle commune des gryffondor l'avait impressionnée. Malheureusement elle s'était arrêtée très vite. « Peut-être avait-elle été un peu dur avec les élèves » pensa-t-elle. Elle soupira. Non, elle ne pouvait rien faire pour Baelfyre Black. Ce dernier se cloitrait et voulait rester dans sa solitude. Les lettres de sa famille avaient cessé un temps puis avait repris de plus belle. L'oiseau de la famille le suivait perpétuellement et cherchait sans cesse une bataille. Il arrivait qu'il se pote juste devant Baelfyre et tente de lui voler son livre des mains. A chaque fois il se prenait un sort de stupéfixion. Autrement, Baelfyre était toujours très seul. Les rumeurs à son sujet n'avaient fait qu'empirer, apparemment on le prenait pour le prochain grand mage noir, mais lui, ne faisait rien. Il lisait et parcourait le château. McGonagall le soupçonnait de passer ses nuits dehors mais elle n'avait jamais réussi à l'attraper. Et pourtant celui-ci ne bougeait pas. Toutes les nuits, il se rendait dans une pièce particulière. Dans cette pièce, il y avait un immense mirroir. Et chaque nuit depuis Halloween il restait là à l'admirer. C'était en parti pour cela qu'il ne dormait plus. Il passait ses nuits à contempler son reflet et dès que les premiers rayons du soleil perçaient, il devait se lever et partir. Et chaque jour qui venait était toujours plus difficile que celui d'avant.

Il avait découvert le miroir bien avant Halloween C'était à la fin du mois de septembre et ce qu'il avait vu à l'intérieur lui avait fait peur. Il n'avait pas compris pourquoi, mais il y était retourné quelques fois. Cette image lui faisait tellement peur qu'il n'en avait jamais parlé à Ron ou à Neville. Il redoutait les conséquences.

Et puis sa véritable identité avait été révélée au grand jour. Du jour au lendemain tout le monde le détestait, le méprisait, l'insultait, l'ignorait ou tentait de lui jeter des sorts quand il avait le dos tourné. Ses propres parents parlaient de concevoir un autre héritier plus digne que lui n'a jamais été. Ces paroles l'avaient terriblement blessé. Il s'était rendu compte qu'il ne comptait pas pour Bellatrix lestrage et Rodolphus Lestrange. Il était de trop. Jamais là où on l'attendait, toujours dérangeant. Déjà, à l'infirmerie, les paroles de ses parents avaient fait mal, mais cette dernière ligne de la dernière lettre (oui, il les lisait mine de rien même s'il ne comprenait pas pourquoi il le faisait. Il s'était convaincu que c'était quand même ses parents alors qu'il devait au moins prendre de leur nouvelle de temps en temps. Cependant, plus le temps passait et plus il avait des doutes). Très souvent, il avait dû aller à l'infirmerie pour prendre une potion de rétablissement. Cependant il refusait de se laisser défaire. Il était arrivé à Poudlard dans un unique but. Il s'était alors dit que la solution, que ce qu'il cherchait, ce n'était pas des amis mais de la connaissance. Alors il avait dévoré la bibliothèque. Déjà le programme de première et deuxième année, il le connaissait Il avait commencé le curriculum de troisième année. Mais il sentait qu'il lui manquait quelque chose d'important. Alors il avait fait la seule chose qui avait un sens à ses yeux, il était allé vers le miroir magique. L'image qu'elle reflétait le réconfortait même si elle lui faisait peur. Cette apparition apaisait son cœur et son esprit enragé. Il avait besoin de revoir ce baume. Mais le jour où il avait décidé d'aller revoir le miroir, l'image avait changée. Il avait refusé la réalité et il était revenu chaque nuit. Et chaque nuit cette image ne changeait pas. Oh, il en avait pleuré. Lui, si fier, avait fini par craquer. Crier et pleurer n'avaient cependant servi à rien. L'image restait toujours la même. Alors il la contemplait chaque nuit en espérant un jour que ce qu'il y avait dedans arriverait.

Et puis un soir des vacances de Noël, alors que le château était pratiquement vide, Albus Dumbledore lui avait rendu visite. Il ne l'avait même pas vu au début, tant absorbé par le reflet du miroir magique.

Après quelques minutes, il avait simplement senti sa présence derrière lui et avait été étonné de ne pas l'entendre s'énerver. Après tout, il enfreignait les règles de l'école. Non, il n'avait rien fait. Il ne bougeait pas non plus. Quand il lui parut évident que le directeur n'allait pas bouger de place, il avait craqué :

« Quoi ? Pourquoi vous restez là sans rien faire ? Pourquoi vous ne pouvez pas faire quelque chose ? » demanda plein d'amertume Bael. Un silence avait répondu à sa question. Bael avait pourtant refusé à la tentation de se retourner, comme s'il aurait perdu un défi d'une importance capitale. Finalement le directeur posa une autre question au lieu de lui répondre.

« Mon garçon, sais-tu ce que tu observes toutes les nuits est ? »

Bael le savait très bien. Dès qu'il avait posé les yeux sur ce miroir, il avait su ce que c'était, ou du moins ce qu'il représentait. Il serra la mâchoire.

« Le miroir du Eriséd »

Le directeur fut probablement surpris par la réponse. Il ne 'attendait pas à ce qu'il le sache.

« J'en déduis que tu connais les propriétés de ce miroir »

Bael acquieça

« Alors pour ton propre bien, je te demanderai de ne plus chercher ce miroir. Je sais que tu l'observes depuis presque un mois maintenant. Des hommes se sont laissé mourir devant. Je pense que tu le sais. », le directeur fit quelques pas de plus vers Bel et lui toucha l'épaule. Bael ne chercha pas à se dégager. « Je vais cacher une fois de plus ce miroir. Promet moi que tu ne le chercheras plus. »

« Parce que je le retrouverai, vous pensez ? » dit amèrement Bael. En guise de réponse, la main sur son épaule accentua la pression. Bael soupira et affirma finalement.

« laissez-moi juste cette nuit »

« Ce ne serait pas sage »

« Mais je ne le suis pas, professeur »

« Bien, mais juste cette fois. Demain, il ne sera plus là »

Alors que le directeur allait partir, Bael osa une dernière question.

« Professeur, je peux encore vous poser une question ? »

« Eh bien, tu viens de le faire, ais vas-y, je t'écoute » dit doucement le directeur.

« Que voyez-vous dans le miroir ? »

Le directeur marqua une pause : « Je me vois entouré de paires de chaussettes. C'est fou le nombre de personnes qui croit que me donner des livres me fait véritablement plaisir. »

Bael eût un sourire navré.

« Et toi, mon garçon, si je peux demander »

« … je me vois en train de boire une boisson moldue, le coca je crois que ça s'appelle. Vous devriez essayer, c'est très bon professeur »

Dumbledore s'arrêta alors. Il soupira et regarda Bael. Il répondit tout à coup :

« J'avais une sœur autrefois mais elle est morte. Un drame familial terrible. Depuis, lorsque je regarde dans ce miroir, je me vois avec une famille entière et heureuse. »

« Merci, professeur. Vous n'étiez pas obligé de répondre pourtant. »

Dumbledore balaya de sa main la réplique de Bael

« Et toi mon garçon, je suis curieux de savoir vraiment ce que tu vois. »

Un silence de plus. Chaque phrase semblait coupée d'un silence et rallonger démesurément la conversation.

« Ça a changé vous savez. Vers Halloween, ce n'était plus la même image. »

« Tu avais déjà vu le miroir avant. Tu dois parcourir le château vraiment longtemps pour savoir où se trouve le miroir, je l'avais bougé plusieurs fois de place. »

Bael eût un sourire désabusé et une petite étincelle passa à travers ses yeux bleus. Dumbledore ne manqua pas cette émotion.

« Oui. », un silence passa et Bael continua, « la première fois que j'ai vu le miroir, je n'y ai as cru. J'ai refusé de croire que je voulais, que j'espérais une telle chose. A ce moment ça me paraissait impensable. », Bael prit une grande respiration et des larmes brillèrent dans ses yeux. Sa voix cassée reprit, « Je voyais ma mère qui me souriait et me serrait dans ses bras et mon père qui me reconnaissait. Pour la première fois, ils semblaient fier de moi », Bael s'arrêta et essuya ses larmes d'un revers de la main. « D'une certaine façon, je pense que je le veux toujours mais que jamais je ne pourrais atteindre ce désir. Et puis après Halloween, un autre désir plus important a pris la relève. »

« Des amis. »

Bael affirma.

« J'ai peur de ce que je désire, professeur. Est-ce que ça fait de moi une personne mauvaise que de vouloir la reconnaissance de ses parents. Non je ne pense pas. Mais vouloir celle des miens ? Parce que vraiment, à part ceux qui se sont rallié au Seigneur des Ténèbres pendant la guerre, tous les autres voient mes parents comme des démons. J'ai donc l'impression que c'est une faute de vouloir leur faire plaisir. Et pourtant mon cœur se serre à chaque fois que je ne le fais pas. Parce qu'au fond je les aime un peu, ils m'ont élevé et … »

« Je pense que ce que tu recherches n'est pas la reconnaissance de tes parents particulièrement. Je pense que tu recherches l'amour de quelqu'un vers qui tu te sens proche. Aujourd'hui, tu te sens probablement proche de tes parents, mais qui sait, demain peut-être te sentiras-tu plus proche de tes amis que de tes parents ? Alors tu chercheras leur reconnaissance à eux, et ensuite tu chercheras quelqu'un que tu pourras aimer comme un frère, une sœur, un père ou une mère. Il y a tant de choses à découvrir. Tu es encore trop jeune pour penser que tu as fait quelque chose de mal. Le fait que tu doutes comme cela ne fait certainement pas de toi une personne mauvaise, au contraire. Elle fait de toi un être humain. Il n'y a rien à redouter, mon garçon. »

Pendant le discours du directeur, Bael s'était retourné.

« Et si jamais je deviens un mangemort comme ce que les autres disent. Comme mes parents. Alors je serai un danger pour »

« Tu ne dois pas avoir peur de toi, d ce que tu vas devenir. C'est toi qui forgeras ton avenir. Pas ce que les autres ont décidé pour toi. Je pourrai te parler d'une personne qui était dans la même situation que toi et qui s'en ait remarquablement bien sortie. », la tête de Bael se releva vivement, « Sirius Black, il me semble que c'est une personne de ta famille. »

« Oui, mais on a pas le droit d'en parler à la maison. »

« Tu devrais lui poser tes questions. On ne tourne pas tous comme ses parents … Sur ce, je te souhaite une bonne nuit mon garçon. »

Les mots du directeur restèrent gravés dans la mémoire de Bael. « Oui » pensa-t-il, « Je créerais mon propre avenir ».

Cette nuit-là, Bael ne se retourna pas. IL avait décidé de ce qu'il allait faire et cela commençait par écrire des lettres.

Et attraper ce maudit oiseau qui devait se cacher derrière sa fenêtre de dortoir. Ou dans un couloir.

La rentrée des élèves à Poudlard fut marquée par une remarquable fête. Le festin fut absolument incroyable, mais par-dessus tout ce fut la réconciliation entre Bael et Ron qui marqua les esprits. Alors que Ron, Neville et Hermione remontaient vers la salle commune, ils avaient croisé Bael sur le chemin. Les quatre personnes s'étaient arrêtées sur leur pas. Neville avait alors fait le premier pas et Hermione avait suivi, mais Ron était resté en arrière. Il avait regardé Bael et finalement tendu la main. De joie, Bael l'avait pris pour la serrer mais il s'était fait avoir. La main de Ron était piégée et on put voir Bael marcher avec une barbe et des cheveux très longs dans tout le château pendant toute la journée. Cependant il avait refusé d'aller à l'infirmerie clamant haut et fort que « Ron s'était juste amélioré pendant les vacances ». L'image avait été très forte et le manque de vengeance de Bael sur son camarde parut convaincre l'ensemble de la population de Poudlard que Bael n'était pas un mangemort en devenir. Désormais, on ne voyait plus Bael sans Ron. Ils étaient devenus inséparable. Neville essayait tant bien que mal de passer inaperçu (son statut de Survivant le poursuivant toujours) dans le groupe mais c'était peine perdu. Le trio était donc réputé pour faire des farces à la hauteur des fauteurs de trouble comme les jumeaux. Dans ces moments-là, Hermione ne les suivait jamais mais dans toutes les autres occasions, on pouvait l'apercevoir en compagnie des trois garçons de gryffondor.

D'ailleurs, plus que jamais la guerre des blagues avait repris à Poudlard en janvier. Et elle ne s'était pas arrêtée à la salle commune des gryffondors. Déjà que la salle devenait un vrai parcours du combattant (résultat de l'effort combiné de Ron, Bael, Fred et George), les escaliers étaient devenus une épreuve de plus. Fred et George avaient décidé que mettre un sortilège glissant sur les marches de tous les escaliers du château serait bien plus pratique que de les laisser en état (c'est ce qu'ils répondirent à une McGonagall passablement irrité) et Ron et Bael avaient mis en place un sortilège d'expulsion involontaire. Pendant une semaine, on assistait donc à des personnes au hasard qui sautait soudainement en l'air alors qu'elles étaient assises. Les professeurs Rogue et Quirrel furent les plus touchés par l'incident avec tous les Serpentards. Bien sûr, les deux amis reçurent la colle de leurs vies mais ils avaient l'air de ne rien regretter. Même la beuglante de Madame Weasley n'effaça pas le sourire du visage de Ron. Le sablier rouge des gryffondors en prenait un sacré coup quand même, mais très peu de lions leur en voulurent. Les blagues étaient bien trop amusantes pour leur en vouloir réellement.

Alors que Ron et Bael remontaient les escaliers un soir après leur colle avec Rusard (nettoyer la salle des trophées un à un sans magie était vraiment épuisant), ils passèrent les professeurs Rogue et Quirrel. Quirrel, qui avait toujours une dent contre Bael voulu mettre une heure de colle à Bael pour être dans les couloirs aussi tard mais il ne finit jamais sa phrase. Bael était passé devant lui sans lui accorder un regard. Le pauvre garçon ressemblait à un zombie. Il n'avait qu'une hâte aller se coucher et programmer une autre farce avec Ron et Neville. Inutile de dire que le professeur Quirrel se vengea dans les autres cours sous toutes les formes possibles (« Black ! Vo Votre crav crava cravate est m m mal att attaché ! 5 p points en mmoins ») et Bael se plaignit et annonça qu'il préférait Rogue à Quirrel. Au moins la chauve-souris le laissait tranquille depuis qu'il savait qu'il était le fils de Bellatrix Lestrange. Il y avait bien quelques avantages à être le fils d'une dérangée. Quand, avec Ron, ils atteignirent enfin le portrait de la Grosse Dame, elle refusa de les laisser entrer. Bael simula une crise d'épilepsie remarquablement bien jouée pour qu'elle les laisse rentrer (« ah, ma potion est à l'intérieur ! Si seulement je pouvais … ah ! ») et Ron traina dans la salle commune Bael mort de rire.

« Ha qu'est-ce qu'il faut pas faire pour pouvoir rentrer » se lamenta Bael, « Dis donc c'est quoi ces têtes ? Nev', Hermione ? »

Neville et Hermione étaient assis dans les fauteuils de la salle commune près du feu et Ron se saisit d'un autre fauteuil pour s'assoir. Bael choisit de rester au sol. Il lui paraissait très confortable.

« Ecoute, Bael, il faut qu'on te raconte quelque chose. Tu ne vas pas t'endormir là ! » la voix d'Hermione ramena à la réalité Bael illico presto. Il releva la tête avec des yeux grands ouverts, presque trop. Hermione lui jeta un regard dédaigneux mais continua. « Nev', Ron et moi on a découvert en novembre que Rogue essayait de voler quelque chose qui se trouve protégé par un Cerbère dans la salle interdite au troisième étage. »

Personne ne parla.

« Dis quelque chose ! » s'énerva Neville. Le silence de Bael ne lui plaisait pas.

« … et qu'est-ce qui est protégé ? »

« Bah voilà, on sait pas trop … encore … » commença Ron

« On sait juste que c'est petit, ça tient dans une main et que ça a un rapport avec un certain Flammel » dis Hermione.

Un éclair de reconnaissance passa dans les yeux de Bael.

« Style, Nicolas Flammel ? »

« Je sais pas, tu le connais ? »

« Pas personnellement mais de nom oui. Il est très connu tu sais. »

Face à la tête de ses camarades, il reprit. « Il a inventé la pierre philosaphale. »

« C'est exactement ce que Rogue cherche à dérober » affirma Neville content de pouvoir accuser son pire ennemi.

« Nev' réfléchis, qu'est-ce que Rogue aurait à gagner d'une vie immortel. Déjà qu'il semble bien aigri, je l'imagine pas rester pour toujours comme ça et puis … mais oui ! » un autre éclair passa derrière les yeux de Bael.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? »

« Je vous avais pas dit parce que je ne pensais pas que ce serait très important mais à l'évidence c'est la clé même. Lorsque je me promenais dans la forêt interdite, » ses trois amis ne furent pas surpris de savoir que Bael avait trainé là-bas, après tout il sortait presque tous les soirs dehors, « et je suis tombé sur le cadavre d'une licorne. Et il y avait quelque chose qui buvait son sang … »

Hermione paru soudainement terrifiée : « Mais, le sang des licornes est sacrée ! Celui qui en boit … »

« Est maudit à jamais. Condamné à vivre une demi-existance. Il est à moitié en vie à moitié mort, nemi animi. »

« Tu penses que Rogue aurait pu .. ? »

« Oui. » trancha Ron. Bael affirma.

« Oui il pourrait mais ce n'est pas le cas. » puis il fronçât les sourcils. « Vous savez sur la carte des Maraudeurs, j'ai observé Quirrel. Pourquoi ? Parce que l'étiquette qui indique son nom se tort de temps à autre … J'ai remarqué qu'il allait souvent vers le couloir interdit, vers un certain « Touffu » mais sinon … »

« Oui ! c'est le nom de Cerbère »

Bael les regarda comme s'ils avaient mangé un troll. « Qui a nommé ce monstre ?! »

« Hagrid … » répondit Neville penaud.

Bael se frappa le front en marmonnant une histoire de fou amoureux des créatures magiques dangereuses.

« Sinon tu penses que c'est Quirrel ? C'est impossible, il est ultra peureux. Il doit essayer de prendre Rogue sur le fait ! » assura Ron

« Peut être … t'as sûrement raison », Bael garda pour lui le fait qu'il avait vu sur la carte des Maraudeurs un autre nom partager l'étiquette de Quirrel, celui de Tom Elvis Jedusor. Il avait prévu de faire des recherches sur ce fameux Jedusor. Deux choses étaient sûres : Quirrel subissait une possession et on pouvait trouver des traces de Jedusor dans le château. Oui, la salle des trophées avait justement un des trophées au nom de cette personne. Une piste parfaite pour commencer à étudier ce Jedusor.

Pour les quatre Gryffondors, février et mars passèrent très vites. Les cours devenaient plus intenses aussi et Ron et Neville avaient du mal à tenir le rythme. Sans aucunes surprises, Hermione et Bael semblaient ne pas faire la différence entre la difficulté des sorts du début d'année et celle de fin d'année. Au grand dam de Ron, Bael avait même commencé à passer ses journées dans la bibliothèque. Il disait qu'il voulait étudier la métamorphose plus en profondeur. Neville lui avait demandé quoi exactement et avait répondu énigmatiquement par « animagus ». Hermione qui était toujours dans les parages avaient failli faire une crise d'apoplexie (« Mais tu es fou ! C'est de la magie très puissante ! Et c'est interdit par le ministère de la Magie pour les sorciers de premier cycle ! ») mais Ron avait demandé à ce que Bael le tienne au courant. Lui aussi voulait essayer de se transformer. Bael promis.

En vérité ce qu'il cherchait n'était pas de la documentation sur les animagus et la façon de le devenir (il avait déjà fait ses recherches là en novembre) mais sur ce Jedusor. Il n'avait pas trouvé grand-chose d'ailleurs. Jedusor avait été porté disparu peu après l'ascension du Seigneur des Ténèbres. Probablement une des nombreuses victimes de la guerre. Bael su donc juste qu'il avait été un préfet de Serpentard 50 ans auparavant et qu'il avait été un élève brillant. Ensuite, Bael était remonté vers les arbres généalogiques de ce Jedusor pour mieux comprendre ses origines mais à sa grande stupéfaction, il n'avait trouvé qu'une ascendance moldue qui vivait dans un petit village au nord. Little Hangleton. Mais Bael ne savait pas quoi faire de cette information !; Parce que Jedusor ne se trouvait dans son village natal mais au château. Il n'était clairement pas mort pendant la guerre et possédait le professeur Quirrel.

Bael avait lors cherché du côté de la possession et était tombé sur un livre de magie noire qui n'expliquait pas très bien tous les procédés de possession. De ce qu'il avait retenu, Bael en avait conclu qu'il fallait un morceau d'âme ou de la légilimencie pour contrôler totalement une personne. L'Impardonnable Impero marchait aussi. De toute évidence, Bael était arrivé à la conclusion que ce Jedusor était un sorcier bien sombre. Malheureusement ses recherches avaient dû s'arrêter. Il ne parvenait pas à trouver plus d'informations sur Jedusor. Et Bael était allé chercher très loin, jusqu'à tomber sur un paragraphe qui traitait des Horcruxes. Cette description l'avait tellement dégoûté qu'il avait fermé le livre tout de suite.

Il était plutôt parti sur la piste d'un fantôme. Donc rien de bien méchant en somme.

Bael soupira et retourna vers la salle commune de gryffondor. Sur le chemin il tomba sur Ron et tous les deux remontèrent ensemble. Après avoir encore parlé d'une manière d'humilier les serpentards (le match de quidditch que les gryffondors avaient perdu face aux serpents n'étaient clairement pas passé du tout, mais alors pas du tout), ils en revinrent à parler de la pierre philosophale et la manière d'arrêter Rogue.

« Il faut savoir quand est-ce que Rogue va la voler » dit Hermione.

« T'es marrante. Comment on peut le savoir ? » intervint Ron.

Hermione se tourna vers Bael qui leva les mains l'air de dire qu'il ne pouvait rien faire pour le savoir aussi. Ensuite elle se tourna vers Neville.

« J'en suis pas sûr, mais j'ai entendu dire que le professeur Dumbledore partait pour Londres ce soir. Alors peut être que Rogue va essayer de voler la pierre ce soir aussi… Tant que Dumbledore n'est pas là, il aura plus de marge de manœuvre » tenta d'une petite voix Neville

« Mais oui ! T'es un génie Neville ! » s'écria Hermione, « Il faut vite prévoir un plan »

« Si tu penses que prévenir les profs sera suffisant, tu te fourres le doigt dans l'œil 'Mione » dit Bael, face aux questions de ses amis, il élabora « Ce sont les profs qui doivent protéger la pierre. Donc Rogue fait partie du staff. Si jamais il apprend qu'on sait qu'il va voler la pierre, il va se méfier. Il faut donc que ce soient nous qui descendions et prenions la pierre avant lui. »

« Euh, je sais pas si c'est une bonne idée … Si il y a des pièges devant pour nous barrer la route comme Touffu, je suis pas sûr d'aimer l'idée », dit Neville.

Bael rigola

« Mais bien sûr qu'il y aura d'autres pièges. Mais qu'est-ce que l'aventure sans un peu de danger ? »

« La vie peu palpitante d'un élève de première année » répondit du tac au tac Hermione.

Bael balaya sa phrase d'un revers de la main.

« Et puis Touffu, il s'endort si on lui joue un peu de musique. Hagrid l'a échappé en novembre quand je lui ai rendu visite.