Bonjour tout le monde, je sais que ça fait un moment que je n'ai pas posté la suite de cette histoire mais je n'ai pas abandonnée ! J'ai eu un petit surplus de travail ces derniers temps mas tout devrait rentrer dans l'ordre. J'essaye de poster la suite dans les prochains jours ;)
Sujr ce bonne lecture, essayez de laisser des commentaires, ça fait toujours du bien au moral ^^
Neville sentait vaguement une odeur de désinfectant dans ses narines. C'est d'ailleurs la seule pensée qui lui vint à l'esprit lorsqu'il ouvrit les yeux. Pas le fait qu'il ne pouvait bouger absolument aucun de ses membres. Lorsqu'il ouvrit donc ses yeux, ils se posèrent sur une forme argentée. Il pensa d'abord rêver, puis se rappela qu'il devait probablement se trouver à l'infirmerie. Avec tout le bruit qu'il avait dû faire avec cette histoire de pierre et de … mage noir. Après quelques secondes de plus il remarqua que cette forme argentée était en fait celle du professeur Dumbledore avec sa barbe énorme, et non pas ne lumière de l'infirmerie.
« Bonjour Neville. Comment te sens-tu ? »
« Professeur ? Où suis-je ? »
« A l'infirmerie mon garçon. J'ai bien peur que Voldemort ne t'ai drainé de tes pouvoirs magiques. Heureusement que les professeurs sont vite arrivé … »
« Mais comment je suis arrivé ici ? »
« Ah ! » un petit sourire se dessina sur ses lèvres, « Je crois que tu as un ami très dévoué … Vois-tu, il a fait exploser la Grande Salle pour que les professeurs viennent à ta rescousse. »
« Bael … C'est bien lui qui a fait ça ? Il va bien ? Et Ron ? Et Hermione ? »
« Miss granger va très bien. Elle a pu reprendre les cours. Mr. Weasley également. Il a passé quelques jours à l'infirmerie mais rien de bien grave. Quant à Mr. Black, je crains qu'il soit encore alité un peu de temps. Ses blessures étaient plus contraignantes et fatigantes. Il devrait se réveiller pour les examens de fin d'année pourtant. Je suis sûr que cela lui fera plaisir » une lueur d'amusement passa dans son regard. Un petit silence passa. Nul doute que chacun des deux personnages repensaient aux évènements qui venaient de se passer.
Finalement, Neville posa la question qui le tourmentait depuis un certain temps.
« Quand j'ai touché Quirrel, il s'est brûlé … Vous savez pourquoi ? »
Dumbldore poussa un soupir mais répondit tout de même à sa question.
« Quirrel était un être possédé par Voldemort »
Neville trembla à la mention de ce nom
« Il ne faut pas craindre un nom mon garçon, cela ne fait qu'accentuer la peur de l'être même quand il n'est qu'un humain parmi d'autres. »
« Oui, professeur. »
« Sais-tu ce qu'il s'est passé cette nuit où Voldemort a été détruit ? »
« Non, pas vraiment. Mes parents m'ont vaguement dit que j'avais détruit Vo … Vous-Savez-Qui. Je n'ai jamais pu m'en rappeler pourtant. En fait … je me souviens seulement d'un éclair vert. »
« Cette nuit Neville, Lord Voldemort avait prévu une attaque de grande envergure afin de s'emparer du pouvoir et de persécuter les sorciers et les sorcières de Grande-Bretagne, et peut être d'ailleurs, s'il avait réussi. Cette nuit tous ses mangemorts ont attaqué des endroits d'Angleterre. Je suppose que ça tu le sais déjà ? »
Une affirmation de la tête lui répondit. Le directeur continua alors son petit discours.
« Alors tu dois aussi savoir que Lord Voldemort avait un itinéraire bien précis en tête. Cependant il est passé par toi et quelque chose en toi l'a détruit. », Dumbledore regard Neville qui baissait la tête presque de honte « L'amour que tes parents t'ont porté a détruit Voldemort. C'est pour cela que tu es devenu le Survivant. »
« Mais … mais il a dit que je n'étais pas sa cible … juste un … »
« Voldemort a toujours été très bon pour semer le doute dans les esprits des personnes, surtout chez les plus jeunes. Certes tu n'étais pas la personne qu'il cherchait, si jamais il cherchait vraiment quelqu'un … Tom a souvent cherché des excuses pour expliquer tous ses actes rationnellement, mais tu l'as détruit. C'est exactement ce qui compte. »
« Mais, … vous savez de qui il parlait ? Ou de quoi ? »
Un soupir passa chez Dumbledore. Il ferma les yeux et prononça encore quelques mots
« Cette nuit a été terrible, mon garçon. Beaucoup de sorciers ont laissé leur vie. Je ne peux pas t'en dire plus pour l'instant. Quand tu seras plus grand, je t'assure que tu le sauras. D'autant que je ne peux pas te dire plus que ce que je sais déjà. Les pans de Voldemort n'ont jamais été très clairs. En attendant », Dumbledore commençait à partir, « Repose toi bien et profite de tes parents. » Alors que le directeur s'en allait, il dit quand même « Et joyeuses Pâques ! »
Neville soupira. Il ne comprenait pas vraiment le directeur. Il semblait à la fois tout savoir et ne rien savoir.
Soudain les portes de l'infirmerie s'ouvrirent. Neville tourna la tête et vit ses parents accourir vers lui. Il fit un grand sourire et se jeta dans les bras de sa mère.
Lorsque Ron se réveilla la première fois, il était seul. La deuxième fois, il se réveilla parce que quelqu'un lui parlait.
« Debout ! Mr Weasley ! Debout ! La journée va commencer et vous êtes gueri ! »
L'infirmière, Madame Pomfresh agitait devant lui une potion à la texture suspicieuse.
« Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
La dernière chose dont il se souvenait c'était la caverne et la partie d'échecs géants. Et là, il se retrouvait visiblement entre les murs de l'infirmerie avec la dite infirmière qui secouait une horrible potion devant ses yeux. Comme si je vais la boire pensa lugubrement Ron.
Au final, ce fut un Ron grognon qui sortit de l'infirmerie. D'abord, il n'avait pas pu soutirer une seule information à l'infirmière sur ce qu'il se passait, ensuite il avait effectivement dû boire l'infâme potion et encore après il avait vu Neville dans un lit. Un autre lit était occupé mais les rideaux étaient fermés. Probablement Rogue, il l'a bien mérité s'était dit Ron.
Quand il était remonté dans la salle commune de gryffondor, c'est Hermione qui l'avait taclé et raconté absolument toute l'histoire. Quand elle arriva à la fin de son récit, Ron ne savait pas de quoi être le plus choqué. Par Neville qui avait dû affronter non pas Rogue mais Voldemort (qui au passage possédait Quirrel et qui était au dos de sa tête) ou par Bael qui avait fait exploser la Grande Salle. Apparemment toujours en réparation depuis une petite semaine.
« Waouh ! J'adore ce mec … »
« Ron ! C'est pas le moment ! Et je te signale que tes deux meilleurs amis sont à l'infirmerie ! »
Ron se tut. Il soupira et répondit que ce n'était pas comme s'ils allaient mourir. Ils étaient justes en train de prendre du repos.
Hermione l'avait frappé avec un bouquin et elle était repartie dans son coin. Ron avait haussé les épaules et avait ensuite attrapé ses deux frères préférés.
« Hey ! Les gars, vous savez ce qui s'est passé ! »
« Ron ! Tu es enfin levé ! »
« Maman va être ab-so-lu-ment ravie ! »
« Oui, tu pourras tout lui raconter … »
« Je te dis pas l'état dans lequel elle était quand ils ont transporté ton corps inconscient vers l'infirmerie … »
« Histérique ! »
« Magique ! »
« Je dirai même plus ! »
Les jumeaux finirent ensemble avec un sourire mesquin et fourbe « Chaotique ! »
« … noooooooon …. J'y avais pas pensé ! Elle est repartie ? »
Les jumeaux affirmèrent et Ron se dépêcha de sortir un parchemin et une plume pour écrire une lettre à sa mère.
« En fait, Dumbledore lui a quasi tout expliqué mais elle veut juste savoir si tu vas bien, tu sais avec tout le raffut que vous avez fait … »
Ron s'arrêta d'écrire. Il se figea et tourna la tête vers ses frères.
« On a perdu beaucoup de points ? »
« … Tu le crois ça, mon cher frère ! »
« Le petit Ron compte les points de la Maison ! »
« Fred, George ! Dite le moi ! »
Les jumeaux attendirent un moment pour mettre au supplice leur cadet. Il eût beau les supplier de toute sorte, ils évitaient sans cesse le sujet. Finalement après être fatigué de voir leur frère pédaler dans le vide ils répondirent :
« Rogue voulait que Bael soit renvoyé de Poudlard mais Dumbledore est intervenu. McGonagall aussi je pense mais elle était furieuse. Et bizarrement aucuns points n'a été enlevé du sablier. »
« Ouais, je pense qu'ils attendent que vous soyez tous rétablis afin de voir vos têtes quand ils enlèveront tous les points. »
« Eh, George, tu penses qu'il y a moyen de finir l'année avec 0 point. »
« Ah, Fred ! … Oui, je pense qu'on vient officiellement d'établir un nouveau record. »
« On sera les derniers cette année encore ! »
Ron avait la mâchoire qui pendait au sol. Lui qui avait tant investi pour éviter de se faire prendre la nuit pour justement ne pas perdre des points …
Bael essaya d'ouvrir les yeux plusieurs fois. Il savait, non, il sentait que ses paupières étaient ouvertes. Mais il ne voyait rien. C'était le noir. La première fois, il s'était dit qu'il était juste dans une pièce noire et la seconde fois aussi. Puis, tout doucement il avait commencé à entendre les voix des personnes qui entraient et sortaient de la pièce où il était. Il avait même redouter d'être devenu aveugle. Puis il s'était calmé, rien n'aurait pu le rendre aveugle.
De ce qu'il devinait, il était dans un lit et quelqu'un le forçait à boire des potions de temps à autre. Bael soupçonnait que ces potions étaient de potions de régénération rapide mais il ne pouvait pas bouger ou ouvrir la bouche ni même les yeux pour le confirmer. Il n'était qu'une poupée. Alors en attendant qu'il puisse faire quelque chose, il écoutait les conversations des personnes qui passaient. Il avait entendu quand il était réveillé bien sur, parce qu'il dormait très souvent, les parents de Ron et de Neville. A leurs cris de joie et au prénom de chacun il avait vite deviné que les parents de ses amis étaient venus. Il était très content pour eux, ils avaient l'air d'être vivant et en bonne forme.
Mais bien trop souvent à son goût Bael se rendormait. Il ne maîtrisait pas du tout ces phases de sommeil et se mettait à rêver de son enfance. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas pensé à son enfance. Ce qui revenait le plus souvent était la première fois qu'il avait fait de la magie accidentelle. A l'époque, il avait utilisé ses capacités de métamorphage pour amuser un autre enfant de son âge. Il se rappelle encore de la scène très vivement. C'était en fin d'année vers décembre. Il ne devait pas avoir plus de cinq ans. Peut être six. Ses parents l'avaient amené chez les Malfoy et étaient resté pour dîner. C'était la deuxième fois qu'il rencontrait son cousin Drago. La première était … dans une pièce, mais il était bien incapable de dire laquelle. Il y avait d'autres enfants … enfin, l fait est que pour la deuxième fois il rencontrait son cousin. Et surtout, pour la première fois, il apprenait à le connaître vraiment. Ils étaient montés tous les deux à l'étage pour laisser leurs parents parler en toute discrétion et Drago était tombé. Il s'était fait mal au genou et lui ne savait pas quoi faire. Il y avait une petite égratignure sur le genou de son cousin mais il pleurait à chaude larmes. Comme Bael ne voulait pas faire monter les adultes ou un elfe qui aurait tôt fait de prévenir les adultes, il avait tenté de faire rire son cousin. Il avait changé la couleur de ses cheveux à un rouge très vif et fait des grimaces. Cela avait immédiatement changé l'humeur de Drago qui riait maintenant. Malheureusement les adultes avaient entendu les cris de Drago et étaient monté avec leur baguette en main, prêts à attaquer toute créature. Ils avaient donc vu un Bael avec les cheveux rouges et un Drago à terre avec une petite égratignure.
Bael sentit sa gorge se serrer. La suite des évènements devenaient plus sombres. Quand ils étaient rentrés au Manoir, ses parents lui avaient crié dessus comme quoi il faisait honte à la famille. Ensuite il lui avait été interdit de réutiliser ses capacités de métamorphomagie. C'était trop « impur et indigne » de sa condition. Et juste après il avait été consigné dans sa chambre après que ses parents l'ont puni. II se souvient encore que sa mère l'avait gifflé avant de lui dire de monter dans sa chambre et de ne plus ressortir. Les yeux, pleins de haine et de larmes, il avait obéit. Mais la remarque de sa mère l'avait marqué à jamais. Le reste de son enfance se passa de la même manière : il finissait par désappointer ses parents presque à chaque fois. Sinon, ils les rendaient furieux. Et c'était ces yeux-là qu'il revoyait dans ses cauchemars. Ceux de sa mère, qui le regardaient avec u détachement et une … amertume presque irréelle. Enfin, ce n'était qu'un rêve. Toujours est-il que c'est quand il fut consigné dans sa chambre que son premier grand accident de magie accidentelle arriva. Il avait été tellement en colère face à la réaction de ses parents qu'il avait fait exploser sa chambre et tout ce qui se trouvait dans un radius de 5 mètres à la ronde. Inutile de dire que ses parents lui infligèrent la correction de sa vie à la baguette. Bael frissonna en pensant que son père avait été à deux doigts de lancer un Impardonnable sur lui une fois. Sa mère était intervenue et avait murmuré quelque chose à l'oreille de son mari et il était parti sans un regard pour Bael. Peu après, sa mère avait eu comme idée de lui faire faire une activité pour canaliser son énergie « négative ». Le piano.
En vérité, il aimait beaucoup jouer du piano. Lorsqu'il en faisait il se sentait à l'aise et content. Ce qui le rendait plus joyeux, c'était quand sa mère l'écoutait. Oh, elle n'était quasiment jamais dans la même pièce que lui quand il en faisait mais il l'avait aperçue derrière un couloir avec sa tante Narcissa. Elle lui avait fait un sourire un jour. Bael s'était alors sentit très fier de lui et il avait voulu revoir ce sourire sur le visage de sa tante et celui de sa mère. Alors il avait continué et s'était largement amélioré.
Mais son père ne trouvait pas le piano comme une matière noble. A chaque fois qu'il en jouait, le regard désapprobateur de son père le hantait. Il avait donc vite arrêté de faire du piano quand son père se trouvait à la maison. Il pensait d'ailleurs que son fils avait arrêté mais le piano se trouvait encore dans la salle à musique du manoir.
Pour le faire changer d'habitude, Rodolphus lui avait fait faire de nombreux sports sorciers à l'exception du quidditch (son cousin en faisait déjà et ce sport n'était pas digne de grand et noble sorcier comme eux). La chasse, les échecs, le hockey magique … Tous autant de sports et de jeux que Bael avait détésté. Il l'avait un jour dit à sa mère qui avait rigolé et dit qu'il était bien comme elle. Il s'était même senti fièr. Ensuite elle l'avait regardé un instant et demandé de la suivre. Là elle l'avait conduit dans une énorme salle. La salle de combat et de duel. Elle lui avait ensuite tendu une baguette magique qui avait appartenu à un membre de la famille. Ensuite, sa mère lui avait enseigné les bases du duel de sorcier et quelques sorts. Il était vite apparu que Bael apprenait très vite tous les sorts et toutes les règles. Bellatrix avait sourie et Rodolphus avait brièvement applaudis sa performance quand il était entré dans la salle.
C'était un des rares moments vraiment heureux qu'il avait de ses parents et de son enfance. Le reste se mêlait dans la stricte indifférence, tristesse et rage de ses parents pour lui.
Bael souffla. Il venait de se reréveiller. Cette fois-ci, des éclats de voix venaient de lui parvenir aux oreilles.
« Albus, ils ne sont même pas venu voir leur fils ! Leur sang et leur chair est blessé et ils ne viennent même pas ! »
« Minerva, s'il s'avérait que les parents de notre jeune patient sachent que leur propre fils a participé à la démise de Voldemort, je n'ose imaginer les conséquences pour notre cher élève. J'ai donc décider de laisser de côté ce passage et je ne leur ai dit que le minimum. »
« Le minimum ? Albus, sûrement, ce n'est pas aussi grave que ça. Il doit y avoir un moyen … »
Les voix s'arrêtèrent.
« Ce sera le choix de Mr. Black de choisir s'il veut annoncer la vérité à ses parents. »
« Vous n'y pensez pas ! C'est, c'est … Enfin ! C'est évident qu'il va mentir ! »
« Personne ne peut savoir ce qu'il va penser et faire. Je sais, Minerva que nous ne pouvons rien faire pour lui, mais si jamais il a besoin d'aide, nous nous devons de lui en donner. Pour lui, les jours sombres ne font que commencer. »
Les éclats de voix avaient alors diminué et Bael avait ressombré dans l'inconscience. Il avait ensuite fait plusieurs allers et retours entre l'inconscience et la réalité mais jamais il n'avait pu rester dans l'un de ces deux plans.
Finalement, un petit matin (les oiseaux chantaient par la fenêtre et Bael sentait un rayon de soleil filtrer et chauffer son corps), il put enfin rouvrir les yeux et voir quelque chose.
« Ah ! Notre patient s'est enfin réveillé. »
Une douce voix de vieil homme se fit entendre. Le directeur de Poudlard se tenait debout juste devant son lit. Bael essaya de se lever mais ses muscles le tiraient un peu trop. Il défia du regard le directeur comme pour lui dire d'oser dire quelque chose mais rien ne sortit de la bouche du sorcier. Une simple lueur d'amusement passa mais il laissa faire Bael.
Bael se recoucha et étudia son environnement. Il était bien dans l'infirmerie de Poudlard. Il remarqua que sur sa table de chevet, se trouvait quelque cadeaux (de ses amis) et une lettre (de sa famille à en croire le sceau). Finalement il commença la conversation avec le directeur.
« Pourquoi vous êtes là ? » demanda rudemment Bael.
Dumbledore ne fit aucun commentaire. Il ne parut pas entendre ce que disais le garçon.
« …, vous savez je vous ai entendu avec le professeur McGonagall. »
« Oh, je ne savais pas »
« Merci » lacha enfin Bael, « Merci de ne pas avoir tout dit à mes parents », puis il fronça les sourcils, « Vous avez dit que j'avais participé à la démise de Voldemort, mais … si c'était vraiment le cas alors cela voudrait dire que son vrai nom … Tom E. Jedusor. Ce n'est pas un nom de Sang Pur et le seigneur des Ténèbres est … un Sang-Pur. C'est ce que me dit Mère à chaque fois que …»
Le vieux directeur avait fronçé des sourcils lors de l'emploi du nom de Seigneur des Ténèbres. Il n'avait cependant rien dit d'autre.
« Oui. Tu l'as deviné, c'est bien juste. Bien que je sois curieux de savoir comment tu as pu découvrir une telle chose. C'est probablement un des plus grands secrets de Tom. Ou Voldemort si tu préfères. » dit le vieil homme en regardant le regard hagard de son élève, « Il n'est autre que Tom Elvis Jedusor. »
Bael retomba dans son lit. Il regarda le directeur tracer des lettres argentées de sa baguette. Et les replacer dans un autre ordre.
« C'est un simple acronyme. Un enfant s'amuse souvent à faire ce genre de chose … mais ce n'est pas très étonnant quand on connait à quel âge il a commencé à … se délecter de la peur des autres.»
« C'est impossible. » coassa alors Bael dont la gorge venait de devenir soudainement très sèche, « Il n'est même pas un Sang-Pur » répéta-t-il
« Le fait que tu le saches me laisse penser bien des choses, mon garçon. Je te donnerai un conseil que tu ferais mieux de suivre. Ne dis jamais à ta famille qui est véritablement Voldemort. »
Bael se crispa. Il le savait bien sur. Rien que d'appeler le Seigneur des Ténèbres par Voldemort était un affront grave, alors l'appeler par son nom de naissance … Mais savoir que son père était un moldu et que lui, lord Voldemort, se permettait de juger tous les non Sang-Purs, cela le révulsait.
« Et sa mère ? Vous savez qui c'est ? »
« Je ne devrais pas te le dire en principe. C'est un secret bien gardé. »
« J'ai le droit de savoir. » accusa le jeune garçon. Dumbledore céda quand même au bout d'un léger temps d'attente.
« … Mérope Gaunt. Elle est morte peu après avoir donné naissance à Tom et l'a laissé dans un orphelinat. Le père n'a jamais voulu reconnaître la légitimité de Tom. Le reste de l'histoire, je pense que tu la connais. »
« Il les a tué. Son propre père. Et … ce qui restait des Gaunt. »
On entendit les oiseaux chanter encore une fois. Bael continua.
« Il va revenir. Mes parents en parlent de temps en temps et espèrent qu'il va revenir. Et si jamais il revient il faudra qu'il se cache. » Bael regarda le directeur dans les yeux, « Sa chambre a déjà été préparé, professeur. »
De toute évidence, Dumbledore était surpris. Ses yeux avaient fait une étincelle.
« Promet moi, mon garçon, que si ce jour arrive, le jour où Lord Voldemort reviendra, promet moi que tu seras prudent. Toi plus que tous les autres. Tu es proche à la fois du Survivant et à la fois de Voldemort. Tu seras donc une cible de premier choix. Tous voudront te faire incliner. Tu seras l'espion de tout le monde et je pense que tu le sais. »
Bael serra les yeux très forts, des larmes coulaient sur ses joues.
« Je ne veux pas, professeur … je ne peux pas. »
« … Je ne te cache pas que ce sera difficile. Si tu ne le peux pas, alors pars et cache toi loin de ta famille. Ce sera la seule chose à faire alors. Ce sera probablement des paroles que tu entendras souvent. Mais ceci ne reste qu'une hypothèse ! Tom est bien loin d'obtenir un corps de façon définitive. Même si son âme survole la réalité humaine, il ne devrait pas revenir. Même s'il a failli aujourd'hui. Rien n'est encore fait, alors surtout ne te morfonds pas. Tu as des amis sur qui compter.»
« Ils me demanderont de prendre parti. » marmonna Bael
Dumbledore baissa les yeux. Lui aussi avait presque honte de dire quelque chose.
« Tu es fort. Tu es incommensurablement courageux. Cette nuit, tu l'as fièrement démontré. Ne te laisse pas défaire par Voldemort. Tu as encore un avenir devant toi. Un brillant, il n'y a pas de doutes à avoir. Si jamais Voldemort revient, tu ne seras pas sans défense. Tu auras grandi, tu auras des amis et tu seras plus fort qu'aujourd'hui. Ne te laisse pas abattre par cette ... simple pensée. Ce jour que tu redoutes n'est pas avant un bon moment. Si jamais il arrive. Il se peut que tu sois déjà vieux et Voldemort ne sera pas encore là. Ne vis pas dans l'attente et la peur. Jamais. »
Bael pleurait toujours à chaude larmes. Les paroles du directeur lui réchauffaient le cœur.
Oh, il savait depuis longtemps que ce jour viendrait mais il avait repoussé la réalité. Il continuerait probablement pour un bon moment. Il aimait penser que Voldemort avait disparu une bonne fois pour toute. Seulement voilà. Il n'était pas mort. C'était un menteur. Et ses parents l'adoraient. Son meilleur ami était son pire ennemi. Devait être son pire ennemi.
« Sache que je serai toujours là pour t'écouter. Si jamais tu as besoin de parler il s'entend »
« Merci » renifla Bael
Le reste de la journée, Bael choisit de se lamenter. Finalement se fut Rogue qui le sortit de ses larmes.
« Eh bien, Black. On ne fait pas le petit rigolo. »
Bael le foudroya du regard. Un sourire fourbe se dessina sur le visage du maître des potions.
« Votre petite aventure dans le couloir du troisième étage a fait le tour du château. Bien entendu, la Grande Salle en a fait les frais. Si j'étais vous, Black, je ferais attention où je mettrais les pieds à l'avenir. Vous vous rendrez vite compte que le château n'aime pas qu'on détruise ses salles. »
Bael resta sur place à le regarder. Puis il se rappela des milles et une sorties de nuit dans le château et se surpris à y repenser. Soudain il repensa à toutes ses farces et il rigola. Oui, Rogue venait de lui redonner le sourire.
Bael choisit alors de se lever et d'ouvrir les cadeaux. Sur sa table de chevet on pouvait voir des chocolats et des sucreries de la part de Ron et Neville, des cartes de rétablissement de la part d'autres élèves de Poudlard et à sa grande non surprise, les devoirs et les cours qui manquaient de la part d'Hermione. Il fit donc la première chose sensée qui lui vint à l'esprit : il mangea tous les chocolats et les confiseries. Il lut toutes les cartes et finit par ouvrir la lettre de ses parents. A sa grande surprise, il n'y avait pas un seul mot sur ses agissements au château. Juste deux phrases écrites à la va-vite par son père. Ta tante viendra te chercher. Nous parlerons au Manoir.
Rien de très rassurant en somme. Le fait qu'il n'y ait rien sur sa conduite le déroutait un peu. Il n'était pas à l'aise du tout. Mais sinon, il était content : il n'y avait pas eu de sorts dessus.
Il rangea finalement ses affaires et mis cette sombre pensée de côté. Il ouvrit ensuite les rouleaux de parchemins qu'Hermione lui avait laissés. Dessus, les notes des cours qu'il avait manqué, soit presque un mois. Il regarda le calendrier et plissa les yeux. Les examens de fin d'année étaient pour dans quelques jours.
« C'est pas vrai … faut que je me dépêche de commencer les révisions ! »
Il plissa les yeux et sortit une paire de lunettes magiques. Elle lui permettait de mieux se concentrer sur sa lecture, et Merlin savait qu'il en avait besoin.
L'infirmière ne le laissa sortir de l'hôpital que pour les examens. Sinon il avait l'interdiction formelle de retourner dans la tour de Gryffondor. Apparemment il faisait trop de bêtises. Bien sur, Bael nia tout en bloc. Il voulut plusieurs fois sortir de l'aile de l'infirmerie mais à chaque fois madame Pomfresh le rattrapait. Plusieurs fois elle l'avait attrapé avec une baguette magique. Des cordes apparaissaient et le poursuivaient lorsqu'elle n'était pas dans son bureau pour le surveiller. Rien que d'y penser, cela donnait des frissons au jeune garçon.
Il fut donc autorisé à sortir pour les examens. Le lundi matin se déroula normalement jusqu'à ce qu'il entre en cours. Toutes les têtes des élèves le regardait (en même temps il devait ressembler à une momie avec tous ces bandages autour de la tête. Madame Pomfresh avait parlé de concussion mais il n'avait pas vraiment écouté, trop occupé à remettre de l'ordre dans ses pensées). Il rentra dans la salle doucement et s'assis à la seule place libre au deuxième rang. Sa place.
Le professeur McGonagall lui tendit ensuite une feuille de papier. L'examen donc. Bael tenta un aigre sourire mais les yeux de son professeur lançaient des éclairs pétrifiants au pauvre garçon. Quelque chose lui disait qu'elle n'avait toujours pas digéré l'histoire de la Grand Salle. Ou peut être qu'elle cherchait encore des points à enlever au garçon mais qu'elle ne pouvait pas puisque Gryffondor n'avait plus de points … Oui c'était sûrement ça.
Lors de l'examen pratique, Bael eût toute les peines du monde à faire sourire son professeur aussi. Lui qui d'habitude l'enchantait presque à chaque coup de baguette ne réussit pas une seule fois à la faire changer d'humeur. Le verre qu'il devait changer en tortue se changea en une tortue élaborée mais même là elle ne lui accorda pas un regard. Finalement, Bael ressortit un peu désespéré. Et ensuite, il put retrouver ses amis.
Ce furent des retrouvailles intéressantes. Hermione et Neville lui sautèrent dessus et Ron dit simplement :
« McGonagall te déteste parce que t'es brillant et que t'as fait perdre tous les points de la Maison … il parait qu'elle a perdue un pari, c'est pour ça. Au fond, elle te déteste pas. Tu verras l'année prochaine, avec un peu de chance, elle t'accordera un regard … »
« Vraiment, Ron ? Parce que moi ça m'a tout l'air. » répondit Bael en lui serrant la main bien fort en guise de bonjour, « Je comprends pas pourquoi elle passe pas l'éponge. Je veux dire le château m'a pardonné … » et come pour prouver ses dires, un banc vint se placer juste derrière Bael pour qu'il puisse s'assoir.
« J'en reviens pas vieux. Tu sais combien il est rancunier. Il parait que pour avoir fait tomber juste un livre, il s'en est pris à un élève pendant deux ans. » dit Neville
« … Pas de chance je suppose » proposa Bael
Quoi qu'il en soit les examens continuèrent. Sans surprises, Neville réussit haut la main l'épreuve de botanique et se planta sévèrement en potion. En métamorphose il raconta que sa tortue ressemblait plus à un animal mort qu'à une tortue vivante et que McGonagall l'avait très vite fait sortir de la salle juste après. Ron ne voulut même pas parler des examens (selon lui il avait réussi à peu près partout) et Hermione n'arrêtait pas de dire qu'elle avait raté tous les écrits. Bael, lui, dit juste que l'histoire de la magie avait été une matière terrible à passer mais que sinon, il s'était débrouillé.
Les résultats parurent deux semaines plus tard (pendant lesquels Bael avait déclaré être kidnappé chaque nuit par l'infirmière) et Hermione fut classée première passant devant Bael grâce à l'histoire de la magie. Elle fut ecstatique pendant trois jours au plus grand ennui de Bael et de Ron.
Enfin la fête de fin d'année devait avoir lieu. La cérémonie était prévue pour ce soir et tout était en place. Les valises de chaque élève était préparé et prête à partir dans le poudlard Express le lendemain. C'est donc toute l'école qui se réunit le 28 juin au soir. Pour l'occasion la Grande Salle remise à neuf par les elfes de maison et les professeurs fut décorée des couleurs de Serpentard. Cette année c'était eux qui avaient gagné la Coupe des Quatre Maisons ainsi que la coupe de Quidditch. Rogue affichait donc une mine heureuse tandis que McGonagall semblait avoir avalé un citron entier. Le sablier de sa maison était presque dépourvu de rubis. Presque.
Les quelques dernières semaines tous les lions s'étaient tenus à carreau afin de gagner quelques points et de ne pas finir avec 0 point …
Gryffondor avait donc 53 points (le score le plus bas que la maison n'a jamais eu de toute l'histoire de Poudlard, McGonagall s'était bien gardé de ne pas leur dire) et se plaçait en dernier dans la compétition. Poufsouffle était troisième avec 192 points et Serdaigle deuxième avec 256 points. Serpentard était donc première avec 272 points.
Le festin prenait fin et les coupes allaient bientôt être remises au directeur de la maison Serpentard. Mais juste avant, le directeur se leva. Face aux applaudissements des Serpentards qui attendaient impatiemment la coupe, Dumbledore parla
« Oui, oui, bravo Serpentard pour cette année haute en couleur. Cependant il me semble qu'au vu des récents évènements, je vais accorder quelques points supplémentaires de fin d'année. »
La table verte et argent se tut de suite, comme piqué au fer rouge. Rogue faisait la grimace.
« Pour une rapidité et une logique sans faille, j'accorde à Miss Granger 45 points »
Des rubis cascadèrent dans le sablier rouge et Hermione devint toute rouge. Tous les gryffondors applaudissaient.
« Pour la plus grande partie d'échecs qu'on ait jamais joué à Poudlard, j'accorde à Mr Weasley 50 points ! »
Les rubis se déversèrent avec rapidité dans le sablier des lions et les applaudissements reprirent de plus belle. Parmi tout ce chahut, on entendait Fred et George crier « C'est notre frère ! » et Percy applaudir plus bruyamment que jamais. Ron en avait les oreilles toutes rouges.
« Pour un courage et une loyauté des plus admirable, j'accorde à Mr. Black 60 points ! Parce pour affronter le destin, il en faut du courage ! »
Les applaudissements devinrent alors encore plus bruyants si jamais ce fut possible. Les Poufsouffles et les Serdaigles se joignant aux gryffondors. Le professeur McGonagall semblait rayonner de bonheur. Les sourires des Serpentards devinrent moins triomphants et le plafond enchanté semblait frémir.
« Et j'accorde à Mr. Londubat 65 points pour son combat exceptionnel ! »
Le vacarme fut à tout rompre dans la Grande Salle. Ceux qui avaient tenu le décompte venaient de se rendre compte que Gryffondor passait devant Serpentard grâce à 1 point. Les gryffondors étaient plus joyeux que jamais et McGonagall leva un verre dans leur direction. La Coupe des Quatre Maisons fut remportée cette année par Gryffondor.
« Alors, tu vas faire quoi cet été ? »
« Bof, j'sais pas encore. Et toi ? » demanda Ron
« Rien. Mais j'ai demandé à mes parents si je pouvais vous inviter à la maison pendant ces vacances et ils ont dit qu'ils en seraient ravis. » dit joyeusement Neville.
« Oh Nev' c'est vraiment bien ! Mais je ne pourrai pas venir. Mes parents ont dit qu'on partait en France cet été … Mais on pourra toujours s'envoyer du courrier » dit Hermione.
Bael eût un sourire aigri.
« Tu ne veux pas savoir la réponse de mes parents crois-moi, vieux. »
« Parce que tu leur as vraiment demandé ? » demanda incrédule Ron
« Oui, ils m'ont renvoyé les cendres de la lettre avec une petite gentillesse. Je crois que ça voulait dire non. »
« Dur. Mais tu penses que tu pourras venir cet été ? »
« Franchement ? Non … je sais même pas si je vais avoir le droit d'envoyer du courrier »
La conversation s'arrêta là. Il était évident que Bael ne voulait pas parler de ses parents ni des vacances qui allaient venir. Il fit pourtant un effort pour en parler avec Ron et Neville.
C'est donc un groupe de gryffondor joyeux qui prit le train pour retourner vers Londres. Le trajet sembla être ridiculement court par rapport à l'aller. Les quatre amis parlèrent de la première fois qu'ils s'étaient rencontrés et de toutes les aventures de cette année. Ce fut donc dans les rires que le train arriva à la station de King Cross.
Sur le quai les familles de chacun attendaient. Lorsque les quatre amis descendirent du train, ils repérèrent tout de suite leurs familles respectives. Ils étaient tus dans le même coin de la gare. Seul les Malefoy ne se trouvaient pas là, sans surprise. Bael observa donc attentivement toutes les personnes. Il devinait les parents de Ron (avec leurs cheveux roux) et la petite sœur de Ron, Ginny qui les pointait du doigt en criant « Ils sont là ». Il vit aussi les parents de Neville qui bavardaient avec deux autres hommes aux cheveux noirs et les parents d'Hermione qui observaient les sorciers avec des grands yeux exorbités. Il vit aussi un autre couple de personne qu'il reconnut comme les Tonks (après tout, c'était sa tante aussi et Andromeda Tonks, née Black, ressemblait à sa mère vivement). Avec ses trois amis, il se dirigea vers le groupe d'adultes.
« Euh, t'as vu ta famille ? » demanda mal assuré Neville
« Non, mais connaissant ma famille, je dirai qu'ils se trouvent de l'autre côté du quai, histoire d'être le plus loin possible des traîtres à leur sang. Sans offense les gars. »
« T'inquiète » répondirent Neville et Ron sur le même ton.
« Ah vous voilà enfin ! » cria Madame Weasley. Elle accouru et serra Ron dans ses bras.
« Oh ! Comme tu as grandi ! Tu as dû prendre 10 centimètres depuis la dernière fois ! »
« Tu m'étrangles ! Maman ! »
Mais ses vociférations ne semblèrent pas être entendues par la mère de Ron. Elle s'attarda sur Ron un instant et se précipita sur ses autres enfants. Pendant ce temps Mr Weasley souriait. Enfin, il remarqua Bael sur le côté qui souriait.
« Et serais-tu le fameux Baelfyre Black ? »
« Oui, monsieur. » répondit Bael avec un sourire.
Soudain une exclamation survint :
« C'est mon cousin préféré ! C'est mon petit Maraudeur en herbe ! » Sirius Black venait de s'exclamer.
Bael se retourna surprit. Il ne l'avait jamais vu et ne savais pas qui c'était. Il avait les cheveux noirs, la peau mate et les yeux gris clairs, il ne pouvait qu'un Black.
« Qui êtes-vous ? » la question polie choqua Sirius.
« Noooon, tu es beaucoup trop poli ! Et je suis Sirius ! Tu dois me connaître de nom ! »
« Euh … je crois mes parents ont dit une fois que tu étais mort … »
« Ah ! Blasphème ! »
« Attendez ! Vous avez dit Maraudeur ! Vous en êtes un ? » la voix pleine d'espoir désespéra les quelques adultes sérieux.
« Bingo ! Tu gagnes un tour autour de la Terre ! Et tutoie-moi ! Je suis pas un vieux monsieur … »
« Euh, pas si sur »
« Merci James. »
« Vous, enfin je veux dire, tu es Patmol ! Et vous »
« Tutut ! Moi aussi tu me tutoies. Je suis James Potter au fait » et James tendit la main pour la serrer.
« … Cornedrue … » Les yeux de Bael brillèrent, « Mes héros … »
Et il commença à raconter toutes les farces qu'il avait faites à Poudlard. Et toutes celles qu'il avait lue dans le carnet de farces de Lunard. En échange les deux anciens Maraudeurs lui donnèrent des astuces et autres petits trucs.
De son côté, Madame Weasley regardait d'un œil mauvais Baelfyre Black. Elle avait retenu le cadeau de Noël et visiblement ce n'était pas la seule. Ginny s'était avancée et avait entamé une semi-discussion avec lui. Malheureusement il semblait très pris par sa discussion avec Sirius et James. Il était en adoration totale.
« Tes parents ne t'attendent pas ? » demanda Andromeda Tonks quand elle remarqua que tout le monde avait récupéré ses enfants. Bael s'arrêta de discuter avec Sirius et James.
« Euh non. Ils avaient pas envie de venir si je me souviens bien. »
Les adultes présent étaient visiblement mal à l'aise.
« Hiii, attend que Lily apprenne ça … elle va encore crier » dit James sur un air de tu vois de quoi je veux parler.
« Je crois que Tante Cissy doit me chercher quand même … Je vais devoir y aller. »
« Attends ! Tante Cissy, c'est bien de Narcissa Malefoy dont tu parles ? » demanda Sirius
« Qui d'autre ? T'en connais avec des noms pareils ? »
« Andy ! C'est ton neveu ! » proclama alors le blagueur
« … » pas de réponse de la part d'Andromeda Tonks. Bael rompu le silence en la dévisageant avant que Nymphadora ne l'arrête. Il leva les sourcils devant ses cheveux rouges et regarda de droite à gauche comme pour vérifier que personne ne l'observait. Il changea ensuite également la couleur de ses cheveux et se mis à parler.
« Je ne savais pas que vous étiez vivante. Mère ne parle pas souvent de vous, et quand elle le fait elle parle de vous au passé … alors j'ai pensé que … »
« Ne t'en fais pas, je ne suis pas surprise. Bella, je suppose que c'est elle ta mère ? »
« Oui » le ton dénué d'expression surpris Andromeda
« Si jamais tu as besoin d'aide … Sirius et moi sommes là pour t'aider. Nous sommes aussi ta famille après tout. »
Une affirmation de la tête répondit à Andromeda. Il sourit encore et s'excusa auprès du groupe, il devait partir rejoindre sa tante. Il secoua la tête et son apparence repris son faciès d'origine : yeux gris clair et cheveux noirs bouclés.
« Merde … Il ressemble vachement à Bella … »
« Sirius ! Langage ! »
« Andy ! Admet-le … »
« Quoi qu'il en soit, j'ai pitié de lui. Qu'est-ce qu'ils vont lui faire cet été ? Il a été placé à Gryffondor en plus … Sirius, c'est ta responsabilité de l'aider. »
« Quoi ? Mais pourquoi ? »
Le regard d'Andy lui répondit. Et James parla :
« Il te ressemble à ton âge. »
« Je lui souhaite bon courage alors. »
De loin, on pouvait apercevoir Bael qui marchait d'un pas lent vers les Malefoy. Narcissa lui accorda un léger sourire mais ni Lucius ni Drago ne semblèrent l'apercevoir. Ils transplanèrent juste après.
Peu à peu les autres couples et leurs enfants disparurent dans des promesses de visites et de courrier.
