Bonjour tout le monde ^^
Encore merci pour les commentaires, ça me fait très plaisir :D
Je poste ce chapitre plus tôt que prévu en espérant qu'il vous plaira toujours autant que les autres.
Et merci à Rain-Bow-998 pour m'avoir signalé le tigre/léopard ;) C'est rectifié à présent.
Sinon, niveau contenu du chapitre : il est encore plus long que le précédent (16 300 mots) et on avance vraiment dans l'année ! J'ai sauté la saint valentin parce que j'arrivais pas à écrire une scène drôle ou assez intéressante ... enfin pas que ce soit vital à l'histoire ;)
Du coup, on doit commencer le chapitre quelque part en novembre, on le fini fin mars.
Enfin bref, bonne lecture, laissez des commentaires, favorite et follow !
Le lendemain de la fête sembla être un jour terrible pour tous les Gyffondors. Jamais de mémoire d'élèves, une fête avait pris autant d'ampleur dans une salle commune. Le château leur ferait probablement payer pour tout le carnage fait d'ailleurs. Toujours était-il que le mois de novembre venait de s'achever et la neige tombait abondamment des nuages. Le sourire fut donc tout de même au rendez-vous et de nombreux élèves se dépêchèrent de sortir dehors afin de pouvoir réaliser une bataille de boule de neige géante. Maureen, Hermione et Ginny ne firent pas exception à la règle.
« Vite ! Il faut qu'on se dépêche de rejoindre les garçons en bas. Ils ont promis que les serpentards et les serdaigles allaient prendre bien cher. Je crois qu'ils ont prévu de remplir leur salle commune de neige. Quelque chose dans le genre quoi. » s'exclama Maureen.
« Non, c'est une bataille entre les jumeaux et Ron et Bael probablement Nev' aussi, pour savoir qui ferait le plus de dégât dans chaque salle commune. Les poufsouffles aussi vont en prendre pour leur grade. » répondit du tac au tac Hermione.
Ginny et Maureen déglutirent avant de rire. Décidemment la vie au château ne manquait pas de piquant. Et alors que les filles descendaient les marches, l'escalier sue lequel elles étaient se mit à bouger. Hermione grogna :
« J'ai comme une impression de déjà-vu »
Elles s'arrêtèrent néanmoins au prochain couloir et firent un détour important pour rejoindre le grand Hall.
« J'en ai marre de ce château » fuma Ginny, « A chaque fois c'est la même chose : il bloque des passages entiers, t'as vu le couloir du quatrième étage ?, impossible de passer !, il commence à faire bouger les escaliers et le sol est complètement troué ! »
Se deux amis ne répliquèrent absolument rien mais n'en pensèrent pas moins. Elles entrèrent dans la Grande Salle afin de déguster leur petit déjeuner. Elles rejoignirent très vite leur groupe d'amis. Hermione se dirigea donc tout naturellement vers Ron et Neville. Les jumeaux et Bael n'étant pas là, il n'était pas compliqué de s'imaginer que les trois compères étaient parti faire des farces. Encore. Un dimanche matin qui plus est.
« Bonjour, comment vous allez ce matin ? » demanda joyeusement Hermione à ses deux amis.
Ces deux là ne répondirent que par des grommellements sauvages. Hermione parvint tout de même à déchiffrer « Château », « piégé », et « fils de Serpentard » . Hermione rigola sous sa manche avant de reprendre un air sérieux. Elle avait une réputation à tenir et des devoirs à faire.
La conversation reprit donc et partit sur le aventures des frères de Ron. Autant dire qu'Hermione passa son petit déjeuner indignée face aux rires de Ron et de Neville. Elle ne pouvait pas comprendre en quoi un gnome qui se prenait pour un elfe était hilarant. Tout au plus, c'était une horreur.
Néanmoins les trois amis finirent leur petit déjeuner et filèrent directement vers le parc de Poudlard pour être les témoins des actes spectaculaires de magie des sixièmes et septièmes années qui se donnaient une bataille de neige acharnée entièrement basée sur la magie. Même le professeur Flitwick et McGonagall assistaient à cette féroce bataille, tous les deux souriant de fierté en face de leurs élèves. Ils mirent toutefois un terme à la bataille à l'aide d'un unique sort (transformer le tas de neige dégoulinant en un dragon et le faire rugir face aux écoliers était rarement une bonne idée pour continuer une bataille … surtout quand on était pétrifié de peur). Les trois amis passèrent alors le reste de leur matinée dans les gradins du stade de Quidditch avec Hagrid tranquillement. Rien ne vint déranger leur calme matinée.
A midi, ils se redirigèrent vers la Grande Salle et croisèrent par la même occasion les jumeaux. Ils semblaient un peu inquiets et étaient tous rouge. Hermione refusa de leur parler et se dirigea rapidement dans la Grande Salle. Elle ne voulait surtout pas avoir à faire à des farceurs et devenir une complice de leurs horribles farces. « Plutôt être renvoyée ! » s'était-elle indignée.
« Hey Ron t'aurais pas vu Bael par hasard ? » demanda un des rouquin à son jeune frère.
« On a besoin de lui pour la blague de fin d'année sur Rogue » expliqua le second.
« Euh, non, je croyais qu'il était avec vous tout ce matin. Il avait dit hier qu'il serait en train de préparer une autre farce avec vous … »
« D'ailleurs je ne l'ai pas vu à la fête hier … Tout l'aprem il est resté … dehors je crois » renchéri Neville tout à coup peu rassuré.
« Tu penses qu'il s'est fait attaqué ? » demanda alors vivement Ron
« Nan impossible frérot ! »
« Il a dû piéger … »
« un Serpentard … »
« Qui le génait … »
« Comme la fouine … »
« et il est partit vers … »
« une salle de colle »
Ron sembla à cours de mots. Ce fut Neville qui prit la relève :
« Avec qui ? »
La réponse fut unanime : le seul professeur capable de donner des heures de colles un dimanche matin ne pouvait être que Rogue.
« On l'a pas vu ce matin au banquet … il devait moisir dans son cachot en train de torturer notre grand ami ! »
« On fait quoi ? » s'exclama Neville
« … On attend … on ne peut point le sauver » déclara dramatiquement Fred.
« Il est des gens qu'on ne peut sauver » renchérit George.
Sur ces mots les deux frères partirent en direction du lac. Ils laissèrent Ron et Neville dans la neige absolumment perdu.
« Donc là, on fait quoi concrètement ? »
Ce fut l'appel du ventre de Ron qui recentra les idées des deux amis :
« On va manger ! » déclara plein de conviction Ron.
Ils s'élancèrent alors tous les deux sur le chemin de la Grande Salle. Ils y rejoignèrent Hermione et lui expliquèrent que Bael était en colle donc qu'il n'y avait pas besoin de l'attendre. Hermione fronça les sourcils :
« ça ne m'étonne même pas, venant de lui … » elle se tut un instant avant de reprendre, « Avec Rogue vous dites ? Je viens de le voir traverse le Grand Hall. Il avait l'air furieux et préoccupé. Il parlait avec Flitwick. »
« En même temps garder Bael dans un cachot … »
Ron explosa de rire.
Seulement le rire fut de courte durée : alors que l'après-midi touchait sa fin, le professeur McGonagall vint les trouver. Elle avait l'air très sérieuse : ses lèvres étaient plus fines que jamais et ses yeux lançaient des éclairs :
« Rentrez dans vos salles communes immédiatement. Pas de discussion Mr. Weasley. C'est un ordre ! » aboya le professeur de métamorphose. Les trois compères détalèrent vers leurs salles communes sans se rendre compte que leur professeur se dirigeait vers la cabane d'Hagrid, baguette en main. Ils virent que tous les élèves faisaient la même chose qu'eux néanmoins. Mais personne ne semblait comprendre pourquoi. D'autant plus que le château ne semblait aider personne et créait des bouchons dans les couloirs.
« Mais qu'est-ce qu'il se passe ? » cria Neville.
Un élève murmura alors : « Il parait que des élèves ont été attaqué par l'Héritier. Il manque aussi le corps d'un des élèves »
« Comment ça « corps » ? Ils sont morts ? » demanda Neville tout blanc.
« Non, Deux sont pétrifiés, un fantôme est inanimé et il manquerait à l'appel deux ou trois élèves … On dit qu'ils seraient … enfin … »
« Qui ça ? » demanda subitement Ron
« J'en sais rien ! » répondit l'élève. « C'est un quatrième année qui me l'a dit ».
Severus Rogue était rarement de bonne humeur, mais ce matin-là, lorqu'il se réveilla, il lui sembla que la journée allait être parfaite. La neige venait de tomber une fois de plus, il pourrait donc largement terroriser quelques premières années. Il pourrait également admirer les farces des Weasley sur Lockhart, pas qu'il soit particulièrement amusé par ces farces mais voir le professeur de défense contre les forces du mal incapable de répondre à des attaques de ce calibre lui paraissait hilarant. Comme pour tout le staff enseignant. Pas un seul de ses collègues ne manquait une seule occasion de railler le malheureux professeur. Rogue soupçonnait Flitwick de donner des conseils sur comment lancer certains sorts aux jumeaux Weasley et à Black afin de rendre leurs farces plus … effectives.
Black. Soudainement, avec un seul nom, sa journée venait de s'assombrir.
« Si je l'attrape celui-là … » maudissait le professeur de potion en sortant des cachots. Pour une raison qui lui était inconnue, il sentait une haine particulièrement profonde envers le jeune étudiant. Probablement parce qu'il ressemblait à sa mère quand il souriait. Ce sourire parfaitement dérangeant selon Rogue qui lui donnait la chair de poule en imaginant Bellatrix Lestrange à côté. Oui, si son fils ne lui ressemblait pas vraiment caractériellement, il avait en revanche le même sourire blanc qu'elle. Un frisson d'horreur le parcouru en repensant à toutes les horreurs que la mangemort avait fait.
« Si le Seigneur parvient à revenir, je n'ose même pas imaginer ce qu'il deviendra »
Parce que si Rogue rechignait à dire que Bael se débrouillait bien en potion et dans toutes les autres matières, c'était aussi pour éviter la triste vérité : sinon, lorsque le Seigneur reviendrait, il ne manquerait pas d'enroller le jeune Black. Ou de le tuer s'il refusait. Oui son destin était probablement le plus funeste de tous. Il parvenait néanmoins à sourire comme si tout allait bien.
« Sale gamin … il ne comprends rien, il ne sait rien … il est agaçant » termina Rogue, tout en pensant que le garçon avait l'air troublé ces derniers temps. Probablement qu'il mettait encore son nez là où il ne fallait pas le mettre. Comme d'habitude.
Rogue tomba alors sur des premières années de Poufsouffles qui semblaient se disputer sur l'identité de l'Héritier. Pour faire bonne mesure, Rogue distribua des heures de colles à chacun des élèves et enleva dix points à la maison. D'ailleurs cette histoire de Chambre des Secrets et d'Héritier était loin d'être fini. Depuis un mois maintenant on n'avait rien entendu d'autre que ce nom : « l'Héritier ». En revanche aucunes actions mise à part la chatte de Rusard retrouvée pétrifiée n'avaient été faites. Si par malheur, un élève se faisait tuer, Rogue n'avait pas le moindre doute quant à l'avenir de l'école. Elle fermerait, tout simplement. Parce que tout ce fiasco ne signifiait qu'une seule chose : ce qui s'était passé 50 auparavant ne s'était jamais vraiment résolu. Donc un monstre meurtrier parcourait les couloirs du château et personne n'en avait jamais rien fait. Pendant au moins 50 ans.
« Tout à fait rassurant » pensa sombrement le maître des potions. Il rentra lugubrement dans la Grande Salle et prit son petit déjeuner très vite. Il voulait éviter à tout prix les cris incessants des élèves et surtout celui de Gilderoy Lockhart. Il s'arrangea donc pour sortir le plus vite possible. Personne ne sembla le remarquer.
« Parfait, je peux donc me poser quelques minutes … »
Il fut cependant interrompu par Minerva McGonagall. Ha, celle-là, elle ne lui avait pas manqué. Après la pire humiliation que Serpentard n'est jamais connu face à Gryffondor au quidditch, la professeure de métamorphose n'avait pas arrêté de le narguer avec son sourire et ses yeux de chat maudits. Rogue déglutit et dit glacialement :
« Minerva, bonjour. »
« Severus » répondit simplement la professeure. Son regard attestait néanmoins de son sentiment de supériorité qui irritait largement le maître des potions.
« Je vois que tu as fini ton petit-déjeuner. Tu peux donc aller faire un tour du côté du parc, vérifier si les élèves ne se déchainent pas trop. »
Et elle partit sans même lui laisser le temps de réagir.
« Maudite femme » ragea Rogue. Il devait cependant admettre qu'il n'osait même pas lui dire non. Quand il était encore élève, elle était déjà professeure et il se souvenait encore très bien que ses crises de colère n'étaient certainement pas à prendre à la légère. Et il savait qu'elle savait qu'il avait encore peur d'elle aujourd'hui.
Rogue se dirigea donc d'un pas rageur vers le parc de Poudlard. Il croisa de loin les jumeaux Weasley qui souriaient beaucoup trop pour ne pas avoir prévu une farce et il s'arrêta pour coller un Gryffondor qui gênait délibérément selon lui, le passage entre le parc et la porte du Grand Hall. IL en profita pour enlever 20 points. Le regard plein de larmes du Gryffondor lui apporta un grand plaisir. Seulement à peine fût il sortit qu'une boule de neige le frappa. Le monde sembla visiblement se stopper d'un seul coup.
Rogue leva sa baguette immédiatement et stoppa toutes les boules de neige. Evidemment il avait choisi de sortir juste à côté d'une boule de neige.
« Celui qui vient de jeter cette boule de neige se dénonce immédiatement. Sinon je vous garanti que vous allez passer la pire semaine de votre vie pathétique de petits écolier »
Les élèves palirent tous et tous les serdaigles pointèrent du doigt un malheureux garçon. Rogue sourit et dit doucereusement « Ce sera donc une semaine de colle entière avec moi Mr. Trozed. Il en sera de même pour vos camarades. La délation est un vilain défaut … »
Aucunes protestations ne se firent entendre. De toute évidence, on ne discutait jamais ses invectives. Jamais.
Rogue sourit sarcastiquement avant de reprendre sa ronde. Au bout de deux heures à terroriser les élèves il se dirigea vers le château. Quelqu'un prendrait sa relève, de toute manière les élèves semblaient éviter sa présence. Parfait. Mais voilà que le petit professeur de sortilèges le rattrapa.
« Severus ! Il se passe des choses graves. IL faut qu'on monte au quatrième étage. Les autres professeurs devraient nous rejoindre. »
Rogue fronça les sourcils. Ça ne pouvait pas être le résultat d'une simple bagarre puérile entre les étudiants.
« La Chambre des Secrets ? »
Flitwick acquiesça : « Il semblerait que l'Héritier ait encore frappé. Je n'en sais pas plus. Je crois que c'est Albus qui est tombé sur le fantôme de Sir Nicholas inanimé. Il a ordonné aux tableaux de lui dire ce qu'il s'était passé et ils lui ont répondit qu'hier soir des événements graves s'étaient passés également mais que le Château avait essayé d'agir. Il me semble qu'il va falloir compter nos élèves Severus »
Les deux professeurs traversèrent le Grand Hal et se dirigèrent vers le quatrième étage. Ils y virent en effet le professeur Chourave et Dumbledore en pleine conversation. Bientôt le reste du corps enseignant les rejoignit.
« Albus, que se passe-t-il ? » demanda une Minerva McGonagall passablement irrité.
D'un seul geste le directeur dévoila les corps de deux élèves.
« Ils ne sont pas morts » dit Dumbledore face aux réactions horrifiés des enseignants, « simplement pétrifié. Mr. Hott et Mlle. Roissel semblent avoir vu quelque chose de passablement effroyable. »
En effet, leurs visages, bien que baissés et regardant vers le bas portaient visiblement des signes de peur intense. Les deux élèves avaient leurs baguettes magiques à la main et celle de Hott brillait encore d'un sortilège non fini.
La question de savoir pourquoi ces deux étudiants rodaient dans les couloirs la nuit, parce que visiblement l'attaque, si attaque il y avait eu, s'était passée la nuit, ne se posa même pas. Non, en revanche savoir qu'un monstre se baladait dans les couloirs et avait manifestement la possibilité de tuer et de pétrifier des élèves était largement plus inquiétante.
« Toutes les mesures de sécurité ont été mises en place. Je veux qu'un couvre-feu soit appliqué dès ce soir. Nous devons savoir qui a été touché. Les tableaux me disent que e château a bloqué le couloir pour se protéger mais je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il a fait d'autre exactement. »
« Albus, vos pensez que le château aiderait le monstre ? » demanda Minerva.
« Non, le château est une entité créée par les fondateurs pour protéger les élèves. En aucun cas il ne peut tuer ou mettre en danger la vie des élèves. En revanche, il n'a pas le droit d'agir non plus contre la volonté de ses fondateurs … et j'ai bien peur que lorsque Salazar Serpentard a choisi de créer une Chambre secrète et d'y déposer un monstre, le château n'a eue d'autre choix que de se plier à sa volonté. »
« Parce que toute cette histoire d'Héritier et de Chambre des Secrets n'est pas un mythe ? Surement vous n'y croyez pas Albus. »
« Malheureusement, ce sont des faits. Et ils sont accablants. Si ces deux jeunes gens se sont retrouvés aussi effrayé avec leurs baguettes en main c'est qu'il y avait quelque chose de terrifiant derrière ce mur » pointa Dumbledore en désignant tout à tour les deux étudiants agenouillés et pétrifiés et le mur devant lequel ils se trouvaient. « Il va falloir persuader le château de baisser ce mur »
« Vous pensez que le monstre se trouve derrière ? » demanda Rogue. Dumbledore le fixa un moment mais ses yeux ne dirent rien du tout.
« C'est une possibilité. » Personne ne dit rien pendant un court instant. Puis, Dumbledore agita sa baguette et transporta les étudiants à l'infirmerie.
« Je vais devoir prévenir le parents et la commission des professeurs. Je veux que vous fassiez l'appel de tous vos élèves. Je veux avoir des nouvelles le plus vite possible »
Tous les professeurs se dispersèrent pour recueillir le plus vite possible des nouvelles de leurs étudiants. Personne ne se laissa distraire par l'euphorie des élèves de la nouvelle neige.
Rogue barra donc le dernier nom de sa liste en fin de journée. Lorsqu'il eut fini et se rendit compte qu'aucuns de ses élèves ne manquait à l'appel il se dirigea vers le bureau du directeur. Visiblement, il était le dernier. Et vu l'humeur générale de la salle, il y avait encore des mauvaises nouvelles. Et pour une fois, Dumbledore paraissait son âge, ses rides se faisant plus marquées. Ce dernier lui fit signe d'avancer :
« Severus, avance. Tu as d'autres nouvelles ? »
Le maître des potions regarda autour de lui avant de répondre. Tous les professeurs principaux du collège semblaient dévastés. Ils attendaient également patiemment sa réponse.
« Non, pas que je sache. Tous mes élèves ont répondu présent »
Un soupir de soulagement parcouru l'assemblée. Rogue se contenta d'arquer un sourcil graisseux à son entourage en guise de question. Albus Dumbledore répondit, les mains posées sur son bureau et attachés à un de ses nombreux instruments argentés.
« Trois élèves manquent à l'appel Severus. Trois. »
Un frisson traversa le professeur.
« Né-moldus ? »
« Non … seulement deux : il y avait Mr. Creevey et Mlle. Richelieu. »
« Et le troisième ? »
« Mr. Black »
Personne ne sembla répondre. Tous voulaient éviter d'aborder le sujet. Alors Rogue se contenta de demander des nouvelles des deux autres élèves :
« Et personne ne les a vu ? »
« Mlle. Richelieu a été retrouvée pétrifiée dans le couloir du sixième étage, le château a libéré un passage pour nous permettre d'accéder à son lieu de repos. » intervint Flitwick.
« Quant à Mr. Creevey, nous l'avons ramené du stade de Quidditch. Ils ont tous vu visiblement le monstre à travers différents objets : Mr. Hott et Roissel ont dû voir un reflet au sol, Mlle. Richelieu tenait un miroir et Mr. Creevey regardait à travers son appareil photo. Autant vous dire que ces élèves ont eue beaucoup de chance de ne pas mourir sur le champ … La pellicule de Mr. Creevey à grillée. »
« Qu'est-ce que cela signifie ? » demanda alors le professeur Chourave.
« Que nous avons à faire à un monstre extrêmement dangereux et que l'Héritier qui le contrôle ne se soucie pas des dommages … collatéraux. Je ne pense pas qu'il chassait ces élèves en particulier. Si on remonte à l'heure à laquelle ils ont été pétrifié, on peut affirmer que le monstre a d'abord attaqué Mr. Creevey au stade avant de remonter vers le sixième étage. Chose étrange, il n'a pas attaqué notre cher Rusard qui se trouvait pourtant au cinquième étage quand deux de nos élèves se sont fait attaqué »
« Vous pensez que l'Héritier était avec le monstre et qu'il a lancé un charme de silence sur les couloirs »
« C'est une possibilité effectivement. »
« Et Black dans tout ça ? » posa alors Rogue. La question du jeune homme l'intriguait.
Un blanc ponctua la salle, déchiré par le cri de Fumsek. Dumbledore soupira :
« Aucunes nouvelles de lui. Il semble presque évident de dire qu'il serait même l'Héritier … mais cela sembla trop évident pour le désigner. Je pense qu'il s'est fait attaquer et que le château le protège. Après tout, il a toujours adoré l'aider. »
« Mais, il ne faudrait surtout pas oublier qui est Mr. Black, Albus … »
« Severus ! Vous ne pensez tout de même pas que Black puisse être un meurtrier ! » s'exclama McGonagall qui n'avait pour l'instant pas encore ouvert la bouche, « Il doit y avoir une erreur et »
« Il semblait très préoccupé ces derniers temps … sans doute préparait-il cette attaque. Il essayerait maintenant de se cacher » répondit Rogue. « C'est un Lestrange de cœur. » finit Rogue glacialement. Minerva McGonagall semblait furieuse. Ses yeux lançaient des éclairs et un silence sourd passa dans la salle.
« Allons, Severus, je doute que le jeune Black ait fait quelque chose de la sorte. Il reste pour l'instant disparu et notre priorité est de le retrouver. Et surtout de protéger les élèves. Tous les élèves »
« Il n'en reste pas moins, monsieur le directeur, que Black savait quelque chose. Il était rongé par l'angoisse. On pouvait le lire dans ses yeux la semaine dernière. Et ce n'était pas le trac du Quidditch. J'ai déjà vu ce regard avant et je peux vous assurer qu'il savait quelque chose. »
« Ce que vous insinuez est grave Severus. J'espère que vous mesurez l'ampleur de vos paroles. Néanmoins, et je ne reviendrais pas sur ma parole, Black est pour moi innocent tant qu'il ne sera pas prouvé coupable. Fin de la discussion. Vous savez ce qu'il vous reste à faire. »
Albus se leva de sa chaise de bureau et désigna la porte à ses collègues. Ils sortirent un par un et remontèrent vers le dortoir de leurs élèves pour leur annoncer les quelques mesures misent en place.
Dumbledore se rassit et se massa les tempes. Quelque chose ne tournait pas rond, il sentait qu'un élément lui échappait. Un élément très important.
Le cri de son phoenix vint le tirer de ses pensées bien tristes.
« Oui, je ne devrais pas m'attarder sur ce genre de pensées … mais si jamais il arrivait le moindre mal à un de nos élèves … hmm … je devrais plutôt commencer à rédiger les lettres pour les parents des élèves touchés. Je me demande ce que vont bien faire les Lestrange » soupira Dumbledore. Il ne savait même pas par où commencer pour leur annoncer la disparition de leur fils. Dans le château.
La nuit allait être longue.
Minerva McGonagall déglutit encore une fois. Elle prit encore une tasse de thé avant de se montrer dans la salle commune des lions. Elle allait devoir annoncer les pétrifiés, le disparu et le nouveau couvre-feu. Pour une fois, Minerva se demanda pourquoi elle avait choisi de devenir la directrice de la maison Gryffondor. Elle savait, et elle était en partie d'accord avec eux, qu'ils ne se plieraient pas à la règle et qu'ils voudraient tout savoir. Leur héros d'un soir venait de disparaitre et probablement qu'ils le réalisaient déjà. Le calme émanant de la salle commune la laissait anxieuse. Jamais elle n'avait entendu la salle commune aussi calme. Enfin, depuis les derniers mois.
Elle soupira avant d'entrer.
Et le spectacle qui s'offrit à elle la laissa stupéfaite. La salle commune d'ordinaire tapissé des couleurs de Gryffondor et pleine de canapés et de bureaux était devenue étrangement lisse et il y avait … un couloir. La salle commune s'était transformé en un immense couloir. Elle voyait ses élèves appuyés contre les murs ne disant pas un seul mot. Un bruit s'entendait au loin. Comme si quelqu'un marchait lentement et que ses pas résonnaient dans le couloir.
McGonagall plissa des yeux et ne vit pas une seule réaction dans les yeux de ses élèves.
« Que se passe-t-il ici » demanda-t-elle sèchement, « Weasley ! »
Percy Weasley s'approcha lentement du professeur. Il était entouré de sa famille. Il prit une grande inspiration et désigna simplement la pièce :
« C'était comme ça lorsque nous sommes rentrés. Et puis le château a commencé à changer la salle commune en salle de bain puis en escaliers et enfin en couloir. C'est une sorte de cycle. J'ai presque l'impression que la Salle Commune se transforme au gré de nos émotions. Personne ne comprend pourquoi il fait ça … D'habitude il essaye de faire des farces à ceux qui le questionnent mais là il n'a rien fait. Il est juste resté sur ces paysages depuis maintenant presque deux heures. » souffla tout rouge le préfet.
« Ha oui, c'est vrai que le château n'a pas arrêté de modifier leur salle commune depuis presque deux mois. Ce matin c'était une prairie si je me souviens bien. Mais c'est la première fois que le château imite ses propres couloirs … si je ne me trompe pas c'est le couloir/passage secret qui va du deuxième étage au cinquième, si l'on en croit la tapisserie du Troll. »
Soudainement le paysage changea encore sous le grognement de quelques élèves. Il passa de couloir à une salle de bain immense. « Ce n'est pas dans le château ça. Je n'ai jamais vu cette pièce … »
« Autre chose Mr. Weasley ? » aboya McGonagall devant le préfet qui ne cessait de devenir de plus en plus rouge. Il sembla couiner d'une toute petite voix :
« Il manque deux élèves »
Seulement son murmure ne passa pas inaperçu. Tous les regards se fixèrent sur elle comme si elle détenait toutes les réponses à leurs questions. De toute évidence ils attendaient qu'elle parle. Le professeure soupira un bon coup.
« Comme vous avez pu le remarquer deux élèves de Gryffondor manquent à l'appel. Il semblerait » commença le professeur, « que l'Héritier de Serpentard ait encore frappé la nuit dernière. » Une cacophonie retentit alors.
« Silence ! » aboya McGonagall, « toujours est-il que votre camarade Mr. Creevey est à l'infirmerie. Il n'a subi aucuns dommages meurtriers et se remettra parfaitement bien de cette … attaque. »
« Et Bael ? » demanda alors Ron. Visiblement, c'était la seule chose qui l'interessait. Mais qui pouvait lui en vouloir. Il avait dû se rendre compte en arrivant dans la salle commune que son meilleur ami n'était pas là. Le professeur de métamorphose grimaça :
« J'ai bien peur Mr. Weasley, que Mr. Black ne se soit pas encore manifesté »
Un élève lui coupa la parole :
« C'est lui l'Héritier, non ? Il vient d'une famille de Sang-Pur et Colin était un né-moldu ! Et là il aurait disparu ! » Des cris de peur retentirent et on put parfaitement distinguer les différents camps qui se formaient.
« Tout ça pour un seul élève … » pensa amèrement Minerva. Elle serra les lèvres avant de faire taire tout le monde et d'annoncer les règles pour le couvre-feu et les prochaines règles entre les cours. Sans surprise, tous les élèves s'exclamèrent d'indignation. Malheureusement ils n'eurent d'autres choix que d'aller au lit sous le regard de feu de McGonagall. Personne n'eût le courage de la contredire une fois de plus, surtout lorsqu'un sixième année se fit presque humilier par une McGonagall visiblement furieuse. Tous partirent au lit sans vociférer la moindre parole.
Le lendemain matin les cours reprirent mais personne ne sembla être concentré. Difficile de l'être quand les rumeurs allaient bon train sur l'identité de l'Héritier et sa prochaine cible potentielle. Parmi tous les discours on pouvait entendre Drago Malefoy proférer des insulteqqs aux né-moldus et acclamer son cousin pour avoir déchaîné « le monstre » contre tous les impurs. Inutile de dire que tout le monde se méfia de Malefoy.
« Mais quel imbécile celui-là » marmonna Ron, « Il fait vraiment tout pour se faire reconnaître. »
Neville acquiesça et foudroya du regard le jeune Malefoy. Plus les jours passaient et moins il ne pouvait rester calme en le voyant.
« Vous ne pensez tout de même pas qu'il a raison ? » demanda timidement Hermione, « Je veux dire pour l'Héritier … »
« Enfin, Hermione, t'es censé être la sorcière la plus intelligente de ne notre classe ! » s'exclama Ron tandis qu'Hermione rougissait, « C'est im-po-ssi-ble ! On parle de Bael là ! Tu sais celui qui crit quand un tentacule de calamar s'approche trop près de lui ! Celui qui cherche à imiter les fantômes le soir pour faire rire un elfe ! Enfin tu ne penses quand même pas que cette même personne tuerait pour son propre plaisir des nés-moldus. Et je suis désolée Hermione mais si c'était le cas tu serais la première sur sa liste. Je veux dire vous traînez souvent ensemble ! »
Hermione eût la descence de baisser le regard, elle devait se sentir coupable
« Mais il agissait bizarrement ces derniers temps … »
« Oui bah c'était pas le seul. T'as vu Ginny ? Une catastrophe. On aurait dit un zombie hier soir. Et avec l'annonce de McGonagall j'ai cru qu'on allait la perdre. Heureusement que Fred avait une potion de pepper-up avec lui. »
Hermione déglutit et regarda derrière elle. Elle releva soudainement la tête :
« Et tu ne penses pas qu'il aurait pu savoir ce qu'il se passait par hasard ? »
« Il nous l'aurait dit je pense … » dit Neville
« Sauf s'il n'avait pas tous les éléments en tête. Il aime bien trop avoir raison pour son propre bien. Et puis, il se peut qu'il ait eu peur. Tout simplement. »
« pardon ? Bael ? Peur ? Ensemble, dans la même phrase ? T'es sûre que tu vas bien Hermione ? Parce que Bael n'a jamais eu peur. Sauf pour des tentacules … mais ça … »
Hermione retint un soupir de dédain. Neville sentait qu'une dispute allait éclater entre ses deux amis, alors il dit la première chose qui lui vint à l'esprit :
« Son carnet ! »
Ses deux amis et toute la table le regarda bizarrement. Oui il venait de crier dans toute la salle. Neville rougit avant de reprendre plus bas :
« Bael tient toujours un carnet avec lui et il note toutes ses idées. Absolument toutes. » Hermione et Ron le regardèrent étrangement. Mais ils ne dirent pas la même chose du tout :
« Je refuse de regarder dans son carnet bizarre : un il est probablement enchanté et deux il ne met que ses idées de « farces ». Donc non, je refuse. »
Sans surprise ce fût Hermione qui prononça ces mots. Ron renchérit
« Et puis comme tu le dis, il a toujours son carnet avec lui. Donc … à mon avis c'est mort, jamais on le retrouvera. En tout cas si on retrouve le carnet, on le retrouve lui. »
« Et la carte des Maraudeurs ? » tenta alors Neville.
La réponse ennuyée de Ron lui parvint :
« Pareil » dit-il en traînant sa voix dans une parfaite imitation de Drago. Pas que Neville allait lui dire. Non, il laissait plutôt ce genre de répliques sarcastiques à Bael.
Mais Neville n'abandonna pas :
« Oui, mais la dernière fois qu'on a vu Bael c'était à la sortie du match de Quidditch. Après ça, plus rien. Maureen a dit que Bael avait dit qu'il allait voir Sirius. »
« Il aurait fait une fugue comme Sirius ? » demanda Ron peu convaincu.
« … nan » dirent Hermione et Neville.
« Après ça on ne sait pas où est-ce qu'il est allé. En revanche ce qui est sûr c'est qu'il est sorti voir Sirius en robes de Quidditch. Donc on devrait pouvoir retrouver ses affaires dans les vestiaires ! » s'exclama Neville.
Le grand sourire de Ron et d'Hermione lui répondirent.
« On ira après les cours. »
Seulement a journée s'avéra plus difficile que prévue (double cours de potion en fin de journée … ou l'exécution de Neville comme disait Ron). Ils remirent donc leur idée de descendre dans les vestiaires à la fin de semaine. Mais la semaine fut tout de même terriblement longue. La rumeur sur Bael ne faisait que s'amplifier et les professeurs semblaient donner plus de devoirs que jamais afin que les élèves se concentrent sur leurs devoirs uniquement. Et avec les vacances de Noël qui arrivaient à grand pas, inutile de dire que tous les élèves étaient dissipés. D'autant plus qu'aucune autre attaques n'avait été remarquées. L'angoisse montait donc à pas réguliers.
Dimanche matin vit donc nos trois amis dans les vestiaires de Quidditch de Gryffondor.
« Pouah, ça pue ici » remarqua Hermione.
« ça passe » dit Ron en haussant les épaules. Neville se contenta d'ouvrir les portes pour faire passer l'air.
Les trois amis cherchèrent donc le sac de Bael. Malheureusement ils ne le trouvèrent pas. Renfrognés ils reprirent donc le chemin de leur salle commune. Au détour d'un passage secret que leur ami disparu leur avait montré l'année dernière, ils firent leur première grande découverte.
« C'est … c'est le balai de Bael nan ? »
En effet un Nimbus 2000 sur lequel était gravé la devise de Gryffondor et duquel pendait une plume de hibou noir gisait sur le sol du tunnel du passage secret.
« C'est la plume d'Hadès, aucun doute là-dessus » dit Ron en s'approchant du balai de course. « Mais jamais il ne s'en séparerait. »
Alors les trois amis se précipitèrent dans le tunnel.
« Rien, il n'y a absolument rien. » dit Neville dépité.
« Nan attend, c'est son sac là-bas ! » hurla presque Hermione. Elle se rua vers une sorte de forme sur le sol et souleva le sac.
Le malheureux morceau de tissu semblait bien mal en point. Neville déglutit encore une fois.
Hermione ouvrit le sac et mis de côté les affaires de Quidditch de son ami.
« ça y est je l'ai. C'est son cahier »
« Je croyais que t'avais peur de le toucher » se moqua Ron gentiment avant de la presser de l'ouvrir.
« Lumos ! » chuchota Neville pour faire un peu de lumière.
« Alors ? »
« Rien … Il n'y a rien. C'est tout blanc. »
« Quoi ? Comment c'est possible ? Fais moi voir » dit Ron. Il arracha presque le carnet des mains de son amie. Il fit tourner les pages mais rien ne se passa.
« On a fait tout ça pour rien … »
« Je suis sûr qu'on doit pouvoir faire quelque chose. » dit Neville, « C'était le carnet de Bael et il écrit tout ce qui lui passe par la tête dans ce truc ! Il doit y avoir un sortilège permettant de débloquer les pages du livre comme la carte du Mar »
« Qu'est-ce que j'entends ? »
La douceureuse voix maladive du professeur de potion manqua de faire s'étrangler Neville.
« Professeur, tiens donc que faites vous ici ? » demanda Ron tout tremblant. Il cacha dans son dos le livre de Bael. Cependant Rogue n'était pas dupe.
« Granger ! Ce balai ne vous appartient pas ! 10 points pour cleptomanie tempestive ! Weasley et Londubat ! 20 points pour avoir assisté votre camarade ! Et Weasley, donnez-moi tout de suite ce que vous tenez dans votre dos. Pas la peine de me le cacher ! »
Ron tendit alors rageusement le carnet au maître de potion qui eût un sourire carnassier. Il les emmena ensuite en-dehors du tunnel. Le trajet se fit dans un silence de plomb. Dans les esprits de tous, il y flottait un sentiment de défaite.
Rogue partit sans demander son reste. Probablement que lui aussi voulait savoir ce qu'il pouvait bien y avoir dans le fameux carnet blanc du disparu. Et le fait qu'on venait de retrouver les affaires de Bael ne faisait qu'accentuer le fait que Bael n'était qu'une victime. Surtout si on n'avait pu retrouver que ses affaires de sport et son sac déchiré.
Les trois amis se retrouvèrent dans leur salle commune quelques minutes plus tard, salle qui ressemblait plutôt à des escaliers en ce moment (cependant personne ne se plaignit : et pour cause, on ne voyait plus de tempête de sable ou autre catastrophe fort déplaisantes dès le matin)
« Ce n'est pas juste ! » s'écria Ron en se laissant tomber sur une des marches. Hermione et Neville s'assirent de part et d'autre du rouquin. « On était à deux doigts de trouver la solution, j'en suis persuadé. Et là, juste sur le moment, Rogue arrive ! »
« Je suis sur qu'il l'a fait exprès ! Il a dû nous suivre ! »
« En tout cas il n'y a rien à faire de plus. Il va falloir qu'on se débrouille par nous-même. »
Ce furent les dernières paroles sur Bael de la semaine. Ils finirent dans le Poudlard Express avec Ginny et Maureen sans un mot.
Le trajet à bord du Poudlard Express ne sembla pas ravir grand monde non plus. Nos trois amis étaient réunis dans un unique compartiment avec les frères Weasley et Maureen. On aurait pu penser que la bonne humeur était de mise mais visiblement, l'ambiance était plutôt lugubre. Personne n'essayait de faire ne serait-ce qu'une petite blague. Mais ce n'était pas le seul compartiment. Tout le train semblait plongé dans une sorte de léthargie complète. Peut-être était-ce dû au fait que les professeurs eux-mêmes avaient fait en sorte que personne ne soit dissipé lors du voyage. La rentrée jusqu'à la Gare de Pré-au-Lard avait plutôt ressemblé à un cortège funèbre qu'autre chose. Avec les élèves rassemblés en une ligne infinie allant du château au train et un cordon de professeur pour les entourer, il était évident que personne n'avait pu rire. Pourtant, il y avait bien eu ceux qui ont essayé … pour recevoir des heures de colle avant même que la rentrée n'arrive.
En soit le voyage fut long et pénible. L'arrivée dans la gare de King Cross fut donc accueillie par les élèves dans une effusion de joie non dissimulée. Tous voulaient partir et quitter l'ambiance pesante du train, revoir leur famille et partir en vacances. Ce fut donc des visages ravis de descendre du train qui accueillirent les parents amassés sur le quai 9¾. Tous les Weasley se précipitèrent vers leur parents en souhaitant de bonnes vacances à leurs amis avant de partir en direction du Terrier. Cependant ils ne manquèrent pas la scène de Bellatrix Lestrange. Car oui, elle aussi attendait avec les autres parents (recluse dans un coin avec sa sœur serait plus juste) que son fils descende du train.
« Hey, James, on n'a toujours pas eu de nouvelles de Ombranc … Je me demande ce qu'il va penser quand il se rendra compte qu'on est là pour le prendre avec nous. » chuchota Sirius à l'oreille de son meilleur ami.
« Aucune idée, je pense qu'il en profitera pour faire une bonne farce à sa chère mère … regarde-là » sourit James.
Seulement rien ne pouvait les préparer à la petite scène qui allait survenir : alors que Maureen rejoignait ses parents, que les Londubat étreignait Neville et que les Weasley partaient, Drago Malefoy descendit du train. Le petit blond, semblant vouloir imiter son père en tout point, descendait les marches du train comme s'il était le roi d'un quelconque royaume. Seulement, ni son lamentable sourire, ni ses gardes du corps gorilles ne purent le protéger de sa tante. Celle-ci l'avait vu venir depuis un petit moment déjà et fixait son neveu. Drago, qui jusque là souriait, sembla se glacer sur le champ. On sourire satisfait d'enfant gâté disparut avec.
« Tante Bellatrix, quelle joie de vous revoir. » articula péniblement le blond sous les regards moqueurs de toute la foule. Pas de doutes, dès que les élèves rentreraient encore une fois au château, la nouvelle que Drago Malefoy ne faisait pas le fière devant sa tante ferait probablement le tour du château en un instant. Peut-être même avant. Dans le train. Ou sur le quai …
Mais Bellatrix ne souriait pas du tout face à son neveu. Ho non, elle était particulièrement sérieuse.
« Où est-il, Drago ? » Ces quelques mots firent perdre toute contenance au petit blond. Et les yeux de Bellatrix semblaient toujours promettre mille souffrances s'il ne répondait pas dans les quelques secondes qui suivaient.
« J.. j… je ne sais pas. » bredouilla Drago
Bellatrix s'avança alors vers son neveu mais elle fut retenue par sa sœur.
« Pas ici Bella. Nous palerons de Xerxès ce soir. » chuchota Narcissa Malefoy au creux de l'oreille de sa sœur. « Drago, dis à Dobby de prendre tes affaires, nous partons maintenant. »
Le jeune blond acquiesça et se dépêcha d'ordonner à son elfe de maison de déposer ses affaires dans sa chambre. Les trois personnages disparurent quelques minutes plus tard dans un bruit sonore propre au transplanange.
« He bien, j'en connais un qui va passer une bonne soirée … » dit lugubrement Sirius, « Sinon, 'Reen, quand est-ce qu'il descend Bael ? »
Un silence répondit à la question de Sirius. Les adultes échangèrent un regard et se retournèrent à nouveau vers Maureen. Cette dernière baissait la tête de façon à ce que personne ne puisse apercevoir ses yeux qui se remplissaient de larmes à vu d'œil.
« … A propos de ça, Pads, Bael … », Maureen pris une grande inspiration avant de reprendre sa phrase, « il a disparu. »
« … »
« … »
« … »
« Comment ça, « il a disparu » ? » demanda calmement Lily à sa fille avant que son mari et Sirius ne fassent une scène sur le quai de la gare.
« Ben, vous savez il y a deux semaines, il s'est passé deux trois trucs à Poudlard … »
« Tu veux parler de l'attaque de l'Héritier. Mais je croyais qu'on avait retrouvé tout le monde. Pétrifiés mais entiers … » commença James qui sentait un petit malaise s'installer.
« Oui, c'est ce que je vous ai dit mais en fait, depuis ce jour, Bael a disparu et personne ne sait où il se trouve. Les professeurs le cherchent jour et nuit, mais il n'y a rien de concluant. »
« La carte du Maraudeur ? Tu m'as dit savoir où est-ce qu'elle se trouvait ? Tu as pu l'utiliser alors ? »
« James ! »
« Non, c'est important là. Alors ? »
« Non, personne ne sait où elle est à présent. On pense que Bael l'avait sur lui quand il a … »
« Bon, on en reparlera à la maison. Maintenant, l'important c'est que tu te reposes. Les choses devraient s'arranger. Tu vas voir. Lorsque tu entreras, ton ami sera de retour et cet Héritier ? Parti. Allez on rentre, je suis sûr que tes frères seront ravis de te revoir. »
Maureen sourit à son père et se laissa emmener vers e parking. Les Potter rentraient, exténués.
Aux yeux de tous, les vacances de Noël passèrent trop vite. Sauf peut-être pour Drago. Il avait passé ses vacances avec sa tante, son oncle et sa petite cousine en plus de ses parents. Il pouvait parfaitement se souvenir de sa première soirée et son interrogation sur son cousin. Ho, celle-là de soirée il ne l'oublierait probablement pas avant un bon moment. Il avait été carrément terrorisé par sa tante et son oncle. Les deux lui avaient bien fait comprendre qu'il devrait faire tout son possible à la rentrée pour chercher son cousin, même si cela signifiait qu'il fallait faire alliance avec Gryffondor. Alors là, il ne s'en était pas douté une seule seconde. D'ordinaire si stoïcs sur le sujet de Xerxès ou Bael, peu importe comment on l'appelait ces temps-ci, ils avaient semblé réellement inquiets pour leur fils. Mais ils n'avaient rien dit sur le sujet de la Chambre des Secrets, bien que le sort de Bael et de cette Chambre soient manifestement liés. Et alors qu'ils savaient aussi ce qu'il se passait. Ils avaient eu le même regard que son stupide cousin quand il leur avait demandé ce qu'ils savaient à ce sujet. Même s'ils avaient été surpris d'apprendre que Bael était au courant, ou au moins d'une partie, de ce qui se tramait, les adultes n'avaient rien dit. Juste de récupérer Xerxès.
« Bienvenue en enfer. Je ne sais même pas par où commencer. Je le connais pas ce crétin … »
Oui vraiment, Drago pouvait dire qu'il avait passé les pires vacances de Noël de sa vie.
Le trajet de retour vers Poudlard se fit, au contraire de la venue, dans une certaine euphorie. Les attaques perçues il y a quelques semaines par l'ensemble du corps étudiant ne semblaient plus avoir d'impact. Enfin, presque.
Dans le compartiment de nos trois héros, on pouvait les entendre se raconter les histoires de Noël et évidemment ce qu'ils en avaient pensé au sujet de cette Chambre des Secrets.
« Mon père dit que c'est un scandale. Il a failli ne pas me laisser revenir au château parce qu'il avait peur que je ne me fasse attaquer une fois de plus. Perso je le crois un peu parano … »
« M'en parle pas, j'ai eu le droit au même refrain avec ma mère pendant toute les vacances. Mon père a essayé de la rassurer et tout, et puis c'est parti loin. Je crois que c'était la première fois que j'entendais mes parents se disputer aussi fort. On a passé un réveillon super tendu du coup. A chaque fois qu'il y avait une petite allusion à Poudlard, ma mère partait dans une crise de folie … Même les jumeaux se sont tus ce soir. »
« Et du coup pour Bael ? Tes parents ont dit quelque chose ? »
« Nan. Enfin, ils ont juste dit que si même Bellatrix était aussi furieuse que son fils ne soit pas revenu alors ça veut tout simplement dire que ce n'est pas lui l'Héritier. Rien de bien nouveau quoi. »
« Mes parents ont laissés entendre que s'il s'était fait enlevé et pas pétrifié comme les autres, c'était parce qu'il était au courant de quelque chose … » dit alors Neville
« Et toi Hermione ? »
« Je n'ai même pas essayé d'en parler à mes parents. T'imagines ? Je ne serais pas là avec vous sinon. En revanche j'ai pu réfléchir à un plan qui nous permettrait d'en savoir plus. Il faut absolument commencer par le début. »
« Et le début pour toi, c'est quoi ? la chatte de Rusard » renifla Ron. Hermione se contenta de lever les yeux au ciel.
« Non, sombre crétin ? » Ron plissa les yeux ais ne dit rien. De toute évidence, Hermione savait quelque chose aussi. « L'Héritier et la Chambre des Secrets. Ça commence par là. Et qu'est-ce qu'on sait dessus ? Rien. Juste que c'est une salle qui a été peut-être construite par Salazar Serpentard il y a … longtemps. Et qui en sait le plus la dessus ? … »
« Euh … Serpentard ? » tenta Ron
« Une personne vivante, mais t'étais pas loin. Obligé, un serpentard doit savoir ce que c'est que cette chambre. Donc, j'ai préparé deux trois petits trucs pendant ces vacances. J'ai commandé à l'apothicaire une potion de polynectar. Une dose pour chacun d'entre nous. »
« T'es une grande … malade Hermione. » souffla Neville.
« Par contre il nous faut des cheveux de la personne de qui on veut prendre l'apparence. »
« On prend qui ? » demanda avidement Ron
« Crabbe et Goyle pour vous. Je me charge de les garder assommé au sol »
En moins de trois minutes les trois amis avaient mis au point un plan pour faire parler Drago. Ils avaient donc prévu d'attirer Crabbe et Goyle en utilisant des fondant du chaudron (bêtes comme ils étaient ils se précipiteraient dessus avant de comprendre que ceux-ci étaient rempli de potion de sommeil), de leur prendre trois mèches de cheveux avant de se diriger dans le compartiment de Drago. Oui, un plan parfait.
« ça y est les garçons ? Vous avez bu la potion ? » demanda Hermione
Ron et Neville se regardait l'air livide avec chacun une petite fiole contenant un affreux liquide vert et marron respectivement. Ils déglutirent.
« On fait ça pour Bael. On le fait que pour lui seulement. Si jamais quelqu'un apprend qu'on s'est transformé en ces deux gorilles … » menaça Ron en regardant tour à tour les deux serpentards étalés sur le sol qui dormaient visiblement profondément.
« Allez, à trois … »
« Un »
« Deux ... »
« Trois ! »
Et les deux garçons burent cul sec leur petite fiole.
« Pouah, c'était atroce. Ça avait le même goût que la couleur ! » s'écria Neville
Mais lentement, les deux garçons commençaient à se transformer. Les cheveux roux de Ron devenaient de plus en plus bruns et ceux de Neville frisèrent. Ils prirent tous les deux un peu de poids et prirent 10 bon centimètres.
« Vous allez devoir changer de vêtements … et prendre les leur »
Une bonne vingtaine de minutes plus tard Ron et Neville sortirent du compartiment déguisés en Crabbe et Goyle.
« Alors là, je m'en souviendrais toujours. On est dans les vêtement de Crabbe et Goyle. Nev' … je me sens pas bien du tout là. »
« Moi non plus … mais t'inquiète. Plu que quarante minutes. Après … »
« HA Crabbe, Goyle ! Je vous cherchais abrutis. Où est-ce que vous étiez passé ? » Drago Malefoy arrivait dans le couloir, « Peu importe. Venez suivez-moi. J'ai déjà réservé un compartiment. »
Neville tenta alors un début de conversation. Avec un peu de chance, Drago parlerai tout seul, arrogant comme il était :
« Alors … euh, ces vacances ? »
Drago le regarda bizarrement mais répondit tout de même.
« Horrible ! J'ai eu le droit à une réunion avec ma famille … Ils n'ont pas arrêté de me demander où était mon cousin. J'ai essayé de leur demander ce qu'ils savaient sur cette Chambre des Secret et ils n'ont pas voulu me répondre non plus. Ça m'agace ! Je sais qu'ils ont dû le dire à Black ! Il n'aurait pas pu savoir sinon ! »
« Savoir quoi ? » demanda Crabbe/Ron
« Mais, la Chambre, l'Héritier ! tout quoi ! »
« Du coup on sait quoi sur cette Chambre. Ton père ne t'en a pas dit plus dessus ? »
« Mais t'écoute quand je parle ? Non, il ne m'en a pas plus dit. Il a juste répété et dit que la Chambre avait été ouverte il y a 50 ans et que quelqu'un est mort. Si tu veux mon avis ça ne saurait tarder non plus. Je suis sur que Granger passera en première. Bon débarras ! »
Su ces quelques mots Ron bondit. Neville le rattrapa juste avant qu'il ne frappe Drago.
« Mais qu'est-ce que vous avez tous les deux aujourd'hui ? »
« Euh … rien … je … je vais l'emmener à l'infirmerie. Il a l'air d'avoir mal au ventre. » précipita Neville avant de tirer Ron dehors.
Et juste à temps car ses cheveux redevenaient roux.
Drago ne releva même pas le fait qu'il n'y avait pas d'infirmerie sur le Poudlard express.
« Vite, Ron ! il faut qu'on se dépêche de rentrer voir Hermione ! Mais grouille jte dis. »
Finalement les deux garçons arrivèrent dans leur compartiment en sueur et virent Hermione tranquillement en train de lire un livre avec sa baguette à la main pointant sur les vrai Crabbe et Goyle. Elle releva à peine la tête lorsqu'ils rentrèrent dans le compartiment.
En quelques minutes, les deux garçons s'étaient rechangés et avaient jetés Crabbe et Goyle dans les toilettes.
« Plus jamais ! Je refais plus jamais ça ! » s'exclama Neville.
« Sinon … vous avez pu avoir quelque chose de nouveau ? » demanda innocemment Hermione en évitant soigneusement de regarder Ron qui lui jetait un regard des plus incendiaire.
« Mouais » se rembrunit Neville.
Ron raconta exactement ce qui s'était passé.
« On a eu de la chance à la fin … j'ai failli tout faire péter »
« Bon, au final on a quand même eu quelques info … »
« Ouais … Bael était bien au courant finalement … même Malefoy dit qu'il savait. »
« Peut-être … mais ça exclu la possibilité qu'il soit l'Héritier. Donc on peut juste en déduire qu'il s'est fait attaquer par ce fameux Héritier. Donc … il nous reste à savoir ce qu'i s'est passé il y a 50 ans. Qui est mort. Qui s'est fait arrêter. Et surtout, pourquoi ! »
« Oui, super simple Hermione. » marmonna Ron avant de se taire définitivement sous le regard de Neville.
« J'irais à la bibliothèque pour me renseigner là-dessus. »
Au château, les professeurs non plus n'avaient pas passé un Noël très joyeux. Sur ordre du directeur, tous les élèves avaient été renvoyés dans leur famille pour ces vacances. Seuls restaient les professeurs. Et il y avait une certaine raison : trouver Baelfyre Black et détruire si possible la Chambre des Secrets et son monstre mythique.
Alors, lorsque le professeur Rogue était arrivé un dimanche matin, alors que les élèves n'étaient pas encore rentrés chez eux, en affirmant qu'il avait trouvé la réponse, tous les professeurs s'étaient enfin senti soulagé. Seulement, la vue d'un simple cahier blanc n'avait réjoui personne.
« Severus, je veux des explications. Qu'est-ce que vous avez entre les mains ? » demanda le directeur. Celui-ci était assis derrière son bureau et regardais le maître des potions. Ses lunettes en forme de demi-lune étaient posés sur son bureau, à côté de ses instruments argentés, et permettaient donc à Rogue de voir mieux que jamais les yeux de Dumbledore. Rogue ravala un moment une réplique cinglante avant de continuer sur sa lancée. Au milieu de tous les autres professeurs il se sentait presque comme attaqué. Il se contenta simplement de désigner le carnet qu'il tenait à la main avant de le laisser choir sur le bureau du directeur. Il commença alors dramatiquement sa phrase. Pour capter un peu plus l'attention de ses chers collègues.
« Ceci est le carnet de Mr. Black. Celui dans lequel il semble noter tous ses cours. » dit doucereusement le maître des potions.
Le regard de ses collègues sur le cahier changea radicalement. Il n'était étranger à personne que Baelfyre Black notait absolument tout et n'importe quoi dans ce cahier. Chourave avait déclaré avoir vu une recette de tarte au citron dedans. Et Flitwick avait dit avoir vu les jumeaux Weasley et Black écrire dedans. En même temps.
« Sûrement, vous ne pensez pas qu'il puisse connaître le coupable … »
« Si, Minerva. Je le pense parfaitement capable de protéger le coupable et de l'aider. Et je suis persuadé que ce cahier va permettre de nous éclairer. En partie. »
« C'est un scandale de dire ce genre de chose Severus ! » fulmina Mcgonagall. Le professeur regarda le cahier avant de demander à Dumbledore si elle pouvait s'en emparer. Albus cligna simplement des yeux.
« C'est inutile, j'ai déjà essayé. Le cahier est vide. » proclama Rogue.
Les regards sceptiques de ses collègues rencontrèrent les yeux glacés de Rogue. Flitwick se contenta de s'approcher du cahier et d'y poser sa baguette. Il se concentra un petit instant avant de sourire.
« C'est très ingénieux. Il a simplement lancé un sort de codage. Il faudrait donc avoir le mot clé pour pouvoir déchiffrer le cahier … ou avoir un passe-partout. » dit le petit professeur gaiement en agitant sa baguette. Les pages du cahier vibrèrent un cours instant avant de se remplir d'encre noir. Rogue renifla. Il n'avait pas pensé à ce sort. Pas qu'il ne le dise à quelqu'un.
Flitwick se permit alors d'ouvrir le cahier. Tout le monde se pencha dessus afin de mieux voir. Plusieurs minutes passèrent.
« C'est … c'est une blague … on ne comprend rien ! » s'exclama Rogue. Flitwick fronçait les sourcils, McGonagall incendiait du regard le cahier et Dumbledore avait des étincelles derrière les yeux. Seule Chourave semblait se désintéresser du livre.
« Je crois que ce sont les plans de farce contre le … professeur … Lockhart. » annonça finalement Flitwick.
« Mais … qu'est-ce que les plans de … ce sont les plans des canalisations de Poudlard ? » demanda ahuri Chourave en dépliant un morceau de papier qui venait de tomber du livre.
Rogue, lui, était en train de contenir sa rage. Selon lui, il venait d'obtenir une excuse en or pour faire renvoyer définitivement Black de Poudlard. Mais personne ne disait rien. Non. Personne.
Ceci dit, les plans des canalisations de Poudlard avaient attiré l'attention du directeur. Il se leva et contourna son bureau afin de se placer avec ses professeurs. En effet sur une des pages, une page qui semblaient plus brouillon que les autres, étaient inscrits un amas de mots. Il ne semblait pas y avoir de connections logiques entre chacun des mots. Et pourtant il devait y en avoir un a vu des innombrables flèches.
« Une page a été arraché. » Observa Dumbledore, « Celle où manifestement, les réponses à toutes nos questions se trouvaient, selon le professeur Rogue. »
« Mais cela nous laisse suffisamment d'informations, Albus. Regardez. »
En outre, c'est ce que pensaient les professeurs. Seulement après avoir passé toutes les vacances de Noël à ratisser les canalisations de Poudlard sans trouver le moindre indice, tous étaient largement irrité. La seule grande trouvaille fut de savoir que le monstre de la Chambre existait vraiment et qu'il avait peur des coqs. Ennemi mortel probable. Voilà ce que stipulait le carnet du disparu. Rien de bien particulier, en somme. Les professeurs devenaient donc de plus en plus inquiets. Tout naturellement. Et évidemment le carnet n'avait pas donné le nom de l'Héritier non plus …
En attendant, les élèves allaient arriver dans peu de temps et aucun des professeurs n'avaient le cœur à dire que rien n'avait avancé. Il y avait toujours un Héritier en liberté dans le château.
Deux mois passèrent sans encombres à Poudlard. Février était déjà bien avancée et surtout toujours aucun signe de l'Héritier. Les rumeurs sur ce sombre personnage avaient bien fini par disparaître lentement. Seulement, il n'avait pas non plus disparu des mémoires de élèves, et pour cause : quatre élèves pétrifiés reposaient dans l'infirmerie attendant patiemment que les plans de mandragores du professeur chourave soient prêtes. Non, l'Héritier était juste arrivé en marge des pensées de toute la population de Poudlard. En effet, il y avait de nombreuses choses à faire et à penser, la saison de Quidditch avançait toujours laissant les serpentards en première place à la plus grande fureur des Gryffondors, Lockhart était toujours aussi mauvais et le château ne répondait plus aux appels désespérés des élèves pour ouvrir ses couloirs bouchés. Vraiment, la vie au château aurait pu paraître presque normale. Seulement, le fait est qu'un élève était toujours manquant. Malgré la forte mobilisation des professeurs pour chercher le disparu, les recherches n'avançaient pas du tout.
Ils n'étaient manifestement pas les seuls à chercher Bael non plus. Du côté des trois gryffondors de deuxième année, on pouvait les voir plus frustrés que jamais. Assis au coin de cheminée de leur salle commune (qui ressemblait actuellement à un couloir de manoir hanté – on ne pouvait pas reprocher au château de ne pas avoir modifié sa décoration depuis Noël …), ils semblaient ruminer de sombre pensées.
« Ça va bientôt faire deux mois, et on a toujours rien … on n'avance pas du tout. » déclara simplement Neville en regardant le feu lentement.
« On a ratissé la bibliothèque pourtant … Hermione ? »
« La seule chose qu'on sait, c'est que le coupable à déjà été arrêté apparemment. Le préfet en chef l'aurait dénoncé au directeur … »
« Et c'était qui ce préfet ? »
« Un certain Tom E. Jedusort. Il aurait disparu après avoir quitté Poudlard. Probablement un des nombreux morts lors de la guerre entre Dumbledore et Vous-savez-qui. »
Les trois amis soupirèrent. Ils décidèrent finalement d'aller déjeuner, comme midi sonnait. Ils descendirent donc les sept étages afin de se rendre dans la Grande Salle. Une fois attablés, ils engagèrent une petite conversation avec Dean et Seamus. Vers la fin de leur repas, le trio rencontra Hagrid. Le géant avait l'air d'avoir couru un marathon magique et de s'être fait pourchassé par des mangemorts peu après. En effet, le malheureux était hors d'haleine. Cependant, quand il croisa le regard des trois ais, il sourit et les héla de la main. Avec un grand geste de bras (il faillit assommer un quatrième année qui passait par là sous les hurlements de rire et d'indignation des élèves autour de lui) il les appela à lui. Les trois petits gryffondors se dépêchèrent et accoururent vers Hagrid.
« Ha les enfants. Ça fait longtemps que je ne vous ai pas vu. Passez de temps à autre dans ma cabane après vos cours. Ça me ferait plaisir de vous parler un peu plus longtemps. » dit-il avec un grand sourire. Il dû cependant partir avant que Ron ne puisse répondre quoi que ce soit. Un professeur appelait Hagrid.
Les trois amis durent donc accepter cette simple invitation, tout trois un peu gêné de ne pas avoir penser plus tôt à visiter Hagrid (ça faisait combien de temps depuis la dernière fois qu'ils étaient allé le voir ? Trop de temps au goût d'Hermione et pas assez pour Ron. Le pauvre se souvenait toujours des cookies aussi durs que de la pierre …). Ce fut donc en fin de semaine que nos trois amis se rendirent vers la petite hutte du garde chasse.
Rien de spécial ne venait ponctuer cette soirée. Après un gros repas du soir, les trois amis s'étaient dirigés vers la cabane d'Hagrid. Ils traversaient le parc tranquillement. Non, vraiment il n'y avait rien de particulier. Sauf que Malefoy semblait les attendre. Et pour une bonne fois, il n'avait pas ses deux gardes du corps à côté de lui. Il était visiblement seul. Mais cela n'arrêta pas les gryffondors. Ils continuèrent à marcher en essayant d'ignorer le regard perçant que Malefoy leur lançait. De toute évidence il avait encore une insulte à sortir, seulement, pur une raison inconnue il ne parvenait pas à la prononcer. Finalement, et alors que les trois gryffondors allaient le dépasser sans avoir dit un mot, Drago les apostropha :
« Je ne sais pas ce que Black voit en vous pour traîner en permanence avec des veracrasses comme vous, mais il doit bien y trouver son bonheur. » tenta le serpentard. Neville, Ron et Hermione se crispèrent. Ce fut Hermione qui prit la parole :
« Depuis quand te soucies-tu de ton cousin de toute manière ? » rétorqua-t-elle avant de prendre le bras de ses deux amis et de les emmener vers la cabane d'Hagrid. Seulement Drago les suivit.
« C'est mon cousin comme tu dis. Je veux savoir ce que vous avez fait de lui. » ordonna le blond. Cette phrase réussie à mettre Ron hors de lui.
« Ce que NOUS lui avons fait ! Nous ! Si jamais il lui arrive quoi que ce soit, on peut être sûr que ce sera de ta faute espèce de sale petit » Mais Ron ne finit jamais sa phrase. Il avait dégainé sa baguette et pointait Drago avec. Ce dernier avait fait de même.
« Non, Ron ! N'y pense même pas ! » hurla Hermione.
« Oui, écoute un peu la Sang-De-Bourbe Weasmoche. Tu pourrais te blesser si jamais tu agitais ton bâton magique » rigola le serpent. Cela eu pour effet de rendre Ron encore plus rouge qu'il ne l'était auparavant. Avant qu'il ne profère un mot, une voix tonna.
« On peut savoir ce que vous faites ici ! »
C'était la voix d'Hagrid. Le dei-géant arrivait à point. Drago sembla se décomposer et pedit toute ses couleurs en un quart de demi-sconde. Il déala avant de comprendre d'où provenait la voix.
Ce fut donc sous les rires des trois gryffondors que la soirée commença.
« Hahaha, merci Hagrid. Tu nous as épargné bien des soucis. » dis Ron
« Pas de problème. Entrez avant qu'il ne commence à se faire trop tard. Vous me raconterez vos aventures à l'intérieur. »
Le bonhomme les accompagna donc à l'intérieur de sa cabane de fortune. Il les installa sur son canapé, où les trois compères se tassèrent avant de décliner l'offre de gâteaux de la part du géant. Ils voulaient garder toutes leurs dents intactes. Néanmoins la conversation, qui avait commencé sur les cours t la vie à Poudlard, dériva lentement sur Bael. Effectivement, l'absence du métamorphomage se faisait rudement ressentir. Hagrid commença donc doucement, tout en ajoutant du bois à son feu de cheminée :
« J'ai appris pour Bael … »
Les trois élèves baissèrent la tête.
« Mais ne vous inquiétez pas trop, je suis sûr que Dumbledore le retrouvera. De toute manière si quelqu'un peut le faire, ça ne peut être que lui ! » rugit Hagrid.
Mais le tremblement d'une corbeille et le tremblement incessant de Ron vint mettre fin à a discussion sur leur ami.
« Hag… Hagrid … » commença le rouquin. Il pointa alors du doigt la corbeille qui avait légèrement bougée, « Qu… P… Pourquoi des araignées rentrent dedans ? »
Le malaise du rouquin se faisait largement ressentir et deviner. Mais il avait effectivement raison. Une file d'araignée qui provenait de dehors rentrait dans la corbeille. L'attitude étrange de ces bestioles n'avaient échappé à personne, mais Hagrid répondit simplement et tout naturellement
« Ha, ne t'inquète pas Ron, elles ne vont pas te manger. Je dois en fait les amener à Aragog dans la forêt. Il voudrait que je lui apporte ses camarades pour leur offrir un abri avant que le … » mais Hagrid s'arrêta un moment en fronçant les sourcils. « Non, t'en fais pas, oublie ce que je viens de dire. »
Ron acquiesça avec beaucoup d'enthousiasme. Il n'avait vraiment pas envie de savoir ce qu'était ce Aragog et quel monstre Hagrid protégeait encore une fois.
« Mais Hagrid, c'est qui ce Aragog ? » demanda curieusement Neville tout en essayant de garder Ron en place.
« C'est l'acromentule que j'ai recueillie avant de partir de Poudlard … » visiblement le géant était mal à l'aise, « C'était un peu comme maintenant … » murmura-t-il. Il se reprit très vite cependant et dévia la conversation sur Norbert, le dragon dont il avait dû se débarasser.
La fin de la soirée se finit donc dans la joie et la bonne humeur.
Pourtant un détail n'avait pas échappé à Hermione. Une fois que les trois amis furent remonté dans la tour de Gryffondor, elle leur en parla tout de suite.
« Vous avez vu es araignées ce soir ? »
« Difficile de ne pas remarquer 'Mione » marmonna Ron
« Et alors, vous avez aussi entendu c qu'Hagrid a dit : « offrir un abri ». Elles fuient quelque chose dans Poudlard. Quelque chose qu'il y a cette année et qu'il n'y avait pas les années précédentes. »
« Je suis pas sûr de te suivre … Tu veux dire quoi ? » demanda Neville perplexe.
« ça veut dire qu'il y a bien un monstre à Poudlard, un que les araignées craignent plus que tout. Quelqu'un sait qui sont les plus grands prédateurs des araignées ? »
« Oui ! » hurla Ron, « Mais elles n'en ont pas qu'un ! Elles en ont même beaucoup. Y a tous les insectivores du style oiseaux, reptiles et petits mammifères … Je me souviens avoir vu dans mon jardin des guêpes Onyx – magiques, elles sont magiques Hermione – manger ces trucs atroces. »
« Dis donc, t'en connais un rayon su les araignées … » dit Neville. Ron le foudroya du regard
« Seulement sur tout ce qui peut les tuer. C'est horrible ces trucs. T'as déjà ses pattes velues de près ! Et ses mandibules … » Ron perdait des couleurs à vue d'œil.
Hermione et Neville le regardèrent se recroqueviller sur lui-même. Un rire étranglé sortit de la gorge de Neville. Hermione préféra mettre une main devant sa bouche afin de cacher sa prise de fou rire.
« Bon, on doit donc avoir un indice sur l'identité du monstre du coup. »
« Pas vraiment … si tout le monde chasse les araignées … »
« Enfin, il ne doit pas y avoir des dizaines de monstres capables de tuer des sorciers ou de les pétrifier sans que personne ne puisse rien faire. Ça devait être une créature bien puissante pour que seul Salazar Serpentard ne puisse la contrôler aussi … »
« … bibliothèque demain ? … » demanda penaud Ron.
« Oui. »
Neville passa une nuit très agité ce soir-là. Il mit énormément de temps à trouver le sommeil pour une raison qui lui était étrange. Et le lendemain matin il fut le premier de son dortoir à se réveiller. Et pour cause, pour la seconde fois de sa vie, sa cicatrice le brûlait plus que jamais. C'est en portant sa main à son front que Neville se rendit compte qu'il avait de la fièvre. En poussant un soupir, il repoussa ses couvertures et sortit de son lit sans faire un bruit. Il ne voulait pas réveiller ses camarades. Sans un regard il passa les lits de ses compagnons, sans trop s'attarder sur celui vide de Bael, intouché depuis voilà trois mois, et passa la porte du dortoir. Il se dirigea sans un mot vers les salles de bain et resta devant la porte un petit moment. Il finit par l'ouvrir. Dedans, rien de grandiose. Un petit évier avec une vitre, sur le côté on devinait l'ombre de la baignoire qui faisait office de douche géante. Neville alluma alors les lumières en secouant la petite lanterne au-dessus du lavabo. Celle-ci illumina la salle de bain d'une lumière jaune-orangé douce. Neville put donc constater que son reflet faisait peine à voir. Des cernes violettes lui barraient le visage, sa cicatrice en forme d'éclair était enflée et rouge et il aurait juré avoir vu ses yeux d'ordinaires marrons, devenir verts et en forme de fente. Juste l'espace d'un très court instant.
Neville soupira encore une fois. C'était un cauchemar récurrent. Un qu'il faisait depuis le soir de la Grande Attaque. Un qu'il croyait avoir battu il y a sept ans. Et pourtant, il le refaisait.
« Qu'est-ce qui a bien pu me le redonner … ? » se demanda en vain le garçon. Selon lui, rien ne pouvait expliquer ce soudain retour. Il ne se sentait pas menacé ou traqué, il aurait même dit qu'il gagnait un peu d'assurance. Mais ces derniers temps, il ne se sentait plus exactement comme lui-même.
Neville choisit simplement de se débarbouiller et de se mouiller la tête. Avec un peu de chance, la migraine qui commençait à s'installer allait bientôt repartir, comme si elle n'était jamais survenue.
Malheureusement pour lui, la journée ne permit qu'à sa migraine de devenir plus intense. Il ne parvint à devenir que plus maladroit qu'à son habitude, un exploit pourrait-on dire. Le cours de potion fut un désastre (son chaudron avait littéralement fondu parce qu'il avait mis une dose un peu trop importante de pics de porc-épic), Rogue lui avait presque craché dessus, il avait trébuché dans les escaliers à cause de Peeves et était arrivé en retard en cours de métamorphose. Cours où il n'avait pas compris un seul mot de ce qu'avait dit McGonagall et n'avait donc pas réussi à transfigurer son lapin. Il avait ensuite manqué de s'étouffer en mangeant une cuisse de poulet (un os coincé dans la gorge …) et avait renversé son verre sur la robe d'Hermione. Après s'être confondu en excuse, il était monté à la bibliothèque pour faire des recherches avec ses amis sur le monstre de la Chambre. Sauf que les livres avaient refusés de s'ouvrir pour lui. Donc Mme. Pince s'était dépêché de les exclure de la bibliothèque. Le reste de la journée s'était déroulée de la même manière pour Neville. Il avait accumulé gaffe sur gaffe. Etourdi comme il était, il avait même oublié sa baguette magique dans la Grande Salle au dîner. Naturellement il ne s'en était rendu compte qu'une fois arrivé dans la salle commune, au septièm étage.
« Les gars… il faut que je redescende. J'ai oublié ma baguette en bas. » soupira une énième fois Neville. Ron et Hermione le regardèrent avec des yeux concernés et affirmèrent de la tête.
Neville reparti donc doucement vers la Grande Salle.
Il était presque 21h quand Neville arriva en bas. Il mit aussi trente bonne minutes avant de trouver sa baguette (coincé entre un banc et un pied de table). Il ne manqua pas non plus de se cogner la tête en se relevant. D'humeur bien massacrante ce soir-là, Neville remonta le plus vite les escaliers afin d'aller se coucher le plus vite possible. Cette journée s'était avérée être épuisante. Et horrible.
Tuer … sang … mort … tuer
Neville s'arrêta sur le champ. Il venait de réentendre la voix de novembre. Tout à coup Neville fut pris de panique. La dernière fois qu'il avait entendu cette voix, des personnes s'étaient faites attaquer. Et Bael avait disparu. Et surtout, il avait des amis avec lui. Il ne se sentait pas du tout rassuré de se savoir seul maintenant. Mais pour autant, il mourrait d'envie de savoir qui pouvait faire de tel bruit. Cette voix désincarnée semblait provenir des murs et se déplaçait à une vitesse ahurissante. Du moins pour ses petites jambes. Le jeune garçon se disait même qu'il aurait besoin d'un balai de course pour suivre la cadence. Sauf qu'avec son talent naturel pour le Quidditch, il se doutait bien qu'il aurait tôt fait de se prendre un mur plutôt que de filer droit dans un couloir. De toute manière, de mémoire, il ne savait pas comment il pouvait bien voler. Il avait toujours été complètement maladroit. Il se décida néanmoins courir et à suivre la voix. Il ne dura pas longtemps, surtout qu'il ne voyait plus rien. Les torches du château venaient de s'éteindre, signalant donc que tous les élèves devraient être dans leur lit. Sauf pour lui ce soir. Il continua au son de la voix à courir après. Il tourna dans tous les sens. Monta et descendit un nombre incohérent d'escaliers. Seule l'adrénaline lui permettait de courir aussi longtemps. Ou peut-être avait-il couru simplement 100 mètres et qu'il était incapable de s'en rendre compte. Sauf qu'il se prit un mur de plein fouet en continuant à suivre la voix. Elle s'éloigna aussi très vite, mais Neville eu le temps d'entendre un bruit de … quelque chose … qui se brisait. Mais il était cependant tombé à terre à cause du mur. Il devait aussi saigner du nez. Après tout, il était en train de courir à pleine vitesse, pris dans un de ses plus grands sprints mémorables. Il était même persuadé que la voie était libre devant lui et qu'il pouvait courir sans danger. Après tout cette voix bizarre ne se déplaçait qu'à travers les murs. Elle ne les transperçait pas non plus, fallait être un peu réaliste. Ou alors, le château lui avait bloqué le passage. Il aimait bien lui faire des tours, mais ces derniers temps, il semblait que le château faisait des mauvais tours sur tout le monde. Et Neville ne se plaignait donc plus autant. Sauf que là, ça lui paraissait complètement cruel de la part du château de couper sa course poursuite. Il ne se risqua pas pour autant à crier après l'entité. Un, elle pouvait l'ignorer et ou l'enterrer pour un bon moment. Et deux, Rusard pouvait très bien arriver. Ça et maintenant qu'il y pensait, peut-être que ce mur obstruant le couloir était déjà là depuis un moment. D'habitude, lorsqu'il y a des changements de décors, la magie du château faisait un léger bruit. Or, il ne semblait pas à Neville dans ce cas précis qu'il y avait eu ce bruit particulier.
« Donc le mur était déjà là. » conclu Neville en se relevant. Il tata le mur de ses deux ainsi. De toute manière il ne voyait pratiquement rien.
Mais cela lui laissait aussi quelques indications. Le château n'avait pas bloqué tant de couloirs que ça ces derniers temps. Le seul qui était resté bloqué depuis un certain temps, c'était celui du quatrième étage. Et celui de l'aile est au deuxième étage. Ou celle du nord.
« … Je suis perdu en fait. »
Des bruits de pas alertèrent alors Neville. Sauf qu'au lieu d'entendre avec la voix trainante de Rusard, il n'entendait rien.
« Ce n'est pas Rusard. » se dit Neville.
Il leva donc par reflexe sa baguette et chercha à faire le plus de bruit possible. De toute manière, perdu comme il était, s'i se faisait attaquer ou quoi il aurait juste le temps de faire assez de bruit pour alerter un professeur ou justement Rusard pour qu'ils sachent quelque chose … enfin peut être. Ça semblait être la bonne chose à faire selon Neville.
« Tiens, tiens, tiens … Qui voilà ? Lumos ! Londubat. On cherche à faire les héros à cette heure-ci ? » la voix glaçante de Rogue se fit entendre dans le couloir.
Neville frissonna.
« C'est bien ma veine aujourd'hui … ». Mais le garçon ne voulait pas en finir là. Il y avait quelque chose derrière ce mur que le château ne voulait pas que l'on voit. Quelque chose qui s'était brisé. Alors Neville tenta sa chance.
« Il y a quelque chose derrière ce mur, professeur. »
Rogue, qui avait gardé sa baguette pointée sur le garçon (qui par ailleurs fermait les yeux à cause de l'intensité trop blanche de la lumière, un paradoxe quand on pensait au professeur qui avait lancé le sort), le regarda sceptiquement. Il regarda lourdement le garçon et transperça ses yeux. Il sembla le jauger un moment avant de répondre d'un ton très ferme.
« Evidemment. Maintenant Londubat, vous allez me faire le plaisir de retourner avec moi dans votre dortoir. Et n'oubliez pas. Vous aurez colle avec moi tous les soirs de la semaine prochaine. Ça ne vous suffit pas de jouer le héros la nuit, alors que vous connaissez parfaitement les dangers, non. Ingrat. 8h tapante. Pas de retard … »
Neville se sentit devenir tout rouge. Il baissa la tête mais accompagna tout de même son professeur jusqu'au septième étage. Lorsque le portrait s'ouvrit, Neville ne vit personne et entendit seulement le sourire cruel de Rogue. Ce dernier se dépêcha de partir. Neville fit de même. Il ne prit pas la peine d'observer la salle commune non plus, qui pour une fois, était redevenue à la normale. Par contre il trébucha encore une fois au sol.
« Grr, j'en ai vraiment marre là … »
Neville considéra un moment de dormir au sol. Il ne se sentait pas de monter les quelques marches jusqu'à son dortoir. Il baisa les yeux et remarqua alors qu'il avait trébuché sur un petit carnet noir.
« Tiens, on dirait le même que Bael, en noir … »
CLANG
Un bruit dans la salle commune fit relever immédiatement la tête de Neville.
« Qui est là ? » s'alarma-t-il. Mais personne ne répondit.
Moins serein que d'habitude, Neville se dépêcha de se lever et de rentrer dans son dortoir. Il se déshabilla en vitesse et plongea dans ses draps. Après avoir attendu quelques minutes sans rien entendre, Neville laissa échapper sa respiration. Soulagé, il ouvrit le carnet noir qu'il avait ramassé. Celui-ci était complètement vide. Par simple curiosité, Neville prit alors une plume et la trempa dans un peu d'encre (heureusement qu'il ne rangeait pas trop ses affaires …) avant de commencer à écrire. De toute façon, il ne trouvait pas le sommeil.
Bonjour écrit-il. Il n'avait vraiment rien de passionnant à écrire. Par contre il ne s'attendait pas à ce qu'encre disparaisse complètement. Elle avait été absorbé par les pages du cahier. Et le cahier avait d'ailleurs répondu.
Bonsoir. Je m'appelle Tom. Et toi ?
Neville avait été pris au dépourvu. Curieux, il avait quand même répondu. Ce n'était qu'un simple cahier.
Neville Londubat. Tu ne dois pas en savoir beaucoup sur moi …
Le Survivant. Si, j'ai appris que c'est comme cela qu'on t'appelait. Mais si ça te dérange, je peux t'appeler Neville.
Une fois encore, l'écriture appliquée de ce Tom refit surface. Plus curieux que jamais, Neville se lança :
Je sais pas si t'es au courant des évènements qui se passent au château en ce moment. Neville laissa l'encre disparaître avant de reprendre, Apparemment la Chambre des Secrets a été ouverte.
Oui, je l'ai appris … Mais tu sais, ce n'est pas la première fois. Et le coupable a déjà été arrêté après avoir fait un mort.
Qui étais-ce ?
Qui ? Le coupable ? Ou la victime ?
Les deux, je suppose …
Rubeus Hagrid était le coupable. Et il a tué Myrtle Elizabeth Warren.
Ces quelques lettres firent l'effet d'un coup de tonnerre sur Neville. Non, jamais Hagrid n'aurait pu tuer une personne… jamais.
Hagrid ne peut pas être l'Héritier de Serpentard ! C'est impossible !
Et pourtant les attaques ont recommencées … il y a un disparu déjà, j'ai bien peur qu'il ne soit déjà trop tard pour lui.
Neville referma en vitesse le livre. Il refusait de le croire. Hagrid ne pouvait pas être le coupable. Et Bael ne pouvait pas être mort. Non.
« Faut que j'en parle à Hermione. Et à Ron. » se dit Neville tout angoissé.
Juste avant de s'endormir, il déposa le carnet dans sa malle, fermée à clé, pour que personne ne puisse le lui voler et surtout pour qu'il puisse le montrer à ses amis.
Enfin, il tomba de fatigue sur son oreiller. La journée avait été très longue. Et terrible pour lui.
Severus Rogue était rarement de bonne humeur. Mais ça, c'était un fait très connu à travers les rangs de Poudlard. Ce qui l'était moins, c'était qu'il patrouillait tous les soirs. Avec peu d'assiduité, certes, mais il le faisait quand même. Il aimait particulièrement attraper les élèves en flagrant délit. Il aimait voir dans leurs yeux la peur. Et le regret. Oui, il adorait toutes ces émotions négatives qui pouvaient les parcourir. Aussi, dès qu'il avait entendu des bruits de pas rapides, il ne s'était pas douté une seule seconde du fait qu'il s'agissait encore une fois d'un élève. Alors il l'avait suivi à la trace. Seulement, le trajet dudit élève n'avait aucun sens. Il semblait tourner en rond et ne pas savoir où aller. Peut-être était-ce aussi le cas. Un première année, pensa amèrement Rogue. Avant de sourire espièglement. Les premières années étaient les plus faciles à terroriser.
Et puis tout à coup, un bruit sourd, celui d'un élève se prenant un mur, s'était fait entendre. Pas de doute que le gamin était tombé. Encore mieux pour préparer une réplique cinglante.
Rogue jubilait même quasiment quand il réalisa qu'il avait pris dans les mailles de son filet Londubat. Le Survivant. Ce pathétique garçon … enfin. Sauf que ce qu'il avait vu et lu dans les yeux du garçon, ce n'était pas de la peur, non, il n'était pas intimidé par sa présence comme à chaque fois qu'il le croisait. En revanche il semblait agacé et préoccupé par … Une voix. Il entend des voix se dit le maitre des potions en utilisant vaguement la légilimencie.
Rogue se sentit vieillir en une seule seconde. Le Survivant, le garçon chérit de Dumbledore entendait des voix et se mettait à les suivre la nuit. Encore mieux … et si jamais on apprend que cette voix à un rapport avec le Seigneur des Ténèbres …
D'autant plus que Rogue avait aussi entendu le bruit de … verre cassé, ou d'armure brisée … que Londubat avait entendu. Oui, il y avait quelque chose derrière ce mur. Mais sa première préoccupation était de protéger Londubat. Autant qu'il le déteste, il fallait le protéger quand même. Il le ramena directement donc dans son dortoir. Il s'arrangea aussi pour qu'il passe la prochaine semaine avec lui. Il ne fallait surtout pas qu'il se mette à entendre des voix. Et s'il s'avérait que c'était lui l'Héritier …
Dumbledore devait savoir.
Il n'était pas encore trop tard pour rendre visite au directeur.
« Albus ! »
Le directeur leva les yeux vers son maître de potion. Manifestement ce dernier avait couru. Il n'était pas hors d'haleine non plus, mais une légère trace de sueur laissait entrevoir une race de fatigue. Dumbledore se contenta cependant de désigner une chaise pour que le professeur puisse s'assoir. Geste que Severus Rogue ignora machinalement.
En revanche, quand le personnage lui indiqua pourquoi il était là, son visage se raidit. Il ne pensait pas que Neville Londubat pouvait entendre des voix. Pas du tout. Et tout à coup le futur devenait sombre. Plus sombre que ce qu'il n'avait jamais imaginé.
« Et ce mur ? Que voulez-vous qu'on fasse ? J'ai bien peur que si le château ne coopère pas avec nous, nous ne puissions rien faire. Et il n'est pas question d'abattre le mur Severus. Vous ne voudriez pas mettre en colère celui qui nous invite et nous protège tout au long de l'année. »
« J'ai bien peur que ce ne soit nécessaire, monsieur le directeur. Et avec tout le respect que je vous dois, le château cache une clé du mystère que nous recherchons. »
« Je ne le ferais pas Severus. Je ne dirais pas un mot de plus là-dessus. A moins que vous ayez autre chose à me dire ce soir, je vous prierais de bien vouloir sortir de mon bureau. »
Un moment de silence passa mais Rogue ne bougea pas.
« Vous mettez en danger la vie de tous les élève Albus. En refusant d'implorer le château pour qu'il abaisse ce fichu mur, vous nous mettez tous en danger. »
Et sur ces quelques mots, le professeur de potion libéra la salle du directeur de Poudlard. On pouvait sentir la rage sortir de Rogue, ses capes noires virevoltantes derrière lui.
Les quelques jours qui suivirent passèrent très vite aux yeux de Neville. Il ne trouva pas l'occasion de parler ni à Ron ni à Hermione de ses trouvailles dans le journal et ses colles du soir avec Rogue (il lui faisait trier des boîtes où toutes les colles de tous les élèves avaient été enregistrées. Naturellement Rogue lui fit triller celles de son père. Bael aurait probablement sourit et tout remis en désordre juste pour énerver Rogue … sauf que lui n'avait clairement pas autant de cran que son ami, il était simplement plus … prudent que lui) ne le mettait pas en état de parler de quoi que ce soit. Soit il remontait complètement térrorisé, soit totalement furieux. Il fallut donc attendre la fin de la semaine et des colles avec Rogue pour que Neville puisse enfin se résoudre à perler à ses amis de la Chambre des Secrets.
Alors que le trio se promenait dans le parc, la neige et le froid commençaient enfin à disparaître, on pouvait même apercevoir les premières feuilles du printemps sur les arbres, la discussion tournait toujours autour de l'Héritier.
« On a presque rien ! J'ai épluché tous les livres concernant les animaux magiques et non magiques pour savoir ce que le monstre pouvait être … et rien ! Je peux toujours chercher dans les monstres mythologiques mais … » s'énervait Hermione. Elle refusait de penser qu'elle ne pouvait pas trouver la réponse dans un livre. Un fait qui semblait énormément amuser Ron au vu de son sourire.
Neville sourit et dévia directement la conversation. Il leur raconta au détour d'un arbre la nuit de la semaine dernière. Outre le fait que Ron et Hermione lui passèrent un savon pour ne pas lui avoir dit plus tôt, Neville remarqua que du monde s'approchait d'eux. Ou pas.
« On va regarder le match de Quidditch ? » demanda Ron
Ha oui. Le Quidditch. Aujourd'hui Gryffondor affrontait Serdaigle. Cependant la joie n'était pas au rendez-vous. L'équipe de Gryffondor était au plus mal : Maureen Potter avait été reçue à l'infirmerie (résultat 'un mauvais sort de serpentard) hier soir et deux des poursuiveuses s'étaient vues sans balais de course. Et la remplaçante de Bael avait une colle avec Rogue. Donc, oui, on pouvait facilement prévoir la pire défaite de Gryffondor. Surtout que l'équipe de Quidditch de Serdaigle était assez bonne ces derniers temps.
Hermione fit la grimace. Neville ne put dire si c'est parce qu'elle savait que le match allait bien piquer pour les lions ou si, tout simplement, elle détestait le Quidditch. Peut-être un mélange des deux. C'était tout à fait possible. Non ?
« Je vais plutôt continuer mes recherches à la bibliothèque. Mais allez au match … » annonça Hermione avant de se dépêcher de partir. Parce que Ron s'apprêtait à commencer un sermont sur la gloire du Quidditch.
« A plus Hermione ! » cria quand même Neville.
Les deux garçons se dirigèrent vers le terrain de Quidditch lentement, peu excités par l'imminente défaite qui les attendait.
Hermione savait qu'elle était intelligente. De nombreuses personnes le lui avait dit un nombre incalculable de fois. On lui avait même maintes fois répétés à quel point elle était brillante comme élève. Mais jamais, oh grand jamais, arrivait-elle à se penser vraiment intelligente. Et être comparé à son ami disparu lui rappelait à quel point elle n'était pas aussi … génial … que lui. Il avait deviné le secret de la Chambre des Secrets avant tout le monde et avait aussi probablement aussi deviné la véritable identité de l'Héritier. Et puis il y avait l'emplacement de la Chambre.
Aussi Hermione s'était dépêché de remonter vers la bibliothèque pour chercher un quelconque indice. Comme tout le monde se trouvait au match, il devenait plus facile de circuler dans le château et surtout, plus calme d'y étudier en silence. Un fait qui n'avait jamais échappé à Hermione et qui avait appris à adorer les matches de Quidditch juste pour le silence de rêve que ces moments réjouissaient au sein du Château. Et alors qu'elle montait les marches deux à deux, Hermione arriva enfin à la bibliothèque. Elle ne regarda même pas si des personnes se trouvaient dans la bibliothèque, à l'évidence, à part Mme. Pince, personne d'autres que les livres ne pouvaient se trouver dans un tel endroit. Aussi Hermione fila droit vers la section des animaux magiques et sortit sans même vraiment chercher, le livre sur les animaux mythologiques.
Des centaines de pensées se bousculaient dans la tête d'Hermione. Quelque chose lui soufflait d'ouvrir le livre et de regarder les différentes créatures. Il semblait que la clé se trouvait à l'intérieur.
Elle déposa donc le livre (lourd et poussiéreux) sur une table voisine et se mit à lire. Elle avait sortie au préalable un morceau de parchemin et sa plume.
Soudain des souvenirs la summergèrent. Celles de son ami, Bael. Hermione n'avait jamais pleurée. Pas devant les garçons en tout cas. Enfin, c'était un phénomène très rare chez elle, ces derniers temps. Et bien qu'elle ne l'ait dit à personne, Bael lui manquait terriblement. Même derrière son côté farceur, il trouvait toujours le moyen d'alimenter la conversation et de parler avec elle sur un tout nouveau sujet de la magie. Des concepts nouveaux qu'elle adorait entendre et débattre avec lui.
Hermione ! Qu'est-ce que tu fais là toute seule ? Il fait si beau aujourd'hui ! avait dit un Bael souriant de pleine dents. Allez viens et range ton livre. Et surtout évite Hagrid aujourd'hui, il a perdu ses coqs et est inconsolable à leur sujet !
Non, Hermione, si les goblins ont terminé la guerre de 1635, ce n'est pas parce que les moldus de Grande-Bretagne étaient en pleine révolution … C'est plutôt eux qui ont poussés les moldus à se rebeller.
Des voix ? Moi ? Nan, j'en entends pas. Enfin la nuit je peux entendre Ron ronfler mais sinon )
T'as jamais voulu savoir ce qui se trouvait dans les murs du château ? Quoi des tuyaux ? Bien sûr qu'il y a de la plomberie mais je veux parler de l'intérieur même du château ! Non, pas ses entrailles … enfin quoique.
Tu penses que si on envoie Lockhart dans le couloir, le château serait capable de faire tomber l'armure qui pend là-haut sur lui ? J'ai bien envie d'essayer.
Tu crois que si on mélange de la poudre d'Asphodel et des pics de Doxys on peut obtenir une potion contre les vieux trucs comme Rogue ?
Hermione ! Viens jouer au Quidditch avec nous !
Alors ce livre ? Au fait, c'est Roublard le meurtrier.
Peeves a encore cassé la plomberie des serpentards dans les cachots … ou peut être que c'était moi. Je sais plus.
Les métamorphomages ? Si je peux t'apprendre ? Non, 'Mione, j'ai bien peur que ce soit une capacité avec laquelle tu nais, on ne peut pas l'apprendre … comme Tonks. Tu vois qui c'est ? Si tu préfères, c'est un … pouvoir, on va dire, qui se transmet par le sang. Seuls les héritiers de celui à qui a appartenu la capacité peut, potentiellement, la récupérer. Personne d'autres. Comme … disons, les Veela ! C'est héréditaire. Par le sang. Tu peux pas devenir tout à coup une Veela. Pareil pour le Goblindreck, la langue des goblins. On ne peut pas l'apprendre. C'est juste un truc de goblins.
Hermione s'arrêta d'un coup, émue par les paroles toujours rayonnantes de son ami. Elle s'arrêta pour lire un autre passage de texte sur les basilics :
« Créature qui n'a probablement jamais existé. On raconte que ce serpent géant a une longévité impressionnante, et surtout qu'il peut tuer par un simple regard. Ces écailles lui font office d'armure géante et ses crocs distillent un poison venimeux auquel personne n'aurait trouvé d'antidote. Seul Salazar Serpentard pouvait contrôler ces créatures géantes grâce au Fourchelangue le basilic serait entre autres sensible à la lumière, peut-être au feu et au miaulement des chats ce qui aurait poussé cette créature à disparaître définitivement après que les sorciers eurent choisi leurs familiers comme étant des chats. »
« C'est clairement pas le cas. Vu le nombre de chats à Poudlard, le monstre n'est certainement pas un basilic. »
Mais Hermione s'arrêta. Si toutes les informations n'étaient pas vraies, celle sur le la capacité de Serpentard l'était.
« Le Fourchelangue. Nev' a dit un jour qu'il avait parlé à un serpent au zoo … Oh mon dieu. »
Hermione eut juste le temps de griffonner sur son bout de parchemin deux mots, basilic et tuyaux, avant de partir en trombe vers le terrain de Quidditch. Elle devait le dire à ses amis. Le plus vite possible. Hermione s'empara de sa baguette et transfigura le reste de son parchemin en un miroir. Si jamais le basilic venait. Maintenant qu'elle y pensait, il n'y avait qu'elle dans le château. Elle et le monstre.
« Les serpents détectent la peur. Il faut absolument que je me calme. » susurra Hermione en descendant les escaliers. « Si ça se trouve, il n'y a personne. Juste moi. Et quelques fantômes. »
Bon, on finit sur le point de vue d'Hermione. Je ne l'avais pas encore fait et je dois avouer que je me suis plutôt bien amusée à le faire. Mais je ne pense pas le refaire trop souvent. En tout cas, dites moi ce que vous en avez pensé ^^
Au fait pour Bael, c'est vrai que je l'ai fait deviner le mystère de la Chambre en un seul chapitre (mais il était gros quand même ce chapitre ...) mais c'est franchement trop long de le faire par étape. Si vous voulez que ça prenne un peu plus de temps, pas de soucis, je découperai mes chapitres en parties moins longues ;)
Sinon, je ne sais pas encore quand arrivera la suite, j'essaye de faire au mieux
A très bientôt sûrement !
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