Chapitre 19

Bonjour les amis !

Je tiens tout d'abord à dire que je suis désolée pour ne pas avoir posté la suite plus tôt. Entre les soucis d'internet et les petits problèmes quotidiens, je n'étais pas au bout de mes peines !

Encore merci pour les reviews laissées et les favs et follows, ça m'a fait très plaisir ! Je promet de poster le suite plus rapidement !

Sinon, retour sur l'histoire. Au cas où vous auriez oublié, le chapitre dernier se finissait sur Hermione pourchassée pendant que tout le monde assiste au match de Quidditch. Sur ce, bonne lecture ;D


Le match de Quidditch s'était effectivement soldé par une défaite cuisante des Gryffondors face à Serdaigle. Sans poursuiveurs et attrapeur, leur chance de victoire était tout de même bien nulles. Le match avait d'ailleurs laissé un amer goût dans la bouche des lions. Surtout quand les aigles fêtaient bruyamment leur victoire.

« Nan mais aussi, si Maureen n'avait pas été injustement attaquée par des traîtres de serpentards, on aurait pu avoir une chance. Et je suis sûr que ce sont les mêmes qui ont volé le balai de course de Angelina et Alicia. Qui d'autre aurait pu être assez fourbe pour faire ça. Et si en plus Bael avait été là, le match aurait été plié en deux-deux. » assura on, rageant contre une malheureuse pierre sur le chemin de galet menant au château. Au détour d'une des colonnes en ruines (cible de sorts malencontreux au fil des siècles et des différentes générations d'étudiant … ou peut être que Fred et George étaient passé par là. Plusieurs fois.), les deux compères rencontrèrent mcGonagall.

« Ha les garçons. Suivez-moi. »

Et sans un mot de plus le professeure partit. Les deux garçons interpellés se regardèrent un court instant avant de détaler derrière leur professeure de métamorphose. Sur le chemin, ils ne rencontrèrent personne. De même que les deux amis ne purent comprendre les mots grommeler de McGonagall. Celle-ci parlait trop bas et semblait accélérer le pas à chaque escalier passé. Ce fut au bout de dix minutes de marches intensive que les deux deuxième année se rendirent compte qu'ils se trouvaient devant l'infirmerie.

« En tant que directrice de la maison Gryffondor, il est de mon devoir de vous informer qu'un e de vos camarades s'est fait attaquer lors du match de Quidditch. »

Une lueur de terreur passa derrière les yeux des deux étudiants. Ils venaient de comprendre qui était la cible, ou plus exactement, qui avait été la cible, pendant le match de Quidditch de l'Héritier de Serpentard.

« Hermione ! » s'exclama Ron en se ruant dans l'infirmerie.

Les murs blancs immaculés firent ressortir encore plus Hermione. Elle était pétrifiée, son visage figé dans une expression de terreur, d'une main tenant un mirroir et de l'autre serrant dans son poing un morceau de parchemin déchiré. Neville subtilisa discrètement ledit parchemin en attendant que Ron finisse de se moucher sur les robes d'Hermione. Neville grimaça d'ailleurs en penant à la tête que leur amie ferait quand elle se réveillerait et qu'elle réaliserait qu'elle s'était faite … bavée … dessus. Urgh.

« Ron ! » chuchota Neville, « Suis moi. »

Le rouquin suivit l'invective de son ami (aussi parce que McGonagall avait un air bien sévère qui faisait trembler les deux élèves) et le suivit jusque dans la tour de Gryffondor. Le château ne leur fit pas barrage et la salle commune les acceuillit plutôt morbidement avec une salle de bain dévastée. Les deux jeunes amis ne se formalisèrent pas, ni de l'odeur ni des flaques ausol, et ils continuèrent leur chemin jusque dans leur dortoir, ignorant totalement le fait que Ginny allait sortir alors que le couvre feu venait tout juste de commencer.

En arrivant dans leur dortoir, Ron et neville réalisèrent que Dean et seamus n'étaient pas encore arrivé. Tant mieux, pensèrent-ils. Ils se posèrent sur un lit et Nville lu à oix haute la note d'Hermione.

« Basilic. Tuyaux. » Neville inpira très fort. « Elle a trouvé le secret de la Chambre … enfin je pense. » commença doucement L'élu Ron le regarda sceptiquement.

« Oui, parce qu'un gros serpent qui se déplacerait hypothétiquement dans les couloirs ou dans les canalisations du château est ultra plausible … ça ne résoud rien du tout ! On ne sait même pas où se trouve l'entrée de la chambre ! »

« … j'ai peut être une petite idée. Attends. » Et sur ce Neville se mit à fouiller dans son coffre. Mais en vain. Il semblait qu'il ne trouvait pas ce qu'il cherchait.

« J'étais pourtant persuadé de l'avoir mis ici. » grogna Neville/

« Nev', vieux, il se passe quoi ? »

« il se passe que j'ai perdu un journal noir ! » hurla le garçon. Il se ressaisit très vite face à la tête de Ron, « non, je ne tiens pas de journal intime, merci beaucoup Ron. C'était un journal magique là. Et il m'a dit ce qu'il s'était passé il y a 50 ans. Plus exactement qui était mort. Et je crois savoir que cette personne est toujours là au château, à hanter les murs de sa mort à tout jamais. »

« … Qui ça ? »

« Mimi geignarde »

« et donc ? »

« Et donc, je suis prêt à parier un hyppogriff que l'entrée de la Chambre des secrets se trouve dans la salle de bain du deuxième étage. Et que pour y entrer il faut être fourchelangue, seul trait héréditaire de salazard Serpentard. » finit Neville, juste au moment où leur deux camarade de classe se faufilèrent tout rouge dans le dortoir.

« Les gars ! » cria Dean, « vous ne savez pas quoi ? »

« Euh non … vas-y dis. »

« il y a eu une nouvelle attaque » répondit plus calmement Seamus avant de regarder droit dans les yeux Ron. « Une nouvelle personne est portée disparue, et cette fois, c'est ta sœur. »

Les yeux de Ron sortirent de sa tête.

« C'est pas tout. Il y avait une inscription sur un mur : « son squelette reposera à tout jamais dans la Chambre des Secrets. » »

« Non … non… c'est pas vrai … c'est ma sœur ! Nev' ! Il faut qu'on fasse quelque chose ! Je ne peux pas attendre et ne rien faire quand tout le monde autour de moi se fait attaquer ! D'abord Bael, puis Hermione et ensuite Ginny … T'es le prochain sur la liste … enfin je sais pas ! Dis quelque chose ! Neville ! »

Neville se contentait de regarder son meilleur ami. Il ne savait pas quoi faire. D'habitude, Bael se chargeait de faire les plans tordus et les missions rescues … si possible avec Hermione. Or, ces deux amis n'étaient pas disponibles …

Et plus Neville ne faisait rien et plus Ron s'énervait, allant même jusqu'à être persuadé que Bael était le responsable de toutes les pétrifications des élèves.

Ce fut lorsque Mcgonagall arriva dans la salle commune que tous les élèves se calmèrent et allèrent au lit. Mais cela n'empêcha ni Ron ni Neville de se faufiler en dehors de leur salle commune. Leur but : sauver Ginny.

« Allez, Nev'. T'as dit que l'entrée se trouvait peut être dans les toilettes des filles abandonées du deuxième étage. Alors en route ! Il n'y a que Rusard et l'héritier pour nous en empêcher ! »

« J'arive ! Mais je ne sais même pas ce qu'on va faire une fois arrivée. Il faudrait sûrement prévenir un prof … c'est ce que ferai Hermione … »

« On n'a pas le temps ! Plus on perd de temps ici, et moins on a de temps pour sauver ma sœur ! Alors viens ! magne toi un peu ! Et tourne à droite, on va prendre un passage secret, en esperant que le château le veuille bien. Sinon, les nifleurs sont cuits. »

Près de vngts minjutes plus tard, le deuxième étage retrouva les deux gryffondors essouflés.

« La prochaine fois que tu me dis qu'il y a un passage secret, je ne t'écoute plus ! on a dû faire la moitié du château pour rien ! »

Un Ron plus rouge que jamais lui répondit : « Comment voulais-tu que je sache que si je disais dissendo on se retrouvait au deuxième étage et que si on disait dessendo on se retrouverait aux cachots ! » s'indigna le rouquin. Neville renifla un bon coup avant de reprendre son soufle et de s'avancer calmement vers les toilettes.

« Allez, on se calme. On va y arriver. Maintenant, il suffit de trouver l'entrée et de aaahahhh ! »

« Neville » s'écria Ron

« AAAaAAaAAAAAHHHHHHH mmmmmmmmmhmhmhmhmhm »

Ron venait de plaquer sa main sur la bouche de son ami, dit ami qui reprenait tout juste son soufle.

« Mais qu'est-ce qu'il t'a pris ?! T'es malade ou quoi ?! Tu veux que quelqu'un nous repère ! »

« Non, mais j'ai c… cru … que … »

« Quoi ? »

« Mimi geignarde … je crois qu'elle est là. » déglutit péniblement le garçon.

« en même temps ce sont ses toilettes … »

« oui, sauf qu'elle ne bouge plus … t'as déjà vu un fantôme ne plus bouger comme ça … A part quand Nick-quasi-sans-tête s'est fait pétrifié, je ne vois pas … Attends … Mimi s'est fait pétrifiée … »

« Apparemment … l'Histoire de sa vie »

« … Bon, on peut donc avancer tranquillement »

« Allez grouille Nev' ! » cracha Ron en se précipitant dans les toilettes. « Regarde les robinets, ce sont les seuls où les canalisations ont l'air complètement défoncées. Je pari ce que tu veux que le basilic vient de là … il doit bien y avoir une manette, une action, un truc quoi qui nous ouvre une porte ... »

« Cherche un serpent ou toute chose qui a un rapport avec Salazard Serpentard … »

« Trouvé ! » s'exclama Ron, « regarde là, sur le côté du robinet, il y a un serpent gravé sur le c^té. Vas-y, essaye de faire quelque chose. Si on appuie rien ne se passe, mais peut etre que si tu parles la langue des serpents … »

« Euh … je dis quoi ? »

« Je sais pas ! N'importe quoi … Au pire rien ne se passe et ma sœur meurt, au mieux on la sauve ! »

« Super moyen pour me remonter le moral … je me sens dix mille fois mieux là … oui, oui c'est bon je le fais, pas la peine de me regarder comme ça. » Neville prit une grande inspiration, fronça les sourcils et se reprit à trois fois avant que quelque chose ne se produise.

Ouvre toi

Soudainement, le lavabo sur lequel étaient penché les deux adolescents bascula en arrière, entrainant dans sa bascule, la chute des deux sorciers. Ils atterrirent tous les deux sur le sol quelqes dizanes de ètres plus ba.

« Ouch, Ron, ça va ? Rien de casser ? » articula péniblement Neville.

« MMMrrh, ouais, je vais avoir une petite bosse sur la tête par contre. On est où ? »

« Pas sur … à l'odeur je dirai les canalisations. Lumos ! Oui, en effet on doit bien être dedans. »

« Bon, alors … on y va. » murmura le rouquin.

Ils marchèrent le long d'un couloir étroit et long pendant un temps qui leur parut infiniment long. Quand ils dépassèrent une peau de serpent géant, les deux amis réalisèrent alors qu'ils avaient bel et bien affaire à un basilic.

« Une idée de comment est-ce qu'on le bat ? »

Neville déclina de la tête.

« On improvisera alors. »

Bien sur … on a plus de chance de se faire tuer que de sortir vivant de ce truc … on doit même être pas mal perdu vu le rythme auquel on va … pensa le garçon au visage lunaire.

Sauf qu'au détour d'une colonne (oui dans les canalisations), le chemin étroit s'élargit soudainement, donnant alors sur une salle géante avec la tête de Salazar Sepentard. A même le sol on pouvait aussi voir

« Ginny ! » s'écria Ron en courant vers le corps de sa sœur. Cette dernière était toute pâle, et respirait très lentement.

« Neville Londubat. Je t'attendais. »

Une voix venait de s'élever. Neville se retourna vivement vers la voix, baguette en main, même s'il n'avait franchement aucune idée de quel sort il aurait bien pu lancer.

« Qui es-tu ? » demanda fébrilement Neville tandis que Ron trainait sa sœur vers un coin de la salle. « Qu'est-ce que tu as fait à Ginny ? »

« Hhaha, je la possède. Et bientôt son âme ne sera plus et moi, je pourrai revivre. Tant qu'à qui je suis … regarde. »

De sa baguette magique, le personnage créa des lettres dorées.

Tom Elvis Jedusort

Puis l'inconnu désormais nommé remua encore sa baguette et les lettres changèrent de place de façon à former un autre mot :

Je suis Voldemort

« Et maintenant, Londubat, je vais te tuer. Pour toute les misères que toi et tes amis m'ont causé, je vais te détruire lentement. Pour ta simple existence je vais t'anéantir. »

Les traits juvéniles de Voldemort se déformèrent sous le coup de la haine. Neville entendit vaguement Ron lui crier de faire quelque chose mais rien ne traversa sa tête.

« Comment ça mes amis ? On ne t'a rien fait ! »

« Ne me mens pas ! je sais que tu as comploté contre moi toute l'année ! Ginny, cette pauvre créature m'a tout raconté. Je sais Londubat, ce que tu as ordonné à Black de faire ! Mais je l'ai fait se taire et plus jamais il ne parlera ! Montre moi donc comment tu te bats toi et pas tes larbins ! Montre moi que tu es meilleur que ce pauvre petit Black ! »

Viens à moi et obeis moi, Héritier du premier des quatre fondateurs ! Tue-le !

A partir de ce moment, Neville fut bien incapable de décrire ce qui se passa en détails. D'abord il avait fermé les yeux, ensuite il avait entendu un bruit d'oiseau et un vilain qqlch accompagné du cri de desespoir de Tom, et puis il avait sentit une masse sur sa tête avant de littéralement sentir la présence du serpent géant à ses côtés et de faillir se faire assommer par une épée qui provenait de la masse sur sa tête. Par pur instinct de préservation, Neville avait empoigné l'épée et balancé son bras autour de lui. Et miraculeusement, l'épée qu'il avait en main trouva cible. Par le manque de souffle de la créature qui devait, jugea Neville, se trouver quelque part autour de lui, il en déduit qu'il l'avait tué.

« Noooon ! Tu me le paieras Londubat ! Avada Kedavra ! »

Le sort n'atteint jamais Neville qui cette fois-ci s'était jeté en dehors de la portée du sort. Il courut aussi vite qu'il le pu, l'épée trainant derrière lui, vers Ginny, où le journal intime gisait. D'un seul coup d'arme, Neville trancha le bouquin et vit sous ses yeux eberlués le souvenir de Tom se désintégrer. Graduellement Ginny retrouvait elle aussi des couleurs tandis que Ron la soulevait et se dépêchait de sortir de la salle, Neville sur ses talons.

Arrivé alors au bout du tunnel les deux garçons à bout de souffle se rendirent compte d'un très gros problème

« On fait comment pour remonter à la surface ? »

« … on crie jusqu'à ce que quelqu'un vienne nous chercher. »


« Il est évident que je connaisse le monstre de la Chambre des Secrets, Minerva. Si vous aviez lu Moi, Magicien, vous sauriez probablement que j'ai déjà eu à faire ce genre d'évènements. Aussi, il n'est pas très important de savoir où les élèves se trouvent mais plutôt de stopper le monstre ! »

Gilderoy Lockhart avait fini son cours monologue dans la salle des professeurs, au milieu de tous ses collègues. Seulement, son éternel sourire ne résista pas très longtemps aux regards des autres magiciens. Dans cette salle assez lugubre au goût de Lockhart (il manquait clairement des copies de son livre ou des photos de lui recevant un quelconque prix de beauté), tous essayaient de l'évincer du seul pouvoir de leurs yeux. Rogue ignorait soigneusement le professeur de DFCM en épluchant minutieusement des copies, Minerva avaient ses narines plus dilatées que jamais, signe de très mauvaise humeur chez elle, tandis que les professeurs s'énervaient et criaient toutes sortes de choses assez variées. Ici aussi, les rumeurs sur l'identité de l'Héritier de Serpentard allaient bon train. A en croire Lockhart, qui de toute manière avait toujours raison, cela ne pouvait être que Baelfyre Black. Il était brillant, fort et arrogant, venant d'une famille toute aussi sombre que son nom. Et face au manque de réactivité de l'équipe enseignante devant cette révélation divine, Lockhart s'était donné pour mission de trouver des indices, des preuves même, de la culpabilité de Baelfyre. Afin d'échapper surtout à l'incessante question « Mais qui est le monstre de Serpentard ? » et aussi pour se soustraire au dédain du reste du corps enseignant. Il voulait enfin être reconnu pour un bon magicien, être un être respecté par toute la communauté et non pas juste les plus crédules et impressionnables des sorcières du monde magique. Franchement, à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Sauf que dans son cas … il n'avait certainement pas la mentalité assez gryffondordienne pour se mettre dans ce genre de risques. Non, lui, il avait été un serpentard de bas étage peu brillant et assez peu ambitieux.

Cependant, dans un, sembla-t-il, éclair de lucidité, Lockhart s'était enfin décidé à agir. Il sortit en trombe de la salle des professeurs après l'annonce à tout le collège qu'un autre élève s'était fait enlevé, non pas en quête du meurtrier ou des élèves disparus ou encore les deux comme ce que pouvaient encore penser des élèves de poufsouffles. Non, il était parti faire ses valises illico presto. Il avait dévalé les marches le plus vite possible, craignant pour sa vie (après tout, si les élèves étaient attaqués, pourquoi pas lui ?). Il n'était cependant pas allé très loin, le Château l'ayant obligé à faire des détours immenses afin d'éviter les pièges. Sauf qu'à l'évidence, il s'était quand même fait piéger. A bout de souffle, Lockhart s'appuyait contre un mur du Château cherchant desespéremment une sortie. Mais rien. Il était dans un couloir, bloqué. Il n'y avait pas d'issues !

Crier n'avait servi à rien. Implorer aussi. Taper contre les murs également. Peeves, l'esprit frappeur de Poudlard était même passé, il s'était d'ailleurs arrêté avant de se moquer de lui et de partir. Probablement que son cri de desespoir l'avait réjoui. Grognant encore une fois et laissant trois larmes de crocodile, Lockhart s'était resaisi. Partiellement. Il était maintenant terriblement enragé et était prêt à se servir de sa baguette. Même s'il ne connaissait qu'un seul sort et surtout savait le lancer correctement, il n'en restait pas moins un adulte. Un adulte humain. Un adulte humain sorcier. Et que font les adultes humains sorciers bloqués dans un couloir avec pour seule ressources, une baguette magique en main ? Ils détruisent tout ! Bien entendu, rien n'était joué pour Lockhart. Bien incapable de lancer un sort de destruction massive sans se tuer lui-même dans sa tentative d'évasion, il était bien obligé de réapprendre les bases. Alors, voilà que presque deux heures étaient passées depuis que le professeur de DFCM lançait non-stop des reducto sur reducto sur le mur. Il était évident que le château n'allait pas se laisser faire dans cette agression, seulement, bizarrement, rien ne vint deranger Lockhart. Rien. Pas un trou dans le sol, pas de pluie, pas de nuages …. Rien. Comme si le château était incapable de réagir …

Mais deux heures de travail acharné sur un même sort et sur un même mur avaient finis par payer : une fissure assez profonde avait finalement fait son apparition.

« Haha ! Enfin ! Ma délivrance ! »

La joie du magicien fut cependant de très courte durée : derrière son mur abattu (une autre heure de travail derrière cet achèvement), un autre mur, géant, de glace se dressait devant lui ! Il était très mince et dégoulinait sur le sol depuis un certain temps à en juger par la petite marre qui s'était accumulée au sol. Et derrière ce mur de glace se tenait enfin son coupable. Baelfyre Black. Tenant fièrement sa baguette, l'élève n'avait d'ailleurs eu aucune réaction. Son sort de glace n'ayant clairement pas eu l'effet escompté, Lockhart en profita

« Ha, mon garçon. Je savais que vous ne pouviez pas m'échapper. Bien sur, rien ni personne n'échappe à mes yeux de dragons. Il était trop évident que vous étiez l'auteur de cette barbarie. Mais, fort heureusement, vous serez content d'apprendre que personne n'a été tué. Vos petites attaques de rien du tout ont juste effrayés un bon nombre de personnes. J'espère que vous en êtes conscients. Dans ma grande magnitude, je vous accorde tout de même une phrase pour vous défendre de toutes ces accablantes preuves. Entre vos petits camarades que vous attaquez et moi, un digne professeur, que vous essayez de tuer également …. Alors ? Rien ? Vous ne dîtes rien ? C'est tout à fait compréhensible. Allez, baissez votre baguette et suivez moi chez le directeur. »

Le monologue de Lockhart n'avait cependant pas fait bougé Bael d'un seul millimètre. Il était toujours en posture de combat, les sourcils froncés, les yeux d'un bleu gris presque surnaturel rivés vers le ciel inexistant, sa main gauche tenant ses côtes et sa main droite tenant sa baguette magique était toujours levée et brillait encore du sort de glace. La tête levée du garçon sur lequel on pouvait y lire toute sa rage et toute sa détermination semblait irradier la pièce. C'est également à ce moment que Gilderoy Lockhart réalisa qu'il parlait à une statue. Un élève pétrifié à en croire les lèvres violettes du garçon. C'est aussi à ce moment que Lockhart remarqua à quel point il faisait froid dans cette pièce. Il regarda alors autour de lui si personne n'était dans les parages, se rassura face au manque de personnel et lanca un pauvre incendio dans l'espoir de se rechauffer. Sa tentative se solda par un échec cuisant : il réussi à mettre feu à ses propres robes et à brûler partiellement la main du garçon pétrifié.

Ceci étant fait, Gilderoy remarqua que si les murs du château ne bougeaient pas, c'était aussi parce qu'ils étaient piégé dans la glace de Bael. Pris dedans, le Château avait toutes les chances du monde de tuer l'unique habitant du couloir en faisant disparaitre son mur que de le garder en vie. Et par pur fierté, le château s'était mis à bloquer d'autres passages. Peut être pour que des élèves fasse sauter le mur et découvre Bael ou tout simplement pour ne pas laisser transparaitre son incapacité à sauver un élève.

Néanmoins, Lockhart restait bloqué. Un mur était empêtré dans de la glace. Il avait manifestement eu de la chance en brisant le mur de ne pas faire sauter les plaques de glaces recouvrant le plafond et de tuer au passage Bael. Il n'en aurait pas autant en faisant de même avec l'autre mur glacé. Par contre, il pourrait essayer avec l'autre mur … celui duquel il venait. A condition de ne pas mourir de froid avant. Avec sa propre incapacité à produire un feu convenable pour remonter la température de la pièce, il aurait tôt fait de tomber en hypothermie. Il pouvait déjà voir son propre souffle devant lui. En mars. Alors il se dechaina contre le mur, donnant toute sa force.


Minerva McGonagall était une sorcière très terre-à-terre pour le monde magique, aussi jamais elle n'aurait pu croire en l'existence de ce prétendu monstre de la Chambre des Secrets ni même l'existence d'une telle salle. Tout comme la métamorphose, il fallait une preuve, des règles, une théorie consistente et plausible pour y croire et ensuite accomplir … ce qu'on devait accomplir. De ce fait, lorsque quelque chose lui paraissait improbable, elle se déplaçait elle-même vers la source. Sauf que pour cette chambre … et bien elle n'avait tout simplement aucune idée de l'emplacement possible pour une telle salle. Et Merlin sait qu'elle avait ratissé littéralement les murs du Château jours et nuits depuis les derniers mois à la recherche de cette Salle. Et de son élève disparu. Car même s'il n'était as très assidu ni très attentif et faisait perdre probablement 200 à 300 points à lui tout seul, il n'en restait pas moins l'élève le plus intelligent de sa promotion. Avec Hermione Granger. Et le seul capablede faire vivre le château à lui tout seul. Sa disparition avait en effet marqué une phase … sombre ? … à Poudlard. Les étudiants n'étaient plus à l'aguet d'un sort ou d'un piège douteux venant des jumeaux ou de Bael … Ceci étant dit, il n'y avait qu'eux pour faire taire Lockhart aussi. Leurs histoires étaient toujours très drôles … malheureusement avec les attaques de l'Héritier, l'escroc essayait de plus en plus de se faire entendre. Mais dans ses histoires, il réussissait à réconforter les élèves, alors personne ne faisait rien. Au final, il avait même essayé d'instaurer un club de duel et d'en faire une matière obligatoire pour tous les élèves … à y réfléchir ce serait une bonne idée. Il faudrait qu'elle en parle avec le directeur.

Minerva tourna à droite pour patrouiller dans le couloir. Elle savait que ce serait aussi une des dernières fois qu'elle le ferait si jamais personne ne retrouvait Black et miss Weasley. Albus devait d'ailleurs se trouver au ministère à cette heure ci. Demain matin, tous les élèves seraient renvoyés chez eux et le collège fermerait définitivement ses portes.

La sorcière passa devant la tapisserie d'un Troll écrasant un scrout à pétard, qui bizarrement lui fit penser à Gilderoy Lockhart, incapable comme il était, il finirait sûrement comme ça un de ces quatre. Dans la pénombre du couloir, Minerva entendit soudainement des petits « boom ». Il semblearit qu'un énième élève s'essaye à un sort de reduction sur un des murs du château dans une salle de colle. Ce qui l'étonnait plus, c'était que le Château lui-même ne répondait plus. Quoique ces derniers temps, ce dernier était de moins en moins réactif. Aussi, le professeure prépara sa tête n°7 de prédateur d'élève. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle réalisa qu'il n'y avait aucune salle pour qu'un élève se cache mais simplement un mur.

« Le Château a caché un élève derrière le mur … ? Il est devenu fou. » pensa amèrement McGonagall. La sorcière essaya d'ordonner au Château d'abaissasser son mur mais comme celui-ci ne fit rien du tout, elle se contenta de ponter sa baguette magique vers ce dit mur et de le faire disparaitre. Aussi complexe que ce sort soit et aussi couteux en énergie qu'il l'était Minerva McGonagall refusait de montrer une quelconque forme de fatigue face à ce mini exploit. Car il faut le dire : faire disparaitre un mur de près de trois mètres de hauteur et de quatre de longueur était tout simplement extraordinaire pour n'importe quel sorcier. Minerva se sentit encore plus supérieure quand elle vit le visage de Gilderoy lockhart derrière ce mur. Elle venait de lui montrer simplement comment faire de la véritable magie en quelques secondes. Face à son visage éberlué, la seule chose que Gilderoy pu dire furent un charabia incompréhensible. Naturellement Minerva ne le regarda même pas et diriga ses yeux de félins sur l'horizon. Et sa surprise fut encore plus grande quand elle vit la structure glacée qui emprisonnait presque complètement Baelfyre. Sa seule pensée face à ce paysage fut un vague mélange de fureur et de soulagement. Cependant, très vite elle dû esquiver un sort. Esquiver un sort.

La sorcière se retourna et fit sèchement claquer sa baguette dans l'air. Des cordres jaillirent de sa baguette et vinrent s'enrouler autour d'un Gilderoy Lockhart encore l'air hagard et le sort au bout de sa bouche.

« Oubliettes » avait il crié. Il avait osé lui jeter un tel sort. Soudain les yeux de McGonagall se plissèrent de dédain encore plus quand elle comprit enfin comment Lockhart avait acqui tant de mérite. Un sourire satisfait passa sur le visage de la sorcière et elle se contenta de la stupéfixer avant de s'occuper de son élève disparu. Elle avait un élève à emmener à l'infirmerie et un professeur à emmener voir Dumbledore. En descendant les escaliers avec ses deux charges lévitant devant elle légèrement en hauteur, elle réussi aussi à entendre les cris désespérés de ses élèves. Ravalant une remontrance dont elle ne se priverait pas de dire plus tard, elle se dirigea vers la des certaines toilettes abandonnées.


Dumbledore se faisait de plus en plus âgé, et plus que jamais il ressentait le besoin de se reposer et de ne plus rien faire. Actuellement en train de négocier avec Lucius Malefoy la possible fermeture de Poudlard si l'élève disparu n'était pas revenu, Albus parvint tout de même à dévier la conversation et à mettre Lucius dans une zone d'incomfort. Evidemment les charges et les personnes forcés de signer la proposition de renvoi de Dumbledore comme directeur de Poudlard furent remises très vite au placard. Albus pu donc partir du ministère plus tôt que prévu et rentrer au château. Sur le chemin, il s'arrêta pour voir son frère quelques instants et discuter un moment avant de reprendre son chemin vers Poudlard. Il ne se formalisa pas, en rentrant, du vide des couloirs et prit presque un certain plaisir à marcher tranquillement. Sauf qu'au bout de quelques secondes, à peine, il dû se dépêcher de revenir vers son bureau, sa gargouille l'ayant prévenu qu'il avait quelques visiteurs et pas des moindres. Décidemment, être Albus Dumbledore était définitivement épuisant. Il n'avait quasiment aucunes secondes à lui. Personne ne pouvait le penser humain et savoir qu'il avait besoin de repos comme tout sorcier se respectant. Il n'était pas Merlin et ne prétendait certainement pas l'être.

Arrivé devant sa gargouille et ayant monté les escaliers, il s'arrêta un instant devant la scène qui s'offrit à lui. Il y avait dans un coin son professeur, bien que terriblement incompétent, de DFCM, ligoté et manifestement stupéfixié, son professeure de métamorphose aussi droite qu'un piquet de l'autre côté de la salle essayant d'étrangler de son regard Gilderoy Lockhart. Entre les deux se trouvaient Neville Londubat, Ron et Ginerva Weasley ne sachant pas vraiment ce qu'elle faisait là. Et deux morceaux de livre reposaient fièrement sur son bureau. Visiblement la soirée allait être très longue.

« Professeur, asseyez-vous, je vous en prie. Vous aussi les enfants. J'aimerais bien savoir ce qui vous amène tous ici en cette merveilleuse nuit. Des sorbets au citron ? » demanda joyeusement le directeur sous le regard désapprobateur de sa sous-directrice.

Personne n'osa répondre. Alors que Dumbledore allait reposer sa question, Ron le sauva par un

« C'était … magique ! » avant de se lancer dans le récit du sauvetage de sa sœur et de la façon dont Neville avait pourfendu le basilic et Voldemort à l'aide de l'épée de Gryffondor. Neville avait essayé de rajouter quelques mots mais s'était très vite tu, exténué probablement. Il avait quand même tué un basilic.

McGonagall avait par la même occasion dit qu'elle avait récupéré tous les élèves manquants avant de lyncher Lockhart avec un malsain plaisir. La fin de la soirée se finit ensuite à l'infirmerie, afin que Pomfrey vérifie la santé des trois rescapés de la chambre. Albus en profita pour demander des nouvelles de Baelfyre. Pomfrey retroussa presque ses lèvres et dit seulement :

« Il se remettra … mis à part une entaille dans les côtes qui laissera une petite cicatrice, il se réveillera comme les autres avec le filtre de mandragore. »

La fin de l'année se passa alors très vite : la rumeur comme quoi l'Héritier était mort se fit entendre aussi. Juste avant les examens de fin d'année, le filtre fut donc tout prêt et tous les pétrifiés se réveillèrent.


« Ha, monsieur Black, je vous attendais. »

La douce voix du directeur résonna dans son bureau. Pour la première fois, Bael, se fit la remarque qu'il était plutôt sobre. Celui de sa mère était vraiment plus sombre. Il exultait de la magie noire. Le matin même, Bael s'était réveillé. Il avait rencontré ses amis et raconté son histoire. Ils avaient tous accusés Bael pour son individualisme mais n'avait rien dit d'autre. Le reste s'était passé autour de la Grande Table entouré de nourriture …

« Professeur Dumbledore. »

« Assieds toi mon garçon. Tu veux un sorbet au citron ? »

Bael acquiesca vivement et s'assied sur une des chaises devant le bureau du directeur.

« Vous m'aviez demandé ? »

« Eh bien il m'a semblé que tu avais quelque chose à me dire. »

« … pas vraiment. Ce qui s'est passé avec l'Héritier … vous ne seriez pas au courant par hasard de la réaction de mes parents ? Je veux dire, ils ont bien été averti ? »

« J'ai bien peur que oui, mon garçon. Ils n'ont cependant pas souhaité dire quoi que ce soit d'autre ton sujet. J'ai cru comprendre qu'ils souhaitaient te voir en dehors de Poudlard. Sinon, tout se passe bien ? Pas de problèmes en cours ? Avec tes professeurs ? Tes amis ? »

« Oui … je ne devrais pas avoir trop de mal à rattraper mon retard en cours et avec mes amis tout va bien. »

« Eh bien … je suis curieux tout de même d'avoir ton avis sur les évènements qui se sont passés. Il me semble que tes amis t'ont mis au courant de toute l'histoire, mais je me demande toujours ce qu'il s'est vraiment passé pour toi. Tu n'as pas été pris de surprise par le basilic. On pouvait en dire autant de ton regard alors que tu étais pétrifié. Pourrais-tu prendre le soin d'expliquer à un vieil homme ce qu'il s'est passé ? » demanda joyeusement Dumbledore. Un sourire passa sur le visage de Bael avant de redevenir pensif. Ses cheveux redevinrent, l'espace d'une demi-seconde bouclé et noir, puis revinrent à sa forme préférée : courts, raides et châtains.

« C'était pendant un match de Quidditch, Serpentard contre Gryffondor. Quand le match s'est fini, j'ai rejoint Sirius et James … On a passé l'après-midi ensemble. Et on a rien fait de mal ! Bref, en remontant vers la tour de Gryffondor, j'ai été pris en course poursuite avec Ginny et son basilic. Alors j'ai couru. Vite. J'ai pris tous les passages secrets que je connaissais je crois. Mais le Château n'a pas reussi à m'aider. Même lui ne pouvait rien faire. Et comme Ginny était possédée par le Seigneur des Ténèbres, il n'y avait rien à faire. J'ai battu en retraite. Mais à un moment, je me suis retrouvé bloqué dans un couloir et le basilic me barrait le chemin. J'ai érigé assez vite un mur de glace entre lui et moi mais à ce moment là j'ai dû aussi croiser son regard à travers la glace. Je crois ensuite que Ginny a lancé un sort d'entrave sur les murs du château, parce qu'un de mes sorts a touché le basilic. Il saignait un peu. Enfin, elle a fait ça pour que son basilic puisse se reposer. Il a dû partir dès qu'il s'est remis mais elle n'a jamais enlevé le sort d'entrave sur les murs du château. Et comme le Seigneur des Ténèbres l'a contrôllait à ce moment là, son sort devait être incommensurablement puissant. J'ai entendu d'ailleurs par Ron et Neville qu'il avait transformé la Salle Commune en couloir géant et en toilettes abandonnées… Je crois qu'il essayait de nous aider à sa propre manière. Il ne peut pas vraiment arler … Le pauvre quand même. »

« je n'en serais pas si sur, si j'étais toi » répondis le directeur tout souriant. « Ceci dit, je suis toujours curieux de savoir comment tu as sur l'identité du coupable, la vrai, et celle du monstre. »

« Ha, ça. J'étais parti à la bibliothèque parce que j'avais des doutes sur l'identité du monstre et sur celui de l'Héritier. » Albus leva un sourcil et le garçon devant lui s'excusa d'un sourire.

« J'ai assez vite fait la connexion au début d'année entre le Seigneur des Ténèbres et Ginny avec son journal, je l'ai vu en sortant de cours. Elle l'avait fait tombé et le nom de naissance du Seigneur était inscrit dessus. Rien de plaisant ne pouvait arriver. Je doute que le Seigneur fasse tant d'effort pour que le monde tremble devant son nom auto-donné pour laisser derrière lui un artefact, une preuve de son statut de Sang. Et puis le comportement étrange de Ginny des derniers jours m'avaient mis sur la piste. Et quand j'ai entendu Neville dire qu'il entendait des voix dans les murs, et, à mon plus grand regret professeur, Lockhart - Il avait mentionné des pixies d'eau dans les canalisations – j'ai tout de suite pensé que le monstre devait se déplacer dans la plomberie de Poudlard. Après un bref passage à la bibliothèque quelques jours avant le match, j'ai réussi à subtiliser une carte des canalisations de Poudlard et j'ai pu découvrir l'emplacement de la Chambre des Secrets. C'était le seul endroit sur la carte où les tuyaux étaient assez gros pour contenir un monstre et surtout c'était le seul endroit que le Château était bien incapable de modifier. »

« Impressionnante déduction. Mais que faisais-tu donc à la bibliothèque à rechercher un monstre étrange et mythique. Il ne doit probablement rien y avoir dessus de concluant. »

« J'étais pas sûr en fait. Je pensais que comme Salazar Serpentard avait toujours aimé les serpents et tout ça, il parlait quand même le fourchelangue, il me paraissait évident que seul un héritier de Serpentard, donc seule une personne parlant le fourchelangue, puisse entrer dans la Chambre des Secrets. C'était un trait transmissible par le sang, donc à priori rien ne pouvait empêcher l'héritier de lâcher le monstre dans Poudlard. Et c'était la philosophie de Serpentard de n'avoir que des élèves qui avaient des ascendants sorciers. Sauf qu'il n'avait pas prévu qu'un de ses descendants transmette à Neville le fourchelangue. Ce que le Seigneur des Ténèbres non plus ne devait pas savoir. Mais Ginny l'a entendu une soirée le dire et elle a tout de suite averti le Seigneur. Et Neville devenait automatiquement l'ennemi numéro un du Seigneur des Ténèbres. Il parle la langue sacrée des serpents et il a réussi à le mettre en déroute deux fois, maintenant trois. Cible capitale donc. Et comme Neville est le seul à parler cette langue mais aussi était le seul à entendre des voix, j'en ai déduit que le monstre devait être un serpent. Logique quand on pense que l'emblème de Serpentard est un serpent. Il ne me restait donc plus qu'à chercher un reptile aux yeux jaunes pouvant tuer d'un seul regard. »

« Yeux jaunes ? »

« Ha oui. J'ai demandé comment Mimi était morte et ce qu'elle avait vu en dernier. C'est ce qu'elle m'a répondu. »

« Décidemment, tu es plein de ressources mon garçon. Continue, je t'en prie. »

« … hmm, j'étais quand même assez angoissé quand j'ai découvert que le monstre était un basilic. Surtout que je savais Ginny sur mes traces. Je l'avais déjà vu en train de m'observer. Et comme, ce soir là, le château était vide parce que c'était jour de Quidditch, Ginny a réussi à me toucher avec un sort d'entrave, et ensuite avec un sort d'entaille. Puis … bah j'ai couru le plus vite possible. La suite vous la connaissez mieux que moi. »

« Eh bien, je dois dire que c'est une des histoires les plus intéressantes que j'ai jamais entendu venant d'un élève. J'ose espérer que l'année prochaine amènera moins de surprises aussi terribles. »

« Au fait, je peux reprendre un sorbet au citron monsieur ? » demanda le jeune élève au directeur en regardant avec tant d'espoir la coupelle remplie de sucrerie.

« Vas-y, sers-toi. Prends-en autant que tu veux ! » répondit le vieil homme avc un sourire bienveillant. Sourire qui disparut quand il vit la poignée de Bael qui vida littéralement sa coupelle.

« Merci professeur ! Bonne journée ! » avait-il dit avant de s'enfuir. Dumbledore n'avait même pas pu réagir, choqué qu'un élève ait pu lui vider sa coupelle de ses bonbons préféré.


« Alors finalement, qui est arrivé premier de la classe ? » demanda Neville en rentrant dans le compartiment de ses amis. Ils venaient tout juste de quitter Poudlard et avaient élu domicile pour une journée dans un des compartiments du train. Assis sur une des banquettes Bael écrivait une lettre passionné de ses aventures à Sirius et James tandis qu'Hermione le foudroyait du regard. Ron, lui, détruisait Maureen aux échecs et Ginny dormait sur sa banquette. Neville choisit donc de s'assoir aussi loin que possible des filles. Toujours est-il que Bael lui répondit en trainant la voix

« Moi. C'était assez facile en fait. Je pensais que ce serait un peu plus dur. Mais peut-être qu'avec les attaques du Seigneur des Ténèbres dans le Château, les professeurs n'ont pas voulu nous mettre mal à l'aise en nous montrant notre niveau terriblement faible. L'épreuve de métamorphose était vraiment facile en fait. Du niveau de première année. »

« Excusez-moi, monsieur est un génie en métamorphose et il le montre clairement ! Je n'arrive pas à croire le fait que tu n'as absolument rien fait en cours ni même essayé de rattraper les cours que tu as manqué – et soit dit en passant tu as quand même loupé six mois de cours. Six sur dix. Mais tout va bien. Touriste ! » cracha Hermione. De toute évidence, elle n'avait pas dirigé le fait qu'il s'était endormi sur sa copie d'histoire de la magie et avait quand même réussi à la battre. Neville et Ron échangèrent un regard amusé avant de dévier la conversation sur autre chose que les devoirs. Bael, quant à lui se contenta de sortir un autre morceau de parchemin de sa valise pour continuer sa lettre.

« Non mais t'écrit un roman ou quoi ? Tu veux nous faire une Gilderoy Lockhart !? » s'exclama on en voyant que son meilleur ami sortait un troisième morceau.

« Non mais je lui décris un peu mon année … genre toutes les farces que j'ai pu faire et toutes les préparations qui ont eu lieues et tout … et mêmes celles que j'ai prévue de faire pour la rentrée. Comme j'ai loupé le festin de fin d'année, j'ai rien pu faire. Alors il va falloir que je donne absolument tout ce que j'ai pour la rentrée prochaine. D'ailleurs j'ai entendu dire que Lockhart démissionnait. »

« Parfait. Il était horrible. Tu sais que j'ai quand même dû imiter un loup garou en cours ? C'était tellement humiliant … » marmonna Neville devant son ami mort de rire. Ron se dépêcha bien de lui raconter cette scène. Et Bael la jugea assez interressante pour la raconter à Sirius aussi, au vu de son entrain pour écrire sa lettre devenu roman.

« Au fait, vous avez pris quelles options pour l'année prochaine ? » demanda subitement Hermione.

« Divination, soin aux créatures magiques et duel sorcier » dirent en chœur Ron et Neville, « C'étaient les seuls trois options qui demandaient le moins de travail. D'ailleurs je trouve ça tellement injuste que maintenant, il faille prendre trois option plutôt que deux ! » grogna Ron.

« Franchement ! Vous êtes une belle bande de paresseux ! »estima Hermione avant de se tourner vers le dernier garçon qui n'avait pas répondu, trop absorbé par sa lettre géante. « Et toi ? »

« Mmmh ? Moi ? J'ai pris Arithmancie, Runes et Duel Sorcier. Et toi ? » répondit Bael sous les étranglements de Ron (« Quoi ?! Mais je croyais que tu prendrais les classes faciles ! ») et le regard approbateur d'Hermione.

« Runes, Arithmancie, Soin aux Créatures Magiques, Duel Sorcier et Divination. »

« Mais c'est impossible de prendre toutes les options ! » dit Ron

« Mais le professeure McGonagall a dit que c'était tout à fait possible pour moi … enfin, n verra bien à la rentrée prochaine. Sinon, vous allez faire quoi pour les prochaines vacances ? Perso je vais sûrement partir en France avec mes parents, je sais pas encore où exactement … »

« Ha, moi je vais rester au Terrier. Charlie va revenir pour les vacances alors du coup on va en profiter un max ! »

« Pareil, mes parents ont du travail au ministère en plus, alors on ne peut pas vraiment partir. Imagine ! Si on devait partir, on devrait ramener toute ma famille ! Essaye de t'imaginer ma grand-mère, je sais pas, en Egypte par exemple ! » rigola Neville.

Tout le monde explosa de rire.

« Je crois que mes parents ont choisi de rester aussi en Grande Bretagne. » dit Maureen tout en restant concentré sur son jeu d'échecs sorciers.

« ha, je crois que mes parents ont mentionné une colonie de vacances en … Birmanie. Je sais pas trop encore quoi penser. Hadès était vraiment content de m'apporter cette lettre, alors je ne pense pas que ce soit une si bonne nouvelle que ça … » répondit Bael en se gratant la tête.

« La Birmanie ? C'est où ? » demanda Ron

« Au sud ouest de la Chine Ron. A peu près. » lui répondit Hermione, « Promet moi que tu feras attention à toi. La Birmanie est un pays autoritaire, du moins pour les moldus. Il se peut très bien que les sorciers de là-bas n'aient pas le même sens du mot liberté que nous. C'est même sûr. »

« Promis, Hermione ! » répliqua le métamorphomage. « Ah, enfin terminée ! Maureen, tu pourras remettre tout ça à Sirius et tout ça à ton père ? Ils m'avaient demandé de leur écrire mais j'ai pas pu le faire avec les récents évènements au collège … »

« Pas de soucis … Sinon, tu crois vraiment qu'ils vont lire tout ça ? Je suis même pas sûre que mon propre père lise mes lettres en entier et elles doivent être plus courte qu'un paragraphe … »

« Mais oui, c'est de la bonne qualité ! » lui sourit son ami. « Je pourrai pas le lui remettre moi-même, je pense que ma mère va venir me chercher à la gare … Si tu veux mon avis, il va falloir s'attendre à des cris de douleur … La vieille ne va pas être contente ! » s'exclama Bael en riant.

« Tu vis dans le danger Bael, le danger. » soupira Maureen.


Voilà un autre chapitre qui conclut la fin de la deuxième année.

Je suis encore désolée pour toute cette attente, mais j'ai été occupée ^^

mais bonne nouvelle pour vous, j'ai quatre autre chapitres tout chaud et tout prêt :)

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