Bonjour, me revoilà ^^

Je ne vais pas m'attarder, bonne lecture :)


La rentrée de troisième année était à la fois un évènement attendu et à la fois un évènement redouté. D'une part, il y avait tout ceux qui désiraient revenir à Poudlard pour toute la magie et les amis que le collège offrait mais il y avait aussi ceux qui redoutaient les tonnes de devoirs et les professeurs du Château. Et de manière générale tout le monde redoutait les caprices du Château même. Il allait sans dire que les professeurs étaient particulièrement sensibles à ses pièges. De même que les élèves. Il n'y avait personne pour se prétendre roi de Poudlard et commander le Château. Cependant, ce que personne ne devait savoir, c'est que le Château était bien vivant et revêtait une forme de temps à autre. En été, il se promenait allègrement à travers ses propres couloirs, le reste de l'année, il ne se matérialisait que pour aider des élèves en difficulté. Personne n'avait cependant remarqué que l'élève qui les avait aidé était en fait le Château lui-même. Tous faisaient la même erreur, lui demandant son nom, et le Château se retournait et leur souriait avant de disparaitre au détour d'un couloir. Tous l'avaient fait. Enfin, presque : tous sauf un.

Dès la rentrée des classes, le Château se transformait en un élève et se postait dans son parc pour observer les réactions des premières années. Et généralement les élèves ne le regardaient même pas, ne le voyaient même pas. Quand il ouvrait théâtralement les grandes portes du château avec ses mains magiques, personne ne l'admirait, ne le flattait ou ne le remerciait. Tous sauf un. Oui, Baelfyre Black l'avait vu, lui, et l'avait regardé avec une admiration sans bornes. Et trois jours plus tard, il l'avait recroisé dans le château et lui avait clairement demandé s'il était d'accord pour qu'il puisse « casser » deux trois objets dans le Château sans s'attirer ses foudres. Oui, le gamin l'avait démasqué en trois jours. Ho, il avait été énervé et puis il s'était fait à ce compagnon. Après tout, depuis la construction du Château, et donc sa naissance, il avait quasiment passé sa vie à ne rien faire d'autre que de surveiller les élèves. Pas qu'il s'en lasse. Il y avait tellement de choses qu'on pouvait faire et qui ne deviendraient jamais vieilles. Les réactions de tous les piégés étaient de loin les meilleures réactions de toutes. Et ces quelques dernières décennies, les sorciers semblaient plus ouverts sur le monde et leurs visages se faisaient de plus en plus expressifs, à la plus grande joie du Château.

Lui aussi, il avait gardé sa joie de vivre et sa gaieté enfantine qui faisait rire tout le monde. Il avait vu des batailles, des guerres, des cérémonies, des pleurs mais aussi de la joie, des rires et de l'amitié en son sein. Il adorait toutes ces émotions qui passaient. Et aujourd'hui, alors qu'il avait trouvé un bon compagnon pour faire toutes sortes de farces, il ne se sentait plus aussi seul qu'avant. Les jeunes Black et Weasley avaient su lui rapporter une joie de vivre qu'il avait failli perdre. En attendant il avait tout un été pour préparer le terrain et préparer sa propre farce géante de début d'année.

« Soldat ! Debout ! » cria Santsuku, le chef de camp.

Il n'était même pas 4h du matin, les premiers rayons du soleil se levaient tout juste sur la colline entourée de sorts repousse-moldu. On ne voyait pas âme qui vive sur cette malheureuse colline. Mais lui était déjà prêt, baguette en main, criant sur les recrues d'un été qui avaient été désignés par leur famille pour recevoir une nouvelle éducation. Une éducation digne des Sangs-Purs. Et eux seulement. Honte à ceux qui ne juraient pas par leur sang. Pire encore pour ceux qui défendaient les droits des non Sangs-Purs !

En fait, chaque été, Santsuku, un sorcier moyennant 40 ans, grand à la peau basannée, était chargé d'entrainer ses charges pour les trois mois suivant et faire d'eux des … bons sorciers. Des sorciers qui savaient se battre. Et qui se respectaient bien entendu. Ils étaient arrivés là fin juin, pleins d'insouciance, et avaient vu ce qu'un véritable entrainement magique voulait dire. Ici en Birmanie, la magie n'était pas cachée des moldus. Non, elle était même montrée au grand jour et ils étaient vénérés. Et ceux étant nés avec le rare cadeau de métamorphomage se devait de le montrer au grand jour. Il n'y avait aucun contrôle sur la magie, autant en profiter pleinement.

Santsuku soupira en repensant au métamorphomage psycho-rigide qu'il avait reçu au début de l'été. Complètement obsédé par le contrôle celui-là. Ho, il avait fallu un temps incommensurablement long pour lui faire lâcher prise. Mais depuis, il était devenu de loin le meilleur en combat magique, comme si en un coup, il avait libérer une sorte de source. Assez impressionnant à voir. Pas de doute, il avait une rare détermination. Par contre, dès qu'il s'agissait de réaliser des sorts de magie un peu sombre … il semblait incapable de le faire. Il avait même refusé d'en lancer ! Le petit ingrat …

Bael se leva plus fatigué que jamais de son lit de camp. Un tas de paille en fait. Il n'avait pas eu de bon lit depuis son dernier jour à Poudlard. En y repensant, Bael se dit qu'il aurait mieux fait de dormir et de ne pas s'y prendre encore une fois au dernier moment pour faire sa lettre de 20 mètres à Sirius et James.

Ses parents avaient été clairement énervé à la rentrée et ils ne les avaient d'ailleurs même pas vu à la gare de King Cross. Non. Ils avaient envoyé leur elfe de maison, Poena, qui lui avait donné un portoloin et quelques secondes après, il s'était retrouvé en Birmanie avec sa baguette seulement. Poena avait dû prendre ses valises et les ramener au manoir. Il n'avait eu aucune nouvelle de ses parents depuis. Rien. Le grand vide. Il ne savait d'ailleurs toujours pas s'il avait un frère ou une sœur et comment il ou elle s'appelait. Non, lui, se trouvait perdu à l'autre bout du monde dans une campagne de Birmanie dans un camp Pro-Sang-Pur. Ho, il en avait vu de toutes les couleurs, mais clairement, terroriser des moldus en utilisant de la magie le dégoutait plus qu'autre chose. Ici, cela semblait plus que légal, mais jamais Bael ne pourrait se résoudre à faire ce genre de choses. Alors il endurait. Tout l'été il avait dû suivre la cadence de soldat … se lever dès les premiers rayons du soleil, puis courir, lancer des sorts sur des cibles, recourir, porter des poids … et surtout écouter et répéter les sermonts de sang-Pur … un véritable lavage de cerveau complet. Surtout quand on devait les écouter dehors sous une chaleur étouffante en plein soleil et sans une seule ombre pour se protéger. Ça et en plus les tenues traditionnelles du pays ressemblaient à des sortes de pagne de l'égypte ancienne. En coton bien épais. Oui, très pratique donc pour courir. Et pour garder la chaleur. Au moins il pouvait être sur que dès qu'il rentrerait il y mettrait feu. Jamais plus on ne le verrait porter cette tenue affreuse.

La seule consolation qu'il avait était de savoir qu'il rentrerait chez lui dans trois jours. Et que deux jours après, il rentrerait à Poudlard. En attendant, alors qu'il courait une énième fois sous le soleil (pour avoir encore désobéi aux ordres, choses assez récurrente ces derniers temps), il repensa à ses amis, Sirius et James.

Hermione devait passer du bon temps en France au bord de la plage avec ses parents tandis que Neville et Ron restaient chez eux à profiter de leur famille. Il avait aussi eu vent de Maureen : elle passait l'été chez Ron et Ginny. Il se demanda alors si Sirius et James avait réèllement lu tout ce qu'il avait écrit. Ils étaient les seuls qui pouvaient le comprendre, lui et toutes les farces.

Et enfin, Bael se surpris à se demander ce qui se passait dans le monde magique de Grande-Bretagne. Oui, même la politique du pays lui manquait … politique qu'il avait toujours détesté. Mais il ferait n'importe quoi pour rentrer chez lui et arrêter de manger du poisson séché à tous les repas. Tout pour remanger une tarte au citron … ou du sucre. Tout pour revenir Poudlard. Même la tête de ses parents lui manquait terriblement. Mais jamais il ne s'abaisserait à leur demander pardon pour des fautes qu'il n'a pas commises. Il était trop fier. C'était inhérent chez les Black apparemment …

« Black ! On ne recule pas ! Plus vite que ça ! Comment espères-tu devenir un sorcier digne de ce nom si tu ne peux pas courir plus vite qu'un moldu !? Trois tours de pistes de plus ! Et plus vite que ça »

« … Vieux Dragon des Andes … » bougonna Bael en essuyant des gouttes de sueur sur son front.

Mais enfin, le jour tant attendu arriva enfin : il allait enfin pouvoir revenir chez lui. Bael en était presque fou de joie. Il allait enfin quitter son vieux fou d'instructeur qui se croyait à la guerre, la vieille folle de Sang-Pur qui leur donnait des leçons d'étiquettes (Sang-Pur bien entendu) et le monsieur bizarre qui lui donnait des cours de métamorphomagie. A y repenser ce serait peut être le seul homme qu'il regretterait. Il avait appris plein de choses et pouvait à présent ressembler à n'importe qui en un rien de temps. Il avait fait des progrès phénoménaux sous sa tutelle. En revanche, ce camp lui aura aussi porté une aversion complète aux règles.

Alors que Bael préparait ses affaires (qui consistaient quand même à son uniforme de Poudlard qu'il avait porté le dernier jour d'école, et de sa baguette magique) et déambulait le long du sentier principal du camp pour rejoindre son portoloin, il y rencontra deux de ses camarades de … camp. De véritables idiots à la Crabbe et Goyle dont il s'était fait un malin plaisir à térroriser. Franchement, ce camp avait eu un peu de bon.

« Bon, les crétins vous bougez, j'ai un portoloin à prendre. Contrairement à vous, ma famille m'attends. Allez bye les gars. »

« T'as rien à faire ici Lestrange ! T'es qu'un traitre à ton sang ! Affronte moi en duel et ensuite on en reparlera ! » éructa un des gorilles.

« C'est quoi ton nom déjà ? » demanda passivement Bael sans se formaliser des baguettes levées qui brillaient des futurs sorts qu'ils allaient lancer.

« Expulso ! » hurla le gorille alors que Bael esquivait et répliquait par un expelliarmus, récupérant à la fois la baguette des deux gorilles et les envoyant valser plusieurs mètres plus loin. Bael sourit en voyant ce spectacle et s'en alla tranquillement vers sa colline, son portoloin l'attendait. Il ne prit pas la peine de dire en revoir à ses instructeurs, ceux-là mêmes qui avaient eu des crises cardiaques face à son manque de discipline (il crût qu'il avait failli tuer son instructrice de l'étiquette Sang-Pur quand il avat dit qu'il avait déjà mangé à table avec une né-moldu), et attrapa directement la chaussure immonde qui faisait office de clé pour rentrer à la maison.

En moins d'une minute, il se sentit aspiré dans une sorte de tourbillon géant. Cela dura quelques secondes et le manège tourbillonnant autour de lui disparu. La colline du camp d'été avait disparu et les murs de son manoir s'étaient fièrement dréssés à sa vue.

Alors qu'en Birmanie, le soleil se levait encore, ici, en Grande-Bretagne, on semblait plutôt être en fin de soirée. D'ailleurs la seule personne qui vint l'accueillir fut Poena, toujours fidèle à elle-même, l'elfe était dans une taie d'oreiller sale et s'était transporté dans un petit plop sonore en face de lui.

« Bienvenue, jeune maître. Bon retour au manoir. Poena espère que vous avez passé de bonnes vacances en Birmanie. »

« Oui … ça ne s'est pas trop mal passé mine de rien. Au fait, tu ne serais pas où sont mes parents par hasard ? »

« Si. Le maître a dit à Poena de vous dire que le dîner serait bientôt prêt et que vous serez attendu à la table. Votre tenue vous attend dans votre chambre. »

Et puis Poena était partie, laissant un Bael au bord de l'infarctus. Le pauvre garçon avait passé un été terriblement exténuant, sans aucunes nouvelles de personne et il devait maintenant subir un repas avec ses parents. Lâchant un soupir de désespoir, Bael se dirigea lentement vers le manoir. En ouvrant d'ailleurs les portes, il entendit les voix de son père et de son … oncle. Réprimant un sanglot de tristesse en sachant qu'il serait sujet non pas à un repas juste avec ses parents mais aussi avec son cousin et d'autres personnes douteuses, il se dépêcha de monter au dernier étage du manoir. Sa chambre se trouvant le plus loin possible de celle de ses parents pour des raisons de sécurité, Bael mis un certain temps avant d'arriver devant sa chambre.

En y entrant, tout en vérifiant qu'aucun sort malencontreux ait été placé devant la porte de sa chambre ou dans le couloir y menant -il devrait d'ailleurs remettre des sorts de minage dans le couloir pour éloigner son vautour de mère et de tante-, il remarqua que la décoration de sa chambre était restée inchangé et que même les pots de peinture de l'année passée étaient restés en place. Par contre, ayant grandi pendant l'été, plus rien ne lui allait.

« Poena ! » cria Bael. Un crac sonore se fit entendre.

« Le jeune maître m'a appelé ? »

« Oui, j'ai besoin que tu agrandisses la tenue de soirée. Celle-ci n'est plus à ma taille. Il faudra d'ailleurs que je passe au Chemin de Traverse pour me refaire une garde-robe digne de ce nom. »

« Merlin je parle comme si j'étais vraiment un suprémaciste … » s'attrista le garçon après avoir observé une petite seconde de silence.

Poena agita ses mains et sa tenue de soirée s'agrandit (une veste noire avec des broderies vertes, un pantalon simple noir accompagné d'une chemise noire et d'un nœud papillon sorcier vert … d'assez mauvais goût selon Bael, même si c'était à la mode ces derniers temps).

« Parfait. Merci Poena. Tu peux partir. »

« Bien jeune maître. Vos parents vous attendent de ce pas. »

Bael retint un soupir. Il avait oublié de demander à Poena le nom de son frère ou de sa sœur. Il mit de côté cette pensée et s'habilla rapidement, en passant par la case douche dès le premier instant possible. Et il devait admettre que même s'il détestait les couleurs, la tenue lui allait bien. Surtout qu'après avoir passé l'été sous le soleil, il avait la peau très bronzée, ce qui faisait ressortir encore plus ses yeux gris-clair, hérité de sa mère. Même ses cheveux s'étaient un peu éclairci à cause du soleil.

Terminant de mettre son nœud papillon magique (il agitait ses ailes en fait, rien de plus. C'était surtout très gênant à porter), il se regarda une dernière fois dans le miroir et partit de sa chambre. Il dévala les escaliers à toute vitesse et se retrouva dans le salon en un rien de temps. Là, toute sa famille l'attendait. Assis dans le salon se trouvaient sa mère tenant dans ses bras un bébé garçon (il avait donc un petit frère), juste à côté d'elle, sa tante qui regardait son petit frère avec un sourire fixé sur le visage, il y avait également son oncle et son cousin qui parlaient respectivement avec son père et son autre oncle Rabastan. … Sa famille ne lui avait pas vraiment manqué en fait. Surtout quand on pense que cette même famille ne lui avait toujours même pas dit bonjour … depuis presque un an. Oui, un an.

« Mère, père. Bonsoir. »

Sa voix éteint toutes les conversations. Toutes les têtes se tournèrent vers lui avec appréhension sembla-t-il.

« Xerxès, tu t'es enfin joins à nous. Nous pouvons enfin commencer le dîner. » affirma Rodolphus, l'accusant encore, sans regarder son fils. Il se leva et tout le monde le suivit dans la salle à manger. Bael ne s'en formalisa pas plus que ça et suivit son père. Il s'installa comme d'habitude en face de son cousin et attendit que le reste de sa famille s'installe. De toute les personnes assises à table, il devait d'ailleurs être celui qui détonnait le plus : calme, regardant devant lui, ne parlant à personne et le seul bronzé de la pièce, on aurait pu croire qu'il s'était fait stupéfixié et avait subi une coloration. Dans la grande pièce de la salle à manger il se sentait plus que jamais seul. Il aurait aimé revoir ses amis ou lire leur courrier, mais il avait déjà remarqué que rien ne l'attendait dans sa chambre. Pas étonnant. Surtout quand on pense que ses parents devaient regarder attentivement ses fréquentations en dehors de Poudlard … Ha, qu'est-ce qu'il avait hâte de rentrer.

Bon, il était temps de rentrer un peu dans la conversation et d'écouter ce qui se disait ces derniers temps. Il restait quand même une personne assez sociable. Quand il le voulait.

« Le ministre de la magie a dit qu'il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour le rattraper. En attendant, on sait tous que Fudge sera bien incapable de le retrouver. Pettigrew est un sorcier médiocre en tout point, sauf dans le domaine de la cachette. Il a développé un certain art dedans … le retrouver sera dur mais il nous apportera la clé ultime pour retourner au maître des Ténèbres. Il faut l'avoir avant ces incompétents d'Aurors et de détraqueurs. En ce moment même, ils parcourent toute la Grande-Bretagne à sa recherche. » disait Lucius à son père alors que Draco écoutait avidement la conversation.

Tiens, Pettigrew … où est-ce que j'ai déjà entendu ce nom ? …

« Vous savez comment il a fait pour s'évader d'Azkaban ? Et ce qu'il a fait pour y être entrer ? Père ? », Drago venait de parler.

« Je n'ai absolument aucune idée de la façon dont il a pu s'échapper de cette prison maudite … si je le savais j'aurai fait en sorte que ce ne soit plus possible. Quant à ce qu'il a fait … »

« Il s'est fait attraper par des Aurors en pleine grande Attaque ! » s'époumona Rabastan. « Ce crétin avait une mission à faire pour le Seigneur et il a fuit. Il a échoué. Et il s'est fait lamentablement encerclé par des Aurors. Même dans sa fuite, il a été incapable de tuer plus de cinq Aurors ! »

« Il a été accusé de mise en danger du Secret, de meurtre de cinq Aurors et d'avoir tué un certain nombre de personne pour le Sombre Seigneur, Drago. » enchaîna Bellatrix.

« Il est toujours en cavale ? » demanda Bael tout en reposant son verre de Whiskey Pur-feu (la seule boisson des Sang-Purs …). Le regard des adultes se posa sur lui.

« Oui. Il serait même en train de chasser la famille à Potter, dit-on. Pour une raison secrète, connue seule du Sombre Seigneur, il a kidnappé Harry Potter, le fils ainé des Potter et l'a tué lors de la Grande-Attaque. Probablement une sorte de vengeance. Après tout Pettigrew et Potter ont toujours trainé ensemble à Poudlard. Il devait avoir une vendetta contre lui, et quoi de mieux que de tuer leur fils ainé ? Enfin bref, comme il a été vu sur les restes de la maison de Potter cette nuit-là, il a tout de suite été appréhendé par des Aurors. Il a été arrêté et jeté en prison sans procès, pas besoin au vu de ses actions, et aujourd'hui, enfin juste avant son évasion de la prison, on l'aurait entendu murmurer et insulter Potter. Rien de très passionnant, il a probablement été rendu fou par les détraqueurs. Tu te souviens d'eux ? » demanda sa mère. Bael acquiesça en réprimant un frisson d'horreur. Ces monstres géants à capes noires lui inspiraient, chez lui comme chez les autres, la plus grande peur de sa vie. Mais autre chose n'allait pas … il se souvenait vaguement du bonhomme. Il l'avait vu en prison une fois (sa mère l'avait emmené) mais aussi le soir de la Grande Attaque. Il en était presque sûr. Et il ne se trouvait pas du tout à Godric's Hollow ce soir-là, au contraire de Pettigrew … Car c'était bien là que les Potter habitaient.

« Enfin, trêve de bavardages sur Pettigrew. Toute la communauté magique ne parle que de lui depuis juillet. » invectiva Narcissa. Bael manqua de s'étrangler en pensant à toute les informations qu'il avait manqué. « Au fait Xerxès, comment s'est passé ton voyage en Birmanie ? »

Encore une fois tous les regards se posèrent sur lui. Bael répondit à sa tante par un magnifique sourire hypocrite.

« Par-fait ! On voyait que les enseignants savaient de quoi ils parlaient, et tous les campeurs étaient de vrai sorciers. Au moins le niveau était bien plus haut qu'à Poudlard. » prononça lentement Bael en changeant continuellement de forme pour démontrer ses dires. Cela eu pour effet de plaire grandement à tous les adultes devant ses progrès en métamorphomagie.

« Tu vois, Cissy, je te l'avais dit. Tu ferais mieux d'y envoyer Drago l'été prochain. Ça ne pourra lui faire que du bien. » enchaina Bellatrix. Au vu du regard de Drago, celui-ci pensait clairement le contraire. Narcissa ne dit rien d'autre.

« Il faudra que j'aille sur le Chemin de Traverse demain pour faire les achats de rentrée. Je n'ai pas eu l'occasion encore de voir ce qu'il me faudra, mais je vais devoir racheter des robes et probablement des bouquins. »

« On viendra avec toi. » dit Rodolphus en plissant les yeux. Apparemment, il avait toujours en tête la petite escapade de l'été dernier. « Poena, donne la lettre de Poudlard à Xerxès ! » sermonna Rodolphus en claquant des mains.

Bael se retrouva donc très vite avec sa lettre en main. Il l'a décacheta rapidement pour savoir s'il avait été reçu dans les classes pour lesquelles il avait postulé. Etant donné le nombre de personnes qui avaient postulées pour le duel de Sorcier, il y avait fort à parier que tout le monde ne serait pas reçu.

« Alors, les garçons, dans quelles options vous avez été accepté ? » demanda Rabastan en tirant sur sa pipe (qu'il venait d'allumer au plus grand désespoir de Narcissa qui elle, ne supportait pas la fumée). Drago répondit le premier, tout fier de lui.

« Soin aux créatures Magiques, Divination et Duel », un regard approbateur de son père le rendit encore plus fier de lui. Bael prit un peu plus de temps pour répondre, encore plongé dans la liste des livres à acheter pour la rentrée.

« Duel, Soin aux créatures magiques, Arithmancie et Runes » répondit après un petit instant le garçon, « Je veux créer des sorts et les runes et l'arithmancie ne pourront que m'aider. Et je vais avoir besoin de connaître le bestiaire magique si je veux créer des sorts utiles pour ... disons le feu de l'action. »

« C'est bien. Mais il va falloir travailler dur pour les runes et l'arithmancie. Ce ne sont pas des matières faciles, même si très intéressantes. Tu pourras toujours me demander de l'aide, ou encore à ta mère. Je me souviens avoir mis un certain temps pour traduire ce texte sur les sorts de couleurs. » annonça Narcissa en regardant son fils avec un regard particulièrement pénétrant. De toute évidence, elle aurait voulu que son fils travaille un peu plus. Ha bien fait Drago !

« Vous avez passé vos ASPIC de Runes ? »

« Oui, Bella a même eu celui en Arithmancie. Enfin, passons. Nous irons tous demain sur le Chemin de Traverse. Draco n'a toujours pas acheté ses propres livres non plus. On en profitera aussi pour aller chez Madame Malkins et Thibault de Verracrasse-en-soie pour toi. »

La conversation vira ensuite peu à peu vers les cours (et Bael se fit un malin plaisir à dire qu'il avait fini premier de sa promotion sans avoir trop travaillé et en ayant loupé plus de la moitié de l'année alors que son cher cousin, lui n'avait fini qu'à peine 20ème) et sur le quidditch. Sans grande surprise, Drago essaya de se vendre sur ses faits au Quidditch – après tout Serpentard avait quand même remporté la coupe de Quidditch et celle des quatre maisons – mais il ne captiva personne. Seul Rabastan l'écoutait, et encore, que d'une seule oreille. Tous les autres avaient leur attention sur le petit frère de Bael qui venait de se réveiller.

« Xanxus, tu devrais être au lit ! Poena ! » demanda Rodolphus. « Va le coucher. »

Xanxus ? Sérieusement ? Ils ont un vrai problème avec les X dans cette famille … je me demande quels sont ses autres prénoms. Après tout j'ai quand même eu droit à Baelfyre et Arctymiuz … je savais même pas que c'était un nom d'ailleurs. Je l'ai découvert sur ma carte de naissance …

Le reste de la soirée se passa sans problème. Seulement, arriva minuit, l'heure que Bael attendait tant pour partir le plus loin possible de ses parents et de sa famille (il en avait marre d'entendre des insultes envers ses vrais amis), et une nouvelle horreur lui tomba dessus.

« Un bal ? Comment ça un bal ? Chez qui ? Depuis quand ? et pourquoi je n'étais pas mis au courant avant ? » demanda le pauvre garçon à son oncle Rabastan. Ce dernier le regarda en souriant et répondit avec un regard carnassier :

« Maintenant que tu as 15 ans, tu as le droit de venir aux bals de Sang-Purs. Il y en a plusieurs par an, un avant la rentrée chez les Greengrass, un à Noël chez les Malefoy et un en juin chez les Zabini. Il me semble que tes parents te l'avaient dit par lettre. Enfin bon, c'est surtout l'occasion de tisser des liens avec d'autres familles. Il y a toutes sortes d'évènements, allant de tournoi de duels au sort le plus magnifique. C'est là-bas qu'on montre les sorts inventés et toutes autres découvertes. C'est aussi dans ce genre d'endroits qu'on découvre les talents de futurs grands sorciers. Il y a généralement pas mal de célébrités aussi, et toutes sortes de célébrités : il y a des joueurs de Quidditch, des journalistes, des écrivains, des professeurs, des tailleurs … enfin tout le beau monde quoi. »

« … Ils ne peuvent pas tous être Sang-Purs … si ? »

« Non … mais ça reste quand même des bals Sang-Purs. Au fait, il va falloir que t'apprennes à savoir danser. C'est une véritable corvée si tu veux mon avis. » répondit gêné Rabastan.

Bael frémit d'horreur. Il regarda les invités se diriger vers le salon pour prendre la poudre de cheminette et pensa même un instant à dire qu'il avait contracté une grippe en Birmanie pour ne pas venir. Le seul regard de sa mère l'en dissuada. En revanche, il n'avait jamais été aussi angoissé. Il avait vu presque tout le monde partir de son salon, il ne restait d'ailleurs plus que sa mère et lui. Tous les autres étaient partis devant dans une gerbe de flammes vertes.

« Inquiet ? Ne t'inquiète pas, tu vas très bien t'en sortir. Tu n'as qu'à me suivre et faire tout ce que je fais. Je suis sûre que tu vas adorer les duels ! Allez avance et prends de la poudre de cheminette. » l'apostropha sa mère.

Bael s'avança lentement, une perle de sueur glissant au creux de son dos, et pris une grosse poignée de poudre verte du pot que sa mère lui tendait. Il s'installa dans la cheminée et regarda doit devant lui, croisant au passage le regard de sa mère. Rien ne transparaissait de ses yeux d'ailleurs. Bael se concentra et ferma un peu plus son visage de façon à être indechiffrable (seule sa mère savait ce qu'il pensait de toute manière) et prononça clairement :

« Château Greengrass »

Bael se sentit aspiré à travers le réseau de cheminée et atterri quelques secondes plus tard à sa destination. Il trébucha en se réceptionnant et manqua de tomber au sol. Il se rattrapa de justesse à une des rampes qui se trouvait juste sur le côté. Et à peine son équilibre retrouvée, une nouvelle gerbe de flammes vertes annoncèrent la venue de sa mère. Elle esquissa un petit sourire et se fraya un chemin droit devant elle. Bael la suivit à la trace et admira la beauté du paysage.

Le château des Greengrass était la plus grande propriété jamais détenue par une famille de sang-pur. Elle venait d'ailleurs tout droit de France. L'architecture s'en faisait également ressentir, et on percevait à chaque coin de la salle un changement d'époque : dans le coin droit, on aurait pu se croire à l'époque du roi Soleil (une période très affluente du monde sorcier français apparemment), dans le coin gauche, on se serait dit à l'époque des druides. Quelque part entre les deux coins, des mosaiques et des peintures aux plafonds emmenaient les invités dans le monde du moyen-âge, voire de l'antiquité. C'était donc en somme une salle absolument magnifique, décorée d'un chandelier en or et en diamant. Bael aperçut ensuite les invités, et c'est seulement à ce moment qu'il se rendit compte que la soirée (ou plutôt nuit vu qu'il était déjà minuit et que le bal ne faisait que commencer – moins de moldu à cette heure-ci) ne serait pas aussi terrible qu'il le pensait : il avait vu Sirius et James dans un coin de la salle. Sauf que sa mère en avait décidé autrement : elle l'avait guidé et présenté à de nombreuses personnes au passé douteux (dont il serait bien incapable de se souvenir le nom) et il lui avait fallu deux bonnes heures pour qu'il puisse s'échapper. Il s'était ensuite réfugié en plein milieu de la salle, là où tout le monde se trouvait pour que sa mère ait encore plus de mal à le retrouver. Et là, malchance terrible, il était tombé sur la famille Greengrass qu'il avait alors donc dû saluer un à un, le père la mère et les deux filles. Cependant, à sa plus grande joie, les deux filles semblaient aussi ennuyées que lui. Il pu d'ailleurs avoir une conversation assez agréable avec Daphné Greengrass, qui se trouvait elle aussi dans son année à Poudlard. Ils passèrent même un bon moment de la nuit ensemble, se remémorant des souvenirs d'enfance au Château.

Malheureusement, toute bon moment devait s'arrêter. Les danses commençaient. Bael croqua dans sa noix à pleine dents dans l'espoir de faire partir ce mauvais rêve. Il détestait danser. Enfin, il détestait la danse classique. danser ... ça il le faisait souvent.

"Xerxès, tu viens ?" demanda Daphnée, les lèvres fines, tirées par l'angoisse sûrement. Ou par leur ancienne rivalité. Les deux étudiants ne s'étaient pas vraiment reparlé depuis leur dispute avant de rentrer pour la première fois à poudlard. Et depuis, Daphnée avait gardé un amer souvenir de lui. Et elle ne luia vait pas non plus vraiment pardonné le fait qu'il soit parti à Gryffondor.

"J'arrive." croassa le métamorphomage en réajustant son nœud papillon. de toute manière, sa mère venait de lui faire très clairement comprendre qu'il n'avait pas le choix et qu'il devrait aller danser avec sa fiancée. Oui, fiancée ... c'était actuellement ce pourquoi bael et Daphnée étaient fâchés. Bael n'avait pas accepté le contrat et était parti avant de le signer. Mais ses parents avaient trouvé un moyen pour le signer quand même. bref, il n'aimait pas du tout.

La danse fut courte. Bael essaya le plus possible de ne pas parler et cela sembla bien arranger Daphnée. la sorcière ne le portait pas non plus dans son cœur. Evitant de se rendre ridicule (de toute manière, il avait appris cette danse depuis des années et serait bien incapable de la rater.), il réussi à abandonner Daphnée avec un autre sorcier dès le premier roulement de partenaire. Comble de la malchance, il tomba sur Pansy Parkinson.

"Alors, des soucis au paradis avec Daph' ?"

L'horrible voix de la sorcière fit grincer des dents Bael. et lui qui avait voulu en finir le plus vite possible. Ah, qu'Est-ce qu'il détestait ces parties des bals.

"Pansy, occupe-toi de tes affaires, veux-tu ? Je ne te demande pas comment ta misérable poursuite des affections de Drago va. fais de même et tout se passera bien."

Cette phrase sembla clouer le bec de la sorcière. Elle l'assassina du regard pendant toute la danse, mais vu qu'il faisait deux têtes presque de plus qu'elle, elle ne lui faisait pas du tout peur. Il souri d'un sourire carnassier qui le faisait ressembler plus que jamais à sa mère.

"C'est différent. Toi et Daphnée vous entendiez très bien avant."

Bael renifla.

"Tu ne t'égares plus en insulte pour moi, je suis presque touché. Qu'Est-ce qui a changé ? La famille peut-être ?"

Ce fut au tour de Pansy de renifler. Son visage de Bulldog répugna le métamorphomage.

"Je déteste ce personnage que tu joues à Poudlard. Quand tu es toi, tu es bien mieux. Et il n'y a pas que moi qui suis de cet avis. On est tous comme ça."

"Je rêve, serais-ce un compliment ?" railla Bael en faisant tourner sa partenaire, "Et bien j'ai le regret de t'annoncer que je ne joues un jeu que lorsque je suis Xerxès Lestrange."

Sèchement, le garçon changea de partenaire de danse. Par tradition, il fallait rester sur la piste pour au moins une heure. Une heure de trop selon Bael mais il se plia à la règle et aux traditions de ses parents tant détestés. Enfin, il finit par danser avec sa tante, signe qu'il pourrait enfin repartir dans un coin de la salle et bouder.

"Ne fais pas cette tête." avait-elle dit, "C'est indigne de ton rang."

Bael avait fait rouler ses yeux dans ses orbites.

"C'est ridicule toute cette tradition." finit par maugréer le métamorphomage à sa tante. "Quel est l'interêt de faire ça ?"

"Montrer ton éducation."

"Super, ça ne veut rien dire."

En guise de réponse, Narcissa écrasa ses mains avec les siennes.

"Ne commence pas Xerxès. Tu es libre de faire ce que tu veux après ça. Pas de scènes." avait-elle menacé, "Et soit plus aimable avec ta fiancée. dès qu'elle sera majeure, vous vous marierez."

Bael retint un bruit de gorge guttural. Comme s'il avait l'intention de rester dans les parages à ce moment là. Ah, il serait déjà bien loin, dans un pays bien pauvre en plus. Comme ça, il serait sûr que personne ne le retrouverait. en tut cas pas quelqu'un de sa famille. Après tout, qui irait dans les bidonvilles du brésil pour aller le chercher ?

"Et comment va ton cœur ?"

La question le prit au dépourvu.

"Mon cœur ? Bien ... je dois prendre les potions de St-Mangouste pour encore quelques années. Je crois qu'ils ont dit qu'il fallait attendre que je sois majeure avant de refaire des tests sanguins. une potion par jour pour réguler la pression avec la dragoncelle."

Narcissa fit la grimace dès qu'il prononça dragoncelle. Le fait est que cet ingrédient était plus utilisé pour se droguer que pour se soigner. Il avait un pot remplie de la substance dans sa chambre pour pouvoir se faire la potion, mais récemment Abraxas Malefoy, le père de Lucius avait fait un arrêt cardiaque pour overdose de dragoncelle. et Bael avait découvert qu'il s'était servi de son pot.

ça lui apprendra à se servir chez les gens ... Bon après, prendre une poignée entière de ce truc, il était complètement malade. Même moi je met même pas un quart d'une pincée de poudre.

"Les duels vont bientôt commencer, prépare toi." finit par dire sa tante.

Et à partir de ce moment-là, le jeune sorcier fut libéré du calvaire de la danse. Il se dirigea vers le buffet avant de se séparer pour le tournoi de duel. Tournoi où la règle voulait que tout le monde participe sans exception.


Bon, je reposte un cours chapitre, la suite arrive bientôt. j'ai bien conscience que ce n'est qu'un filler, mais je peux vous assurer que l'intrigue avance petit à petit.

Sur ce, laissez des commentaires, favs et follows !

A bientôt ;)