Bonjour ou bonsoir !

Je reviens avec un autre chapitre marquant enfin la rentrée à Poudlard !

Voici donc le trajet en train et le festin de fin d'année !

Bonne lecture :D


Le lendemain matin trouva un Bael réveillé dès les premiers rayons du soleil (une habitude qu'il avait prise pendant ses vacances et qu'il se dépêcherait de rectifier le plus vite possible) faisant sa valise. Il y fourra absolument toutes ses affaires : avec un coffre sans fond, il pouvait se permettre de mettre toute sa chambre dedans. Il fit même rentrer son Nimbus 2000. En plaçant ensuite tous ses livres de cours il réalisa alors un détail : J'ai oublié de faire mes devoirs …

La panique s'empara de Bael. Regardant l'heure (7h37), il sortit sur son bureau une plume, un parchemin, de l'encre et son livre d'histoire de la magie. Commençons par le plus ennuyant et le plus court.

Malheureusement 30 minutes plus tard, sa mère arriva dans sa chambre, lui demandant de descendre avec sa valise. Enfin, Poena se chargea de lui dire que sa mère l'appelait. Réprimant un dernier soupir, Bael rangea ses affaires, son devoir toujours inachevé, mais commencé (par rapport aux autres … au moins il aurait tout le reste de la journée pour faire le reste. Et l'aide de ses amis. En espérant qu'Hermione l'aide un peu cette fois. Oh, il n'avait pas fini d'entendre cette histoire, jamais Hermione ne le lâcherait avec ça). Il repensa alors à ses amis qu'il allait bientôt revoir et tout de suite la bonne humeur revint. Il n'avait pas eu de nouvelles cet été, (ce qui était tout à fait normal en considérant sa destination d'un été) et espérait tout entendre dans le train. Sans doute qu'ils auraient des histoires plus intéressantes que lui à raconter. Et surtout, dès qu'il rentrerait à Poudlard il pourrait faire les milles coups à Rogue. Ah. Il en avait même rêvé.

En descendant les escaliers, Bael ne fit pas attention à ses environs et ne s'offusqua pas du manque d'attention de ses parents. D'ailleurs ceux-ci ne lui avaient adressé qu'un maigre bonjour avant de retourner vers son frère. Xanxus avait toute leur attention.

Bael s'installa tout de même à la table et prit un café. Fort. Et serré.

Il regarda son frère sans une once d'amour : là tout de suite, il était même plutôt jaloux. Il ne se souvenait pas que ses parents avaient été une fois aussi gentil avec lui. Il ne se souvenait pas de son père lui faisant un sourire ni de sa mère rayonnante de joie dès qu'elle posait le regard sur lui. Et les babillages qu'elle prononçait dans l'unique espoir de faire prononcer quelque chose au lambin l'écœurait. Et pourtant, là en face de lui, se trouvait son frère au centre de l'attention. Ho, Bael se savait immature sur ce point, mais lui qui avait grandi au milieu des regards désapprobateurs de sa famille, il ne pouvait pas s'empêcher d'être jaloux. Qu'est-ce qu'il avait de plus que lui d'abord ? Il n'était même pas métamorphomage.

« Xerxès, tes cheveux » réprimanda sa mère sans lever la tête.

Bael tira sur une mèche et réalisa que ses cheveux avaient effectivement pris une teinte vermillon, dévoilant sa jalousie sans peine. Refusant de demander à sa mère comment elle avait pu voir son changement, Bael reprit un autre café. Sachant qu'il ne pourrait pas remonter dans sa chambre de toute manière, il attendit patiemment en s'évertuant à ne pas regarder son frère. Il observa donc attentivement sa tasse de café.

Il savait d'ailleurs ce qu'ils attendaient : les Malefoy. Il n'y avait qu'eux à attendre comme chaque année.

J'ai envie de faire de la musique … par contre je crois que le piano a été détruit par Rabastan … Tant pis, je m'achèterai une guitare magique un de ces quatre. Ou une radio portable pour écouter de la musique. Merlin sait que ça m'a manqué en Birmanie dans ce maudis camp. Je devrais bien trouver ça à Pré-au-Lard dans l'année.

Bael regarda par la fenêtre les nuages secouant légèrement sa tête sur un rythme que lui seul connaissait. Il se remémora alors des souvenirs d'un passé lointain, des souvenirs de son enfance quand il courait encore dehors à en perdre haleine. La vie lui semblait tellement plus simple alors. Il se souvenait même pourquoi il avait commencé à défier les règles : la simple vue des visages choqués de ses parents lui avait toujours procurés une certaine joie. Ou peut être que c'était sa façon de montrer qu'il avait besoin de leur attention …

Perdu dans son petit monde intérieur, Bael s'endormi et ne se réveilla que lorsque Drago fit irruption dans la salle à manger brisant le silence génial de la pièce.

Tiens, je ne me souviens pas m'être endormi avec une couverture sur moi. … Poena ?

« Oui, oui, bonjour à toi aussi Drago, c'est un réel plaisir de te revoir » railla Bael quand il vit que Drago échangeait des plaisanteries avec ses parents mais l'avait promptement ignoré. Le métamorphomage alla donc rencontrer son oncle et sa tante, laissant la couverture sur la chaise (un frisson de fraicheur le parcouru) et enjambant sa valise. Il en profita pour récupérer son pull sur le porte manteau.

« Bien, vous êtes tous prêts ? On va y aller. Xerxès, dis au revoir à tes parents, ils ne viendront pas avec nous aujourd'hui. Ils doivent s'occuper de ton frère. »

Bael ravala une remarque acerbe, qui devait prendre sa source quelque part dans sa jalousie et son orgueil, et salua ses parents.

« Oh, ne t'inquiète pas Xerxès, on se reverra à Noël. L'année va passer très vite ! » murmura sa mère dans son oreille quand il se leva pour lui donner une étreinte. Bael ne répondit pas – il ne savait pas s'il rentrerait encore à Noël, il aurait bien voulu rester au Château de toute manière.

« Allez, tous dans la cheminée. On y va en poudre de cheminette ! »

Le chemin vers la gare se fit donc dans un calme relatif pour Bael. Il avait complètement ignoré les remarques de son cousin, et s'était enfermé dans son monde intérieur, là où la bonne humeur régnait en maître. Il salua avec autant de respect qu'il le pu son oncle et sa tante, poussa son cousin hors de sa route et s'enferma dans un compartiment vide avant tout le monde. Il ne voulait pas de compagnie pour l'instant. Il était très bien dans son petit monde et il voulait y rester un moment. Imaginant toujours une petite musique gaie dans sa tête, Bael monta sa valise dans le filet à bagage, sortant au passage toutes ses affaires d'école. Jetant aussi un sort de protection sonore il se mit à travailler calmement sur son essai d'histoire de la magie

Bon, il n'est que 10h. J'ai encore le temps de finir ce devoir … Je ferai le reste en copiant sur Hermione discretos. En espérant qu'elle ne me voit pas.

« Baaaaaaaaeeeeeeeeeeeelllllll ! »

Le cri déformé de son nom fit se relever immédiatement Bael de sa banquette, baguette levée. Sur le qui-vive, il la baissa passablement énervé quand il réalisa que ce cri n'était autre que Ron, la voix déformée par un quelconque sort des jumeaux. Ces deux-là s'étaient d'ailleurs éclipsé avant que leur mère ne les attrape. A cet instant même, Bael n'avait même pas besoin de regarder par la fenêtre de son compartiment pour savoir que son ami était entre les griffes de Madame Weasley. Les cris aiguës de Ron parlaient pour lui.

Sans s'en rendre compte, Bael retrouva le sourire en une demi-seconde. Secouant la tête un petit instant il ouvrit quand même la fenêtre de son compartiment et vit donc bien Ron dans les bras de sa mère essayant tant bien que mal de s'échapper. Juste à côté Maureen souhaitait déjà une bonne année à ses parents et à Sirius.

« PPPfffft » siffla Bael, attirant l'attention de son ami « Tu viens ? » demanda le métamorphomage sarcastiquement. « C'est moi ! Bael ! » s'exclama le garçon devant la mine déconfite de Ron. Ce dernier le regardait en effet étrangement.

« La couleur de peau, c'est naturel ? »

« Ron ! » cria sa mère

« haaa, nan c'est bon ! Maman, au revoir, Papa aussi. Sirius écrit moi ! » s'exclama Ron en courant sans demander son reste dans le train, bagage en main. Ainsi il retrouva son meilleur ami en un rien de temps dans un des compartiments du train. Quand celui-ci arriva, il manqua de s'étrangler devant la pile de parchemin qui menaçait d'engloutir Bael.

« Ha, je vois que tu viens de remarquer … ce n'est qu'un détail … » balaya de la main Bael en souriant à son ami et en lui montrant une place en face de lui. Ron s'y assit avec peine, essayant de ne rien écraser ou casser. Les affaires de son ami étaient réellement partout.

« Tu nous fait une Hermione là ? Non parce que c'est très réussi. Il manque quand même le look. » Bael rigola et lu répondit :

« Nan ! J'ai juste pas eu le temps de faire mes devoirs cet été … littéralement été enlevé en Birmanie … »

Bael lui raconta alors son été sous le regard semi-compatissant semi-hilare de son meilleur ami. Ce dernier finit d'ailleurs par exploser de rire face à l'infortune de Bael.

« Sale traître. » maugréa Bael. « Au fait, t'as pas vu Neville et Hermione par hasard ? Et Maureen et ginny ? »

« Ha, j'ai entendu dans la voiture (oui on a pris la voiture pour aller jusqu'à la gare) que maureen et Ginny avaient prévues de se prendre un compartiment juste à elles avec d'autres de leurs amis. Et Nev' et Hermione doivent se trouver quelque part dans le train à notre recherche … Ils devraient bientôt arriver. » annonça Ron en regardant d'un air dégoûté son devoir d'histoire de la magie, « Tu sais que Binn's avait demandé seulement 20 centimètres de parchemin sur les sorcières du Moyen-Âge … Pas 3 rouleaux de 80 centimètres. »

« Bah, j'avais des choses à dire. »

« Oui, bien sur. Et tu fais quoi là ? Potions ? Sortilèges ? Ou métamorphose peut-être ? »

« … ça t'interresse vraiment ? »

« Non. Je suis juste en train d'être civil. »

« Vieil hyppogriffe. Et non, je fais de l'astronomie. La carte des cieux de Jupiter et de Saturne n'est pas trop compliquée. Du coup j'en profite pour y mettre un peu plus de couleurs … »

« Même sur des cartes, t'arrives à en faire plus que les autres. »

« Mais si tu veux savoir, je compte faire le devoir de botanique après. Comme Nev' devrait bientôt arriver je vais pouvoir le tourmenter un peu. »

« T'as pas de cœur … »

Et comme si Bael avait été un devin, Neville arriva dans le compartiment des deux gryffondors, accompagné de Hermione. Les deux jeunes gens s'arrêtèrent, éffaré de voir autant de parchemins sur leur table.

« Il se passe quoi ici ? » demanda incertain Neville

« Quelqu'un serait sérieux ? Quelqu'un réviserait vraiment les cours pour cette année ? Ho, Ron, je suis tellement contente que tu suives enfin le bon chemin ! tu vas voir c'est »

« pas moi, Hermione. Moi, au moins, j'ai fait mes devoirs de vacances pendant les vacances ! » dit Ron en regardant Bael toujours enfoui sous la pile de parchemin. Ce qui ne semblait pas le déranger pour autant. Ignorant les divagations d'Hermione, comme il aimait les appeler, il apostropha Neville qui s'était lancé dans une conversation de Quidditch

« Nev', les sisymphloa sont bien des plantes vénéneuses du brésil ? »

« Ha, tu fais le devoir de botanique … attends, t'as pas fait tes devoirs ? »

« hhmmm, pas eu le temps. Alors ? »

« haaha ! Tu m'en devras une ! »

« Oui, oui, alors ? »

« Ce sont des plantes semi-vénéneuses, qui ne deviennent mortels pour les hommes que si ceux-ci ont des mauvaises intentions envers-elles. Il faut surtout faire très attention aux différentes fumées qu'elles dégagent : par exemple, sur les cinq sortes de fumées qu'elles peuvent émettre, il y a la jaune, c'est la plus dangereuse : c'est en fait tout simplement un poison mortel. Pour n'importe quel organisme vivant. Respiré une fois et tout le métabolisme humain se contracte, une seconde fois et c'est la paralysie qui entraine ensuite la mort. Pas très sympa. Il n'existe d'ailleurs aucun antidote à ce poison. Au vu de la rapidité du poison, il n'y a vraiment pas de possibilité de l'administrer à quelqu'un. C'est aussi cette fumée-là qui a classé la sisymphloa parmi les plantes les plus dangereuses au monde. On dit que même les na-dragons la redoute. Enfin je me perds … Ensuite il y a la fumée bleue, celle qui ouvre tous tes canaux sensoriels : tu deviens très sensible à tout, ton odorat est exacerbé, ton ouïe pareille, et tout ce que tu touches peut te faire mal. Tu vois aussi mieux. Enfin, tu vois le genre, » disait Neville à un Bael très concentré qui écrivait à la vitesse de la lumière, « Ensuite, il y a la fumée rouge, celle de la perte de contrôle : tu deviens en fait susceptible à la moindre émotion, tu ne te rends plus compte des gens autour de toi. Il y a ensuite la fumée violette, celle-ci agit comme une sorte de relaxant ultra fort. C'est devenu une substance illicite comme la dragoncelle. Dangereux à haute dose et terriblement addictive. Elle a quand même des propriétés régénératrices de sang. Elle n'est pas très différente de la fumée rouge sur certains points. Ah, oui, elle agit aussi comme une poudre de renforcement musculaire. Et enfin la dernière fumée est celle la moins comprise par les sorciers : elle est blanche et épaisse, elle serait un peu sucrée et elle monte en volute impressionnantes. Exactement elle a une forme de tourbillon. Très beau à voir. On pense que c'est cette fumée qu'elle utilise pour se reproduire. Ses spores se répandraient sur les organismes autour d'elle et avec le vent s'éparpilleraient. C'est un phénomène très rare qui ne se produit qu'une fois dans la vie d'une telle plante. Sachant qu'une plante comme ça vit environ 300 à 500 ans, c'est plutôt conséquent. C'est aussi pour ça qu'on en sait aussi peu sur ces fumées blanches. »

« Bon, vous avez fini la dissertation ? » demanda Ron en bougonnant, « Nan, parce que là, tout ce que t'as dit, c'est déjà plus que ce que j'ai trouvé dans les livres. Pourquoi tu m'as pas dit tout ça cet été quand je t'ai demandé ? » gémit le rouquin.

Neville s'arrêta dans son explication laissant du temps à Bael pour arranger son paragraphe et rajouter d'autres informations (il devait en connaître au moins un peu dessus)

« C'est parce que toi, tu ne fais aucun effort en botanique, alors si tu rends un devoir parfait, la prof ne te croira jamais et te mettra un Troll. Alors que Bael ici, est vu comme une sorte d'encyclopédie comme Hermione. Donc il faut l'aider. »

« Neville ! C'est simplement en travaillant dur ! Bael est en train de prendre du crédit pour ton travail ! » accusa Hermione

« Mais nan, t'inquiète pas. J'ai mis beaucoup plus de choses dans mon devoir de toute manière.

« Oui, bon si vous avez fini, j'ai toujours besoin de Nev. La fleur renferme une perle rare et les ronces sont des sortes de gardiennes de la perle ? C'est bien ça ? »

« oui » acquiesça Neville avant de poursuivre, « Cette perle, plus elle est grosse plus son effet sera puissant. Je m'explique : la perle, ou le cor auri, est un ingrédient utilisé pour le véritasérum, et plus elle est grosse plus on pourra faire de véritasérum, d'où sa rareté. Et les ronces sont ses bras qu'elle utilise pour se défendre, oui. Elles sont épaisses avec des épines crochues … elle a exactement sept ronces. Il faut donc généralement huit personnes voire neuf pour récupérer juste la perle, une pour chaque ronce et deux pour la perle. Elle est très fragile et il ne faut surtout pas la faire tomber dans les pétales une fois prise. Il y a une sorte de colle sur les pétales quand elle sent que sa perle a été dérobée. D'ailleurs, elle refait sa perle tous les ans. Et les pétales sont aussi utilisées en potion dans des potions de stase. D'autre s'en servent pour se droguer. Voilà voilà, tu sais tout ! »

« Haa, parfait Nev', tu me sauves ! Je t'en devrais deux pour tout ça ! »

L'air content de Neville n'échappa à personne. En revanche comme tout le monde avait profité des explications de leur ami pour leur devoir de botanique (Hermione avait repris son propre devoir parfait), personne ne vint dire quoi que ce soit.

Le trajet dans le Poudlard Express se passa assez silencieusement. Dans le compartiment de Bael on n'entendait que sa plume gratter et les ronflements de Ron.

« Haha ! Il ne me manque plus que le devoir de potion ! »

« T'as déjà fini celui de sortilèges et de métamorphose ? Je croyais que t'avais rien fait pendant les vacances … » marmonna Hermione

« Bien sûr que je n'ai rien fait ! »

« n'en sois pas fier ! Je sais pas, aie au moins l'air de regretter quelque chose »

« Hou, t'es de bonne humeur aujourd'hui. Et pour répondre à ta question, les devoirs de Flitwick et McGonagall étaient faciles ! Je les ai terminés il y a dix minutes ! »

« Pas la peine de montrer ta supériorité comme ça ! »

« Mais j'ai pas fait ça ! »

« Si ! Aaargh ! Tu m'énerves ! »

« En même temps, Mione, le devoir de métamorphose était sur les Animagi ! Allô ! Ici l'animagus léopard ! Tu pensais vraiment que j'allais mettre du temps pour faire ce devoir. Tout au plus, j'en sais déjà plus que les livres. Et sachant que j'ai quand même littéralement appris mon livre sur les Animagi par cœur l'année dernière, c'était vraiment pas compliqué de recracher tout ce que je savais sur le sujet. »

« Tu es irréparable ! Et imbus de toi-même ! » renifla Hermione, « Et pour le devoir de sortilège sur le sortilège d'Allégresse ? »

« Je l'ai testé sur ma mère avant de partir dans la cheminée. D'ailleurs, le fait qu'elle ne m'est pas poursuivie me laisse penser que le sort a réussi. Je plains déjà la famille. Ma mère joyeuse n'est jaaaamais un bon signe. La dernière fois que je l'ai vu vraiment heureuse comme ça, elle avait fait un coup foireux sur un moldu à Londres … non elle ne l'avait pas tué Hermione. Il ne faudrait pas pousser le vice jusque là. »

« oui, enfin, de tout le bien que j'entends sur ta famille … »

« Je suis sûr que ça grouille de propos bénéfiques ! » répondit rieur Bael

Neville ignora finalement ses deux amis, ceux-ci ne faisaient que se chamailler de toute manière. Quoiqu'avec Ron, Hermione se battait pas mal.

Alors que le train avait déjà bien entamé sa course à travers le pays vers poudlard, ce dernier s'arrêta. Ce eût pour effet de réveiller Ron quasiment immédiatement (bercé par les bruits du train et son balancement disait-il). Tout le monde dans le compartiment s'était redréssé sur sa banquette.

« Ok, quelqu'un sait ce qui se passe ? » demanda Ron, pas du tout sûr de lui.

En guise de réponse il n'eût que des signes de négations de la part de ses amis.

« Il commence à faire froid, vous trouvez pas ? » marmonna Bael, relevant la tête de son devoir de potion. « Il gèle dehors. Un 1er septembre … ok … »

« Nan ! patenrond ! » s'écria Hermione

« haaa ! C'est quoi ça ?! » cria Bael en voyant une masse rousse se diriger vers lui (foncer sur lui serait un terme plus juste)

« Mon chat ! »

« Croutard ! Reviens ! »

« Trévor ! »

Malheureusement tous les animaux du compartiment venaient de partir.

« On les retrouvera ? »

« Non ! Ton chat a encore essayé de manger mon rat ! »

« hein ! Comment ça encore ! »

Bael interrogea du regard neville.

« Ils se sont retrouvé au Chaudron Baveur à la fin de l'été et ils ont fait les courses ensembles. Sauf qu'Hermione a décidé d'acheter … Pattenrond, chat roux dont tu as pu faire connaissance plus tôt. Et comme ils résidaient tous au Chaudron … et que les chats chassent naturellement les rats … »

Bael eu une expression de compréhension.

« Bon ça suffit, les gars. Ron, ton rat n'est pas mort, on l'a vu partir. Pour l'instant, le plus important c'est de découvrir pourquoi le train s'est arrêté. Et pourquoi il fait si froid … »

Hermione passa la tête en dehors du compartiment.

« Apparemment, tout le monde cherche aussi. Personne ne sait ce qui se passe. » marmonna Hermione.

Les quatre amis se serrèrent les uns contre les autres : la température semblait avoir encore descendu. Tous se perdirent dans leurs pensées les plus sombres. Sans s'en rendre compte, Bael perdit littéralement toutes ses couleurs (sa peau bronzée pris une teinte blanc lavabo et ses cheveux d'ordinaires bruns devinrent blanc), Ron se recroquevilla sur lui-même et Neville tomba de sa banquette. Seule Hermione resta immobile.

« Détraqueurs. Il y a des détraqueurs dans le train. » murmura Bael. Ses amis le regardèrent., « Les gardiens d'Azkaban. Ils sont là pour retrouver Pettigrew. Surtout, pensez à vos souvenirs les plus heureux, je dois avoir du chocolat dans ma valise. »

Bael essaya de se lever mais il sentit ses jambes défaillir. Comme si le monde avait soudainement ralentit, Bael vit ses amis bouger vers lui, la porte de son compartiment s'ouvrir et deux détraqueurs sur la porte. Ils avaient des capes noires géantes, une cagoule leur cachant la tête. Et les deux détraqueurs s'avancèrent vers eux. Bael entendit faiblement le cri d'hermione Pettigrew n'est pas là ! Allez-vous en ! mais il ne sembla pas resté ancré dans la même réalité qu'elle. Il se sentait littéralement absorbé par les deux monstres. L'un était tout prêt de Neville qui ne répondait plus et l'autre s'avançait vers lui. Bael recula jusqu'à la vitre gelée du compartiment, perdu dans ses sombres souvenirs. Il aperçut pourtant une belle forme argentée au loin, et deux adultes survenir dans son compartiment. Les yeux de Bael se refirent aspirés par le détraqueur en face de lui et il su à partir de ce moment qu'il n'aurait pas dû le faire.

Il sentit le sol se dérober sous ses pieds.

« Traître ! Tu ne mérites pas la vie ! » criait une voix d'homme semblant être loin derrière lui

« Endoloris ! Allez réponds ! » demanda une autre personne

« Je ne sais pas, je ne sais pas ! » pleura la victime du sort

« Dis moi où il est ! »

« Je ne sais pas ! » brailla encore le malheureux, « Non, pas ça. Attendez, ne fermez pas ! la porte ! Non ! »

Lui, se recroquevilla un peu plus contre le mur froid. Il ne voulait pas subir le doloris.

Dans le noir, il ne voyait rien. Il entendait seulement des bruits venant de l'extérieur. Et des gouttes d'eau qui tombaient sans cesse du plafond, résonnant comme un gong dans la pièce vide. Et soudain le froid. Et la peur. Comme il ne l'avait jamais ressenti. Une peur qui étreignait son cœur et le contractait tellement fort qu'il en pleurait.

« Au secours » murmura la voix du misérable dans la pièce.

Et un autre petit garçon qui appelait doucement sa famille à l'aide « Papa aide-moi. Reviens. »

Bael rouvrit les yeux avant Neville. Il se trouvait toujours dans le train. En revanche, les détraqueurs lui avaient laissé un magnifique souvenir d'enfance. Un qu'il avait essayé tant bien que mal d'enterrer et de ne plus jamais revoir. Ce soir-là, il avait fait sa première rencontre avec les gardiens d'Azkaban.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » demanda Bael en se relevant.

« Bael ! » S'exclamèrent ses deux amis réveillés. « On a eu si peur. » enchaîna Hermione. « Toi et Neville, vous vous êtes éffondrés quand les détraqueurs sont arrivés … heureusement que les professeurs patrouillaient dans les couloirs. Ils sont venus et ont repoussés les deux monstres … Tu aurais dû les voir, ils étaient furieux contre le ministère d'avoir laissé en liberté des détraqueurs … Enfin, ils sont repartis mais ils nous ont dit de vous donner du chocolat. A tous les deux.

« Haa ! C'était qui ! Cette voix ! » s'exclama Neville qui venait de se réveiller. Ce dernier était en sueur et tremblait encore.

Hermione le calma aussi vite qu'elle le pu et lui fourra dans la bouche un carré de chocolat. Bael, lui s'assit sur un coin de sa banquette et regarda dans le vide, semblant être concentré quand en fait il ne l'était pas du tout.

« Vieux … tu vas bien ? » la voix timide de Ron le sortit de sa rêverie.

« mmh, ça ira mieux demain. »

« Tu comptes rester les cheveux blancs longtemps alors ? Parce que si tu veux essayer de ressembler à un fantôme pour t'inviter à leur soirée d'Halloween, il te manque encore deux ou trois accessoires … » blagua Ron. Bael répondit par un maigre sourire mais ne continua pas la conversation. Il croisa le regard vide de Neville, et se surpris à se demander ce qui avait pu être si traumatisant pour son ami. De ce qu'il racontait, il ne se souvenait pas de la grande Attaque … Ou peut-être que son subconscient avait bloqué des souvenirs pour le protéger et que le détraqueur avait fait sauter le verrou qui maintenait en place son équilibre intérieur. C'était souvent le cas. Chez lui, ça l'était en tout cas.

Bael soupira et regarda avec lassitude son devoir de potion. N'étant plus dans son état d'esprit studieux, il regardait son parchemin avec un regard vide.

Au pire ce n'est qu'une note, en potion, avec Rogue … Qu'est-ce que je risque ?

Et puis il pensa à ce que sa mère lui enverrait s'il s'avisait d'avoir une note plus basse que son très cher cousin en potions. C'était une sorte de compétition invisible entre sa mère et sa tante, de savoir qui était le meilleur. Et de toute évidence, Bael l'emportait dans tous les domaines. Une pointe de fierté jailli de son cœur.

Bon ce devoir …

Le reste du trajet se fit dans un calme étonnant. Neville s'était rendormi, et Bael avait fini son devoir relativement vite, en profitant donc pour préparer avec Ron sa farce de début d'année (en langage codé pour qu'Hermione, plongée dans un livre douteux, ne le remarque pas. Bon, après, prendre un jeu d'échec sorcier pour en faire une petite démonstration n'était probablement pas la plus brillante idée de Bael).

« On va bientôt arriver à Poudlard les garçons, il va falloir se changer. »

« Tu veux pas chercher le compartiment de Maureen et de Ginny plutôt … j'ai la flemme de me lever. » annonça Ron sans lever la tête du jeu d'échec (qu'il était en train de gagner).

Dix minutes plus tard virent passer des cris, un livre (Hermione avait malencontreusement jeté ledit bouquin sur le pauvre rouquin) et trois garçons assis en dehors de leur compartiment.

« J'ai mal aux fesses Hermione ! » marmonna Neville. Le pauvre garçon était toujours exténué, et avait choisi pour résidence le sol du train. De son côté Ron essayait de se relever mais le pied de Bael sur son dos l'en empêchait.

« Enlève ton pied ! »

« La prochaine que tu as une brillante idée pour énerver Hermione, tu ne le lui dis pas ! Regarde ce qu'on fait là ! On ressemble à des moldu maintenant … »

« T'avais prévu de sortir une autre gentillesse de toute façon. » râla le rouquin, abandonnant la volonté de s'échapper de l'emprise de son ami.

« Ha, très vrai. Mais j'aurai été plus subtile ! Il y a tout un art dans le lancer de pic … et j'en connais un rayon dedans, crois-moi, j'ai quand même été élevé dans une famille où insulter est devenu un art. »

« Si j'étais toi, je ne m'en vanterai pas … » marmonna Neville

« Et moi d'abord j'ai vécu avec Fred et George. Ça doit bien compter pour quelque chose … genre dix ans à se méfier du moindre objet ensorcelé. » observa Ron en regardant ses ongles.

« Bah, c'est rien du tout. Je t'apprendrai l'art de l'insulte. On commencera par mon cousin. C'est une cible ultra facile. Tu verras. »

Finalement Hermione sortit enfin du compartiment, signalant à ses amis qu'ils pouvaient rentrer. Sans broncher plus que nécessaire, les trois garçons y entrèrent. Ils ne dirent rien face au sourcil arqué de leur amie qui devait bien se demander ce qu'ils avaient fait.

« C'est bon ? Vous avez fini votre plan de conquête du monde ? Je peux revenir » demanda Hermione alors que quinze bonnes minutes étaient passées.

Je vous jure, de vrais filles ces garçons.

« Ouais, c'est bon. » la voix trainante de Neville lui répondit. Ce dernier avait encore l'air commateux.

« J'en connais un qui va bien dormir ce soir. » dirent les deux autres garçons, l'un finissant son nœud de cravate, l'autre l'abandonnant totalement.

Le train s'arrêta près d'une demi-heure plus tard dans la gare de Pré-au-Lard. Un tsunami de robes noires se déversa alors sur le quai de la gare, faisant abstraction du froid surnaturel qui embrumait les environs. Au milieu de cette masse noire et pari la cacophonie de cris, on pouvait entendre le cri d'Hagrid qui demandait aux premières années de se réunir devant lui tandis que tous les autres élèves prenaient le chemin des bois, à la rencontre des sombrals.

« Allez, les gars. Venez, on va prendre les carrioles. Si on se dépêche, on devrait pouvoir juste la partager entre nous quatre. » cria Hermione pour se faire entendre au milieu de la cohue d'élève. Malheureusement, Ron et Bael s'arrêtèrent en plein milieu de leur semi-course. Hermione leur lança un regard désespéré,

« Quoi encore ? Qu'est-ce que vous avez oublié ? »

Les deux garçons se regardèrent, l'air sérieux un instant, avant de parler

« Tu ne trouves pas qu'il manque quelque chose ? »

« Ouais, le trajet était plutôt … fade … »

« Oui, bien sûr. Les détraqueurs ne comptent pas … C'est quoi votre problème exactement ?! »

« Haha, nan bien sur, les détraqueurs, c'était plutôt innatendu » Ron ignora le bruit d'étranglement de Neville, « Mais je veux dire … il manque »

« malfoy ! » cria Bael qui avait gardé le silence jusque là. Tout le monde le regarda. Le garçon ne regretta rien pour autant, « Je n'ai rien fait ! Je ne lui ai pas fait la misère en partant ! Du coup il n'est pas venu nous voir dans le train. Ha, je savais qu'il y avait un truc qui n'allait pas. Bon, on va remédier à tout ça le plus vite possible … Ron ! Avec moi camarade. »

Les deux garçons partirent devant Hermione et Neville.

« Heu … j'ai pas tout suivi. Hermione ? »

« Je ne sais pas. Je ne comprends pas ces personnes. » murmura la personne en question, « Allez, viens. On les suit avant qu'ils fassent n'importe quoi. Ils ont légèrement tendance à se mettre en danger pour rien. »

Neville suivit Hermione de bon cœur.

Ils arrivèrent devant la file d'élèves qui attendaient des carrioles (Bael et Ron étaient juste devant eux). Neville s'avança et remarqua alors les chevaux qui tiraient les chariots.

« Ha, je ne les avais pas remarqués l'année dernière … qu'est-ce que c'est ? » demanda le garçon.

« De quoi ? » demanda à son tour Hermione.

« Les créatures qui tirent les carrioles. »

« Heu, Nev', c'est la magie qui le fait. Il n'y a rien devant. » prononça lentement la fille du groupe. A ces mots, Bael et Ron se retournèrent. Ron fronçait les sourcils tandis que son ami faisait un clin d'œil au Survivant.

« T'inquiète, vieux. Tu ne deviens pas fou. Ce sont des sombrals. Seuls ceux qui ont vu la mort en face d'eux peuvent les voir. Il vaut d'ailleurs mieux de jamais voir ces créatures … elles ont une connotation pour le moins funeste. »

« Tu peux les voir ? » s'étonna Neville

« Ouais … j'ai été dehors le soir de la Grande Attaque. Pas longtemps, mais juste assez je crois. » répondit Bael. « Je ne m'en souviens pas vraiment en fait. C'est assez flou. »

« Ouais pareil pour moi. Sauf que ma mère est ensuite venue me récupérer avec Ginny … On est resté au Terrier toute la nuit quasi. Mais du coup moi je vois pas ces trucs. »

« Mais c'est la seule explication que je peux donner. Je n'ai vu personne mourir devant moi sinon. Toi ? » demanda Bael à Neville.

« Mon grand-père est mort en juillet. Rien de dramatique, il est mort de vieillesse et tout. Et puis je le connaissais à peine. »

« … D'ailleurs, ça me fait penser que j'ai rencontré ta grand-mère ! »

« … D'accord. Tu veux que j'te dise quoi ? »

« Heu, rien. C'était juste pour dire. »

« Au fait, ça ressemble à quoi un sombral ? » demanda curieusement Hermione.

« à un cheval noir … qui n'a pas mangé depuis trois mois. » répondit simplement Neville.

Un frisson d'horreur parcouru le dos d'Hermione.

« Charmant … Pourquoi tu ne nous l'avais pas dit l'année dernière ? »

« Euh … je sais pas … »

« On a pas pris les carrioles l'année dernière. » lâcha Ron, « On garait ma voiture. »

Neville explosa de rire en repensant à l'histoire de cette voiture. Sachant que l'année dernière ses deux amis avaient échappés de justesse à Rogue lors du festin, il se demanda s'ils avaient prévu une autre farce dans le genre.

Les quatre compères finirent par monter dans une des carrioles. Cette dernière se mit en route dès que les occupants furent assis et se dirigea tranquillement vers le Château. Poudlard, vu de Pré-au-Lard était grandiose. Comme en plus ce soir était le tout premier jour, il semblait que le Château lui-même cherchait à impressionner les élèves. Alors il lustrait ses murs, faisait sentir sa magie encore plus, le parc était illuminé de petites lanternes volantes … Vraiment, il n'y avait rien de plus magique que Poudlard à ce moment précis.

« Au fait, vous avez été accepté dans toutes vos options ? » demanda Hermione après un moment de silence dans la carriole. Les trois garçons acquiescèrent.

« Ouais. Divination, Soins aux créatures magiques et duel. » affirma Neville.

« Pareil » dit Ron, « Et toi ? »

« Aussi. J'ai été reçue dans toutes les options. »

Bael manqua de s'étrangler

« Toutes ?! Mais c'est impossible … »

Le regard dédaigneux d'Hermione n'échappa pas à Bael.

« Avec de la magie, tout devient possible mon cher ami. » sifflota la seule fille du groupe.

« je te hais Hermione. De tout mon être. »

Les quatre amis rigolèrent de bon cœur.

« Sinon j'ai été reçue partout aussi. Enfin, partout … je suis en Arithmancie, Runes, Duel et Soins aux Créatures Magiques. »

« Soins aux Créatures Magiques ? Je croyais que tu ne prenais pas cette option ? »

« mmh, j'ai changé d'avis en arrivant à la gare de King's Cross en juin. Du coup j'ai envoyé un hibou vite fait. »

« Je croyais que t'avais un problème avec les animaux ? Qu'ils te fonçaient tout le temps dessus … »

Bael haussa les épaules.

Les quatre Gryffondors se rendirent très vite dans la Grande Salle pour le festin de début d'année (l'appel du ventre de Ron …). Ils descendirent très vite les escaliers menant au parc et ils s'engouffrèrent littéralement dans le trou qui faisait office de porte ce jour-ci. Personne ne s'arrêta pour écouter les paroles de Rusard (quoique Bael aurait jurer entendre son nom dans la liste des choses interdites à Poudlard et avait voulu s'arrêter mais Hermione lui avait pris le bras et l'avait emporté avec elle). La seule petite étincelle de joie supplémentaire à la rentrée fut les retrouvailles entre Ron et Croutard dans le couloir principal.

« Croutard ! » s'était exclamé le rouquin en plongeant complétement sur le sol et le pauvre rat. Il avait dû écraser son rat sous son poids. Ceci dit Neville avait ben rit : Ron avait glissé sur le ventre jusqu'aux pieds du directeur. En effet Dumbledore se tenait debout à la fin du couloir accueillant sagement tous les anciens élèves à rentrer dans la Grande Salle. Il fit qu'un léger clin d'œil à Ron avant de le relever avec sa baguette magique. Ron, tout rouge (il avait dû aussi passer par des nouvelles couleurs de rouge, encore jamais vu jusque-là pour Bael) se rendit en courant vers sa table où l'attendaient ses meilleurs amis. Autant dire qu'il se fit charrier tout le reste du festin (surtout pendant la cérémonie de la répartition où aucuns de ses amis ne prêtaient attention à ce qu'il se passait) sur sa façon de nettoyer les couloirs de Poudlard.

« Hum hum. Bienvenue ! Bienvenue pour cette nouvelle année à Poudlard.»

Le directeur de Poudlard, Albus Dumbledore, s'était levé de sa chaise. Debout, au milieu de la Grande Table, il brillait par sa barbe argentée et son regard étincelant. Une petite source de folie ou de génie dans les gestes, il réduit au silence la Grande Salle.

« Avant de commencer ce magnifique festin, qui je suis sûr, ravira tous vos estomacs, je tiens à faires quelques petites annonces. Tout d'abord, je rappelle aux anciens et annonce aux nouveaux élèves de cette année que la Forêt Interdite est, comme son nom l'indique interdite. Vous risquez dedans ne vous attirera que des ennuis » à ces mots, le directeur observa assidument la table des lions, « Entre monstres et voiture magique, vous ne serez pas à l'abris d'une catastrophe. »

Ron et Bael se regardèrent avec un air complice.

« On a jamais pu récupérer cette malheureuse Anglia au final … » chuchota Ron plus pour lui-même que pour les autres.

« Revenons sur un sujet plus gai ! J'ai l'heureuse chance de vous annoncer la venue de trois nouveaux professeurs cette année ! »

Des applaudissements maigres se firent entendre.

« Tout d'abord, accueillons chaleureusement notre nouveau professeur de défense contre les forces du mal qui a eu la bonté d'accepter ce poste et souhaitons-lui bonne chance, Professeur R.J. Lupin ! »

Un homme maigre au visage émacié et fatigué habillé de vêtements très abîmés se leva de la table et donna un sourire légèrement nerveux à l'ensemble des élèves qui applaudissaient.

« J'y crois pas … Nev', Ron … Hermione … C'est Lunard ! » articula péniblement Bael, des étoiles dansant dans ses yeux.

« ça y est. Le matou est enfin dressé … »

« Tu ne comprends pas Hermione ! c'est Le Lunard ! Un des plus grands héros de l'histoire des farceurs de Poudlard que le Château ait jamais vu ! »

« C'est un professeur maintenant Bael ! Ce n'est pas Sirius ! »

« Mais … je … quoi ? »

Personne n'essaya d'éclairer Bael. Tout le monde le laissa dans son monde d'admiration.

« Merci beaucoup à tous pour cet accueil chaleureux. Je vous annonce également la retraite du professeur des Soins aux Créatures Magiques, le professeur Gobe-Planche, qui sera remplacé par le professeur Hagrid ! »

La moitié des élèves faillirent s'étrangler. L'ancien garde-chasse de Poudlard était devenu professeur. Entre les remarques d'indignation s'élevant de la table des serpentards et le manque d'applaudissement de tous les élèves (sauf les gryffondors qui restèrent quand même gentil avec Hagrid), le pauvre demi-géant (qui avait pratiquement renversé la table en se levant lorsque Dumbledore l'avait introduit) devint tout rouge. Il se rassit aussi vite qu'il s'était levé.

« Enfin, je vous annonce que suite aux récents évènements qui ont eu lieu à Poudlard, une nouvelle matière a été ouverte : Duel de Sorcier. Cependant, on n'y apprend pas seulement l'art du duel simple, celui qu'on pratique dans les tournois. Non, on y apprend à se battre, à réagir, à se défendre … Je vous invite donc à la plus grande prudence de votre part, ce n'est pas une simple matière à prendre à la légère. Apprenez le plus possible sous la tutelle de notre très chère professeur Thaleus. »

Une femme plutôt âgée se leva de la Grande Table. Grande et élancée, elle portait une tenue de combat simple. Une tresse grise lui tombait sur l'épaule et quelques mèches, toujours grises, encadraient son visage stricte. La sorcière ne dit pas un mot, se contentant de jauger du regard tous les élèves. Ses yeux bleux semblaient passer à travers tout le monde. Déjà, elle analysait les apprentis sorciers. Sans dire un mot, elle se rassit et continua ou entama une discussion avec son voisin de table (ici il s'agissait du professeur Trelawney) sans en prendre visiblement un grand enthousiasme. Plus exactement, la conversation ne devait pas lui plaire … une sorcière très terre-à-terre comme elle aurait préféré parler avec Minerva McGonagall ou encore Filius Flitwick.

« Elle est aussi sympathique que toi … » dit Hermione en regardant Bael. Neville se garda bien d'acquiescer avec son amie : il ne voulait pas être la cible de blague douteuse. Et vu que les jumeaux Weasley étaient dans le coin, il préférait se méfier ils auraient très bien pu s'allier une journée.

Le festin ne commença vraiment que lorsque Dumbledore se rassit. Dès lors, les tables vides se remplirent de toute sorte de nourriture et tous les élèves sans exception se jetèrent dessus. Les conversations filèrent bon train

« Tu comptais pas faire une blague de début d'année ? » demanda un Seamus curieux à Bael. Le garçon lui répondit, une cuisse de poulet dans les mains

« Si. Mais j'attends la fin du festin avant de la faire. J'ai faim ! Et aussi parce que même les profs seront moins attentifs. »

Un éclair de compréhension passa dans les yeux de sn camarade de classe.

« haaaa … d'accord. »

« Au fait, Ron, cette année je vais t'aider pour ton petit problème de fourrure. »

Ron s'étouffa dans son assiette tandis que son ami buvait tranquillement son jus de citrouille.

« Je … j.. je n'ai pas de problème de fourrure ! » s'exclama tout rouge Ron. Mais comme tout le monde autour de lui rigolait encore une fois de lui, il se renfrogna encore plus. Il finit son assiette sans un mot pour son meilleur ami. On avait pu entendre un traître murmuré tout bas par le rouquin …

« ha ! Black ! Weasley et Weasley ! Potter aussi, avec moi ! » cria une voix.

Les jumeaux, le métamorphomage et Maureen, qui se trouvait un peu plus loin sur la table, se crispèrent. Ils retournèrent la tête juste à temps pour apercevoir Olivier Dubois, capitaine de leur équipe de Quidditch, trotiner vers eux trainant avec lui Angelina Jonhson et Alicia Spinnet. Les deux filles avaient l'air extrêmement fatiguée, comme si elles avaient reçue un coup de cognard … quoiqu'avec Olvier tout était possible.

« Cette année est la meilleure possible pour remporter la coupe ! Et cette fois-ci on ne peut pas ne pas l'avoir ! On a tout pour réussir. Vous m'entendez ?! » Il ignora les remarques des jumeaux (« quoi ? qu'est-ce qu'il dit Gred ? j'entends pas assez bien. »), et continua sur sa lancée : « La Coupe est pour nous ! Alors demain, réveil à l'aube ! On ne fait pas la fête ce soir et on vient sur le terrain ! On ne peut pas se refaire prendre la coupe de sous le nez ! Vous vous rendez compte quand même, des serpentards ont remporté encore une fois la coupe. Des Serpentards ! Black ! T'es responsable de notre défaite l'année dernière ! T'étais pas là donc t'as intérêt à ne plus jouer les héros et à venir sur le terrain, compris ? »

« Oui, capitaine. » murmura fébrilement Bael se sentant tout faible sous le regard de feu de Dubois.

Tous les coéquipiers se regardèrent néanmoins avec la même pensée en tête : Cette année va être horrible.

« S'il vous plait », le directeur s'était relevé de sa chaise après les desserts, « avant que nous ayons tous l'esprit embrumé par notre magnifique Château, j'ai quelques mots sombres à vous adresser. Sachez qu'à la demande du Ministère de la Magie, Poudlard va devoir accueillir jusqu'à nouvel ordre quelques détraqueurs d'Azkaban. » Un murmure passa entre les rangs des élèves de Poudlard. Cependant Dumbledore ne s'en formalisa pas plus que ça et continua son discours, « Jusqu'à ce que Peter Pettigrew soit capturé. Les détraqueurs seront posté à toutes les entrées du domaine. Bien que l'on m'ait assuré que leur présence ne perturberait pas nos activités quotidiennes, je vous mets en garde, les détraqueurs se nourrissent de vos peurs les plus secrètes et ils ne se laissent pas abuser par des ruses ou des déguisements. C'est pourquoi je demande à chacun et chacune d'entre vous de ne jamais leur laisser l'occasion de vous faire du mal. Il n'est pas dans la nature d'un détraqueur d'être indulgent. Mais vous savez, » le directeur venait de changer de ton, « On peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres. Il suffit, pour cela, de se souvenir d'allumer la lumière … » dit-il en démontrant ses dires avec les bougies de son pupitre, plongeant la Grande Salle dans une sorte de léthargie.


Voilà, on termine sur les paroles de Dumbledore que j'avais trouvé assez séduisantes. De mémoire, il disait quelque chose comme ça, mais je n'en suis plus si sûre ... bah, ça sonne pas trop mal.

Chapitre un peu plus long, le prochain chapitre sera sur le début de l'année et le début des problèmes !

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je suis toujours là pour répondre à vos questions si vous en avez (ou si vous avez des suggestions particulières de personnage à mieux développer ou au contraire à moins développer).

PS : Harry arrive bientôt ! Si je ne change pas d'idée en cours de route, on devrait le voir ! En tut cas, dans le dernier chapitre j'ai déjà parlé d'un personnage qui lui sera important.

Allez, ciao !