Coucou,
donc comme dans les rviews que j'ai reçu, il n'y a qu'une personne
qui n'as pas appréciée l'idée, j'ai donc écrit le premier chapitre.
En espérant qu'il vous plaira...
Chapitre 1: Le Fairy House
Evergreen, Evergreen, Evergreen,
Est ambitieuse…
Dans une petite maison de Chicago, à la limite de la ville, un jeune homme de vingt-deux ans examinait son reflet dans le miroir. Il expira fortement de stress…Il n'avait jamais vécu ce genre de problème, choisir lui-même comment paraître… La vétusté de son costume gris, plus vraiment à sa taille, ses godillots, pas vraiment à la mode, amenaient chacun à un constat sans appel sur sa condition modeste, voire pauvre… Cependant chacun de ses vêtements étaient propres, un costume repassé avec soin et des chaussures en cuir cirées avec diligence par lui-même.
Toujours impeccable… ça, il avait toujours su s'y tenir. Cette maniaquerie, il la devait à l'armée. Trois années en tout, un entrainement intense par lequel il fut brisé, il le fallait pour devenir un homme. Cible idéale ? Il l'était… Héritier de deux origines difficiles à porter, pendant et après une guerre qui avait scindé le monde en deux. De sa mère il était japonais et il en portait les traits par la forme de ses yeux, son teint basané, le forme de son visage… De son père il était allemand, une silhouette imposante, affichant des cheveux blancs et un nom à la sonorité particulièrement germanique… Strauss. Comment résumer ce qu'avait pu vivre un jeune homme dans l'armée américaine avec ses deux origines presque dix ans après la seconde guerre mondiale ? Cette question elle-même le résumait. Mais il ne se plaignait pas. Un homme, un vrai, ne se plaint pas, lui avait répété son père. Et il s'était mis un point d'honneur à agir comme un homme le devait, par respect pour ses défunts parents et pour protéger ses deux sœurs.
Ses deux sœurs… Il sourit en pensant à elle. Il était heureux qu'elles ne possédassent pas les traits maternels, avec leurs peaux de porcelaines, leurs grands yeux azur et leurs beaux cheveux nacrés. Au décès de leurs parents, sa grande sœur avait pris soin d'eux. Peut-être était-ce pour cela qui possédait une certaine sensibilité ? Trop sensible…
Toujours fidèle… ça, il n'avait pas su s'y tenir. Non pas qu'il avait eu du mal à supporter les dénigrements de ses camarades…Il les avait d'abord encaissés, puis il avait réussi à se faire respecter, par la boxe surtout. Les combats amicaux entre la navy et les marines lui avaient permis de se faire remarquer car pour cela il était doué. Non, c'était sa mission de terrain qui avait posée problème… Il avait été envoyé au Japon dans une base militaire. Bien qu'il avait grandi aux États-Unis, sa mère lui avait enseigné les coutumes de son pays… Et ce à quoi il avait assisté fut terrible…écoeurant. Des geishas prise pour des catins, des temples servant de lieux touristiques, des terres sacrés piétinées, il avait eut du mal à croire à l'irrespect dont pouvait faire preuve ses frères d'armes… N'étaient-ils pas là pour protéger la population ? Pour aider les japonais à se remettre de…de ce qu'ils leur avaient fait ? Sa cicatrice sur la joue, il la devait à une de ces injustices, un homme voulut venger sa sœur d'un soldat qui l'avait violée, le jeune homme se reçut le coup de couteau par accident. Il démissionna ensuite… Il n'en voulait pas à son pays, c'était leur pays d'accueil, la rancœur ne faisait pas partie de sa manière d'être, après tout il avait été élevé par sa sœur, la douceur même, enfin presque….
Avoir vécu dans l'armée n'avait donc pas aider à être préparé au monde. en réalité, il ne pensait pas devoir rechercher un travail… Son estomac se nouait et son apparence de pauvret n'arrangeait en rien… Il avait pris en muscle depuis son départ, d'où le costume mal taillé et il avait perdu en certitude, d'où son anxiété.
- Tu es prêt Elfman ? Demanda une douce voix féminine provenant de l'encadrement de la porte de la chambre.
Il tourna la tête dans sa direction. Mirajane l'attendait avec un tendre sourire enjolivant son visage angélique. Ses longs cheveux rangés dans une écharpe en laine, elle portait un long manteau noir serré à sa taille au-dessus d'une robe bordeaux, des gants de daim blanc, des collants de laine et des escarpins bordeaux. Il hocha la tête pour lui dire oui, puis il prit son manteau marron et sa casquette en velours de la même couleur. Tandis qu'ils descendaient, une jeune fille avec une coupe au carré, un manteau et un bonnet bleu vint prendre le bras de son frère pour le rassurer.
- ça va aller ! Elf-nichan, dit-elle avec un sourire bienveillant.
« Nichan », un terme que les Strauss gardaient précieusement, pour leur mère et par habitude. Ils rejoignirent donc l'arrêt du « L », le métro aérien de Chicago, marchant dans une neige gadouilleuse, habituelle des hivers rigoureux du nord des États-Unis. A l'intérieur du serpent de métal permettant l'observation intrusive dans les appartements ayant le malheur de le border, ses deux sœurs ne cessaient de lui reprocher avec gentillesse de ne pas leurs avoir permis d'acheter un nouveau costume. Même si elles l'hébergeaient, il refusait d'être entretenu en permanence. Il se l'achèterait son costume, comme un homme devait le faire…
Ils descendirent au centre ville, s'enfonçant dans une rue grise illuminée de manière éparse par des néons représentant des enseignes de pub et autres cabarets… Au-dessus d'une porte rouge sans fenêtre, une enseigne verte représentant une fée au visage taquin, voir aguicheur, et aux jolies formes, invitait à entrer dans ce lieu…le Fairy House. Mirajane et Lisanna y travaillaient, elles avaient donc permis à leur frère d'y trouver un emploi lui correspondant.
Mais ils n'entrèrent pas par cette porte, ils prirent une porte sur le côté. Un souffle incroyablement chaud et bruyant sortit de l'ouverture… Le bruit venait de l'agitation ambiante, de toutes parts passaient des personnes, surtout des femmes peu vêtues si ce n'était que d'étoffes colorées, de plumes d'autruche et, ou de bijoux brillants. On entendait des instruments…des vocalises…des rires…des cries de panique… des soupires de stress, des talons claquant sur le parquet. Il y avait de la couleur partout, les rideaux, les vêtements, les accessoires… Et une animalerie pour le moins fantasque comportant femmes chats, femmes canaries, femmes lapins entre autre accompagnée d'une animalerie moins fantasque mais totalement hors contexte chats, tigre, chiens, perruches, serpent… ce petit monde animait les lieux comme nul autre. Le monde du spectacle, ici, peu importe que l'on fut allemand ou japonais, peu importe que l'on fut un géant ou un nain, peu importe que l'on fut blanc ou noir, seul comptait le show. Un monde de bohème, de vie, d'agitation, de couleurs à l'image des cabarets parisiens…
Il s'ajoutait dans cette atmosphère un mélange de parfum capiteux féminin, de sueur, d'odeur de fauve et de cigares… Mais l'agitation n'était pas sans rappeler les entrainements au combat, la boue, l'odeur de souffre en moins…Cependant, malgré le faite qu'il fut sensé faire face aux imprévus… Des femmes aux regards aguicheurs et si peu vêtues, c'était plutôt troublant pour un jeune homme qui avait vécu trois années uniquement avec des hommes… Cette armée-là était redoutable et elles gagnaient toujours leur combat…La séduction. Il paraissait balourd en essayant de se frayer un chemin dans cette foule, se cognant contre des meubles, percutant des gens, trop pressés pour lui en tenir rigueur…Il était perturbé par tout cela. Lisanna les laissa pour mettre sa tenue de serveuse, quant à Mirajane, elle accompagna son frère dans les coulisses afin d'atteindre le bureau du propriétaire, situé à l'étage. Une fois devant une porte la jeune femme entra, invitant son petit frère à en faire autant. C'était un bureau plutôt modeste, assis dans un fauteuil, il y avait un vieil homme de petite taille, devant lui, il y avait l'exemplaire de ce nouveau magazine…Play boy. Il regarda les nouveaux venus avec bienveillance. Un grand sourire s'affichait dans sa barbe.
- Makarov, voici mon frère, Elfman, dit Mirajane en montrant l'homme.
- Et bien, tu es impressionnant mon garçon, dit-il en examinant le jeune homme.
Elfman se raidit et se mit automatiquement au garde à vous en réponse au patron du cabaret.
- Détend-toi, nous ne sommes pas à l'armée, assura le vieil homme avec amusement.
- Oui, monsieur, fit le blanc.
- Makarov ou le vieux, rectifia le patron. Tu es là pour le poste de videur, c'est Luxus qui gère cela, va le voir. Prend ta clé de casier et un pour l'entrée avant.
- D'accord, dit le jeune homme en prenant le trousseau l'estomac toujours noué, malgré la familiarité de Makarov.
- Mirajane, tu lui montres les vestiaires pour le personnel, dit Drear. T'en fais pas mon garçon, par rapport à l'armée, c'est la panacée ici.
Mirajane accompagna donc son frère aux vestiaires pour qu'il puisse poser ses affaires, gardant sa veste de costume pour garder un minimum de présentation. Il remarqua parmi les manteaux suspendus un manteau en cuir avec des clous, un biker. Cette mode était récente, il se méfiait des hommes qui pouvaient arborer ce genre de tenu, ces gens ne respectaient aucunes règle et lui… il était soldat, son appréhension augmenta. Ils partirent, ensuite, à la recherche de Luxus le gérant des lieux. Sur le chemin, elle salua un homme blanc, svelte à la longue chevelure verte, il portait un pantalon tailleur, une chemise et une veste officier rouge… Il se tenait droit et d'une façon élégante…
- Elfman, je te présente Fried, il est notre chorégraphe, fit Mirajane.
Elfman salua de la tête.
- Tu est donc le frère de Mirajane et Lisanna, enchanté ! Dit d'un ton très calme l'homme.
- Fried, nous cherchons Luxus, dit Mira.
-Il…
- Fried ! interrompit une voix féminine autoritaire et dure.
Une femme blanche aux longs cheveux châtains d'une vingtaine d'années, portant une robe moulante courte, des bas résilles ainsi que des escarpins mauves, affichait une mine furibonde. Elle approcha du chorégraphe à une allure menaçante et vive.
- C'est quoi cette histoire de Titania…D'où cette prétentieuse porte ce nom maintenant, grogna-t'elle sans se préoccuper des deux autres personnes.
Le vert, bien qu'étant interpelé d'une manière abrupte, gardait son flegme, ne bougeant pas d'un cil.
- Evergreen, souffla las le chorégraphe. La presse l'appel ainsi, c'est pour cela que nous avons décidé que son show porterait ce nom.
- Cette rouquine n'a pas à porter le nom de la reine des fées, je suis la seule fées ici digne d'être la reine, ragea-t'elle en appuyant ses dire avec son index. J'exige qu'on lui retire son nom, où je pars…bouda-t'elle en croisant les bras contre sa poitrine et en tapant du pied.
- Tu ne le feras pas, rétorqua calmement Fried.
Une veine pulsa sur le front de la jeune femme du nom de Evergreen. Elfman regardait la scène, stupéfait, Mirajane, habituée, souriait doucement. La femme en vert approcha son visage de Fried.
- Et pourquoi cela ? Grogna-t'elle en serrant les dents.
- Luxus…dit simplement l'homme avec un léger sourire défiant.
La jeune femme se crispa, puis se calma, tout en gardant une mine renfrognée.
- Tch…siffla-t'elle.
Puis elle vit enfin le jeune homme au cheveux blanc qui la fixait, le toisant. Elle lui fit un regard noir.
- Qu'est-ce que tu as le paysans ? Arrête de me regarder, d'accord ! J'autorise pas les gens laids comme toi me fixer, dit-elle méprisante.
Elle tourna les talons et partit, la tête haute. Quelle garce ! Pensa Elfman. Il sentit sa sœur poser sa main sur son bras.
- N'en prend pas ombrage, Evergreen est ainsi, dit-elle d'une voix douce.
Il lui rendit son sourie, il n'en avait pas grand chose à faire de ce que lui avait dit cette femme. Fried souffla de lassitude.
- Bon, je vais te conduire à Luxus, dit-il à Elfman. Mira, tu dois te préparer tu passes en première.
Mira fit une bise à son frère pour le rassurer et prit la direction des vestiaires des artistes, tandis que le jeune homme à la chevelure nacré suivit le chorégraphe dans la salle. Une grande salle au parquet à la tapisserie bleu, des décors avec des rideaux rouges, des lampes et des appliques murales aux abats jours verts disposés un peu partout ajouté aux fumées de cigarettes donnaient une ambiance tamisée et vaporeuse. Plusieurs alcôves aménagées en salons avec des banquettes tapissées de velours rouge jonchaient les murs, tandis qu'au centre des tables rondes nappées d'un tissu crème permettait une proximité avec la scène. Fried conduisit le nouveau videur au bar surélevé situé à l'opposé de la scène. Un homme grand, bien bâtit, bien que moins imposant que lui-même, avec des cheveux blond et une balafre en forme d'éclaire, vêtu d'un chemise inhabituellement mauve, d'un costume et de chaussures en cuir italiennes, il cachait une partit de son visage sous un fédora noir, le chapeau des gangsters, dans un soucis de coquetterie, le chorégraphe lui indiqua que cette homme assis au bar était le fameux Luxus. Ce dernier parlait au barman, un homme au piercing et à la longue chevelure ébène attachée en arrière, portant un simple t-shirt blanc…. Le biker. En se rapprochant, il remarqua qu'il ne portait qu'un jean et des godillots marrons, étrangement son allure…le réconfortait en réalité, du moins par rapport à son apparence à lui. Les deux hommes regardèrent l'intrus.
- Je suis Elfman, dit-il à Luxus. Je viens pour l'emploie de videur.
Le blond fit un sourire en coin en voyant le stress du jeune homme.
- T'es le frère de Mira et Lisanna, dit-il. J'te présente Gajeel, notre barman.
Les deux hommes se saluèrent du menton.
- T'es un géant, constata le barman badin.
Elfman considéra l'homme, ignorant comment il fallait prendre sa remarque… Voyant qu'il était dubitatif, le gérant ajouta…
- Gajeel a un humour bizarre, mais il n'est pas méchant, dit- il comme s'il parlait d'un labrador un peu trop joueur.
- Tch…siffla le brun avant de partir dans une pièce à l'arrière.
- Bon, le boulot est pas compliqué, tu vois les serveuses, expliqua-t'il en montrant la salle.
Elfman reconnut sa petite sœur en tenu de chat, puis une de ses copines Lucy en bunny-girl.
- Les filles font ce qu'elles font, mais ce ne sont pas des putes, si tu voix des personnes un peu trop lourds…tu le vires.
- D'accord, confirma Elfman en hocha la tête.
- En général, ce sont des poivrots, dans ceux que tu peux laisser tranquille qui peuvent paraître un peu chiant, y a Léon, dit-il en montrant un homme roux élégant avec des lunettes portant un costume noir. Un type qui ce prend pour un poète… Il les amuse en général. Puis y a Cana, souffla-t'il agacé.
Il montrait avec une jeune femme brune au teint hâlé vêtue comme un homme avec un bustier au-dessus de la chemise, visiblement saoule. Elfman interrogea le blond du regard.
- Tu verras bien un jour, soupira-t'il. Si t'as besoin de quelque chose tu demandes. Après…
Tandis qu'il allait continuer la musique se mit à retentir, un rythme de Jazz, les rideaux s'ouvrirent sur une Mirajane vêtue de lanières de cuir noires placées sur des points stratégiques, des bas résilles, des bottes noires à talons aiguilles, assise sur un trône avec la représentation de démons au-dessus du dossier. La jeune femme au regard glaciale et au visage dure, amplifié par un maquillage fushia et bordeaux, tenait sur ses épaules un serpent blanc moucheté de tâches oranges. Au son des cuivres et des tambours, elle dansait nonchalamment à l'image du serpent, qu'elle posa doucement sur ce qui semblait être un arbre mort, lui faisant une bise avant de le laisser afin de faire son show tranquillement… Elle était sensuelle, les lumières miroitaient sur le cuir noir astiqué et les paillettes sur son corps, rappelant ainsi les écailles du reptile… Cela la rendait attractivement dangereuse, comme une diablesse qui ne laissait guère indifférent le publique.
Elfman contemplait sa grande sœur, il ne l'avait pas vu ce regard pernicieux depuis des années, lorsqu'elle était adolescente…Une vraie combattante à l'époque, reculant devant aucun périple. Mais cette fois, ce regard était accompagné d'une lueur invitant à la luxure, à damner son âme… Il devrait être choquer de voir sa sœur ainsi, en réalité, il était content de la voir avec autant d'assurance, et pouvoir assumer son autre personnalité…
Cependant, il resta concentré. Consciencieux, il commençait son travail en scrutant la salle du regard… Regardan tles visage libidineux des hommes présent, la lueur de désire croissant au fur et à mesure...Elfman comprit qu'il pouvait effectivement y avoir des problèmes...
Après le show de Mirajane d'autres petits concerts et petites danses s'étaient succédés avant le second show… Il n'était pas encore habitué à cette ambiance, Lisanna et Mira venaient gentiment savoir si tout allait bien. Mirajane l'avait même invité à sa table avec Luxus et Fried, mais il refusa, il voulait bien connaître les lieux…
Le second show arriva annonçant la Fée Verte, Evergreen… La garce qu'il avait croisée un peu plus tôt… Il ne comprenait pas ce genre de personne, ses sœurs étaient la bonté et la générosité incarnée. Cependant, il ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil au show de cette autoproclamer reine des fées… Les fées, elles étaient bien présentes sur scène, des lumières représentant des feux follets, environnés d'un décor végétal agrémenté de fleurs de toutes les couleurs… Evergreen, vêtue d'une robe verte, de gants de satin vert montant jusqu'aux bas des épaules dansait avec ses éventails roses, jouant des ses formes voluptueuses, un sourire mutin taquinait les hommes tandis qu'elle le cachait de temps à autres, mais un interdit se sentait… il observa, derrière des lunettes fines, accessoire pour le moins inattendu dans ce genre de spectacle, un regard pour le moins…pétrifiant. Voilà, l'effet que donnait ce regard, il était pétrifiant rempli de fierté, d'assurance. Elle se dévêtit au fur et à mesure, arrivant à un corset vert soulignant parfaitement ses formes… Pendant un instant Elfman se dit qu'elle aurait pu être un excellent sergent instructeur avec un tel regard et une telle personnalité. Une chose était certaine, elle n'était pas du genre à fléchir, elle devait imposer ses quatre volontés aux hommes… Il devait lui reconnaître qu'elle était belle. Il repensa à ce qu'elle lui avait dit… Il s'en moquait de l'avis de ce genre de personne, il avait déjà vu pire, mais il plaignait celui qui aurait le malheur d'être avec elle…
Après ce show qui clôturait la soirée, il eut quelques heures pour laisser les clients savourer leurs consommations. Puis le club se vida peu à peu, Elfman aidait Gajeel à ranger la remise… Malgré lui, il entendait la conversation entre Evergreen et Luxus qui étaient au bar.
- Tu n'as pas intérêt de m'appeler belle-maman, ronchonna-t'elle légèrement.
Le blond soupira.
- Tu sais ce que j'en pense de ce mariage, c'est un connard, dit-il.
- Peut-être mais il est riche et puissant, et moi j'aime les hommes riches et puissants.
- Ever, je suis sérieux, fais attention, dit-il d'un ton grave.
- Tu seras toujours là pour veiller sur moi, n'est-ce pas Luxus ?
- J'préférais que tu te trouves un type bien, nous sommes amis…s'il te fait du mal, tu me le dis ! Ordonna-t'il inquiet.
- Mais oui, concéda-t'elle en s'éloignant pour rejoindre les coulisses.
Luxus souffla d'exaspération et vint aider les deux autres.
Une fois le rangement fini, Elfman partit à la recherche de ses sœurs. Errant dans les coulisses, il était totalement perdu quand des sons de reniflements et de sanglots retinrent son attention. Par la porte entrouverte, il vit par le miroir la fameuse Evergreen, accoudée à la table se tenant la tête, des cascades de larmes coulant sur ses joues. Comme à chaque fois qu'il voyait une femme pleurer, il sentit un pincement au cœur, mais il ne savait pas trop ce qu'il devait faire…Il ne la connaissait pas, mais il décela une douleur dans ses pleures, une douleur enfouie habituellement. Elle regarda un instant dans le miroir et l'aperçut. Prise sur le fait, surprise, blessée dans son estime, elle hoqueta, essuya ses larmes, se leva et ouvrit la porte pour lui faire face, avec fureur. Il était mal… Il se sentait gêné, tandis que la jeune femme le fixait d'un regard haineux.
- Qu'est-ce que tu faisais ? Ragea-t'elle.
- Je…
Il n'eut pas le temps de répondre qu'elle le gifla violemment et avec force, au point qu'il tourna la tête sous le coup. Ce que cette femme pouvait être forte !
- Ne parle de cela à personne ! Commanda-t'elle.
Il la regarda à nouveau, la considérant un instant, il faisait bien deux tête de plus qu'elle, mais elle le toisait, toujours avec la même fierté dans ses yeux... Mais leur échange fut interrompu…
- Elf-nichan, tu es là ! S'enthousiasma Lisanna. On rentre ?
Elfman ne répondit pas, il se contenta de suivre sa petite sœur…
Evergreen, Evergreen, Evergreen,
Cache sa douleur…
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