Coucou, et désolée, désolée, désolée,

Je suis en retard, surtout que je prévoyais d'écrire ce chapitre un peu avant Noël,

vous comprendrez pourquoi…


Pour une oie…

Evergreen, Evergreen, Evergreen...

est une diva...

Trois jours… trois jours… qui semblaient une éternité pour Elfman. La patience du jeune homme était mise à rude épreuve avec la fée verte. Se comportant telle une diva capricieuse, elle le chargeait de porté ses sacs, le laissait dehors lorsqu'elle se permettait un rendez-vous entre amies au salon de thé, l'ignorait au mieux, lui parlait comme un chien au pire… Il n'y avait pas de juste milieu avec elle, elle prenait la compagnie de cet homme… « ce paysan » comme elle aimait l'appeler comme une punition, alors elle lui faisait payer. Heureusement pour Elfman, il y avait quelques bons côtés, la Bentley Mark VI par exemple… une merveille de mécanique anglaise de couleur noire à la silhouette élégante et imposante à l'image de son pays d'origine ponctuée par les ailes symbole de liberté au dessus de son pare-choc avant. Jamais de sa vie, il n'aurait cru être au volant d'une telle voiture.

Et puis Noël arrivait à grand pas… une fête exceptionnelle pour la famille Strauss. Mirajane s'évertuait à garder les traditions allemandes liées à cette fête en organisant une fête familiale chaleureuse et magique comme dans ses souvenirs d'enfance avec Calendrier de l'avent, Weihnachtsplätzchen* en abondance l'attendaient à leur maison.

- ça ne va pas ! Affirma Fried d'une manière calme, mais froide. Ever, tu te places à droite, Erza, lorsque tu entres, tu passes côté jardin, Mira, tu étais très bien. Bien, on reprend. Et Ever, souris. Ordonna-t'il aux trois jeunes femmes sur la scène.

- C'est totalement stupide ! Râla la femme à la longue chevelure chatain, boudeuse. Pourquoi devons-nous partager la scène pour le jour de l'an ?!

- Nous voulons faire quelque chose de spéciale pour ce soir-là, comme vous êtes les trois vedettes du Fairy House, il paraît normal de vous mettre ensemble pour ce soir, expliqua le chorégraphe. Aller ! On reprend, maintenant.

Les trois danseuses répétaient depuis ce début d'après-midi leur show de la nouvelle année et elles avaient quelques difficultés à se synchroniser… Une guerre d'égaux semblait-il. Bien qu'il y avait une des trois plus belliqueuse que les deux autres. Pour Elfman, cela lui permettait d'être tranquillement au Fairy House, il était Gajeel avec les livraisons et le rangement, et Bixlow avec l'installation des décors. L'ambiance était malgré tout familiale. Accoudé au bar, il regardait Fried organiser le nouveau spectacle. Gajeel arriva pour s'asseoir à côté un verre de bière pour Elfman et un autre pour lui…

- Pas trop dur ? Demanda le brun, compatissant.

Le blanc l'interrogea du regard.

- La garde de fée, précisa-t'il en montrant Evergreen du manteau.

- Un homme doit savoir être patient, répondit simplement l'ancien militaire.

- Tsss… une femme peut tout se permettre, ironisa le bikeur. Qui t'a appris un truc pareil ?

- Mon père, répondit simplement Elfman.

Voyant qu'il s'agissait d'un sujet sensible, Gajeel n'ajouta pas un mot, il se contenta de boire sa bière. Puis le second des Strauss se mit à sourire.

- C'est vrai qu'avec toi, la femme doit être patiente, dit-il en montrant la petite Lévy assise à une table, étudiant des livres de droit avec ses lunettes sur le nez.

Le brun hoqueta et bu sa bière de travers… Pris d'une crise de toux, Elfman lui tapait le dos pour la faire passer, tout en riant de bon cœur.

- T'es con, injuria le barman. J'm'intéresse pas à cette petite coincée.

- Si tu le dis, céda sans conviction Elfman. Si je fais cela c'est parce que j'ai besoin d'argent, expliqua-t'il.

Le brun haussa les épaules et reporta sa bière à la bouche.

- C'est bon pour aujourd'hui, cria Fried.

Suite à ces mots, les trois femmes partirent dans les coulisses. Ce fut Erza, surnommée Titania, qui sortit en première des vestiaires. Elle était l'avaleuse de sabre du club, une femme avec beaucoup de tempérament et d'aplomb. Elfman eut l'occasion de lui parler de temps à autre, il la comparait facilement à un colonel ou bien un général avec sa manière de se tenir droit et de parler avec poigne et détermination. Elle portait un pantalon et une veste de costume comparable à ce des hommes. Bien que la mode française tentait de faire intégré le pantalon pour les femmes comme une moeurs habituelle, il y en avait encore peu. Difficile de faire intégré le pantalon au femme dans un monde puritain. Cependant cette mode allait bien avec le caractère de la rousse, montrant ainsi un grand sens de l'indépendance. Elle alla directement s'attabler auprès de l'étudiante. La suivante, Mirajane vint directement voire son frère…

- Tu rentreras tôt, ce soir ? demanda-t'elle de sa voix douce.

- Ça ne dépend pas de moi, répondit Elfman.

- Je voix, mais tu pourras aller… S'enquit-elle.

- Eh ! Le paysan ! Tu te dépêches. Interrompit Evergreen qui était déjà habillée pour sortir.

Le benjamin des Strauss hocha la tête afin de rassurer sa sœur, il soupira et pris sa casquette et son manteau avant de saluer ses amis. Dehors il ouvrit la porte arrière à la jeune femme.

- Au centre, ordonna-t'elle sur un ton méprisant.

Il obéit, la déposant à une boutique de couture sur mesure que la fée affectionnait. Elle récupéra une robe protégée d'une housse. Elfman attendait dehors, appuyé à l'avant de la voiture. Il observait la jeune femme ouvrant la housse et admirait sa robe, verte bien sûr. Elle semblait contente… Étrangement, en la voyant sourire, il la trouvait légèrement plus…humaine. Il se demandait pourquoi il avait accepté, certes, il avait besoin d'argent… Cet argent supplémentaire lui permettrait de rembourser sa sœur, bien qu'elle refuserait catégoriquement, et, qui sait, peut-être de louer son propre appartement. Alors qu'il réfléchissait à sa condition, il sortit de sa réflexion pour voir la fée dans une très belle robe émeraude arrivant en dessous des genoux avec une petite fente en arrière, avec des épaules dénudées. Elle était très belle… Il n'en doutait pas.

Quelques minutes plus tard, la jeune femme sortit, il ouvrit la portière, alors qu'elle s'apprêtait à entrer avec sa robe en main, un mot la fit s'arrêter…

- Abba ! S'exclama joyeusement une petite fille qui tenait la main de son père.

Evergreen leva la tête et fixa ses deux personnes.

- Abba ! Regarde la danseuse! Dit-elle en montrant une boîte à musique dans la vitrine d'un magasin de jouet.

- Oui Sarah, elle est très belle, répondit le père en souriant sa petite fille.

Elfman resta immobile, il examinait la jeune femme qui continuait à regarder les deux personnes… Puis il vit une larme, une seule et unique larme couler sur sa joue. Cependant dans cette larme isolée, toute la souffrance et la tristesse de l'humanité y était concentrées.

- Abba… murmura-t'elle avec tristesse.

Elle se ressaisit, puis s'assit sur la banquette arrière, elle attendit qu'Elfman entra à son tour pour préciser qu'ils allaient chez elles. Il la vit essuyer sa larme avec son mouchoir à travers le rétroviseur, mais il ne lui posa pas de question. Elle ne s'aperçut pas qu'il l'avait vue, heureusement d'ailleurs. Il démarra la voiture et sortit de sa place… Ayant regardé l'heure rapidement, il réalisa qu'il ne lui restait plus suffisamment de temps. Il prit une décision dont il savait que les conséquences lui tomberaient sur le nez assez vite. Cela ne manqua pas… La fée remarqua qu'il n'allait pas en direction de son immeuble.

- Tu vas où le bouzeux ? Demanda-t'elle avec hargne.

- Je dois aller chez le boucher pour le réveillon de demain, expliqua-t'il.

Il était hors de question pour lui de laisser sa sœur y aller, la quartier n'était pas tranquille et il fait nuit très tôt en se moment.

- Et alors ? Ce n'est pas mon problème ! Râla-t'elle.

Il ne répondit pas, il l'ignora royalement et continua à conduire. Une veine pulsait sur le front de la belle qui croisa les bras sur sa poitrine et afficha une moue réprobatrice. Il se gara, elle examina le quartier, puis elle le vit sortir.

- Tu ne vas pas ma laisser seule dans ce quartier ? S'indigna-t'elle.

- Tu peux toujours m'accompagner chez le boucher, répondit le jeune homme.

- Moi ! Là dedans ! Beurk ! S'offusqua la danseuse.

- Bien, tu restes dedans, j'en ai pas pour longtemps, indiqua-t'il avant de partir.

Elle souffla, boudeuse, puis elle grogna, exaspérée d'être ainsi traitée et trainée dans ce quartier. Elle attendit un instant, enlevant les peluches sur sa robe, par ennuis. Puis son attention fut retenue par des voix venant de l'extérieur… Elle vit un groupe de huit hommes éméchés qui semblaient en pleine effervescence et ayant un besoin evident de se prouver leur virilité… menaçant. A ce moment Elfman sortit avec un paquet sous le bras, un des hommes l'interpella…

- Hey ! J'te reconnais, t'es le nippon-schleu* ! Héla-t'il, méprisant.

Elfman continua sa marche, ne prenant pas compte de la présence des inopportuns, ce qui leurs déplut.

- On te parle le bâtard ! Grogna un autre qui s'approcha du jeune homme dangereusement.

Ce dernier empoigna l'épaule du jeune Strauss afin de lui faire face, Elfman voulant à tout prix protéger son baquet ne resta peu, pensant qu'une attitude passive les découragerait à chercher plus. Il eut tout faux, les ignorer, ne pas leur resisté ne fit qu'accroitre leur colère… Comment lui, un vendu, un shleu, pouvait les mépriser ainsi ?! Penser qu'ils, eux de vrais américains, n'étaient pas une menace pour lui ? Elfman se rendit compte rapidement de son erreur, mais il était trop tard… Habile, il esquiva un premier coup de poing.

- Écoutez les gars, j'ai rien contre vous… tenta-t'il avant d'évité un plaquage.

- Ben, nous on a quekchose cont' toi, le shleu, rétorqua un des hommes avec véhémence, avant de d'essayer de mettre une droite qu'arrêta l'ancien soldat qui donna un coup de coude dans le nez de l'homme.

- P'tain, il m'a frappé le pif, râla-t'il en essayant d'enrayer son hémorragie nasale avec une main placée devant.

- Tu vas voir ! ragea un homme qui s'apprêtait à lui foncer dessus.

Elfman se mit en position afin d'encaisser le choque, il surveillait ses adversaire avec attentions, ils étaient huit ce n'était pas une mince à faire pas comme l'autre nuit. Attendez une minute… ils sont huit ! Alors qu'il réalisa le manque de l'un d'entre eux, il fut assommé par une barre de fer, Elfman en perdit sa casquette, puis de cette même barre il reçut un coup à l'arrière des genoux… Le blanc s'agenouilla immédiatement…

- Tenez-le ! ordonna l'homme à la barre qui n'était autre que leur leader.

Deux hommes se placèrent de chaque côté d'Eflman et lui prirent les bras, tandis qu'un autre lui prit le paquet.

-T'as quoi là ?dit-il en écartant une petite partie du papier. 'tain, v'là qu'il s'est payé une oie ! S'exclama-t'il moqueur.

- Avec de l'argent q't'as volé, le schleu, chui sûr, dit l'homme à la barre qui s'était placé devant Elfman.

Elfman serra les dents… Bloqué, il ne pouvait plus bouger, les deux hommes qui lui tenait les bras appuyait avec leurs sur ses mollets afin de le maintenir dans cette position…

- Rendez-la moi, protesta-t'il en vain.

- La ferme ! Hurla l'homme en lui envoyant un coup de barre dans la tête. Ed ! Prends-là c'est ton dédommagement pour c'qu'il t'a fait, dit-il à l'homme qui se tenait le nez dégoulinant de sang.

Ce dernier prit le paquet sous son bras libre.

- Maintenant on va s'amuser… annonça le leader sur un ton sadique.

Elfman releva la tête afin de le regarder, la moitié de son visage couvert de sang, Un homme, un vrai, recevait les coups la tête haute, lui disait son père. Il ne voyait presque pas son agresseur, il entendait juste les rires sadiques de ses hommes. Il savait qu'il serait rué de coup, il s'y attendait… Il ne savait pourquoi, mais il pensait qu'à une chose l'oie… l'oie de noël comme il était la tradition là-bas, en Allemagne… Mirajane et Lisanna seraient déçues… Il perçut que l'homme leva la barre puis… rien, aucun coup… Une silhouette devant lui, une femme… Evergreen. Elle s'interposait, la posture droite et l'allure sévère, un bras tendu en direction de l'homme à la barre signalant un stop, franc et autoritaire.

- C'est qui cette gonzesse ? Demanda un homme.

- Pousse toi poupée, ou on s'occupe de toi, ordonna le leader.

- Vas –t'en ! Ordonna Elfman, inquiet.

- Me donne pas d'ordre, gronda la fée. Vous faites une énorme erreur, dit-elle calmement en regardant les hommes.

L'homme considéra la femme, puis il ricana…

- Comme tu veux, heureusement qu't'es bonne, écartez-là vous deux, ordonna-t'il.

Alors que deux hommes avançaient près d'elle…

- Vous êtes stupides, ce type que vous avez tabassé, vous ne savez pas qui c'est… Quelle bande de crétins vous faites ! Dit-elle dédaigneuse.

- De quoi elle parle ? Demanda un homme.

- Elle baratine, dit le leader.

Evergreen se mit à sourire, puis elle posa ses mains sur les hanches et s'éclaffa avec force…

- Ah ! Soupira-t'elle. Ce n'est pas étonnant que les crétins ont la vie courte à Chicago, rit-elle.

- T'as un truc à dire ? demanda le leader qui commençait à être las du petit jeu de la jeune femme.

Elle le fixa avec satisfaction…

- Toi, tu ferais mieux d'aller brûler un cierge pour que tu sois tué avant qu'Ivan, te trouve, rétorqua-t'elle.

- Ivan ? Ivan Drear ? S'enquit un des hommes la voix tremblante.

- Attends, j'la reconnais c'est la poulette d'Ivan ! S'exclama un autre avec effrois.

- Parfaitement, dit-elle en approchant de l'homme à la barre, elle posa son index sur lui. Et toi, je t'ai déjà vu à la table d'Ivan… tu viens de t'en prendre à son neveu, mentit-elle avec aplomb.

- C'est pas possible ! Paniqua un des hommes.

- Ah ça, il risque de mal le prendre, ajouta-t'elle, amusée.

- Qu'est- qu'on fait, Bill ?

- Ben lâchez-le, bande de crétin ! Commanda le chef en tremblant de peur.

Ils lâchèrent prise, il aidèrent même le jeune homme à se relever, tandis que leur leader ramassa la casquette lui enleva la neige et lui remit sur la tête.

- C'é…c'était pas méchant mon gars, dit un des hommes en faisant une tape amicale sur l'épaule d'Elfman.

Elfman ne dit rien, il commença à avancer en titubant, même s'ils n'avaient pas eux l'occasion d'aller plus loin, ils l'avaient salement amoché. Il marchait avec peine, mais refusait l'aide des hommes autour de lui… Alors ce fut la jeune femme qui vint à lui…
- Qu'est-ce que tu cherches à faire ? Râla-t'elle en constatant qu'il n'allait pas en direction de la voiture.

Il lui répondit tout pas, les autres n'entendirent pas… Alors la danseuse se retourna et avançant face à l'homme au nez cassé. Puis elle tendit les bras…

- La dinde… Dit-elle simplement.

L'homme la regarda, dubitatif… Celle-ci soupira d'agacement et montra le paquet du regard…

- Ch'estch Pas uchen dgrrrchinchrrmde maichrrune oichrrre, dit-il.

Evergreen fronça les sourcil et tendit l'oreille…
- Quoi ? S'exclama-t'elle.

Un autre homme, penaud, avança…

- Excusez-moi madame, je crois que ce que Ed veut dire, c'est que ce n'est pas une dinde, mais une oie, dit-il gêné.

La jeune femme arqua les sourcils…

- Et ça t'empêche de me la donner ? Dit-elle sur un ton autoritaire.

Ce dernier fit nom de la tête et rendit la volaille. Puis la châtain partit rejoindre son chauffeur, elle mit un de ses bras puissant autour de son épaule afin de l'aider à marcher jusqu'à la voiture.

- T'as intérêt à pouvoir me conduire chez moi, ronchonna-t'elle. Tsss… tous ça pour une dinde… maugréa-t'elle.

Elfman se mit à murmurer quelque chose que la fée ne compris pas.

- Pardon ? Parle plus fort, dit-elle.

- Pour une oie ! Hurla-t'il.

Evergreen, Evergreen, Evergreen,

est maligne.


* En Allemagne, et aujourd'hui dans beaucoup de pays où l'on fête Noël, ce sont des petits Gâteaux, au chocolat, à la cannelle ou à l'orange ou bien des spéculos.

* Schleu : le terme utilisé pour qualifier les soldats allemands lors de la première et de la seconde Guerre Mondiale.


Grand merci à :

Fairytail-fan couples

Poucycatt

Sanguine16

Fairy tail fan

Ishandra

Pour leurs reviews qui sont un réel plaisir pour moi…