Coucou, nouveau chapitre en retarde,

Je suis désolée pour ça,

Merci à Fairy tail fan, Soizic et Ludivinne pour

Leurs commentaires encourageants.


Une rose rouge dans la neige

Evergreen, Evergreen, Evergreen,

Est une tentatrice.

Bientôt un mois qu'ils s'étaient décidés à être ensemble… Bien qu'ensemble fut un bien grand mot pour la relation qui liait la fée verte au jeune Strauss. La clandestinité leur correspondait le plus, impossible de s'afficher, de se montrer… En réalité, ce n'était pas aussi dérangeant que cela. Avec ses sœurs curieuses, la vie de soldat, il n'avait jamais eu son propre jardin secret, sa propre vie… Evergreen était sa vie, sa décision, un bout de son existence n'appartenant qu'à lui et rien qu'à lui. Pour la première fois de sa vie, il possédait une intimité. Il en délimita d'ailleurs un peu lus les contours car le travail au Fairy Tail plus le travail pour Ivan lui permirent de louer un petit appartement pour lui seul. Mirajane et Lisanna en furent peinées et surprises de voir leur frère les quitter, même si l'appartement n'était pas bien loin de leur maison. Dur d'expliquer à ses sœurs qu'il avait besoin d'intimité. Evergreen et lui avaient, en effet, tout le mal du monde pour se retrouver seuls, hors-mi dans la voiture ou l'appartement de la fée des lieux pas sûrs pour eux.

Avec l'aide de Gajeel, ils avaient, donc, déménagé ses affaires assez rapidement et cela malgré l'hivers. Mirajane s'était charger de rendre l'endroit agréable. Fini la veille, deux hommes victorieux se retrouvaient au Fairy House pour boire un verre, s'hydratant après cette journée physique. Gajeel comprenait aisément le besoin d'indépendance, en réalité, il ne comprenait que cela… En plus, il ne posait pas de question, d'où le fait que Strauus avait énormément apprécié sa proposition d'aide. Ils buvaient tranquillement une bière. Le Fairy Tail n'avait pas encore tout à fait rouvert…

Elfman et Gajeel avaient été main-d'œuvre dans les travaux, histoire de ne pas perdre de salaires, durant ce mois de fermeture. Ils méritaient donc d'autant plus cette pause à une des tables inoccupées.

Mirajane s'entrainait sur la nouvelle scène sur une chorégraphie sous la direction de Fried. Assis au bar, Luxus aussi était là, vérifiant les commandes de boisson, il ne valait mieux pas l'importuner quand il s'occupait de ce genre de formalité administrative.

- C'est bien Mira, ça suffira pour aujourd'hui, dit Fried.

- Merci, dit-elle.

La jeune femme à la chevelure nacrée descendit avec grâce tandis que la robe bordeaux fendue jusqu'au haut de la cuisse volait légèrement. Elle fit un grand sourire à son frère, ce dernier savait très bien à quoi elle pensait…

- Elfman, tu as quelque chose de prévus ce soir ? S'enquit-elle, de sa voix douce et délicate.

Petite maline, quel jour étions-nous ? Le quatorze février, cette fête des amoureux… Mirajane l'adorait, même si elle restait une grande célibataire.

- Et toi Mira-nee ? éluda-t'il.

L'albinos regarda avec un soupçon de tristesse du côté du bar… puis elle revint à la conversation.

- Non, en plus Lisanna est chez Lucy, c'est pour cela que j'invite mon frère pour traverser cette soirée, tenta-t'elle avec son plus beau sourire.

- Je suis désolé Mira, mais je vais profiter de mon congé pour ranger mon appartement, justifia le blanc.

Mirajane eut l'air un peu dubitative en entendant cette réponse, mais elle laissa courir. Elle haussa les épaules. Elle tourna la tête, ses yeux se posant sur le brun.

- Et toi ? Gajeel ? S'enquit-elle.

Ne s'y attendant pas, le ténébreux avala de travers… Il toussa, le blanc lui tapotant le dos.

- J'passe pas la soirée avec toi, démone, répondit-il, après s'être gratter la gorge.

L'Albinos leva les yeux au ciel.

- Mais non, ce n'est pas ce que je voulais dire, soupira-t'elle. Tu as invité Lévy ?

- J'vois pas pourquoi, dit le brun en haussant les épaules, d'un air désintéressé.

- Eh bien… Parce que cela lui plairait…Lança-t'elle.

Gajeel croisa les bras contre son torse et lui tourna la tête, grognant quelque mot inaudible.

Mirajane regarda le ciel rêveuse…

- Je vous déjà, commença la belle. Le Bad boy et la douce étudiante…

- Tu devrais pas t'occuper à t'trouver quelqu'un, coupa le brun.

La blanche redescendit effectivement, quittant ses songes romantiques. Elle se mit à réfléchir, une légère expression triste au visage.

- Tu pourrais aller chez Lucy, aussi, proposa Elfman, essayant d'effacer son sentiment de culpabilité.

La jeune femme soupira et s'assit entre les deux hommes, elle posa les coudes sur la table et mit son fin menton dans les fines mains. Songeuse, elle fixait… rien de précis. Au bout de trois minutes, elle sortit de sa réflexion.

- Luxus ! Invites-moi à dîner ce soir, ordonna-t'elle.

Les deux hommes autour d'elle écarquillèrent les yeux et laissèrent tomber leurs mâchoires. L'impertinence de sa sœur l'étonnera toujours… Ils regardèrent l'interpelé. Ce dernier considéra intensément la jeune femme de ses yeux de jade, ayant du mal à comprendre ce qui lui arrivait. Cependant, il semblait s'en amuser plus qu'autre chose à en juger par son coin de lèvre soulevé.

- Qu'est-ce qui te fait croire que je n'ai pas déjà quelqu'un pour ce soir, Strauss ? Rétorqua-t'il, feignant ne pas être intéressé par la « proposition » de la belle Mirajane.

Cette dernière se mit à sourire de plus belle…

- Tu as quelqu'un ? Demanda-t'elle, innocemment.

Il ne fit que rioter en guise de réponse, avant de retourner dans ses documents, ignorant la danseuse. La blanche, décidée, se leva de sa chaise et vint s'installer à côté du grand blond.

- Alors c'est d'accord, ajouta-t'elle.

- Lâches l'affaire, Strauss, commanda-t'il à voix basse.

- Très bien, tu passes me chercher vers dix-neuf heures trente, finit-elle en partant.

Elle ne lui laissait pas en placer une, cette fille vit vraiment dans une autre réalité. Alors qu'elle traversait la salle, elle fit un clin d'œil à son frère qui ignorait ce qui devait penser de cette scène. Le balafré, quant à lui, la regarda disparaitre dans les vestiaires, ne retenant pas un sourire de satisfaction sur son visage…

- J'crois qu'ta sœur a trouvé son plan B, observa Gajeel.

- Il semblerait, ajouta Elfman, stupéfait.


- Aurais-tu prévu quelque chose de particulier ? Evergreen posa cette question, un peu taquine.

Elle ne retint pas un léger sourire en voyant que le jeune homme cherchait à dissimuler les roseurs croissantes sur ses joues sous son chapeau. La fée riota… Il savait qu'il n'y avait rien de méchant là-dedans, cependant, il ne pouvait s'empêcher d'appréhender le moment. Evergreen n'était pas encore venu chez lui et il savait pertinemment que ce petit appartement modeste… très modeste surtout en comparaison avec le faste de celui de la jeune femme. Avec cette remise en perspective, le lieu était simplement minable. Alors il était partagé deux sentiment, la joie de l'avoir pour lui tout seul, apparemment Ivan n'appréciait guère la fête des amoureux, et l'angoisse qu'elle parte en voyant l'état des lieux…

Tout en se posant ces problématiques, Elfman marchait dans la rue, guidant la jeune femme à ses côtés. Ils ne se touchaient pas, la prudence était toujours de mise, même s'ils avaient attendus la nuit, profitant de l'obscurité pour ne pas être aperçu.

Le jeune homme s'arrêta devant la porte d'un petit immeuble à la façade usée. L'ouvrant, ils pénétrèrent dans un hall sombre avec un escalier en bois étroit. Les marches craquèrent sous leur passage, ils montèrent six étages, le dernier. Sur le pallier, Elfman déverrouilla une porte en bois couverte d'une peinture rouge écaillée, lorsqu'il la poussa, elle émit un grincement des plus déplaisants.

Gêné, mais gentleman, malgré tout, Elfman invita la jeune femme à entrer en première. Une moue un peu moqueuse, elle le fit. Elle découvrit alors ce deux pièce qui ne l'était uniquement par une cuisine séparée… Seule une pièce était une salle de vie avec un vieux parquet, un poêle en fonte pour chauffer les lieux. Sur le sol, quelques tapis avaient été disposés pour isoler et cacher le vieux parquet. Il n'y avait pas de salle d'eau comme souvent dans ce genre appartements, seulement un point d'eau. Le lit avait été placé à l'opposé de l'entrée de la pièce. A à peine de deux mètres du lit avait été dressé la petite table à manger. Une table de deux personnes, recouverte d'une nappe émeraude et de couverts pour deux personnes, ainsi qu'un bouquet de roses rouge passion, la même couleur que les chandelles qu'il y avaient posées, fit sourire la jeune femme. Le lieu était propre et rangé, pas très étonnant venant d'Elfman.

Ce dernier attendait avec appréhension le verdict de la fée, la fixant d'une manière béate et tendue. La belle retira doucement ses gants, puis son manteau en fourrures dévoilant une robe émeraude fuselée laissant ses épaules dénudées épousant ses formes généreuses à merveille, sa broche en forme de fées décorait le décolleté en son centre.

- J'ai déjà vu pire, déclara-t'elle au grand soulagement du jeune homme.

Alors que le blanc retirait ses vêtements d'extérieures à son tour, la fée avançait gracieusement. Elle retira une rose, humant son doux parfum en la portant à son nez.

- Elles sont pour toi, dit-il en la voyant.

- Un cadeau ? Sourit-elle. Moi aussi, j'en ai un pour toi.

Elfman s'approcha d'elle, la surplombant de sa grande taille.

- Ah oui ? Demanda-t'il.

Taquine, elle caressa sa joue avec la rose.

- Je le réserve pour après le dessert, dit-elle, séductrice.


A l'inverse de la plupart des hommes de son époque, Elfman adorait cuisiné. Peut-être parce qu'il avait grandi qu'avec des femmes, qui sait ? En réalité, cette question ne l'intéressait pas, ça lui plaisait, point. Il s'était évertué à faire son maximum pour ce dîner, leur premier en tête à tête. Evergreen, assise sur sa chaise, regardait souriante le feu des chandelles, seuls point de lumière avec le poêle. La lumière était tamisée et l'atmosphère chaude pour cette nuit d'hivers. Elle était plutôt ravie de son traitement de princesse… de princesse ? Non, de reine. Poisson, fondu de poireau, salade de crudité, ils en étaient arrivés au dessert. Elfman vint avec un fondant au chocolat au cœur de framboise. Une fois prise la première bouchée, la fée s'en délecta. L'homme ne pouvait s'empêcher de regarder ses réactions et il sensation de chaleur qui parcourant son corps le fit rougir… Il déglutit. Visiblement, la jeune femme s'en amusait. Il regarda son assiette, essayant de se changer les idées. Ils avaient joué à ce jeu de séduction tout le long du repas et Elfman n'était pas vraiment doué dans ce domaine. L'expertise de la jeune femme ne pouvait que souligner son innocence à lui.

- Tu as encore beaucoup d'autre talent à me montrer comme celui-là ? Demanda-t'elle d'une voix suave.

Il leva le regard, elle était tellement belle, cette pensée l'avait accaparée toute cette soirée. Elle jouait avec lui comme un chat avec une souris… Sauf qu'à la différence de la souris, se laisser manger devenait de plus en plus tentant. Cependant, il se doutait que ce n'était pas ce qu'elle attendait, pas… complètement.

- ça dépend, répondit-il, en se redonnant contenance.

- De quoi ? S'enquit-elle, curieuse.

- De jusqu'où tu es prête à aller, continua-t'il, joueur.

Le sourire de la jeune femme s'agrandit largement, le fixant avec un regard gourmand. Sensuellement, elle se leva de sa chaise et effectua les deux pas qui les séparaient nonchalamment. A son arrivée, Elfman se décala de la table, laissant la belle s'assoir sur ses genoux. Un bras sur les épaules robustes du jeune homme, elle se pencha, approchant ses lèvres au creux de son oreille.

- Je suis prête à aller jusqu'au bout, susurra-t'elle avec luxure.

Un frisson parcourut le corps du jeune homme. Posant ses grandes mains sur les hanches voluptueuses de la fée, il caressa le tissus soyeux, humain le parfum capiteux d'Ever. Pourtant quelque chose clochait, il savait qui cela n'était qu'un mensonge, un jeu… Il soupira, un pincement au cœur, il vit un nouveau bleu mal dissimulé par le fond de teint sur son avant-bras. Pourquoi s'infligeait-elle cela ?

- Même à quitter Iwan ? Demanda-t'il, tristement.

Le point, le trou noir de leur relation qui ne pouvait pas exister réellement à cause de cela. La jeune femme se raidit.

- Tu sais très bien que je ne peux pas, dit-elle sur un ton sévère.

- ça, tu me l'as déjà dit, ce que j'ignore, c'est pourquoi ? Rectifia Elfman.

Agacée, Evergreen souffla avant de se relever. Debout, elle claqua le talon au sol et croisa les bras contre sa poitrine, en tournant le dos au jeune homme.

- Pourquoi il faut que tu gâches toujours tout ? ragea-t'elle.

En guise de réponse, elle n'eut qu'un silence des plus désagréables. Nerveusement, elle se recoiffa ses longs cheveux châtains avec sa main, elle mordit sa lèvre inférieure. Ce que ça pouvait l'énerver…

- J'ai besoin de son influence, de son argent pour mon rêve, répondit-elle, en brisant ce silence.

Elfman se leva approchant doucement de la jeune femme. Du revers de sa main, il caressa lea peau nue de son dos avec délicatesse.

- Il doit y avoir un autre moyen de l'atteindre… ce rêve, proposa-t'il.

Fière, elle s'écarta de lui, s'asseyant sur le lit, les jambes croisées, affichant une moue contrariée. Elle ne le regarda pas, méprisante.

- Tu ne sais pas de quoi tu parles, cracha-t'elle.

Elfman se sentait dépassé par cette femme, sa volonté.

- Expliques-moi, incita-t'il.

Elle ne répondit pas, l'ignorant royalement. Voyant qu'elle se fermait, il tenta de la comprendre. Il voulait la comprendre… Peut-être est-ce stupide ? Mais c'est ce qu'il voulait…

- Y a un rapport avec Ada ? Demanda-t'il. La jeune femme tourna la tête en sa direction, interloquée. Voyant qu'il avait à nouveau son attention, il approcha d'elle.

- Je te l'ai entendu dire… ça avait l'air d'être quelqu'un d'important, balbutia le jeune homme.

Troublée, la jeune femme lâcha un regard triste. Ce n'est pas vraiment ce qu'il souhaitait… il veut juste la comprendre, un peu. Regrettant sa question, il s'accroupit devant elle et posa une main réconfortante sur son genoux habillé d'un bas noir. Il la voyait lutter pour ne pas pleurer…

- Je ne te disais pas ce prénom pour te blesser, s'excusa-t'il.

Elle ancra son regard dans le sien visage. Semblant se reprendre, elle tendit sa douce main pour frotter la main du jeune homme.

- Ce n'est pas un prénom, rectifia-t'elle. C'est un mot.

Elle afficha un sourire qui n'avait rien de moqueur. En réalité, il ne ressemblait en rien à ses sourires habituels, celui-ci était tendre. Le cœur du blanc cessa de battre en cette instant, jamais il n'aurait cru qu'elle pouvait être encore plus belle, pourtant elle l'était là, en cet instant.

- Cela signifie Papa, avoua-t'elle. Alors oui, c'est…c'était une personne importante.

Comprenant l'effort que lui avait fourni cet aveu, il ne lui en demanda pas plus. Il lui caressa délicatement le visage de la jeune femme, retirant les cheveux qui lui cachait e, partie cette beauté. Se laissant aller, elle ferma les yeux, elle avait totalement baissé sa défense. Le cœur du blanc tambourinait dans sa cage thoracique cherchant à en sortir, il approcha son visage avec une extrême précaution. A quelques millimètres, il ferma les yeux, aspirant le souffle de la danseuse… Leurs lèvres se touchèrent. Aimantées, elles bougèrent sans se quitter. Implorant la permission en léchant les lèvres carmins, elle l'autorisa avec gourmandise. Attrapant dans ses deux mains, le visage d'Elfman., le jeune homme souriait bêtement.

Il entendit un rire familier…

- Tu es unique Strauss, dit-elle. N'importe quel homme aurait déjà profité de moi.

- Un homme…

Elle le coupa en posant à nouveau ses lèvres sur les siennes dans un baiser passionné qui devint vite langoureux et de plus en plus ardent. Elfman sentit que les mains entreprenantes de la jeune femme déboutonnaient son veston. Lui facilitant la tâche, il s'approcha d'elle en glissa un de ses mains puissantes sous sa jupe arrivant à sa chair. L'autre main se perdit dans la chevelure de la belle caressant sa nuque au passage. Une fois le veston ouvert, elle agrippa sa chemise, la tirant pour la sortir du pantalon. Ils mirent fin au baiser, mais reprirent leurs lèvres dès qu'ils avaient inspiré suffisamment d'air,

Elle mit fin à leurs échanges buccaux, penchant sa tête en arrière, offrant son cou…

- Si tu veux avoir ton cadeau, il faudra que tu te rattrapes, murmura-t'elle.

Elfman obéit, bisa sa peau laiteuse, satisfait d'entendre que cela lui plaisait. Elle plaça ensuite sa main sous la chemise de son homme, ses mains chaudes le faisaient vibré. Elle mordilla son lobe, soufflant au creux de son oreille…

- Déshabilles-toi, lui ordonna-t'elle.

Il écarta sa tête, la considérant, elle lui fit signe de se mettre debout. Il obéit… Debout devant cette femme impérieuse, il retira son veston, sa cravate, sa chemise montrant son torse à la musculature développée. Il s'arrêta en voyant la belle passer sa lèvre inférieure sous se dents blanches.

- Continue, lui intima-t'elle avec gourmandise, tandis qu'elle prenait une posture nonchalante.

Il se déchaussa, déboucla sa ceinture et retira ses chaussettes et son pantalon. Ne gardant plus que son caleçon blanc, il la regarda. Cette dernière ne semblait pas comprendre.

- Je t'ai dit, de te déshabiller, dit-elle sévèrement.

Elle accompagna ses mots d'un geste du doigt, lui indiquant de baisser le dernier vêtement. Il prit l'élastique en le fit glisse sur ses jambes athlétiques, dévoilant pour la première fois de sa vie sa virilité gonflées à une femme. Nu, les feux des chandelles et du poêle dessinaient des ombres sur sa peu halée, mettant en évidence les reliefs qui le constituaient. Toujours assise sur le lit, elle le considéra avec délectation.

- Retournes-toi.

Encore une fois, il obéit. Se comportant comme un objet de désir, il n'en avait rien à faire. En réalité, son inexpérience dans la bataille qui s'annonçait n'était guère à son avantage. Alors oui… Il lui obéissait, oui, il la laisserait faire tous ses caprices… Elle aimait ça et elle en valait la peine.

Elle se leva, approchant. Il sentit ses mains se poser sur ses épaules robustes. Elle les fit glisser sur sa peau chaude, enfonçant parfois ses ongles dans sa chaire. Elle arriva à ses fesses musclées, les empoignant tandis qu'elle parcourait ses omoplates de ses lèvres gourmandes. Déposant, une trace humide et brûlante sous son passage, Elfman ferma les yeux, le désir bouillonnant en lui. Sa respiration devint de plus en plus irrégulière, mais il ne bougea pas. Glissant, une main badine sur ses abdominaux, elle la suivit, faisant désormais face au jeune homme en tenu d'Adam. Elle effectua le même rituel sur ses pectoraux. Levant la tête, elle proposa ses lèvres demandeuses. Taquine et tentatrice, elle ne lui laissa pas les atteindre. Alors le jeune homme plaça ses mains sur les hanches de la belle, il avait tellement envie d'elle. Mécontente, elle fronça les sourcils.

- Tut, tut, tut ! Gronda-t'elle, en faisant un non de la tête.

Il remit ses bras le long de son corps. Evergreen balada ses mains sur les abdominaux, plantant parfois ses ongles dans la chaire, elle rencontra la naissance d'une toison blanche. A cette instant seulement, elle le laissa se saisir de sa bouche. Tandis qu'il savourait ce baiser, la fée posa sa main sur sa verge, caressant la peau douce de son gland, avant de saisir le reste. Elfman émit un grognement, lâchant un râle. Elle s'amusa sur lui le temps qu'elle s'en lasse. Elle déposa de délicates bises sur sa mâchoire burinée.

- Il est temps que tu ouvres ton cadeau, murmura-t'elle avec luxure.

Elle fit un pas en arrière, posa ses lunettes sur une commode, puis elle se retourna. Soulevant sa chevelure automnale, elle l'invita à descendre la fermeture-éclair. Il prit le tissu et ouvrit la robe.

- Enlèves-la moi, commanda-t'elle.

Embrassant goulument son épaule nue, il prit les deux pans du tissu, plaçant ses mains en dessous, saisissant les bretelles de la robe. Pressé, il tira dessus.

- Doucement, calma-t'elle.

Il s'exécuta, il fit glisser le tissu soyeux sur la peau laiteuse de la belle. Découvrant un corset émeraude agrafé au-devant, décoré de dorures brodées, il continua à baisser la robe tout en s'agenouillant. Il arriva à ses fesses rebondies couvertes à une minuscule partie d'une fine culotte en dentelle noire, dessous ses bas tenaient à l'aide d'un porte-jarretelles noir. La robe se retrouva au sol. Il se releva, la femme encercla ses épais poignets, posant une grande main sur sa taille et l'autre sur sa poitrine encore gainée par le sous-vêtement. Elle bascula sa tête en arrière, levant ses fins bras pour entourer son cou de taureau, le laissant faire ce qu'l voulait.

Indécente, Elle frotta son fessier au corps de son amant, il émit un son guttural. Ainsi dans ses bras robustes, elle eut l'impression d'être minuscule. A son grand plaisir, il la caressait avec douceur, déposant des baiser dans son cou.

- Tu es magnifique, murmura-t'il avec extase.

Elle afficha un sourire victorieux.

- ça, je le sais déjà, rétorqua-t'elle.

Elfman avait du mal à croire qu'une femme aussi sublime se donnait à lui. Pourtant, elle était contre lui. Son parfum capiteux l'enivrait, le contact de sa peau l'électrisait, sa manière de se frotter à lui faisait perdre la tête… Elle le possédait entièrement.

La belle tourna les talons, ancrant son regard dans celui de son amant sans ses habituelles filtres de vue. Un sourire dominateur au lèvre, elle posa les paumes de ses mains sur les pectoraux, exerçant une pression. Il recula sa la quitter des yeux, forcé par l'impact du lit, il s'assit. La danseuse s'installa à califourchon sur lui, collant son bassin à celui de son amant. Ce dernier empoigna ses fesses, Evergreen émit un gémissement.

Avide, il déposa des baisers dans le décolleté de la belle. Bougeant son bassin, l'excitation du jeune homme devenait de plus en plus intenable. Son amante dégrafa le haut de son corset, libérant sa généreuse poitrine. Il les saisit de ses grandes mains pourtant petites face à ses rondeurs. Il découvrit les tétons roses durcis. Elle se plaça de manière à lui en imposer un à son visage.

- Mets-le dans ta bouche, dit-elle.

Il le prit, le suça, le téta… au grand plaisir de la jeune femme. Elfman s'appliquait, profitant de ce qu'elle lui offrait. Tandis qu'une main de la fée se plaçait dans les cheveux de neige de son homme, l'autre se faufila jusqu'à sa verge. Elle la saisit… Il mordit son téton… Elle cria de plaisir…

Elle utilisa le membre pour mettre de côté le tissu qui cachait sa vulve. Elle le frotta à ses lèvres. Le blanc arrêta ce qu'il faisait, tentant de garder son calme, il se voyait partir… trop tôt, beaucoup trop tôt… Mais c'était sans compté sur son bourreau… La belle plaça le gland au bord de son antre et, baissant son bassin, l'enfonça en elle dans un soupire de plaisir.

Merde… Submergé, il éjacula…

Haletant, il cacha son visage dans la poitrine de son amante. Il avait eu tellement envie d'elle, il n'avait pas pu tenir.

- Pardon, dit-il.

Il ne savait pas quoi dire d'autre, il savait qu'il n'avait pas été à la hauteur. Connaissant le caractère de la jeune femme… Il devait avoir raté sa seule chance de vivre tant de volupté avec elle. Les yeux clos, il sentit juste de douce caresse, consolatrice, encore sous l'effet de son orgasme, il tremblota.

- Crois-moi, je ne te laisserai pas t'en tirer comme ça, dit-elle simplement.


En cette nuit du 14 février 1956, au dernier étage d'un petit immeuble de Chicago, dans un appartement des plus modeste, les craquements et les chocs d'un lit contre un mur se faisait entendre. Les accompagnants, les souffles, les soupires, les gémissements, le son des peaux s'entrechoquant régnaient dans la pièce. Sur ce lit meurtrie, Evergreen, de sa superbe, dominait l'homme allongé sous elle, tous les deux en sueur. Dansant comme elle savait si bien le faire, elle mouvait son ventre et ses reins à une amplitude de plus en plus profonde et rapide. Le jeune homme avait posé ses mains sus les fesses de la belle, fermant les yeux, il savourait sa torture. La chaleur et le plaisir l'envahissaient.

- Ever… murmura-t'il dans un râle rauque.

La femme à la chevelure châtaine se pencha en arrière, elle effectuait des cris de plus en plus puissant. Il la sentait venir, lui aussi en était au bord. Son corps se contracta, alors que le vagin de la belle serra sa verge. Elle hurla son nom alors qu'il se vidait à nouveau en elle.

Ereintée, droguée par son orgasme, Evergreen tomba inerte sur le torse robuste de son amant qui se soulevait et s'abaissait au rythme effréné de sa respiration. Instinctivement, il l'entoura de ses bras Souriant, lui aussi sous l'effet apaisant du plaisir, il ferma les yeux.

- Beaucoup mieux, entendit-il.

Evergreen, Evergreen, Evergreen,

Partage sa vie.