Auteur : Rixtide

Traductrice : Abby915

Disclaimers : Cette histoire est la propriété de son auteur : Rixtide. Je ne fais que la traduire. Les personnages et l'univers appartiennent quant à eux à Marvel.

Fiction originale : Si vous souhaitez lire cette histoire en version originale ou laisser un commentaire à l'auteur, le lien se trouve dans mon profil.

Note : Voici le premier chapitre, j'espère que vous l'aimerez ! N'hésitez pas à laisser un petit commentaire, je les transmettrai à l'auteur !


Chapitre 1

La partie la plus difficile de l'amitié, c'est la perte.

L'appel fut le plus dur.

– 911, quelle est votre urgence ?

Silence.

Que pouvait-il dire ? Aidez-moi, mon ami a essayé de se tuer. Steve était certain qu'ils recevaient des appels de ce genre tout le temps, mais les mots ne voulaient simplement pas sortir.

– Aide… ambulance…

L'officier sembla comprendre.

– Les secours sont en chemin, monsieur. S'il vous plait, restez en lign-.

Click. Il n'avait pas le temps de rester en ligne. Le téléphone tomba de la main de Steve et il se pencha sur Bucky, le serrant fort, l'une de ses mains maintenant son dos et l'autre enserrant son poignet droit pour essayer de stopper le sang.

Il pouvait entendre sangloter, mais il n'était pas vraiment certain de si ça venait de lui ou de Bucky. Tout se brouilla autour de lui. Après ce qui sembla être des heures, une lumière clignotante pu être vue à travers la fenêtre, illuminant la salle de bains du petit appartement de rouge.

Ensuite vinrent les voix, et quelqu'un essaya d'éloigner Bucky, mais Steve s'accrocha à son ami plus fort. Plus de voix, plus de lumières, des mains touchant les bras et les paupières de Steve. Tout ça était tellement dur à assimiler. Un vague souvenir d'être assis dans une ambulance en mouvement alors que les ambulanciers s'affairaient autour de Bucky.

Lumières rouge, sang rouge, l'étoile rouge luisant sur l'argent du bras de Bucky. Et ensuite, l'obscurité.

C'était presque comme si Steve s'était réveillé avec une gueule de bois. Il ne se souvint pas des évènements de la veille avant de reprendre ses esprits et de réaliser qu'il s'était réveillé dans une salle d'attente. Soudain tout lui revint en force. Toutes les émotions enfermées en Steve le frappèrent en même temps. Il courut à la femme la plus proche dans une mer de blouses vertes, la questionnant frénétiquement à propos de James Barnes.

Après qu'on lui ait dit où il était, un médecin entra dans la salle d'attente.

– Steve Rogers ? appela-t-elle.

Steve sauta pratiquement hors de son siège et la suivit à travers une porte puis dans un couloir.

– Donc James est votre ami ? s'enquit-elle.

– Bucky, oui, répondit Steve rapidement.

– Il est inconscient maintenant, mais il devrait aller bien.

Steve soupira de soulagement alors qu'il combattait ses larmes.

– Est-ce que vous savez s'il a de la famille ? demanda le docteur.

– Non, juste moi.

– Eh bien…

Le docteur prit une profonde inspiration avant de reprendre.

– Comme la tentative de suicide de Ja- Bucky est un signe clair qu'il est un danger pour lui-même, j'ai demandé à ce qu'il soit déplacé dans l'aile psychiatrique, comme une mesure préventive.

Steve semblait stupéfait mais il devait avouer que ce n'était pas un grand choc pour lui. Bucky était visiblement au bord du gouffre depuis que Steve l'avait trouvé, et sûrement depuis bien longtemps avant ça. Bucky avait besoin d'aide, et Steve savait ça mieux que personne.

Après que le docteur lui ait expliqué la procédure et l'ait informé de l'état de Bucky, elle le mena à une chambre au bout du couloir.

Bucky avait l'air affreux, et sa vue serra le cœur de Steve. Il y avait des cercles violets sous ses yeux et son bras droit était bandé et connecté à une intraveineuse. Ses longs cheveux étaient gras et hirsutes. Steve s'approcha lentement du lit, mais son ami se reposait alors il aurait à se mettre à l'aise et attendre avant de pouvoir lui parler.

Près de deux heures plus tard, la respiration de Bucky changea légèrement. Il était réveillé. Steve se pencha sur sa chaise mais il ne fit aucun mouvement brusque. Bucky se contenta de fixer le plafond. Il ne faisait aucun doute qu'il savait que Steve était là avant que ses yeux ne s'ouvrent. Ses sens étaient tellement affutés.

Steve essaya de dire son nom mais sa voix était faible et éraillée.

– Buck.

Bucky ne répondit pas. Il continua juste de regarder droit devant lui. Steve savait qu'il ne voulait pas parler, il n'allait pas le forcer.

Alors il attendit… pendant deux jours.

Après que Bucky ait été jugé assez stable, il fut préparé par les infirmières pour être hospitalisé et transféré au service psychiatrique. Steve n'était pas autorisé à suivre Bucky dans sa nouvelle chambre, mais il fut informé que les visites étaient autorisées trois fois par semaine : mardi, jeudi et samedi. C'était dimanche matin donc Steve aurait à attendre deux jours supplémentaires particulièrement douloureux avant d'avoir ne serait-ce que la chance de parler à son ami.

Eh bien, pensa-t-il, au moins il aura l'occasion de s'installer correctement.

Quand il avait trouvé Bucky, il vivait dans un petit appartement avec rien d'autre qu'un sac de couchage et une brosse à dents. Steve avait essayé d'atteindre son ami, mais ça avait été très difficile pour lui de communiquer. Il était clair que Bucky se souvenait de Steve, mais il ne semblait rien vouloir avoir à faire avec lui. Même après des centaines de questions, Bucky refusait toujours de répondre.

Bucky ne semblait rien vouloir avoir à faire avec, eh bien… quoi que ce soit. Il restait toujours dans son petit appartement à moins qu'il ne doive refaire le stock de nourriture. Et chaque fois que Steve revenait, soit la porte était bloquée, soit Bucky l'attendait à l'intérieur avec un couteau dans sa main. C'était comme s'il avait peur que quelqu'un soit après lui. Quoi qu'il en soit, il n'essaya jamais d'attaquer Steve, mais il n'essaya jamais non plus d'engager la conversation avec lui. Il se contentait toujours de demander d'être laissé seul.

Bien sûr, Steve était inquiet mais il ne pensait pas que ça irait si loin. Steve pouvait voir les tourments dans les yeux de l'ancien Soldat de l'Hiver quand il le trouvait chez lui, mais il n'avait aucune idée de ce que Bucky pouvait traverser une fois laissé seul avec ses pensées.

Après les deux plus longs jours de tous les temps, mardi arriva enfin. Steve quitta son appartement et se mit en route pour l'hôpital.