Auteur : Rixtide

Traductrice : Abby915

Disclaimers : Cette histoire est la propriété de son auteur : Rixtide. Je ne fais que la traduire. Les personnages et l'univers appartiennent quant à eux à Marvel.

Fiction originale : Si vous souhaitez lire cette histoire en version originale ou laisser un commentaire à l'auteur, le lien se trouve dans mon profil.

Note : Voici le second chapitre, j'espère que vous l'aimerez ! Merci à Zombiscornu pour sa review !

Bonne lecture !


Chapitre 2

S'en sortir avec un peu d'aide de ses amis.

Steve entra dans la salle commune des patients hospitalisés. Elle était plutôt simple et ennuyante. Quelques chaises et tables en métal étaient deci delà, ainsi que quelques canapés verts monstrueux. Il y avait une télé mais pas de son.

Aucun signe de Bucky.

– Excusez-moi, demanda Steve à une aide-soignante, est-ce que vous savez où je peux trouver James Barnes ?

L'aide-soignante le mena à une chambre quelques couloirs plus loin. Elle toqua à la porte doucement avant de l'ouvrir.

– James ? Il y a quelqu'un qui veut te voir, c'est d'accord si il entre ?

Après n'avoir reçu aucune réponse, la femme regarda Steve et murmura :

– Il n'a pas encore dit un mot depuis qu'il est là. Je pense que vous devriez essayer de lui parler.

Et avec ça elle laissa Steve entrer à ses risques et périls. Il poussa doucement la porte pour l'ouvrir un peu plus. La chambre était plongée dans le noir, et les stores étaient fermés. Il pouvait voir deux lits mais l'un d'entre eux était si bien fait que Bucky avait visiblement une chambre pour lui seul.

Sur l'autre lit, Bucky était allongé sur le dos, les jambes croisées et les mains derrière la tête, toujours en train de fixer fermement le plafond, les yeux brillant, ignorant la présence même de Steve.

– Buck ? l'interpella Steve, juste comme il le fit deux jours plus tôt.

Pas de réponse. Mais Steve n'allait pas laisser tomber son ami si facilement. Il décida qu'il était sûrement préférable d'éviter les sujets difficiles pour le moment.

– J'ai presque crashé ma moto en venant ici. Un chien a couru sur la route, mais heureusement le chien et moi nous allons bien.

Steve se sentit stupide. Qu'est-ce qu'il était en train de faire ? Comment était-il supposé parler à quelqu'un à qui il n'avait rien dit depuis plus de 70 ans ?

– Je suppose que tu n'as vraiment jamais aimé les motos, hein ? Tu me disais toujours combien elles étaient dangereuses quand on était jeunes, gloussa Steve.

Mais il savait qu'il sonnait faux et bizarre.

– Donc, hum. Ils te traitent bien ? J'ai entendu dire que la nourriture avait le goût de carton, c'est vrai ?

Bucky pouvait tout aussi bien être une poupée de cire, et Steve commençait à devenir contrarié. Il était encore plus contrarié envers lui-même qu'envers Bucky. Il aurait souhaité être capable de penser à quelque chose de mieux à propos de quoi parler. Il aurait souhaité qu'ils aient quelque chose en commun.

Plus tard ce jour-là, Steve était assis, seul dans son petit appartement. Il n'avait que peu de meubles, mais c'était quand même plus familial que chez Bucky. Steve avait des petits cadres de photos en noir et blanc sur son bureau. Une de sa mère, une de Peggy, une de Bucky et lui. Il y avait une image plus récente et en couleur. C'était lui, Nat et Sam pendant une partie de bowling. Ses amis lui manquaient, il ne les avait pas vu depuis presque un mois. Il décida d'appeler Sam.

– Steve, mon homme mystérieux, qu'est-ce qui t'arrive ? répondit Sam chaleureusement.

– Hey Sam, commença Steve. Je me demandais si tu voulais sortir pour aller courir plus tard ce soir. Si t'as rien à faire, ça m'aidera à me vider la tête, et la compagnie d'un ami sera agréable.

– Ouais ! Ouais bien sûr mec. Ce soir, c'est la première nuit depuis un bout que j'ai aucun rapport de mission à écrire, et c'est toujours bien de te voir. Je passe à 18h30, ça te va ?

– Ouais Sam, merci. A toute.

Aussi sympa était-ce de la part de Sam d'accepter de venir courir avec lui, c'était bizarre. Sam n'acceptait jamais. Steve commençait à croire que c'était parce qu'il se sentait dépassé car il n'arrivait pas à tenir la distance avec Captain. Steve garderait donc un rythme raisonnable ce soir. Courir n'était pas la vraie raison pour laquelle il voulait voir Sam. Tout ce qui s'était passé avec Bucky au cours du dernier mois était une information qu'il avait décidé de garder confidentielle. Steve avait peur que si qui que ce soit apprenait où il était, ils seraient partis à sa poursuite ou l'auraient dénoncé.

Steve pensait aussi qu'à la lumière des derniers évènements, ça pouvait le garder sain d'esprit que de parler de tout avec quelqu'un en qui il avait réellement confiance.

Sam arriva à 18h30, comme promis. Sa ponctualité était quelque chose que Steve avait toujours appréciée. Ils roulèrent jusqu'à un parc pas très loin où Steve supposait que Sam courait lui-même souvent.

Quand ils commencèrent à courir, Sam fut le premier à s'exprimer :

– Pourquoi si humain aujourd'hui, Steve ?

Il faisait référence à leur rythme de course normal.

– Je voulais juste rattraper le temps avec mon vieil ami.

– J'ai été loin seulement un mois, Steve, je ne pense que tu puisses déjà me qualifier de « vieil » ami, gloussa Sam.

Steve laissa échapper un sourire distrait.

– Okay mais vraiment, je pouvais voir quand t'as appelé que t'avais quelque chose en tête.

Steve considéra changer de sujet, mais il savait qu'il serait en colère contre lui-même s'il le faisait.

– Je l'ai trouvé, Sam.

Sam ralentit jusqu'à s'arrêter. Ils ne s'étaient même pas encore échauffé mais apparemment, Sam avait compris qu'il ne s'agissait vraiment pas de courir.

– Steve, tu ne peux pas l'approcher. On a besoin d'évaluer la situation avant de-

– Je l'ai trouvé il y a un mois.

Sam serra la mâchoire et détourna le regard de Steve.

– Okay donc qu'est-ce qu'il avait à te dire ?

Sam connaissait Steve trop bien, et il savait que la première chose qu'il ferait serait d'aller parler à Bucky.

Steve secoua la tête.

– Rien du tout. J'ai surtout compris qu'il voulait être laissé seul.

– Mais tu ne l'as pas laissé seul.

– Non.

– Bon sang Steve. Il aurait pu te tuer, dit Sam sèchement.

– Il me ferait jamais de mal.

– C'est pas ce qu'il avait l'air de penser tout ce temps sur le pont, et devrais-je mentionner l'héliporter ?

Sam devenait contrarié.

– C'était pas Bucky, Sam.

Et cela rendit Sam silencieux pour un moment.

– Okay, donc admettons qu'il est le précieux Bucky que tu as un jour connu, qu'est-ce qui te rend si sûr qu'il ne va pas revenir au mode soldat assassin à n'importe quel moment ?

Steve savait qu'il devait dire à Sam ce qui s'était passé, mais il espéra qu'il y ait un autre moyen. Il savait que Sam voulait seulement le meilleur pour Steve, et il savait qu'il voulait que tout aille bien avec Bucky. Mais Steve comprenait aussi que c'était généralement le job de Sam qui était sa voix de la raison.

Steve commença doucement.

– Bucky est à l'hôpital.

Sam sembla inquiet et confus, donc Steve continua, et bientôt il raconta tout ce qui s'était passé au cours du dernier mois.

– Après que je l'aie trouvé pour la première fois, il voulait pas me parler, mais il me faisait comprendre qu'il voulait que je parte. Je voulais tellement l'atteindre. J'ai continué d'y aller. Il avait peur Sam, il avait peur qu'un jour, ça ne soit pas moi qui passe sa porte. Il n'a jamais essayé de me blesser, et il a jamais essayé de se cacher ailleurs. Il a juste continué de refuser de me parler. Je pense qu'au fond de lui il voulait que je continue de venir, Sam. Je pouvais voir la solitude le gagner. Il avait juste tellement peur.

– Ça a du sens, dit Sam quand Steve fit une pause. Mais comment il s'est retrouvé à l'hôpital ?

– Il a essayé de mettre fin à ses jours.

Steve fit une pause pour respirer parce que sa voix commençait à trembler.

– Je l'ai trouvé, dieu merci, mais j'aurais souhaité arriver plus tôt.

Silence. Sam prit une profonde inspiration en regardant quelque chose derrière Steve.

Sam ouvrit la bouche et la referma, donc Steve continua de parler.

– Il est hospitalisé pour le moment. J'ai été le voir aujourd'hui mais il refuse toujours de me parler. Je ne sais pas quoi faire. Les infirmières m'ont dit qu'il avait juste besoin de temps, mais je le connais, et je sais qu'il me veut là.

Sam ne pouvait nier que Steve avait peut-être raison mais une fois encore, il devait être la voix de la raison.

– Steve, Bucky a traversé beaucoup de choses. Plus que nous tous réunis, probablement.

Par nous, Steve supposait qu'il voulait dire les Avengers.

– Peut-être qu'il a vraiment besoin de temps. Je suis sûr que dans un programme comme celui-là, il ira mieux après un temps. Et pour l'instant, c'est peut-être juste mieux de patienter.

Steve avait l'air défait, alors Sam ajouta :

– Quoi qu'il en soit, il pourrait apprécier avoir un ami avec lui.

Ces derniers mots rendirent Steve plus heureux qu'il ne l'avait été pendant des jours. Même si Bucky ne voulait pas lui parler, il avait seul pendant des mois, des années plutôt. Peut-être qu'il apprécierait avoir quelqu'un à écouter une fois de temps en temps.