Salut ! Incroyable, je sais, j'ai tenu le délai d'une semaine que je m'étais fixé pour la publication de ce chapitre.

Bonne lecture !


Quand les Maraudeurs s'y mettent II

Dans les locaux de Wizard Insurances

Un rire éclata dans le bureau partagé par Robert et Henry.

En effet, Robert, après avoir reçu le dossier, avait entreprit de lire la déclaration d'accident et ce qu'il avait lu sous « Déroulement de l'accident » l'avait beaucoup amusé.

- Qu'y a-t-il de si drôle mon garçon ? demanda Henry

- La lecture du déroulement de l'accident suffira à te l'expliquer. En plus c'est l'héritier des …

- Chut ! Ne me dis pas son nom, le secret proffessionel nous guette, l'interrompit Henry avec un air de conspirateur

- Désolé, ça m'avait échappé, dit le plus jeune des deux, gêné. Mais en gros c'est un gars qui se fait agresser dans les couloirs par trois filles qu'il a trompé en même temps. J'avoue que je me demande comment il a fait …

- Dans mes jeunes années j'étais également un vrai Don Juan, mais j'avoue que ce petit jeunot a fait fort !

Même si Robert doutait légèrement de la véracité de ses propos, il n'osa pas le manifester.

- En plus, il se prend vachement au sérieux, au point d'écrire à la fin « Vous, employé de Wizard Insurances, qui traitez mon dossier, pouvez ainsi admirer l'audace et le courage gryffondoresque qui me caractérisent, moi, il dit son nom, unique en mon genre », et puis ce sont ceux de Serdaigle les meilleurs, na !

Alors que Robert s'apprêtait à aller raconter ce cas hilarant selon lui à ses deux collègues (Johanna et Maddy), Henry lui fit signe de se rasseoir.

- Surtout pas, elles risqueraient de faire un scandale …

•••

Couloirs de Poudlard

« Dans quel merdier me suis-je fourré ? »

Ce fut la première pensée qui traversa l'esprit de Sirius quans il aperçut ses trois petites-amies réunies au même endroit.

Evidemment il n'était pas venu ici comme ça, à vrai dire alors qu'il marchait dans les couloirs avec ses trois amis, une petite première année à l'air extrêmement enfantin était venue lui demander de la suivre quelque part pour une raison « qui te fera certainement plaisir ». Il l'avait donc naïvement suivie sans se poser plus de questions.

En plus, elles le regardaient toutes les trois avec un air qui effrayerait plus d'un Mangemort.

- Alors, fier de ton coup, Black ? cracha une blonde de Poufsouffle, qui se nommait Elia

Oups. Elle était passée de « Siri-chou » (beurk !) à « Black ». Ça sentait mauvais.

- Tu penses avoir gagné le titre du plus grand dragueur de Poudlard, mais avec les filles on a décidé de le renommer celui du plus grand salaud ou connard, à choix, dit une brune de Serdaigle, d'une voix moralisatrice

Pendant que la brune de Serdaigle (il ne se rappelait plus de son nom, ayant été contraint à l'appeler en permanence « mon canard ») avait fait sa tirade, les deux autres filles s'étaient légèrement approchées de lui, à présent elles l'encerclaient.

- Alors on va te défoncer ta gueule d'ange comme tu as défoncé nos coeurs, cria presque Béatrice, une fille de sa maison, le poing brandi en l'air

Ça tournait très mal pour lui, d'autant plus qu'il n'avait pas jugé utile de prendre sa baguette pour une simple escapade en direction des cuisines en compagnie de ses amis. Sirius se flagella mentalement pour cette erreur. Il ne pouvait pas non plus envisager d'user de ses poings, frapper une fille ternirait définitivement sa réputation, faisant de lui une brute sans cervelle. Il devait donc trouver un moyen de gagner du temps.

- Et comment avez-vous trouvé la … supercherie ? tenta-t-il avec un sourire un peu crispé

En leur jetant un regard, il comprit qu'en échange du temps gagné, la violence de leur vengeance serait redoublée.

- Figure-toi que les amitiés inter-maisons existent … , le railla la brune de sa maison

- Je ne l'ai jamais nié, protesta Sirius, figure-toi que moi aussi j'ai des relations inter-maison vous en êtes la preuve, reprit-il en imitant grossièrement sa voix et ses mimiques

- … et que depuis que nous avions partagé un compartiment dans le Poudlard Express, en première année, nous nous ne sommes plus quitté, malgré nos différentes maisons, continua « mon canard »

Il jura intérieurement. Le temps était écoulé. Il fallait qu'il réfléchisse et vite …

Mais il n'eut pas le temps d'achever ses stratégies qui auraient sans doute pu être géniales s'il ne s'était pas retouvé ligotté par terre avant d'avoir pu en mettre ne serait-ce qu'une en pratique.

- Tu vas souffrir, annonca Elia (la blonde de Poufsouffle) avec un air sadique

Pour prouver qu'il était bien un élève de Gryffondor, Sirius lui fit un (magnifique selon lui) doigt d'honneur en se contorsionnant. C'était un acte totalement inconscient lorsqu'on se retrouvait ligoté et entouré de filles furieuses et armées. Mais il était plutôt du genre impulsif.

En effet, la réaction ne se fit pas attendre. L'élève de Poufsouffle, piquée au vif, lui jeta immédiatement un maléfice Cuisant. La jeune fille ayant mit toute la rage qu'elle contenait dans son maléfice, le résultat était satisfaisant de son point de vue, très douloureux depuis celui de Sirius.

Elles continuèrent ainsi à le molester pendant un certain temps, combien, il n'en avait aucune idée. Il finit par perdre conscience.

Quelques dizaines de minutes plus tard, infirmerie de Poudlard

Il émérgea doucement. Il avait fait un drôle de rêve : ses trois petites-amies étaient en réalité les meilleures potes possibles et elles s'étaient réunies pour le piéger dans un couloir et lui faire payer sa fourberie.

Hilarant. Il devait absolument le raconter aux autres Maraudeurs. L'élève de Gryffondor se décida donc à sortir de sa brume en ouvrant les yeux. C'était bizarre, tout était blanc comme à l'infirmerie et ils étaient tous les trois autour de son lit comme s'ils attendaient son réveil.

« Ah bah tu reviens enfin parmi nous Patmol ! »

« On s'est fait un sang d'encre pour toi ! »

Mais qu'est-ce que tu as bien pu faire pour te retrouver dans un état pareil ? »

QUOI ? Donc tout ça était bien vrai, ce n'était pas facile à encaisser pour lui. En plus il commençait à avoir une douleur lanscinante qui se diffusait dans tout son corps tel un serpent.

Soudain, une tête ébouriffée vint se mettre au milieu de son champ de vision et lui fit de grands signes.

- Eh oh tu nous entends ou t'es devenu sourd ?! cria presque James

- Je vous entends parfaitement, même un peu trop, se décida à marmoner Sirius

L'infirmière vint vers eux, probablement à cause de son imbécile de meilleur ami qui avait parlé d'une voix tellement forte qu'Evans l'avait sans doute entendu depuis la tour de Gryffondor.

- M. Potter, je vous prie de parler moins fort, nous sommes dans une infirmerie, pas dans une foire ! Et M. Black, je suis tout de même curieuse de savoir ce que vous avez bien pu faire pour vous retrouver comme ça.

- Elles ont lancé des puissants sorts de combats c'est ça ? Ah les garces ! pesta celui-ci

- « Elles » ? releva Remus avec une pointe d'amusement

- A vrai dire, les sorts eux-même n'étaient pas très puissants, c'est surtout quand ils sont combinés qu'ils peuvent devenir plus ou moins dangereux, précisa l'infirmière

- Attends … on t'as trouvé parce que ta petite-amie de Poufsouffle, Elise ou Elisa je sais plus, est venue nous dire qu'elle t'avait trouvé inanimé dans un couloir et qu'elle ne savait pas quoi faire. Elle avait l'air boulversée, révéla James, les sourcils froncés par l'incompréhension

- Est-ce que ça n'aurait pas un rapport avec tes trois petites-amies par hasard ? demanda innocement Remus, dont le sourire s'élargissait de plus en plus

Mais Sirius ne l'écoutait pas. Il avait uniquement retenu que cette harpie d'Elia avait joué la comédie en faisant la petite-amie éplorée.

- Oh la salope ! ragea-t-il, elle a osé !

James, Peter et l'infirmière le regardaient sans comprendre tandis que ce cher Lunard ne retenait désormais plus son hilarité.

- Enfin, ce ne sont pas des manières pour parler d'une jeune fille ! protesta tout de même l'infirmière

- Voilà ce qu'il s'est passé : après que la petite fille m'ait emmené, j'ai été confronté à mes trois petites-amies réunies au même endroit. Déjà là, je me suis dit : y'a un truc qui cloche. Ensuite j'ai compris qu'elles avaient compris que je les avais trompées. Manque de bol en effet, elles étaient toutes les trois meilleures amies, un peu comme nous, mais en plus nul. Et donc cette pouffiasse d'Elia est venue vous faire la comédie … Et Lunard non d'un dragon arrête de rire comme un débile !

- Tu me dois deux Gallions Patmol, annonça James avec un grand sourire, je t'avais bien dit que ton charme n'arriverait pas à berner trois filles. En revanche le mien … mais je peux pas tester, sinon que penserait Lily de moi ! termina-t-il avec un soupir

L'infirmière le regardait avec une expression mi-révoltée mi-horrifiée.

- Vous êtes vraiment, si je puis me permettre, un salaud de la pire espèce ! J'aurais mieux fait de vous laisser dans votre état …

- Au moins tu vas casser la routine de quelques employés de Wizard Insurances, philosopha Peter

- J'aimerais bien voir la tête de celui qui tombera sur ton dossier, rigola James

En plus de ses projets de vengeance envers ses trois ex-petites-amies, la rédaction du déroulement de son accident l'occupa durant les heures qu'il dût passer à se reposer. Il tenta de rendre l'accident le plus héroïque possible de son point de vue. Heureusement qu'il était majeur et qu'il pouvait la rédiger lui-même.

Effectivement dans quelques jours, la personne qui s'occupera de son dossier pourra admirer l'audace et le courage gryffondoresque de Sirius Black, unique en son genre (il avait vraiment écrit la dernière partie de la phrase dans sa déclaration d'accident).


Voilà ! Ça va ? Pas d'envie de meurtre contre moi pour avoir fait souffrir le grand Sirius Black ? Une review et vous aurez en échange ... rah je n'ai plus d'idées moi, ne peut-on pas juste laisser une review pour le plaisir de s'exprimer ? ;)