Bonne année ! Ah oui, non, je suis un peu tôt, contrairement à la publication de ce chapitre ...

Mais bon, même si on n'est pas encore en janvier, bonne lecture !


Quand les Maraudeurs s'y mettent IV

Dans les locaux de Wizard Insurances

Maddy, Johanna, Robert ainsi que Henry prenaient tranquillement la pause sur la petite terasse aménagée à cet effet.

- Vous saviez vous que c'est possible de se casser le poignet dans une bataille de coussins ? lança Robert

Maddy faillit recracher le café qu'elle était en train de boire, tant cela la faisait rire. Henry ne réagit pas, Robert l'avait déjà bassiné avec ça avant la pause. Quand à Johanna, elle affichait une moue dubitative.

- À vrai dire, je ne me suis jamais posée la question avant maintenant, dit-elle en haussant un sourcil (elle faisait en effet partie de l'élite qui arrivait à faire ce geste avec classe)

- Normal, il n'y a que les élèves de Gryffondor pour réussir un tel exploit, déclara Robert avec un sourire moqueur

Il récolta un regard courroucé de la part de Maddy, qui issue de la maison de Gryffondor, prenait personellement les remarques à leur encontre.

- Au moins les Lions savent s'amuser, pas comme les Aigles qui passent leurs soirées à réviser ou les Blaireaux qui … je sais pas ce que font ceux de Poufsouffle, mais en tout cas ça doit être barbant, jugea Maddy, vexée par la remarque de son collègue

Piquée au vif, Johanna réagit au quart de tour :

- Je te signale qu'on faisait des fêtes incroyables à l'insu des profs, c'est juste qu'on est moins vantard que vous, il fallait simplement être bien informé pour pouvoir y aller

- Attends … tu veux dire que tu étais dans le genre fêtarde ? Toi la Jo hyper sérieuse et tout que je connais ? s'étonna Maddy, qui venait d'avoir la révélation de la journée

La plus âgée des deux était partagée : elle était à la fois vexée qu'on la prenne pour une fille coincée, mais elle voulait également préserver son statut de femme sérieuse et mûre, et elle avait la sensation d'en avoir trop dit.

Quant à Henry, il observait ce débat avec une lueur d'amusement, mais aussi de nostalgie, dans les yeux.

- Au fait, Henry, tu ne nous a jamais dit dans quelle maison tu étais, révéla Robert

- Je suis sûre qu'il était dans celle de Gryffondor ! affirma Maddy

- Moi je le verrais bien dans celle de Poufsouffle plutôt, rétorqua Johanna

- Ah non, s'il doit être quelque part c'est bien dans celle de Serdaigle ! s'indigna Robert

Henry les regardait se chamailler gentillement, puis dit d'un ton provocateur :

- J'aime vous faire patauger, je vous laisse une semaine pour deviner …

- C'est long une semaine ! se plaignit la benjamine

- On parie, celui qui gagne se fait payer la plus grande coupe de glace de chez Fortarôme, proposa Robert

- Quel gamin celui-là, commenta Johanna, avec un sourire, malgré le ton de sa voix

•••

Poudlard, dortoirs des garçons de Gryffondor

La bataille faisait rage dans le dortoir des sixième année. Le fait que le dortoir en question soit celui des Maraudeurs n'aurait surpris personne. En effet, ceux-ci avaient entamés une bataille de coussins comme ils n'en avaient plus fait depuis leur deuxième année. A présent, ils ne se rapelaient même plus de la raison qui avait déclenché le combat.

Les équipes étaient faites ainsi (encore une fois, cela ne surprendra personne) : James et Sirius VS Remus et Peter.

Le loug-garou était en train de se faire massacrer (à coup de coussins bien sûr) par l'équipe adverse, qui étaient hilares. Peter s'était retranché dans le lit le plus proche lorsqu'il avait senti le danger. « C'est pour mieux les prendre par surprise, rira bien qui rira le dernier » se dit-il avec un petit sourire légèrement sadique. Il leva les légèrement les rideaux pour voir la position de ses deux ennemis éphémères. Avec plaisir, il constata que le dos de Sirius était juste dans sa ligne de mire. Peter se dit que c'était le moment ou jamais, et il fit une chose que Remus qualifiera quelques heures plus tard de complètement stupide, il sauta sur son ami.

Sauf que celui-ci avait entre temps changé de position, c'est donc durement qu'il rencontra le sol de son dortoir. Enfin, plus exactement son poignet droit, ce qui le fit crier.

Au début, les trois autres Maraudeurs continuèrent leur jeu, puis se rendant compte que Peter continuait à crier (et que ça faisait mal aux oreilles), ils se tournèrent vers leur ami. Il était affalé sur le sol en se tenant le poignet et gémissant misérablement.

- Bah alors qu'est-ce que t'as Queudver ? demanda James en s'approchant de lui

- Vu qu'il a fait un vol plané depuis le lit, je pense que ce n'est pas trop difficile à deviner, dit Remus avec son air de professeur, fracture du poignet, je suppose ?

- Comment t'as deviné ? questionna Peter en grimaçant

- Premièrement : tu te tiens le poignet, ce qui est un réflexe lorsqu'on a mal à celui-ci. Deuxièmement, lorsqu'on fait une chute, le cerveau humain …

- Euh les gars, on devrait pas l'amener à l'infirmerie ? Il a l'air d'avoir mal et il est pâle, interrompit Sirius

Les deux autres le regardèrent avec étonnement. Pour une fois que Sirius disait un truc sensé …

- C'est pas trop tôt, ronchonna le blessé, pendant qu'on l'aidait à se lever

Ils voulurent le soutenir, mais il leur répliqua un peu agressivement qu'il était blessé au poignet, pas à la jambe.

Ils arrivèrent finalement sans encombres à l'infirmerie. Quand la patronne de la pièce les vit arriver, elle s'imagina tous les scénarios les plus loufoques. Elle en avait tellement vu avec eux …

- Qu'avez-vous fait cette fois ? demanda l'infirmière avec un air presque blasé sur le visage

- C'est Peter Madame, on pense qu'il s'est cassé le poignet, répondit Sirius, avec un sourire en repensant à la manière ridicule dont c'était arrivé

- Et en plus, ça le fait rire, ce con, grommela l'intéressé en se dirigeant vers le lit que lui désignait l'infirmière

- Eh Lunard, ça me tue de le dire, mais ça m'intéressais ce que tu racontais au dortoir, comment t'as deviné que Queudver s'était pété le poignet, confia James au lycanthrope

Ils s'éloignèrent donc du groupe composé de l'infirmière, de Sirius ainsi que de Peter. Celui-ci regardait son bras légèrement arqué et bleuté avec une pointe de dégoût en serrant les dents pour se retenir de crier de douleur.

Pendant que l'infirmière était partie chercher une potion anti-douleur, Peter demanda au seul qui était resté vers lui :

- Tu veux bien écrire ma déclaration d'accident ? Vu que je suis droitier …

- Bien sûr, répndit celui-ci avec un sourire qui ne présageais rien de bon

Pendant ce temps, James et Remus discutaient de médecine :

- Donc quand on dit « je me suis pété le poignet » c'est faux ? s'étonna James

- Techniquement, oui, c'est un abus de language, car le poignet est une articulation complexe constituée de pleins de petits os. En l'occurence, vu la forme du bras de Queudver, je dirais qu'il s'est uniquement brisé l'extrémité du radius, tu sais, un des deux os que t'as dans le bras et donc on appelle ça une fracture de Pouteau-Colles, qui est un classique …

Peter était couché dans son lit, légérement étourdi par la remise en place de l'os qu'avait fait l'infirmière et par la potion anti-douleur. Mais il y avait quand même un truc qui lui faisait mal, malgré le coton dans lequel son esprit semblait être.

Il tourna la tête vers Sirius, qui était en train de rédiger sa déclaration d'accident en poussant quelques ricanements de temps à autre. L'infirmière, quant à elle, avait dû aller s'occuper en urgence d'un élève qui faisait une crise de panique, ou un truc comme ça, Peter n'arrivait pas bien à comprendre. Il tourna la tête de l'autre côté et vit James et Remus ayant une discussion apparament intéressante sur les fractures du poignet.

Il aurait bien voulu aller prendre part à la discution de ses deux amis, mais l'infirmière lui avait ordonnée de rester allongé, sinon il risquerait de tanguer, un peu comme lorsqu'il était bourré, en gros.

Une fois de plus, ceux qui se disaient être ses amis étaient là avec lui, certes, mais sans se soucier de lui, même s'il n'avait rien de grave. Si ç'avait été James ou Sirius, il y aurait fort à parier que toute la tour de Gryffondor serait à leur chevet, se souciraient d'eux …

« C'est déjà bien d'avoir trois amis comme eux » se dit-il avec amertume


J'ai bien aimé écrire cet OS parce que c'est toujours comme ça que je me suis imaginée le "déclin" de Peter, avec un tas de petits moments comme celui-ci, qui accumulés, forment une boule de haine et de jalousie enfouie. Cela n'excuse pas vraiment ses actes futurs, mais je pense qu'il est parfois bon de rappeler qu'il a été humain lui aussi, qu'il n'était pas juste le bon à rien qui se la coince dans le groupe et qui devient méchant parce qu'il a toujours été méchant.

Une petite review me permettrait d'avoir la même joie que si on était le jour du Nouvel An ^^

Et bonnes vacances pour ceux qui en ont, puis pour les autres, bah courage, le temps passe vite si on n'y prête pas attention ;)