Salut ! Ça fait un bail ! On dirait que les vacances de printemps ont été source d'inspiration pour moi ... (même si la présente histoire se passe en hiver ... oups !) Bref, désolée pour tout ce temps, je ne dis pas que je publierai régulièrement à présent, mais je serai plus fréquemment sur le site, je vais me réintégrer dans les fanfictions, sujet que j'avais délaissé.

Je vous souhaite une bonne lecture, en espérant que je ne me suis pas trop rouillée entre-temps !


Quand les Maraudeurs s'y mettent V

Dans les locaux de Wizard Insurances

- Ah, la jeunesse est vraiment décadente de nos jours, lança Henry

Robert, qui n'avait pas vraiment envie de travailler (il faisait mine de lire un dossier depuis plus de dix minutes, sans en avoir saisi un seul mot), saisit la perche tendue par son superviseur :

- Sur quel cas farfelu es-tu tombé ? s'empressa-t-il de demander

- Pas de commentaire sur le fait que ce sont toujours les vieux qui répètent cette phrase ?

- A vrai dire, je l'ai pensé très fort, mais t'as pas eu l'air d'entendre. Bon et ce cas alors ?

- Un accident de luge, lâcha Henry

Mais son visage laissait deviner que ce n'était pas le plus important, selon lui. Robert creusa donc davantage :

- Un accident de luge à Poudlard n'est pas si incroyable. Peut-être qu'à ton époque vous étiez tous des petits élèves modèles, mais je peux te dire que ce n'est pas le cas des garçons des générations suivantes, dit Robert en rigolant, lui-même repensant à son adolescence

- Oui, sauf que là, il s'agit d'une fille !

Comme attendu, cela laissa Robert pantois. Qu'une personne de sexe féminin fasse un truc aussi intrépide et totalement interdit était inimaginable, pour lui.

- Il faudra en parler à la pause aux filles. J'ai hâte de voir leurs réactions. En attendant, tu peux me passer la DA* ? Je suis curieux de savoir à qui on a affaire

•••

Poudlard, quelque part en dehors du château

« Mais qu'est-ce que j'ai bien pu penser en disant oui ? Quelle idiote ! » pesta intérieurement Lily Evans, alors que ses camarades la poussaient sur sa luge improvisée depuis le haut de la pente

Pour pouvoir comprendre comment la rouquine en était arrivée à cette situation saugrenue pour elle, il faut remonter un peu plus tôt dans la journée …

•••

Poudlard, dortoir des Maraudeurs, un peu avant le repas de midi

Chacun vaquait à ses occupations en cette matinée enneigée : James déprimait devant la fenêtre, Sirius essayait de trouver comment rendre joyeux son ami, Remus faisait ses devoirs et Peter émérgeait des limbes du sommeil.

- Ça me déprime ce ciel gris, dit James, mollement

- Je crois qu'on a compris, vu que tu le répètes pour la douzième fois, lui répondit Remus, sans lever les yeux de son devoir

- Tu dois pas être bien concentré, Lunard, si tu t'amuses à compter le nombre de fois où il l'a dit, intervint Sirius, amusé

- Qu'est-ce qui compte le plus ? demanda Peter, d'une voix ensommeillée

- Rien d'important, tu ferais mieux de te rendormir, lui dit gentillement Remus

Mais son ami se leva tout de même et alla à la salle de bain, en trébuchant sur le coin d'une malle, au passage.

Le silence s'était de nouveau réinstallé, quand Sirius cria :

- J'ai une idée les gars !

Cela fit sursauter les deux autres présents dans la pièce. Voyant que ses deux amis attendaient plus d'explications, il se lança, surexcité :

- J'étais en train de penser aux activités à faire dans la neige …

- Bataille de boule de neige et après un gros rhume pour tous, l'interrompit James

- Si tu me laissais terminer Cornedrue, tu verrais que mon génie s'étend bien au delà des conventions. Mais je te pardonne ton ignorance. Bref, et je me suis rappelé que j'avais vu une fois vers chez moi des petits Moldus qui descendaient les pentes enneigées sur un drôle de machin qui leur servait à glisser …

- Tu veux parler des luges ?

- Tu connais, Lunard ? s'enthousiasma Sirius

- Je me suis toujours demandé pourquoi les sorciers n'avaient pas d'engin équivalent … commença Remus

- Alors James, ça te tente ? De fabriquer des « luges » pour descendre les pentes enneigées que Poudlard nous offre ?

Voyant que le sus-nommé ne réagissait pas, Sirius lui jeta un coussin à la figure.

- Hé ça va pas ! Y'a quoi ?

Voyant que ses deux amis se regardaient de manière consternée, il comprit que, perdu dans sa rêverie, il avait raté une partie importante de la conversation. Remus prit tout de même la peine de lui résumer la partie manquante. Au fil des explications, James retrouvait son sourire.

- Ça a l'air d'être génial ton truc, Patmol, tu es pardonné pour ce coussin

Les trois élèves de Gryffondor avaient ainsi trouvé leur occupation pour l'après-midi. Ils avaient également prévu de mêler les filles à leur projet. Après un moment passé à discuter des aspects pratiques, ils se rendirent compte qu'un des Maraudeurs manquait à l'appel. James alla vers la porte de la salle de bain et toqua frénétiquement :

- Hé Queudvert, me dit pas que tu t'es endormi !

•••

Poudlard, Grande Salle, aux alentours de midi

En arrivant dans la Grande Salle, les Maraudeurs se dirigèrent immédiatement vers les filles de leur année afin de leur expliquer leur grand projet de l'après-midi pendant le repas.

- Est-ce autorisé par le règlement ? Parce que je suis tout de même Préfète-en-chef …, questionna Lily, dès que les garçons eurent terminé

- Ne t'inquiète pas Lily jolie, je m'en suis évidemment assuré. Je te rappelle que je le suis tout autant que toi, lui répondit James avec un sourire plein d'assurance

Cette réponse faisait encore plus douter Lily. Mais bon, après tout, son petit ami avait vraiment gagné en maturité ces derniers temps, elle pouvait donc peut-être le croire. Et puis, les autres avaient l'air tellement enthousiasmés qu'elle n'avait plus envie de jouer le rôle de la rabat-joie. Elle n'avait pas fait de luge depuis ses cinq ans, ça lui rappellera des souvenirs. Des souvenirs du temps où elle et Pétunia étaient les meilleures amies du monde …

- Alors, t'es partante Lily ?

La question d'Alice la sortit de ses pensées peu joyeuses.

- Je m'occupe des sortilèges de sécurité, dit-elle avec un sourire

- Déjà fait, répondit Remus, enfin, pour qui nous prends-tu ?

Cette dernière partie de la phrase les fit tous rire.

Ils en parlèrent pendant tout le repas, chacun mettant son grain de sel. Ils se donnèrent rendez-vous sur une petite colline près du Lac, en laissant une heure de marge.

•••

Poudlard, quelques part en dehors du château, une heure après la fin du repas de midi

- Bon, je crois que tout est prêt, il reste plus qu'à essayer ! dit Sirius alors qu'il voyait les filles arriver

- Hé, on était censés faire ça ensemble, bande de machos, s'énérva Alice

- Vous pourriez aussi dire, je sais pas, « merci ô Maraudeurs, maîtres de la beauté et de l'Univers … », tenta James

Alice n'en était pas moins fâchée, mais elle se tût néammoins.

- Honneur aux dames, annonça Sirius, en s'inclinant en direction de la luge improvisée

Les quatres filles de Gryffondor se regardèrent, s'interrogeant du regard.

- Au pire, faites un feuille caillou ciseau, suggéra Remus

- C'est quoi ça, demandèrent celles qui étaient étrangères à la culture moldue

Après quelques explication et des affrontements, la perdante se trouvait être Lily. Mais celle-ci refusait catégoriquement.

- J'ai peut-être quelque chose qui pourrait te convaincre, lui affirma James tout en s'approchant d'elle

Il lui chuchota quelque chose à l'oreille. Elle rougit au fur et à mesure, et finalement, accepta malgré elle.

- Mais c'est bien parce que c'est toi !

Et c'est ainsi qu'elle se retrouva assise sur une luge improvisée, poussée du haut de la pente par ses amis.

Au début, cela allait doucement. Ils n'avaient pas choisi une pente trop abrupte, mais pas trop plate non plus, ce qui fit qu'elle accélérait de plus en plus.

Alors qu'elle criait (pas de plaisir), elle se rendit compte qu'elle déviait dangereusement en direction du lac. Lily tenta alors de rectifier sa trajectoire, malgré la vitesse vertigineuse à laquelle elle allait. Cependant, elle ne vit pas la bosse devant elle qui lui fit faire un énorme bond dans les airs. Le sortilège faisant office de ceinture de sécurité fonctionnait bien, elle était attachée à la luge.

L'infortunée atterit sur le flanc droit et glissa encore quelques mètres. Elle était sonnée autant par le choc que par la douleur affreuse sur ses membres droits. Le temps que les autres arrivent, elle était évanouie.

•••

Poudlard, infirmerie, environ quinze minutes après l'accident

Tout le monde était réuni autour du lit de Lily. James avait les bras pleins de Chocogrenouilles récupérées au dortoir, afin de se faire pardonner. Les filles aussi avaient apporté des sucreries.

Le Préfet-en-chef se sentait particulièrement coupable : s'il ne lui avait pas promis une scéance de massage le soir même, elle ne serait pas sur un lit à l'infirmerie.

Un petit gémissement le tira de ses pensées. Elle émergeait. Les autres l'avaient également remarqué.

•••

Même si elle pouvait constater que son bras droit et sa jambe droite ne lui faisaient plus autant mal qu'avant, elle était encore un peu abrutie par la potion anésthésiante. Les souvenirs lui revinrent par morceaux. Elle se rappela être tombée après être passée sur une bosse, ses amis voulant la convaincre d'y aller la première …

Elle se décida à ouvrir les yeux et vit toute la troupe réunie autour de son lit.

- Elle est réveillée !

À ce moment-là, tout le monde commença à parler en même temps. Pour s'excuser, s'assurer qu'elle allait bien ou la féliciter pour son saut, selon les personnes.

- Stop ! finit-elle par crier, se sentant envahie par ses amis

Tout le monde se tut, la regardant comme s'ils se demandaient si elle avait reçu un coup sur la tête. Normalement, Lily n'était pas du genre agressive, sauf avec James, mais ça c'était du passé.

- Je vais bien, OK ? Mme Pomfresh a bien fait son travail, je ne vous en veux pas, c'était la faute à pas de chance. D'accord ? débita-t-elle d'un coup, sans prendre de respiration entre deux

Les autres se regardèrent, hésitant à la laisser. Ce fut finalement Mme Pomfresh qui trancha :

- Désolée de ne pas être venue plus tôt, j'avais un cas complexe. Il y a trop de gens ici, laissez un peu miss Evans respirer, non d'un dragon !

Elle congédia les élèves de Gryffondor avec de grands gestes. Ils laissèrent leurs présents sur la petite table à côté du lit et s'en allèrent à contrecoeur.

- Eh bien, miss Evans, je dois dire que j'étais assez surprise de vous trouver ici. Surtout pour un accident de luge.

Lily baissa la tête, penaude. Elle s'en voulait de s'être embarquée dans cette entreprise stupide, même si cela n'avait pas eu de grandes conséquences physiques : l'infirmière, encore une fois, avait bien fait son travail, elle n'aurait sans doute pas de séquelles à long terme. Mais en revanche, sa crédibilité en tant que Préfète-en-chef auprès des enseignants devaient en avoir pris un sacré coup. D'ailleurs, elle était étonnée qu'encore aucun prof ne soit venu leur mettre des retenues ou leur enlever des points. Car oui, elle était sûre à présent que James avait bel et bien bluffé à propos de la légitimité de la chose.

- Je vous conseille de vous reposer encore une heure ou deux ici, miss, afin d'avoir une complète récupération. Et puis, vous pouvez en profiter pour remplir votre déclaration d'accident. Vous êtes majeure, n'est-ce pas ?

C'est ainsi qu'elle dépensa un peu de ses deux heures de repos. Cela lui avait bien pris une demi heure pour la remplir car elle ne cessait de reformuler le déroulement de l'accident, faisant en sorte que l'employé qui lirait ça ne la prenne pas pour une adolescente écervelée. Elle savait que l'avis d'un sorcier dans des lointains locaux ne devrait pas compter, mais cela avait malgré tout de l'importance pour elle.

•••

Dans les locaux de Wizard Insurances

Robert entra dans le bureau de Maddy et Johanna. Cette dernière était partie plus tôt ce jour-là. Comme Henry était parti lui aussi, il proposa à la jeune fille de faire une pause.

- Alors, des cas intéressants aujourd'hui ? Moi je n'ai eu le droit qu'à des trucs anodins …, demanda Maddy

- Oui justement !

Robert lui expliqua alors l'accident de luge. Maddy le regardait avec un air de défi.

- Et pourquoi ça te surprends autant que ce soit une fille ? Elles n'ont pas le droit de s'amuser ?

- C'est pas ce que j'ai dit ! C'est juste qu'on attends plus ça d'un garçon que d'une fille …, tenta de se justifier maladroitement son collègue

Mais en prononçant ces mots, il sut qu'il aurait mieux fait de la mettre en veilleuse.

- Bon, je retourne travailler, vu que, apparemment, les filles sont censées être sages et modèles, dit Maddy, froidement

Quand elle n'éclatait pas, c'était plutôt mauvais signe. Robert aurait préféré qu'elle lui crie à la figure tous ses arguments, tout, sauf cette colère froide. Il sut qu'elle prenait vraiment ce sujet à coeur. Le jeune homme espérait que le lendemain tout rentrerait dans l'ordre, qu'elle reviendrait souriante, comme si de rien était.

Mais pour l'instant, il ne tenta même pas de la rattraper. Il termina son café et alla se remettre au travail, un goût amer en bouche, et qui n'était pas seulement dû au café.


* abréviation pour Déclaration d'Accident, cela fait partie du jargon des assurances

Voilà ! Vous pouvez constater que, pour me faire pardonner, cet OS est plus long que les autres (ce n'était pas fait exprès, mais on va dire que oui :p). Quant au thème de la luge chez les sorciers, peut-être que certains diront que c'est une activité commune aux deux sociétés, mais ici ce n'est pas le cas, j'en suis désolée si cela ne convient pas.

Et maintenant je vais solliciter deux fois ton avis ô lecteur ! Premièrement, est-ce que cela intéresserait quelqu'un que j'écrive le déroulement de l'accident tel qu'il est sur la DA ? Si oui, alors je le ferai dans un prochain chapitre. Et en parlant de prochain chapitre, j'aimerais encore faire un OS à l'époque des Maraudeurs, mais j'aimerais bien avoir un élève de Serpentard comme héros, pour une fois. Ils ne sont pas assez présents dans cette fanfiction, malheureusement (du moins à mon goût). Donc si quelqu'un a une suggestion d'accident ou de personnage, je suis preneuse !