Auteur : Rixtide
Traductrice : Abby915
Disclaimers : Cette histoire est la propriété de son auteur : Rixtide. Je ne fais que la traduire. Les personnages et l'univers appartiennent quant à eux à Marvel.
Fiction originale : Si vous souhaitez lire cette histoire en version originale ou laisser un commentaire à l'auteur, le lien se trouve sur mon profil.
Chapitre 10
Plus facile à faire qu'à dire
À la seconde où il passa la porte de chez lui, il composa le numéro de Natasha.
– 'lut, dit-elle.
– Nat !
Steve parla si fort que cela les surpris tous les deux.
– Merde Steve, se plaignit-elle d'une voix groggy.
Elle devait être endormie. Elle avait tendance à faire des siestes souvent.
– Désolé Nat. Hey écoute. J'ai une très mauvaise idée mais je pense que ça pourrait en fait être génial et j'ai besoin de te voir tout de suite.
– Okay… eh bien je bouge pas de chez moi, dit-elle, toujours ronchonne d'avoir été réveillée.
– Je suis là dans quinze minutes.
Click.
Steve arriva chez elle moins de neuf minutes plus tard, et il défonça presque la porte. Quand il l'entendit la déverrouiller de l'intérieur, il rentra sans attendre et commença à retirer ses bottes.
– Merde Steve. Une fête, c'était pas assez ?
– Natasha, dit-il, ignorant complètement son amertume. Tu voudrais rencontrer Bucky ?
– Steve, ça n'a pas de sens. Peux-tu s'il te plait me donner un minimum de contexte avant de me demander de traîner avec le cinglé qui a essayé de me tuer ?
Steve s'arrêta net.
– Qu'est-ce que tu viens de dire ?
Natasha réalisa son erreur et elle commença à revenir en arrière.
– Steve, je le pensais pas. Je suis désolée. Je suis juste tellement fatiguée et tu sais comment je deviens…
Ses excuses ne firent rien pour aider Steve à se sentir mieux à propos de la crise de panique de Bucky plus tôt dans la journée.
– Steve, commença-t-elle.
– Ça va, dit Steve, ce qui les surprit tous les deux.
Steve savait qu'elle était vraiment désolée. Il savait aussi qu'elle n'aurait jamais dit quelque chose comme ça si elle était dans son état normal. Le nouveau problème était donc de savoir si c'était vraiment ça que ressentait Natasha pour Bucky au fond d'elle. Est-ce que tout ce qu'il avait dit à Bucky était un mensonge ? Est-ce que Nat comprenait vraiment que ce n'était pas le « vrai » Bucky qui avait essayé de la tuer ?
Natasha hésita alors qu'elle essayait de se ressaisir.
– Qu'est-ce que tu voulais me demander ?
Sa voix était très douce et prudente maintenant.
– On peut faire du café avant ?
Steve n'était plus si impatient de proposer son idée à Natasha maintenant, mais il savait qu'il devait le faire.
Nat mit un café à couler et Steve prit deux mugs du placard. Cet endroit était comme une seconde maison pour lui. Il la connaissait aussi bien que chez lui. Une fois leur café en main, ils s'assirent sur le canapé.
Steve commença, se sentant un peu moins secoué après l'explosion de Nat plus tôt.
– Bucky a paniqué aujourd'hui. Je lui montrais des photos de toi, Sam et moi hier soir. Il s'est souvenu de toi. Il s'est souvenu avoir essayé de te tuer et je pense qu'il a l'impression que mes meilleurs amis ont failli mourir à cause de lui.
Steve pouvait maintenant voir la culpabilité à propos de ce qu'elle avait dit plus tôt la déchirer. Elle recommença à pleurer, mais silencieusement. Steve savait qu'elle irait bien, alors il continua.
– J'ai pensé que peut-être, si tu venais avec moi un jour pour rencontrer Bucky, il pourrait voir que tu vas bien. Il pourrait même se sentir moins coupable. Mais maintenant que je sais ce que tu penses à prop-
– C'est pas ça, Steve, je le pensais pas, l'interrompit Natasha.
– Non écoute, dit Steve.
Il n'était pas en colère.
– C'est vrai. Le Soldat de l'Hiver endoctriné a essayé de te tuer. C'est normal d'avoir peur, Nat. Mais c'est pour ça que je pense que c'est une encore meilleure idée. Ça t'aidera à comprendre que c'était pas le vrai Bucky.
Ça sembla activer quelque chose en Natasha, et elle hocha la tête pour acquiescer.
– Seulement si Bucky est d'accord, ajouta-t-elle.
– C'était ma dernière condition, confirma Steve.
Steve fut vraiment heureux de trouver Bucky assis sur un banc ce jour-là. Il préférait nettement être là dehors plutôt que dedans. Bien qu'il n'engageait toujours pas de contact visuel, Bucky fit un signe de tête vers Steve pour le saluer.
Steve sourit à la salutation inattendue.
– Hey vieux.
Steve s'était attendu à un certain niveau de tension après sa dernière visite mais étonnamment, Steve sentit que Bucky était totalement détendu. Peut-être que c'était l'effet de l'environnement calmant dans lequel ils se trouvaient. Quand Steve s'assit près de Bucky, il remarqua quelque chose de différent. Ses cheveux étaient coincés derrière ses oreilles. C'était la première fois que Bucky autorisait Steve à voir son visage et il se demanda si c'était une coïncidence. Encore une fois, Bucky avait des années d'entraînement en tant qu'assassin et bien qu'il ne vive plus ainsi, ses réflexes et son attention aux détails étaient toujours extrêmement affutés.
Steve ne pensait pas que Bucky fasse quoi que ce soit par accident.
– Comment ça s'est passé, hier ? demanda Steve.
Bucky pencha légèrement la tête sur le côté et haussa légèrement les épaules. Est-ce qu'il communiquait ? Steve était déjà clairement impressionné par la salutation, et maintenant ça aussi ?
– Eh bien, je suppose que les jours se ressemblent par ici, répondit-il avec un autre sourire.
Dans une tentative de continuer comme ça, il continua comme n'importe quelle conversation normale.
– Moi ça a été. J'ai pas fait grand-chose mais je me suis fait à manger. J'ai cuisiné des pâtes et j'ai mangé un pain à l'ail avec.
Bucky le regarda avec quelque chose ressemblant à un sourire et il se pointa lui-même du doigt.
– C'est aussi ce que t'as mangé hier ? demanda Steve, essayant d'interpréter au mieux.
Bucky acquiesça légèrement.
– Wow. Quelles étaient les chances ? gloussa Steve.
Il était toujours abasourdi. Bucky devait essayer si dur pour essayer de communiquer plus. Est-ce que son thérapeute était derrière ça ? Steve s'était attendu à vraiment peu d'amélioration dans la communication de Bucky dans un futur proche et ça surpassait tout ce qu'il aurait pu imaginer. Il espérait que Bucky savait à quel point il se débrouillait bien.
Steve se demanda si c'était le bon moment pour amener le sujet Natasha et son idée. Il ne voulait pas bouleverser son ami et le faire se refermer de nouveau mais en même temps, il voulait prendre avantage de la situation pendant qu'il pouvait obtenir un réel consentement ou refus. Ce serait probablement mieux d'attendre la fin des heures de visites et s'il sentait toujours qu'aujourd'hui était le bon moment, il demanderait avant de partir.
Alors que les minutes passaient, Steve remarqua que Bucky recommençait à lutter. Ses réponses et gestes étaient plus hésitants. Tout ça lui prenait probablement beaucoup d'énergie et de volonté. Les heures de visites étaient presque finies maintenant et Steve n'était toujours pas certain de savoir s'il devait ou non demander à Bucky à propos de Nat.
À sa surprise et horreur, les mots sortirent de sa bouche avant qu'il ne le veuille.
– Tu voudrais rencontrer Nat ?
Bucky sembla pétrifié. Son corps devint rigide et il sembla qu'il retenait son souffle.
– Je suis désolé, je voulais pas être si brusque.
Steve réfléchissait frénétiquement à comment il pouvait formuler ça correctement.
– Ce que je veux dire, c'est que je pense que ça pourrait être une bonne idée que toi et Natasha vous rencontriez.
Bucky sembla terrifié et Steve ne voulait rien de plus que d'arrêter de parler et laisser tomber mais il était allé si loin.
– Natasha a déjà dit oui. Elle aimerait te rencontrer. Aucun de nous ne veut ça avant d'être sûr que tu es prêt mais je pensais que ça pourrait t'aider à te débarrasser d'un peu de la culpabilité que tu traînes. Je sais que t'as l'impression d'avoir blessé mes amis et moi, mais on sait que c'était pas toi et t'as besoin de savoir que Natasha n'est pas en colère contre toi et qu'on a tous les deux confiance en toi.
Steve avait bien trop parlé et il avait peur d'avoir déclenché un tas d'horribles souvenirs dans l'esprit de Bucky. Étonnamment, après plusieurs minutes de silence, les épaules de Bucky se détendirent finalement et il hocha légèrement la tête.
– T'es sûr d'être d'accord avec ça ? J'ai besoin d'être absolument certain, dit Steve solennellement.
Bucky lia leurs regards et acquiesça. Steve était stupéfait mais il essaya de ne pas le montrer. Le regard de Bucky avait la même intensité que plus tôt.
– Okay, dit Steve.
