Auteur : Rixtide
Traductrice : Abby915
Disclaimers : Cette histoire est la propriété de son auteur : Rixtide. Je ne fais que la traduire. Les personnages et l'univers appartiennent quant à eux à Marvel.
Fiction originale : Si vous souhaitez lire cette histoire en version originale ou laisser un commentaire à l'auteur, le lien se trouve sur mon profil.
Chapitre 11
Rencontrer des amis
Vu que Natasha vivait plus loin de l'hôpital que Steve, elle offrit de passer le chercher sur le chemin. C'était un jour maussade et de temps en temps, il se mettait à pleuvoir puis ça s'arrêtait avant de recommencer. Les essuie-glaces bougeaient en un rythme constant.
– Chouette jour pour une rencontre, dit Natasha, sarcastique.
– Ouais, cette pluie éclaire vraiment les esprits, répliqua Steve, tout aussi sarcastique.
Il avait l'impression que Natasha, bien qu'elle ait accepté tout ça, se sentait toujours un peu tendue. Elle avait raison de l'être, c'était pas facile de se remettre d'avoir failli mourir. Steve savait que c'était complètement égoïste, mais au fond de lui il espérait qu'elle pouvait juste mettre ça de côté pour le moment.
Ils ne dirent pas grand-chose avant d'arriver. Steve les mena le long du couloir jusqu'au bureau principal de l'aile psychiatrique. Après s'être enregistrés Natasha et lui, ils se dirigèrent vers la salle commune.
– Il est peut-être dehors, dit Steve à Natasha après avoir remarqué que Bucky n'était pas là.
Ils vérifièrent la cour mais, à cause de la pluie, elle était délaissée.
La porte de la chambre de Bucky était entrouverte, mais pas assez pour voir à l'intérieur. Steve demanda à Nat de l'attendre dans le couloir un moment puis il toqua doucement à la porte avant d'entrer. Les lumières étaient éteintes et Bucky était assis sur son lit, le dos contre le mur. Ses genoux étaient ramenés contre sa poitrine et ses doigts tapaient nerveusement sur le lit.
Il n'y eut pas de salutation comme la fois précédente. Bucky semblait incroyablement tendu et inconfortable. Dans une tentative de le distraire de ses pensées, Steve essaya de discuter de banalités.
– Hey Buck, sourit-il.
Bucky releva la tête vers lui avec une légère hésitation.
– J'espère que t'as passé une bonne journée. Je sais pas si t'aimes la pluie mais perso, je préfère les jours ensoleillés.
Bucky regarda à travers la fenêtre et le rythme de ses doigts sur le lit commença à ralentir.
– Natasha est venu avec moi aujourd'hui. Elle est dans le couloir. Je peux lui demander de partir si t'as changé d'avis. Je sais que c'est pas facile pour toi et je veux juste que tu te sentes bien.
Les doigts de Bucky tapèrent encore moins vite et il secoua la tête.
– Est-ce que c'est un « je veux pas la voir » ou bien « je veux pas qu'elle parte » ? demanda Steve gentiment.
Bucky pointa la porte, puis lui-même.
– Tu veux la voir ?
Il acquiesça.
Steve sourit mais avant d'inviter Natasha à entrer, il voulait rassurer Bucky une fois encore.
– Si à un moment tu veux qu'elle parte, juste croise tes mains sur ta poitrine comme ça.
Steve lui montra ce dont il parlait et Bucky acquiesça.
Steve alla à la porte et appela Natasha. Elle entra dans la pièce doucement, gardant les yeux sur Bucky. Il évita le contact visuel. Steve savait que Bucky n'allait sûrement pas communiquer aussi facilement avec Nat qu'il le faisait avec lui dernièrement et il l'avait briefé avant de venir.
– Hey Bucky, dit-elle.
Il y avait de la prudence dans sa voix mais alors qu'elle poursuivait, sa voix devenait plus calme et régulière.
– Je m'appelle Natasha, c'est sympa de finalement rencontrer l'ami dont Steve parle tout le temps.
Steve remarqua que l'intérêt de Bucky augmenta légèrement à ces mots et il se demanda si c'était parce qu'elle avait utilisé le mot « ami ».
Natasha commença à montrer des signes d'inconfort familier alors qu'elle essayait de faire la conversation toute seule, alors Steve décida de l'aider.
– Je t'ai dit que Bucky lisait le Hobbit ? demanda-t-il à Nat.
– Non !
Elle devint véritablement excitée à propos de ça.
– J'adore le Hobbit !
Bucky releva les yeux vers Steve. Pour n'importe qui d'autre, il pouvait sembler sans expression et ennuyé mais Steve pouvait dire qu'il était un peu excité de partager quelque chose en commun avec sa nouvelle connaissance.
Natasha et Steve entretinrent la conversion sur le roman un moment, et Bucky semblait incroyablement à l'aise et heureux de les écouter. Il ne fit jamais aucun geste comme il le faisait quand il était seul avec Steve mais il n'était pas du tout en train d'ignorer la conversation.
– Natasha, parle-lui de Luna ! dit Steve.
Lui aussi voulait savoir comment allait son lapin.
– Luna est une petite puce incroyable ! babilla Natasha. Elle est la chose la plus douce que j'aie jamais touché. Je l'ai sortie dans le jardin plusieurs fois cette semaine et elle adore ça ! J'ai l'impression d'être une mère, toujours en train de m'inquiéter quand je suis loin.
Natasha continua de parler du lapin jusqu'à ce qu'elle soit presque à bout de souffle. Pendant qu'elle parlait, Steve porta la majorité de son attention sur Bucky. Ses yeux regardaient Natasha avec prudence et le coin de ses lèvres était très légèrement inclinés vers le haut en un petit sourire. Peut-être que voir quelqu'un si heureux le rendait heureux aussi. Toute la nervosité de plus tôt s'était envolée et Nat et Bucky semblaient parfaitement satisfaits. Steve se sentit lui-même plus léger. Tout ce qu'il voulait était que Bucky et Nat s'apprécient et pour le moment, il semblait que c'était le cas.
Quand la fin des heures de visite arriva, Natasha fit ses au revoir et se rendit à la voiture pour laisser à Steve et Bucky un moment seuls.
– Tu vois ? Je t'avais bien dit que son obsession des lapins était intense, dit Steve, gloussant.
Bucky laissa lui aussi échapper un petit rire.
– Ce n'était pas trop mal, pas vrai ?
Bucky garda les yeux au sol, mais il sourit. Steve le rejoignit et s'assit sur le lit à côté de lui.
– Tu m'as fait très peur il y a quelques jours, Buck, dit Steve.
Il ne voulait pas terminer une bonne journée par une conversation difficile mais il avait l'impression que quelque chose devait être dit. Il essaya de retenir les armes envahissant ses yeux.
– Je continue juste de penser : qu'est-ce que je ferais si je perdais mon meilleur ami ? Je viens pas te voir à chaque fois que je le peux parce que je me sens forcé et je le fais pas parce que j'ai l'impression que je dois te dorloter. Je veux pas que tu penses ça. Je viens ici parce que j'aime être avec toi, Bucky, vraiment. J'aime pouvoir parler avec toi et lire des livres avec toi et te faire rencontrer mes amis.
Bucky laissa ses cheveux glisser de derrière ses oreilles pour dissimuler son visage, juste comme il en avait l'habitude.
– Je veux être à tes côtés, mon vieux. Je veux partager ta peine quand tu ne peux pas la porter tout seul Je veux que tu saches que quoi qu'il arrive, peu importe ce que les autres disent, je suis avec toi jusqu'au bout.
Bucky bougea si rapidement que Steve n'eut même pas le temps de reculer. Bucky passa son bras autour de lui et il enfouit son visage dans le creux du cou de Steve. Il n'essayait plus d'être silencieux à présent, et ses lourds sanglots secouaient tout son corps. Steve était enserré si fermement qu'il put à peine lever son bras pour étreindre son ami en retour. Ils restèrent assis là pendant quelques minutes et Steve se contenta de frotter son dos et le laisser pleurer. Il n'avait probablement pas toucher quelqu'un comme ça depuis plus de 70 ans. Quelle vie solitaire.
Mais maintenant c'était différent. Steve allait s'assurer de toujours être là et il se promit à lui-même qu'il n'allait plus jamais laisser Bucky hors de sa vue.
