Auteur : Rixtide

Traductrice : Abby915

Disclaimers : Cette histoire est la propriété de son auteur : Rixtide. Je ne fais que la traduire. Les personnages et l'univers appartiennent quant à eux à Marvel.

Fiction originale : Si vous souhaitez lire cette histoire en version originale ou laisser un commentaire à l'auteur, le lien se trouve sur mon profil.


Chapitre 14

Ambuscade

– Ça te dirait d'aller dehors ? demanda Steve. Je connais un endroit génial où on pourrait aller. C'est ce petit parc juste en bas de la rue. Je vais toujours là-bas pour courir ou juste passer le temps.

Bucky considéra l'idée pendant un moment avant de secouer la tête. Il semblait nerveux.

– On n'a pas à y aller si tu ne veux pas mais est-ce que je peux te demander pourquoi tu ne veux pas ?

Bucky pointa son propre visage du doigt.

– T'as peur que quelqu'un te cherche ?

Bucky acquiesça, gardant ses yeux fixés au sol. Steve avait oublié d'envisager qu'aller en public ne serait peut-être pas le plus facile pour Bucky. Il avait passé tant de temps à se cacher. Néanmoins, Steve était certain que dans une grande ville comme ça, les chances que quelqu'un les reconnaisse dans le parc était mince.

– Je suis certain que ça sera pas dangereux. T'es en sécurité, Bucky, le rassura-t-il.

Bucky secoua la tête, encore plus frustré. Il se pointa du doigt une nouvelle fois et secoua la tête avant de pointer Steve. C'était un geste très simple mais Steve sembla comprendre.

– Tu penses que je suis pas en sécurité avec toi… dit Steve, sentant son cœur se serrer un peu.

Bucky continua de fixer le sol avec des yeux humides. Steve voulait le réconforter alors il le rejoignit et s'assit sur le lit à côté de lui, juste comme ils le faisaient souvent à l'hôpital.

– Tu ne vas pas me mettre plus en danger que je ne le suis déjà, Buck.

Peut-être que c'était pas la meilleure chose à dire.

– Ce que je veux dire c'est que… j'affronte le danger chaque fois que je sors. On le fait tous. Si quelqu'un voulait vraiment trouver l'un de nous, ce petit appartement parfaitement sûr ne suffirait pas pour nous garder en sécurité. Je suis dans cette ville depuis longtemps et personne n'est venu me chercher. Le gouvernement ne s'embarrasse pas de nous dernièrement et le reste du monde… eh bien, je me sens pas plus menacé que l'homme moyen, dit Steve.

Bucky ferma les yeux et hocha la tête. Steve se leva et marcha jusqu'à son placard. Il attrapa sa casquette de baseball et la lança à Bucky.

– Tu peux la garder, dit-il. Ça t'aidera à te sentir plus en sécurité.

Bucky tint la casquette et l'observa. Elle était grise foncée et il y avait écrit « I love DC ». Au moins, elle allait bien avec sa veste.

Il haussa les épaules et la mit.

– Ça te dirait qu'on essaie de sortir maintenant ? demanda Steve.

Bucky releva les yeux vers lui et hocha la tête, semblant un peu plus à l'aise.

Quand ils quittèrent l'appartement, Steve remarqua comment Bucky scannait constamment ce qui l'entourait. C'était probablement une autre habitude qui avait la vie dure. Il regardait à droite et à gauche et moins souvent, derrière eux. Il faisait tout ça en bougeant la tête aussi peu que possible. Sa démarche était furtive et ses pieds ne faisaient aucun bruit sur le sol. Steve ne pouvait même pas entendre le moindre bruissement de ses vêtements. Il supposait que soixante-dix ans de pratique rendaient parfait.

– C'est une belle journée, je suis content qu'il ne fasse pas trop chaud, dit Steve.

Bucky semblait à peine l'entendre. Il était trop concentré sur le monde autour de lui pour vouloir avoir une conversation. Steve se rappela d'être patient et de ne pas pousser Bucky trop fort. Il décida que le mieux à faire était de continuer de parler, et peut-être qu'éventuellement, Bucky se relaxerait.

Steve parla de Bruce Banner. Il parla à Bucky de tous ses voyages autour du monde – bien qu'il ne mentionna pas que c'était pour se cacher. Il décrivit également la relation scientifique qu'il avait avec Tony. Il mentionna la façon dont tous les autres les taquinaient à ce propos en disant qu'ils étaient petits-amis de science, ce qui était vrai en quelque sorte. Ils étaient bien plus proche que ce que les gens pensaient.

Il ne faisait pas très chaud dehors mais il faisait un peu trop chaud pour que Bucky puisse se sentir à l'aise avec son sweatshirt. Steve voulait le questionner à ce propos mais il se dit qu'il pouvait essayer de cacher son bras de métal vu comme la manche gauche était baissée jusqu'à recouvrir la moitié de sa main. Seuls les dernières phalanges de ses doigts de métal étaient visibles.

Quand ils arrivèrent au parc, Bucky cessa de s'inquiéter de menaces potentielles pour regarder les arbres. Ils étaient tous très grand et vert. Le parc s'étendait sur une grande partie de terre. Il était tellement grand que l'on ne pouvait pas en voir la fin de l'autre bout. Au centre du parc se trouvait un étang de taille moyenne. Un petit chemin faisait le tour du parc et l'herbe était parsemée d'arbres et de bancs. C'était vraiment un environnement apaisant et rafraîchissant. Steve avait passé beaucoup de temps ici au cours de la dernière année. Les gens amenaient toujours leur chien et c'était définitivement un autre avantage pour Steve.

– Tu aimerais qu'on s'assoit ? demanda Steve. Ou on peut aller vers l'étang. Parfois il y a des canards !

Bucky semblait aller mieux maintenant parce qu'il sourit à l'excitation de Steve à propos des canards. Quoi qu'il en soit, il marcha jusqu'à un banc pas trop loin et s'assit. Il y avait quelques personnes qui marchaient et courraient sur le chemin mais à part ça, le parc était plutôt vide aujourd'hui. Steve se dit que c'était une bonne chose. Pas trop stressant pour Bucky.

Steve le rejoignit sur le banc Ils restèrent assis un moment et Steve regarda l'attention de Bucky devenir accaparée par les oiseaux dans les arbres. Il regardait directement dans les branches, essayant de localiser chaque oiseau alors qu'ils chantaient.

Tout à coup, Bucky manqua sauter de son siège. Il leva son bras en métal pour protéger son cou et son visage. Steve ne fut pas surpris, et il rit. Un chien doré avec une longue et douce fourrure avait couru vers le banc où ils étaient assis et maintenant, il reniflait furieusement les pieds de Bucky. Bucky était paralysé et il semblait essayer de décider s'il devait attaquer ou battre en retraite. Le rire de Steve semblait le calmer quelque peu.

– Bradley, non ! cria une femme d'assez loin.

Ses efforts pour rappeler son chien se firent plus bruyant à mesure qu'elle approchait en courant. Le fait qu'elle coure directement vers Bucky le fit se tendre une fois encore et Steve sut qu'il devait agir.

– Bucky, ça va, reste calme. Elle ne va pas te blesser.
Steve lui parla rapidement d'une voix basse. Quand il fut clair que Bucky ne se calmait pas, Steve plaça une main sur son bras.

– Écoute-moi. Ça va, elle vient seulement récupérer son chien.

La femme finit par les rejoindre et essayait frénétiquement d'éloigner son chien. Bucky était toujours paralysé et ses yeux étaient emplis de peur.

– Je suis tellement désolée !

La femme était clairement embarrassée.

– Il a glissé hors de son collier et il a commencé à courir comme un fou comme s'il était chez lui.

Steve rit de nouveau pour essayer d'apaiser la tension.

– Ça va, la rassura-t-il. J'adore les chiens ! Ça vous dérange si je le caresse ?

Elle sembla rassurer.

– Oh bien sûr ! Allez-y.

Steve se leva du banc et s'assit à genoux près du chien. Ce dernier commença à se calmer au fur et à mesure que Steve le caressait.

– Belle journée hein ? demanda la femme chaleureusement.

– Ouais, c'est une super journée pour venir au parc, répondit Steve.

– Vous vous appelez ? Je m'appelle Sarah.

– Sarah. C'était le nom de ma mère, dit Steve avec tendresse. Je m'appelle Steve et voici mon ami Caleb. Steve indiqua Bucky. Entendre Steve utiliser un pseudo permit à Bucky de se détendre un peu.

– Enchantée, j'espère que Bradley ne ruine pas trop votre journée, plaisanta-t-elle.

Steve rit.

– Caleb, tu veux caresser le chien ?

Il ne voulait pas mettre Bucky mal à l'aise mais Bradley était trop mignon, et il devait proposer.

Bucky ne répondit pas.

– Excusez mon ami, il ne parle pas beaucoup, essaya d'expliquer Steve sans être trop bizarre.

– Oh ne vous en faites pas ! répondit la femme tranquillement. Eh bien, Bradley et moi ferions mieux de partir, je dois récupérer mon fils à l'école.

Après un au revoir rapide, elle partit. Bucky sembla à la fois surpris et contrarié envers lui-même.

– Ne t'inquiète pas, Bucky. Je m'attends pas à ce que tu fasses confiance à qui que ce soit tout de suite. C'est normal d'être nerveux mais essaie de te souvenir que c'est une ville très amicale et tu es en sécurité avec moi, le rassura Steve. Tu sais quoi, ça me donne une idée, dit Steve. Je sais où on va aller après.