Hey tout le monde!
Oui je sais, ça fait un moment que je n'ai pas publié sur Teach Me mais... Cadeau ! Je pense reprendre mes fics et les terminer parce qu'il y en a une très grande qui arrive bientôt...
Bonne lecture et merci à MicroFish 3
Castiel regardait le plafond silencieusement. Il entendait Sam et Gabriel ronfler. Mais ce n'était pas ça qui l'empêchait de s'endormir. C'était bien Dean. Quand il fermait les yeux, il voyait des yeux vert qui le scrutaient, qui le désiraient... mais sans pour autant l'assumer. Il l'avait vu, malgré ce qu'il pouvait ressentir, il n'était pas honnête avec ses désirs et encore moins quand il y avait du monde autour de lui. Il souffla pour se reprendre, lui aussi avait eu du mal à se dire que son attirance se portait sur les hommes et non pas sur les femmes. Mais il n'utilisait personne durant cette période.
Il entendit le lit craquer et, même s'il ne pouvait rien voir avec l'obscurité de la pièce, il n'y avait pas mille explications, Dean le rejoignait. Mais il n'en avait pas envie. Il se mit dos à lui et il se colla le plus possible au mur.
"Cas ?"
Malgré ce qu'il pouvait ressentir pour son meilleur ami, sa voix l'agaçait. Il n'arrivait pas à l'apprécier, pas avec la frustration qu'il ressentait dans l'immédiat. Mais Dean semblait ne pas avoir compris qu'il ne voulait pas lui parler. Du moins, pas ce soir. Peut-être pensait-il qu'il dormait ? Pourtant, sa respiration était calme, il devrait comprendre que ce n'était pas le cas. Ou Castiel était un peu rabat-joie, ce soir-là.
Il sentit les mains de Dean se poser sur les hanches de son meilleur ami et, malgré tout, il eut des frissons mais un violent pincement au cœur le prit de court. Il souffla et secoua la tête.
"J'ai pas envie de ça ce soir, Dean."
Peu importe ce qu'il disait, Dean semblait s'en foutre royalement car il déposa ses lèvres pleines contre sa nuque. La colère se mélangeait à l'excitation, surtout quand les mains de Dean se déplaçaient sur son corps, comme s'il cherchait à le découvrir, encore une fois. Comme si la barrière qu'il s'imposait chaque fois qu'une personne arrivait tombait et que la honte ne se montrait plus quand il faisait sombre. Il secoua la tête, il n'avait pas envie de se laisser faire, pas ce soir. Il se retourna pour de bon et Dean essayait de bloquer les paroles de Castiel par un baiser que, bordel de dieu, Castiel aimait partager malgré la lassitude qu'il ressentait vis-à-vis de cette situation tout bonnement particulière. Il se recula vivement et par réflexe, sa main se posa sur son visage pour le maintenir.
« Tu peux respecter ce que je te dis, Dean ?
-T'as été distant presque toute la journée. C'est quoi le problème ? Tu repenses à Benny ou à Balthazar ? Ou à quelqu'un d'autre ?
-T'es pas croyable, hein. T'es incapable d'ouvrir les yeux sur n'importe quelle situation. T'es soit trop égocentrique soit trop idiot pour comprendre que tu peux toi aussi être le problème. Je t'ai vu fuir des millions de fois les millions de problème qui te poursuivaient. Mais je t'en prie, ne me fais pas vivre la même chose qu'aux autres… »
Castiel avait dû rapidement se taire car sa voix brisée allait le trahir. Il sentit que le corps de Dean s'éloigner du sien et pourtant, il pouvait toujours sentir ses mains puissantes sur ses hanches. Il ferma les yeux, au risque de tout gâcher, il aurait au moins eu le mérite d'être honnête, contrairement à lui. Et même si le silence signifiait plutôt bien la confusion de Dean, il était incapable de dire quoi que ce soit. Castiel ne bougeait pas. Pourtant, il ressentit l'euphorie de partager une relation aussi privilégiée et pas aussi hypocrite et mensongère, que celle que Dean avait déjà partagé avec des femmes, avec lui, un des garçons le plus heureux du monde. Mais ce bonheur, il ne le méritait pas. Du moins, pas à ses yeux. Il leva ses yeux bleu vers lui, même s'il savait pertinemment qu'il ne pouvait pas le voir, seulement deviner les contours fins de son visage. Ce fut quand Dean se jeta contre lui qu'il s'était rendu compte que cette agression soudaine et ce manque d'explication avait probablement bouleversé Dean. Mais il était encore incapable de bouger. Il crevait d'envie de le prendre dans ses bras, d'ailleurs, son corps réagissait de manière extrême car une érection commençait à déformer le bas de son pyjama.
Il se revoyait un peu plus tôt à la rivière, quand Dean avait littéralement pris ses distances avec lui car il avait eu peur de se faire prendre par son frère Gabriel. Il se revoyait serrer les mains aussi fort qu'il le pouvait pour ne pas le prendre dans ses bras et ne jamais le laisser partir. Il ne voulait pas le secouer devant Sam et Gabriel mais il s'était tout de même senti délaissé. Castiel était avant tout son meilleur ami et il aimait passer du temps avec lui sans pour autant que tout ceci soit sexuel. Il ferma les yeux. Il avala difficilement sa salive, ne sachant même pas quoi dire, ni même s'il devait dire quoi que ce soit.
"Je comprends ce que tu veux me dire mais je pensais que tu avais compris que toi et moi, c'était différent... Quand j'ai appris que tu étais parti au feu d'artifice sans moi, je pensais t'avoir perdu. Et ce qu'on entreprend tous les deux… Ça me donne la chance de penser que toi et moi… C'est encore plus puissant que tout."
Il ferma les yeux. Lui aussi, il avait pensé l'avoir perdu. Et c'était ce qu'il avait pensé. Sans lui durant la semaine où il l'ignorait car il était vexé. Loin de lui, de son meilleur ami, de son appuie, du garçon qu'il avait finalement aimé depuis le début sans forcément se rendre compte que c'était un sentiment amoureux. Il souffla et serra les mains. Il ne pouvait pas le prendre dans ses bras car il sentait qu'il pourrait se montrer faible, se perdre une énième fois et ne pas assumer ce qu'il disait jusqu'au bout.
"Castiel... Castiel, parle-moi..."
Cette phrase semblait si simple. Il fallait seulement ouvrir la bouche, faire soulever sa langue et déployer sa gorge. Pour répondre. Pour lui dire.
« Tes mots sont bien beaux, Dean, commença Castiel, mais j'ai peur que tu n'assumes pas ce que tu ressens. Et ce manque de sûreté m'effraie. Car te refouler pourrait finalement signifier que tu considérerais ça comme une erreur et que toi et moi, nous retomberions au stade de… D'ami et encore, car tu seras gêné d'avoir fait tout ça avec moi.
-C'est… C'est ce que tu penses de moi, hein ?
-C'est ce que j'ai constaté de toi Dean !
-Tu dis de la merde. Ce n'est pas parce que je n'ai pas envie de m'afficher au grand jour comme toi depuis que tu as découvert ton homosexualité que je ne suis pas sincère ! Tu sais quoi ? Va te faire foutre Novak ! »
Rapidement, Dean lâcha le corps de Castiel et descendit du lit mezzanine pour rejoindre son lit.
