Merci à mes followers et à sherytra. J'espère que la suite vous plaira.

Attention ! Ce chapitre aussi contient un lemon du même genre que dans le précédent à la fin.

Le petit garçon qui courait devant elle en riant ne se laissait pas rattraper malgré le sable mouillé des plages de Sindoria sous ses pieds, constata Alibaba en continuant à le poursuivre en riant elle aussi, elle le regarda faire la roue en jouant à tromper les vagues de Balbad qui amenaient des bateaux des quatre coins du monde à l'ombre de l'architecture si particulière de son pays natal, l'adolescent s'avança solennellement pour exprimer son point de vue au milieu d'une conférence pour la paix et l'amélioration du monde, en parlant aussi bien et aussi raisonnablement qu'un adulte, se dit Alibaba, l'homme salua la foule depuis le balcon, Alibaba entendait l'acclamer comme le Grand Roi unificateur du monde qu'il était, pas seulement du monde connu mais aussi de tout le continent noir : divers rois qu'Alibaba connaissait tous sans les reconnaître clairement, ainsi que tous les magis venaient lui présenter respects et allégeances, quand se fut au tour d'Alibaba, en dernier, celui qu'elle n'avait vu que de dos sans vraiment le distinguer se tourna vers elle et lui sourit, elle ne pouvait voir que ses yeux et c'étaient les siens :

« Pas de ça entre nous, maman. ».

Alibaba ouvrit les yeux, secouée à la fois par son rêve et par l'irruption soudaine des huit généraux, Aladdin, Morgiana, Olba et Toto dans la chambre de Sinbad hurlants :

« Alibaba a disparu !... » avant de se figer. Le couple et les intrus se fixèrent un moment avant que le roi ne déclare :

« Dans la salle à manger, dans une heure. » et que le groupe ne sorte en silence.

Sinbad et Alibaba restèrent dans les bras l'un de l'autre quelques secondes avant de se lever, de se laver et de se préparer en vitesse pour rejoindre leurs amis.

A leur arrivée, le silence se fit alors que tous les regards convergeaient vers Alibaba qu'ils voyaient pour la première fois en tant que femme. Alors que Sinbad s'apprêtait à expliquer la situation, Alibaba le coupa :

« C'est à moi de le faire. » Puis elle se tourna vers l'assemblée. « A Balbad, le roi n'a que des fils, peu importe que ses enfants soient des garçons ou des filles, ou même que le roi soit un homme ou une femme : je suis donc bel et bien un prince de Balbad et non pas une...princesse. »Elle fit une pause. « En se qui concerne mon travestissement, c'est une tradition dans la famille de ma mère et je n'ai fait que la suivre. Je suis désolée d'avoir dû vous mentir pour le faire mais c'est considéré chez moi comme une étape indispensable vers la maturité et l'âge adulte. Maintenant, si le fait que je n'ai rien dit ou que je sois une fille vous pose problème, je comprendrais que vous ne souhaitiez plus me voir mais je veux que vous sachiez que je ne considère pas le sexe d'une personne comme un critère de jugement pour savoir qui elle est et que je ne me définis pas moi-même totalement comme un homme ou une femme. »

Après cette tirade, Alibaba regarda tout le monde dans les yeux et vit Aladdin, Morgiana, Toto, Olba et ses pirates courir vers elle pour lui dire que pour eux aussi qu'elle soit un homme ou une femme ne comptait pas et qu'il continueraient à le, enfin la, suivre, du moins pour les filles et les pirates parce qu'Aladdin ne dit rien et garda les yeux baissés... jusqu'à ce qu'il saute sur le roi qu'il avait choisi en criant :

« La perfection, c'est la perfection ! » et d'enfouir son visage dans les seins du prince féminin dont la seule réaction fut de soupirer en marmonnant :

« Je savais qu'il allait faire ça. » tout en tentant de l'éloigner en douceur, jusqu'à ce que Sinbad intervienne et ne les sépare sans ménagement.

S'en suivit une compétition de regards froids et en colère entre le roi et le magi qui s'interrompit quand Alibaba leur dit qu'ils étaient ridicules.

Jafar intervint alors :

« En ce qui nous concerne, le fait que tu soit une femme ne nous dérange pas non plus. Le souci, c'est ta présence dans le lit de Sin ce matin. »

Les amants royaux échangèrent un regard ainsi qu'un sourire complice :

« Il n'y a pas de problème, à Balbad les rois féminins ne se marient pas et leurs enfants sont tous légitimes : c'est la norme pour elles d'avoir des amants. Il n'y a aucun risque diplomatique, Jafar. Le rassura Alibaba

-Et puis quand bien même, rétorqua Sinbad, ma proposition tient toujours.

-Quelle proposition ?

-Celle de devenir ma reine.

-QUOI !? S'écria l'assemblée

-Alibaba va devenir notre reine ?! S'exclama Pisti

-Tu t'es enfin décidé à te marier, Sin ? Demanda Hinahoho

-Mon disciple féminin va se marier ! S'émut Sharkan, presque en larme

-C'est vrai, Alibaba ? Demanda Aladdin

-Je n'ai pas encore dit oui. Coupa court Alibaba. Pour l'instant, Sinbad et moi nous sommes mis d'accord pour respecter la coutume de Balbad.

-Ça nous va à tous les deux. » Confirma le roi en prenant la main de sa compagne.

Après ces déclarations, la journée reprit son cours normal entre paperasse, entraînements et discussions entre amis. Après son entraînement, Pisti, Yamuraïha, Toto et Morgiana ainsi que Birgit entraînèrent Alibaba en ville pour lui refaire une garde-robe plus féminine, pendant qu'elles lui proposaient vêtements et bijoux, Yamuraïha demanda à Alibaba si elle pourrait lui montrer comment elle changeait de sexe plus tard, après avoir hésité et essayées deux robes, le prince féminin accepta à condition qu'Aladdin soit là et qu'ils gardent le secret : le rendez-vous fut pris pour le lendemain et Pisti et Birgit arrivèrent avec une énième robe à la main.

De retour au palais, les filles se réunirent dans la chambre qu'Alibaba et Morgiana partageaient avec Aladdin et s'y enfermèrent, bien décidées à faire d'Alibaba une femme et une reine (ou plutôt un roi féminin) dont aucun des rois de ce monde ne serait digne d'être le mari malgré les protestations de la concernée. S'en suivirent maintes négociations, discussions sur la tenue et le maquillage, et beaucoup de critiques sur les cheveux trop courts d'Alibaba pour lui faire une vraie coiffure tout en les brossant. Plusieurs heures plus tard -du moins du point de vue d'Alibaba- elles se rendirent dans la salle à manger où les autres se trouvaient déjà. Tous restèrent bouche bée devant la jeune femme qui entra dans la salle : Alibaba portait une longue robe rouge avec un collier et des bracelets en or discrets ainsi que quelques touches de maquillage léger : elle était magnifique. Sinbad ne pouvait détacher son regard d'elle : il devait absolument féliciter ses deux généraux et les liges de son amante pour leur travail. Avec un sourire, le roi lui tendit la main dans laquelle le prince déposa la sienne :

« Tu es superbe, mon am... Alibaba. »

La façon dont Sinbad avait faillit appeler Alibaba n'échappa à personne, pas plus que que le rosissement des joues du prince féminin et tous se réjouirent pour eux.

Après le repas, le jeune couple sortit un peu dans les jardins du palais seul à seul :

« Je n'aurais jamais cru te voir dans une telle tenue, mon amour.

-Les filles m'ont quasiment enlevé pour me préparer. Rit Alibaba

-Elles ont bien fait, nous avons tous cru à une apparition à ton entrée. » Répondit Sinbad, avant de lui glisser à l'oreille : « Bien que je te préfère au naturel. »

Ils s'embrassèrent puis le roi raccompagna sa compagne à sa chambre :

« Attends-moi. » Demanda-t-elle. Une dizaine de minutes plus tard, elle ressortait démaquillée et vêtue d'une simple robe blanche sans bijoux. Sous le charme, Sinbad l'enlaça avant de l'emmener vers sa chambre. Cette fois-ci Alibaba se laissa déshabiller mais insista pour faire de même avec Sinbad, une fois nus ils s'embrassèrent à nouveau à pleine bouche, alors que le roi allait la renverser sur le lit, elle l'arrêta :

« Me permettrais-tu de mener la danse ce soir ? »

Surpris, Sinbad la laissa l'allonger et s'installer à califourchon sur lui. Sa maîtresse l'embrassa avec une chasteté qui collait mal à leur position, avant de glisser sa bouche sur le cou de son amant en sortant parfois la pointe de sa langue. Puis elle se pencha sur lui et frotta ses seins contre son torse et sourit en sentant son partenaire durcir, empoignant délicatement la virilité dressée, elle s'empala dessus en soupirant de plaisir. Sinbad, en la regardant posa ses mains sur les hanches de son amante et les remonta jusqu'à ses seins qu'il caressa avant de les redescendre alors qu'Alibaba commençait à bouger avec un rythme lent et sensuel tout en baladant ses mains sur le corps de l'homme qu'elle avait choisi, cette certitude la frappa : elle avait choisi Sinbad de son plein gré, il ne la manipulait pas. Elle sourit et se pencha pour l'embrasser, leurs langues dansèrent ensemble avant qu'elle ne se redresse et accélère le rythme, alors que Sinbad agrippait à nouveau ses hanches et qu'il ne se passe quelque chose d'inattendu : dans un gémissement Sinbad l'appela :

« Alibaba, mon roi. » avant de se libérer en elle en l'emportant dans son orgasme : « Sinbad » murmura-t-elle.

Alors qu'ils revenaient à eux, leurs yeux se croisèrent et la réalité les frappa :

« Tu...tu m'as appelé...

-On dirait bien.

-Mais... Mais comment ? Pourquoi?

-Eh bien, dans ta culture roi désigne aussi bien des hommes que des femmes et cette nuit tu régnais dans cette chambre, donc ce n'est pas inapproprié. » Plaisanta Sinbad avant d'attirer sa compagne à lui :

« Ça a été un honneur pour moi de te servir ainsi cette nuit, mon amour, mon roi et ma reine.

En se blottissant contre lui Alibaba sourit :

-Très bien, mon amour, mon roi et mon prince consort. Pour la prochaine fois, est-ce que tu connais la position du lotus ? C'est une position d'égal à égal. »