TADADADAM TADADADAM. (Et qui dit mariage dit nuit de noce, donc : attention lemon !)
Le grand jour était venu. Alibaba refit une dernière fois la liste de ce qu'elle avait fait avant le mariage : elle espérait que la lettre qu'elle avait envoyé en secret à Barkak à Balbad pour lui annoncer sa décision de se marier et sa grossesse sans pour autant lâcher la république de Balbad, à qui elle continuerait d'apporter son soutient tant qu'il le faudrait, et lui demander de faire circuler la nouvelle aux citoyens de leur pays sans que les gens de Kou ne l'apprennent, était arrivée sans encombre. Avec ça, tout ce qu'elle avait voulu terminer avant le début de sa vie de femme mariée était fait.
En se regardant dans le miroir elle se reconnut à peine : il était bien loin le garçon qu'elle était encore quelques mois plus tôt. Aujourd'hui elle était une jeune femme épanouie, amoureuse et une future mère prête à se battre pour son enfant et ses deux pays. Son physique aussi avait changé, surtout sous l'effet de sa grossesse : ses seins avaient gonflé et son ventre s'arrondissait petit à petit, sans être encore trop visible, pour le reste il n'y avait que ses cheveux qui s'allongeaient peu à peu grâce à l'insistance des filles, ils avaient atteint la longueur où les ondulations naturelles, les mêmes que celles de son père, commençaient à se manifester : Sinbad lui avait dit que ça le rendait un peu nostalgique mais qu'il adorait ce que ça donnait sur elle. Sa robe lui allait à ravir, elle l'avait agrémenté d'une ceinture de la même couleur orange feu que son voile et ses sandales, avec les quelques bijoux en or qui complétaient sa tenue, elle avait l'impression de porter une version plus habillée de son revêtmage. Comme toujours, son maquillage était léger et élégant. On frappa à la porte et Aladdin, Morgiana, Toto, Olba et son équipe entrèrent :
« Tu es prête ?
-Oui. Allons-y. »
Sinbad se regarda une dernière fois dans le miroir pour vérifier qu'il était présentable sous le regard amusé de ses liges, guère habitués à le voir nerveux :
« Je n'aurais jamais cru te voir un jour dans cet état, Sin. Lui lança Jafar.
-On est tous nerveux avant son mariage, c'est normal. Argumenta Drakon.
-Et ne vous inquiétez pas, Majesté, nous ne vous laisserons pas vous enfuir. Continua Pisti, à moitié blagueuse, à moitié sérieuse.
-Dans tous les cas, il faut y aller. Conclut Hinahoho.
-C'est parti. » Se décida Sinbad en sortant escorté de ses compagnons.
Le roi ne pouvant marier le couple, puisque c'était le marié, c'était Jafar qui officierait en son nom, tout en surveillant qu'il ne se défile pas au dernier moment, aidé dans cette tâche par les généraux qui se tenaient derrière Sinbad. Ce dernier se dressait devant son bras droit dans toute sa majesté et ne montrait aucun signe d'anxiété.
Et finalement elle apparut. Elle l'aperçut. Et tous leurs doutes et leurs nervosité s'évanouirent. Alibaba fit son entrée escortée de ses liges et au bras d'Aladdin, qui tenait à faire comprendre qu'il serait toujours le magi d'Alibaba avant tout, et coupa le souffle à toute la salle qui n'avait encore jamais vu rayonner autant quelqu'un sans revêtmage. Certes, elle était magnifique dans sa robe de mariée mais c'était le bonheur qu'elle irradiait qui frappait. Elle remonta l'allée et posa sa main dans celle de Sinbad.
Alors que Jafar commençait à officier, Aladdin convoqua en toute discrétion les rokhs des parents et amis des mariés qui avaient rejoint le grand flot. En se rasseyant, le magi constata que sa pierre de magoi était agitée de soubresauts :
« Qu'est-ce que tu mijotes, David ? Lui demanda-t-il avant de rester bouche bée.
-Ben quoi ! Les mariages m'ont toujours fait pleurer.
-Tu sais grand-père, parfois j'ai du mal à croire que tu sois le monstre qui a asservis les autres espèces de notre monde et causer le massacre de la base de la résistance.
-Il y a toujours plusieurs personnes en une seule. Regarde ces deux-là : chacun d'eux à une part d'ombre plus ou moins étendue, bon surtout Sinbad et surtout à cause de moi, mais ensemble ils font l'un de l'autre quelqu'un de meilleur. »
« J'aurais vraiment aimé entendre ce qu'il avait composé quand il était berger. » Pensa pour lui-même Aladdin en se concentrant à nouveau sur la cérémonie.
Après avoir échangé leurs vœux et leurs alliances et avoir répondu « oui » à la question que leur posait Jafar – au grand soulagement des généraux qui purent enfin se détendre- le couple royal scella son union de leurs lèvres et toute la salle applaudit, à l'extérieur des cris de joie saluèrent leur roi et leur nouvelle reine. Sinbad se retourna vers l'autel où se trouvait un coffret qu'il ouvrit et en tira une fine couronne en or sertie d'un rubis surmonté d'une plume du même oiseau que celle de sa propre couronne, il la déposa sur la tête de son épouse, la sacrant officiellement reine de Sindoria. En se présentant à l'assistance, ils eurent la surprise de voir leurs défunts parents et amis leur sourire, émus. Ils échangèrent un regard avec Aladdin qui leur sourit et leur fit un clin d'œil.
Tout aux félicitations et aux retrouvailles, personne ne remarqua que la sagesse de Salomon avait permit à une autre personne de se manifester : seuls Rashid et Badr remarquèrent leur petit-fils dont les rokhs collaient ceux de ses parents, surtout ceux de sa mère mais ils cherchaient aussi ceux de son père. Le futur Badr Rashid Saluja de Sindoria – à sa naissance Drakon suggérerait à ses parents de respecter la coutume parthévienne des noms à rallonge et ils choisiraient d'aller au plus simple- surprit le regard de ses grand-pères et les salua avec un grand sourire où l'on retrouvait ceux de ses parents quand ils avaient environ cinq ans, l'âge auquel il apparaissait en ce moment.
Aladdin dut pourtant conjurer la sagesse de Salomon et tous retournèrent dans le grand flot pour les uns, dans le ventre de sa mère pour l'autre.
En retournant dans le grand courant des rokhs, Rashid commenta :
« C'est le portrait de Sinbad.
-Il a les yeux d'Alibaba. Répondit Badr
-De quoi vous parlez ? Demanda Cassim.
-En fait, quand on était là-bas, les rokhs de l'enfant qu'attend Alibaba se sont manifestés.
-Pourquoi n'avoir rien dit ? J'aurais aimé voir notre petit-fils moi aussi. Se plaint Ezra.
-Et il était comment ? Interrogea Anise.
-Mignon. C'est un Sinbad miniature avec les yeux d'Alibaba et la mèche des Saluja.
-J'ai hâte de le voir. »
Après la fin des célébrations, Sinbad et Alibaba se retrouvèrent enfin seul à seul dans leur chambre et se jetèrent voracement l'un sur l'autre, s'embrassant comme si leurs vies en dépendaient et se déshabillant en un temps record. Sinbad souleva son épouse et la déposa sur le lit avant de commencer à l'embrasser dans le cou, la nuque, à descendre vers ses seins qu'il lécha et mordilla avec douceur, faisant gémir Alibaba qui s'accrocha à ses cheveux en se cambrant, la grossesse les avait rendu plus sensibles et le traitement que leur infligeait son mari la rendait folle : elle ne voulait plus qu'une seule chose : qu'il la fasse jouir pour pouvoir ensuite lui rendre la pareille. Comme s'il entendait ses pensées, Sinbad délaissa ses seins pour déposer une traînée de baisers sur son ventre qui, au bout de trois mois de grossesse, n'avait pas perdu son attrait, d'ailleurs Sinbad doutait même qu'au bout de plusieurs enfants et décennies, il l'ait perdu. Enfin il arriva à l'endroit tant convoité et l'envahit avec sa langue, le ré-explorant avec minutie, plaçant les jambes d'Alibaba sur ses épaules et se fiant à ses réactions pour lui donner le maximum de plaisir. A la façon dont son souffle s'accéléra alors que son corps se contractait avant de se détendre, il sut qu'il avait réussi.
Il se retira et s'allongea à ses cotés, Alibaba croisa son regard et sourit avant de l'embrasser et de le caresser sur tout le corps, à son tour, elle fit subir aux tétons de son mari la même torture qu'il avait prodigué aux siens, lui tirant quelques gémissements alors que ses mains partaient s'occuper du sexe dressé de Sinbad. Elle le caressa, le massa doucement avant de passer aux testicules alors que sa langue prenait le relais sur l'érection. Avec son savoir-faire naturel, elle fit jouer le muscle humide dans une danse créée pour surprendre son unique spectateur et l'emmener au septième ciel. Quand elle le sentit sur le point de venir, elle appuya la pointe de sa langue au sommet de la verge pour retarder l'orgasme, joua encore un peu avec lui et lui permit enfin de se libérer dans un grand cri.
Haletant, Sinbad attira Alibaba contre lui :
« Ça n'a jamais été aussi bon.
-Dommage qu'on ne puisse pas aller plus loin pour le moment.
-Oui. D'ailleurs, est-ce que le petit... »
Les mouvements de magoi agités permirent aux jeunes mariés de savoir que :
Un. leur bébé allait très bien.
Deux. Il était très réceptif à ce qui l'entourait.
Trois. Ils allaient devoir trouver des excuses très rapidement pour éviter « La Discussion » le plus longtemps possible.
Petit à petit, le magoi et les palpitations provoquées par les premiers mouvements du bébé se calmèrent et Alibaba lui chanta sa berceuse pour l'endormir, ce qui marcha sur toute la famille, et toute l'île que le cri de jouissance du roi avait réveillée.
Le lendemain, le roi, la reine, les huit généraux, Aladdin et ceux qui formaient désormais la garde de la reine (Morgiana, Toto, Olba et ses pirates) selon leur propre proclamation, adressèrent leurs derniers adieux aux ambassadeurs des autres pays qui félicitèrent une dernière fois le couple royal de Sindoria avant de repartir. Titos, Sphintos et Marga firent durer un peu leurs adieux à Aladdin, sans compter que Sphintos ne savait toujours pas comment se comporter vis à vis de Sharkan qu'il considérait toujours comme un prince de leur pays, pendant que Mû et le corps fanalis prolongeait leur discussion avec Morgiana et Masrur, ce dernier avait d'ailleurs assez de succès auprès des filles de leur peuple. Après que les invités de Reim soient partis ce fut au tour d'Abhmad et Sabhmad de rentrer chez eux après avoir offert un talisman trane pour les femmes enceintes à leur sœur. Kougyoku fut la dernière à partir, les larmes aux yeux :
« J'espère qu'on se reverra vite, Alibaba-chan.
-Je l'espère aussi, Kougyoku. »
Quand le navire de Kou eut disparu, toute l'île se détendit :
« Des représentants du monde entier et aucun incident diplomatique ! Ça se fête ! S'exclama Sinbad.
-On sort à peine de la fête du mariage, il faut se reposer et reprendre le travail. Objectèrent Jafar et Alibaba.
-Et puis à ton âge, on ne peut plus faire autant la fête. Rajouta Yunan.
-Ah ! » Sursauta tout le monde.
