Toutes les bonnes choses ont une fin. J'ai écrit cette fic pour m'amuser et rapidement du coup...c'est la fin :)
Sonné, Oikawa s'était endormi. Iwa se leva et s'habilla sans bruit, avant de quitter la maison pour aller chercher Kichô à l'école. Si la fillette était assez grande pour pouvoir aller au gymnase toute seule, le chemin de l'école jusqu'à la maison était déjà plus long et plus dangereux. La fille de Tôru lui sauta dans les bras lorsqu'elle le vit et ses yeux pétillèrent de gourmandise quand elle vit le sachet de la boulangerie qu'il tenait dans la main.
- C'est le goûter ?
- Oui, mais on va le manger à la maison, répliqua-t-il en lui prenant la main.
Joyeusement, elle le suivit en sautillant tout en lui racontant sa journée. Fièrement, elle raconta que pendant le cours de sport, c'était elle qui avait le mieux envoyé le ballon et que le professeur l'avait félicité. Hajime écouta avec une oreille attentive et lui ébouriffa les cheveux amicalement, avant d'entrer dans la maison de son ami.
- Enlève tes chaussures, recommanda-t-il en montrant l'exemple.
Kichô l'imita sagement, puis remarqua les baskets qui n'étaient pas là ce matin.
- Papa est là ?
En réponse à sa question, Oikawa sortit du salon avec ses béquilles, le sourire jusqu'aux oreilles :
- Surpriiiiiiiise !
Elle courut jusqu'à lui et passa ses bras autour de sa taille :
- Tu restes à la maison, hein ? Tu vas pas repartir à l'hôpital ? ça pue là-bas.
Il lui caressa les cheveux :
- Ne t'inquiète pas, l'hôpital c'est terminé.
Toujours accrochée à son père, elle tourna la tête vers Iwaizumi, puis regarda à nouveau son père :
- Si tu es rentré, ça veut dire que Hajime va repartir chez lui ?
L'intéressé haussa un sourcil et le dépassa pour aller dans la cuisine.
- Pourquoi, tu veux qu'il s'en aille ? demanda Tôru.
- Non ! Je veux qu'il reste, il est gentil !
Tôru clopina sur les traces de son ami, suivit par sa fille :
- Il va rester avec nous, comme ma jambe n'est pas encore guérie je vais avoir besoin d'aide à la maison.
Iwa ouvrit le sachet et déposa un pain au lait sur la table, accompagné d'une meringue à la fraise Tagada et d'une tartelette chocolat-banane.
- Et après, il restera encore ? S'il est à la maison pour t'aider, il peut continuer à habiter chez nous après ! déclara Kichô en s'installant sur une chaise.
Tout en s'installant à son tour, Oikawa croisa le regard de son amant, un léger sourire sur les lèvres :
- Peut être. Ça te plairait qu'il vive avec nous ?
Iwaizumi fronça un peu le nez en poussant du pied un tabouret dans sa direction pour qu'il puisse poser sa jambe dessus. Il craignait que son camarade aille peut-être un peu vite pour la fillette.
- Ben oui ! On serait comme une vraie famille ! Deux parents et moi !
Enthousiaste, elle croqua dans sa meringue.
Hajime faillit lui demander si ça ne lui posait pas problème d'avoir deux papas, puis décida que ce genre d'interrogation pouvait attendre.
Tôru attrapa le pain au lait, le sourire aux lèvres et mordit dedans à pleines dents en plantant son regard dans celui d'Iwa qui, pour une obscure raison, se sentir rougir.
Quelques temps plus tard
Les mains sur les hanches, Iwaizumi regarda la volière neuve à l'entrée de la maison et le perroquet gris à queue rouge qui lui rendait son regard.
- Tu as réellement acheté ce machin ?
Avec un rire, Oikawa se frotta la nuque :
- Il plaisait à Kichô quand elle venait me voir au travail et comme personne ne l'achète…
- T'es moche ! lança le volatile à l'adresse de Hajime.
Ce dernier foudroya l'animal du regard :
- Je vais te faire cuire au four avec des petits oignons et des olives, on verra qui est moche !
- Iwa ! Sois gentil avec Achette.
- Il se fout de ma gueule !
- Mais non !
Comme pour démentir les propos de son maître, le perroquet émit un rire moqueur.
Les poings sur les hanches, Iwa toisa l'animal :
- N'oublie jamais une chose, poulet, tu as été adopté !
Sur ces mots, il se détourna dignement de la volière et retourna dans le salon pour aider Tôru à remonter les draps dans sa chambre. Le Passeur était officiellement guéri et il avait donc été décidé qu'il pouvait reprendre le sport, avec modération au début. Oikawa avait maintenant la possibilité de monter et descendre les escaliers sans le handicape des béquilles et ramenait donc ses affaires du salon à sa chambre.
- Tu t'installes avec moi ou tu gardes le canapé pour dormir, Iwa-chan ?
- Je viens avec toi, Skitty, tu serais capable de te fouler le genou en te levant de ton lit.
Il leur fallu quelques minutes pour arranger la chambre d'Oikawa et rendre au salon son aspect premier.
- Je vais chercher Kichô ! annonça Hajime en redescendant.
- Attends moiiiiiii ! s'écria Tôru en se précipitant à sa suite.
- Cours pas dans les escaliers, Bakaaaaa ! Tu vas te reblesser !
Les deux amis quittèrent la maisonnette et prirent le chemin de l'école. Tout en marchant, Iwa jeta un coup d'œil en direction de son camarade. Ce dernier était allé seul à ses derniers rendez-vous médicaux concernant son genou et même s'il était revenu aujourd'hui avec des bonnes nouvelles : reprise du sport autorisée, plus besoin de béquilles… Hajime avait l'impression qu'il n'était pas aussi heureux qu'il l'aurait dû. Bakawa lui cachait encore quelque chose.
Il décida de lui cuisiner ce soir pour en apprendre davantage.
Kichô fut ravie en voyant les deux jeunes hommes l'attendre à la sortie des cours et se précipita vers eux, attribuant un officiel « Papawa ! » à Hajime qui se sentit fondre. Surnom qui valut un arrêt imprévu à la boulangerie pour acheter une meringue à la fraise tagada.
Ils rentrèrent tous les trois à la maison. Ravi, Achette lança un joyeux « coucouuuuuu » à la petite fille qui sauta au cou de son père, heureuse que le perroquet soit devenu leur perroquet familial.
Un quotidien routinier s'était installé dans la famille. Kichô monta dans sa chambre faire ses devoirs et Oikawa gagna le jardin pour s'entrainer avec un ballon, afin de ne pas avoir l'air trop rouillé pour sa reprise d'entraînement le lendemain. Iwa étudiait également dans son coin, jonglant entre le volley et la fac.
Puis, après les devoirs, Kichô alla prendre son bain, suivi d'Oikawa qui prenait sa douche avant d'aller préparer le dîner. Hajimer terminait ses révisions et allait à son tour dans la salle de bain.
Quand il redescendit en cuisine, les cheveux mouillés, il trouva Tôru en train de préparer le dîner, aidé par sa fille. Attendrit, il les regarda en silence en gravant cette image de famille dans sa mémoire :
- Quoi, qu'est-ce qu'il y a ? l'apostropha le perroquet.
- Ferme là, toi, marmonna le jeune homme en rejoignant son petit ami. Besoin d'aide, par ici ?
Oikawa déposa un rapide baiser au coin de ses lèvres :
- Tu peux mettre la table.
Iwa s'exécuta en sifflotant, interrompu par Achette qui lui lançait des « chhhhhhhhhhht ! » réguliers. Kichô se mit à rire de bon cœur et ce fut dans une ambiance générale de bonne humeur que le trio se mit à table.
Une fois le dîner terminé, Oikawa accompagna sa fille pour la coucher et lui lire une histoire tandis qu'Iwa faisait la vaisselle. Lorsque le jeune homme monta dans la chambre, il trouva son camarade à plat ventre sur le lit, vêtu d'un simple bas de pyjama. Les lunettes sur son nez, le Passeur regardait un ancien match sur son ordinateur portable. Avec soin, Hajime referma la porte dans son dos et resta adossé contre le battant, observant les reflets de l'écran sur les verres de lunettes de son amant, jusqu'à ce que ce dernier lève les yeux vers lui, interrogateur. Iwaizumi décida de ne pas tourner autour du pot :
- Qu'est-ce que tu ne m'as pas dit ?
Oikawa replia ses jambes en faisant la moue :
- Arrête d'être aussi perspicace.
Hajime vint prendre place sur le lit :
- Skitty, ne commence pas à me faire des secrets. Tu peux bien reprendre l'entraînement, au moins ?
- Oui, répondit Tôru en reportant son attention sur le match.
Iwaizumi n'hésita pas et coupa la vidéo :
- Donc, c'est quoi le problème ? Quand tu avais eu ton premier accident, on ne pouvait plus t'arrêter quand tu as pu reprendre l'entraînement et tu as voulu foutre la pâté à Karasuno. Aujourd'hui, tu… n'as pas l'air spécialement content. Le kiné t'a dit quelque chose de déplaisant ?
Oikawa soupira, croisa les bras sur le lit et posa son menton sur eux, les jambes battant l'air :
- J'ai peur de voir mes rêves s'envoler trop vite.
Perplexe, Iwaizumi posa l'ordinateur sur le bureau :
- Explique-moi ?
Son ami ferma les yeux :
- Mon genou est fragilisé, c'est la deuxième fois que j'ai une grosse blessure à cet endroit. Il m'a dit clairement que si un troisième accident arrivait, je pourrais dire adieu à ma carrière internationale.
Hajime resta silencieux. Il ne savait pas quoi dire pour remonter le moral de son ami, le verdict du kiné ne l'étonnait pas non plus. Machinalement, il posa la main sur le dos de son amant et lui caressa en espérant l'apaiser un peu :
- Si tu fais attention, ça devrait bien se passer, tu peux encore jouer quelques années.
- Idéalement ouais. Cependant, quand il a su qu'on s'entraînait à peu près six jours sur sept, sans compter les entrainements plus poussés à l'approche des gros matchs, il m'a fait comprendre que ça pouvait être trop pour mon genou et qu'il était possible que ça lâche à un moment ou à un autre. En gros, j'ai une épée de Damoclès au-dessus de la tête qui peut me tomber dessus n'importe quand. Alors je ne sais pas trop ce que je dois faire…
Iwa continua à lui caresser le dos, appréciant la chaleur de sa peau sous ses doigts :
- Tu as pensé à quoi ? A quitter l'équipe ?
- J'en sais rien, justement. J'hésite entre quitter l'équipe du Japon et jouer dans une un peu plus modeste mais moins exigeante pour me préserver le plus longtemps possible. Ou rester et me donner à fond jusqu'à ce que ça craque, mais au moins j'aurais donné le meilleur de moi-même.
- Et après… ? Si tu te retapes l'hôpital et l'impossibilité de retourner dans une équipe, tu as pensé à la suite ?
Oikawa rouvrit les paupières et retira ses lunettes :
- Continuer à travailler à l'animalerie. Le Volley c'est ma vie, si je ne peux plus jouer, je tâcherai de donner davantage de cours, devenir entraîneur au lycée ou quelque chose comme ça.
- Mais tu préfèrerais jouer qu'entrainer… murmura Iwaizumi.
Tôru acquiesça en silence.
Hajime passa son bras autour de ses épaules et le serra contre lui :
- Fais comme tu le sens. Reprends l'entraînement et tu verras si c'est trop pour toi ou non. Je te soutiendrai quoi qu'il arrive, quoi que tu décides.
Son ami appuya sa joue contre la sienne :
- Merci, Iwa-chan.
Hajime sourit et lui embrassa doucement l'épaule. Oikawa se dégagea de son étreinte et le fit basculer sur le dos en lui plaquant les poignets contre le matelas, avant de s'emparer de ses lèvres, exprimant clairement son envie de changer de sujet. Maintenant que son genou était opérationnel, Tôru était bien décidé à prendre les choses en main. Il ne perdit guère de temps et déshabilla Iwa en laissant ses lèvres glisser sur le torse musclé, la langue savourant les abdominaux en béton, avant de remonter pour goûter les tétons. Il écouta le souffle de son ami dont le rythme se modifiait. Les mains de Hajime glissaient sur ses hanches, son dos, remontaient sur ses épaules et redescendaient le long de son torse avant de se perdre sous l'élastique du pyjama. Oikawa abandonna son cou à ses baisers et laissa les doigts experts de son camarade venir se poser sur ses fesses après l'avoir débarrassé de son vêtement. Il avait voulu prendre le contrôle, mais Iwa savait le rendre dingue avec ses lèvres et ses mains et il n'arrivait qu'à se concentrer sur les réactions de leurs corps et les soupirs qui leur échappaient. Cependant, un détail avait changé et cette fois les doigts de Hajime s'occupait d'humidifier l'antre cachée par les fesses de son camarade. Tôru se mordit les lèvres en sentant l'intrusion. Iwaizumi le rassura en l'embrassant passionnément et fit preuve de patience pour le laisser s'habituer à cette nouveauté. Lorsqu'il estima le moment prêt, Hajime souffla :
- A quatre pattes, Skittykawa.
Avec un grognement de protestation, Oikawa lui ravit encore les lèvres, laissant son ami à bout de souffle et daigna adopter la position demandée. Les mains d'Iwa caressèrent ses hanches. Il ferma les yeux et ne put retenir un gémissement en sentant le sexe de son amant s'introduire en lui. Iwaizumi était toujours à l'écoute de ses réactions, il lui en fut reconnaissant. Le souffle chaud de son amant sur sa nuque le fit tressaillir de plaisir et la main qui se referma autour de sa virilité lui arracha un couinement de volupté. Lorsque Hajime fut totalement en lui, il commença à bouger les hanches avec précaution pour laisser son ami finir de s'habituer. Les yeux toujours clos, la bouche entrouverte, Oikawa sentit un bras passer autour de ses hanches et le redresser jusqu'à ce qu'il se retrouve à genoux, le dos plaqué contre le torse d'Iwa qui le maintenait solidement. La langue d'Iwaizumi lécha sensuellement son cou où perlait de la sueur et Oikawa se sentait perdre la tête entre les coups de reins en lui, les doigts qui le masturbaient et la main qui venait taquiner les points sensibles de son torse. Il renversa la tête en arrière pour l'appuyer contre l'épaule de son ami et s'abandonna totalement au plaisir qu'il lui procurait. A cet instant, sa carrière et son avenir plus qu'incertain lui paraissaient lointains et peu inquiétants, du moment qu'Iwa-chan restait à ses côtés, il arriverait à tout surmonter.
Et voilàààà ! Merci à vous, lecteurs, d'avoir pris le temps de lire cette petite fic :)
