Bonjour tout le monde.
Je tenais à vous remercier pour vos commentaires et surtout de suivre cette fic. Ca me fait très plaisir et m'encourage à chaque fois à continuer.
N'hesitez pas à continuer de me donner vos avis que je lis toujours avec plaisir !
Bonne lecture !
I WILL FOLLOW YOU : Chapitre 7
J'ouvris les yeux sur une belle journée d'été. Le soleil brillait à travers la fenêtre. Les oiseaux chantaient dans les arbres et des enfants jouaient dans les jardins autour. Je me tourna pour prendre Emma dans mes bras mais je n'étreignis que le vide. La cherchant en vain sous les draps, je me résolue à me lever. Personne d'autre que moi dans la chambre. Je me dirigea vers la porte clause et pénétra dans le couloir. Celui-ci était plongé dans une bonne odeur de crêpe et de café. Le week-end commençait bien ! Je descendis doucement les marches de l'escalier pour ne pas surprendre ma belle dans ses efforts. Je traversa l'entrée et traversa la cuisine. Emma préparait un sac réfrigérant en même temps qu'elle faisait cuire les crêpes. Je restais ainsi sans me faire voir, le sourire aux lèvres. Cela me faisait tellement plaisir de la voir ainsi. Elle avait l'air heureuse et détendue. S'arrêtant une seconde dans ses préparatifs, elle leva les yeux vers moi.
- Tu comptes m'observer longtemps comme ça ? Me surprit-elle.
Je ris et m'avança. Elle sortit la crêpe de la poele pour l'ajouter aux autres, éteignit le feux et me rejoignit. Elle me prit dans ses bras et me serra très fort. Elle sentait bon, elle sentait Emma... La tenir ainsi dans mes bras, sentir son corps contre le mien, sa chaleur, me remplissait de bonheur. Elle déposa un baiser sur ma joue et un second sur mes lèvres.
- Qu'est-ce-que tu prépares de bon ?
-Un beau petit déjeuner pour la femme de ma vie. Puis nous irons nous promener et quand nous aurons faim, nous pourrons pique-niquer. J'ai préparé pleins de bonnes petites choses tu verras !
Je souris. Emma faisait rarement la cuisine, mais quand elle le faisait, c'était toujours très bon (même si elle ne voulait pas le croire).
- Et pour qu'elle occasion ?
- Ais-je besoin d'une occasion pour choyer ma petite femme que j'aime ?
- Euh... Non... Je ne crois pas.
Elle me prit à nouveau dans ses bras.
- Je sais que je n'ai pas été facile cette semaine, et je m'en excuse. Ce week-end je suis avec toi, ce sont nos deux jours à nous et je veux en profiter, parce que je ne suis jamais autant heureuse que quand je suis avec toi.
- Emma...
Je la serra très fort contre moi. Elle n'avait pas l'habitude d'être sentimentale. Pourtant quand elle l'était, je me sentais plus aimée que jamais.
- Je t'aime, conclut-elle la discussion accompagnée d'un baiser sur le front. Maintenant on va manger tout ça devant un bon film ?
Il faisait beau et chaud. Les cigales chantaient sur les arbres du sud, une légère brise nous caressait le visage, le soleil nous colorait la peau. Tout était calme et parfait. Après avoir mangé, nous nous étions allongées sur l'herbe à contempler les nuages, écouter la nature, profiter de ce moment.
- Tu te souviens de notre rencontre ?
- Oui, bien sûr ! Répondit Emma
- J'ai l'impression que c'était hier, et pourtant on pourrait croire qu'on se connait depuis toujours.
- Moi aussi j'ai cette impression, sourit-elle.
- On en a traversé des étapes...
- Oui... Surtout ta mère !
- Oui, riai-je. Et pas des moindre...
- Non.
- Emma ?
- Oui, Regina ?
- J'aimerais avoir un bébé avec toi.
- Un bébé ?
Je ne répondis pas. Je préférais lui laisser le temps de réfléchir avant d'annoncer sa réaction.
- J'y pensais aussi, m'avoua t-elle
- C'est vrai ? Répondi-je surprise.
- Oui, ça fait un petit moment que j'y pense. Tu ne trouves pas qu'il manque un peu de vie dans cette appartement ?
- C'est vrai, des petits pieds qui courent partout.
- Des pleurs en pleine nuit.
- Des jouets éparpillés.
- Des cabanes avec les draps du lit.
Nous riions en cœur. Un bébé... Nous allions avoir un bébé...
Pour notre soirée, Emma choisit à nouveau le romantisme. Elle nous emmena au bord du lac où nous nous étions embrassées pour la première. Nous pouvions alors contempler le ciel infini et sa palette de couleur allant du rose à l'orange. Quelques nuages survolaient nos têtes et nos yeux émerveillés. Le simple fait de pouvoir admirer les constellations allongée dans l'herbe contre la personne que j'aime me comblait de bonheur. C'était simple, c'était vrai, c'était vivant. Je me blottie contre Emma, mon oreille collé contre sa poitrine. J'entendais son cœur battre, juste sous sa peau. J'aimais entendre les battements de son cœur, les sentir, sentir qu'elle est en vie, qu'elle va bien. La sentir vivre. N'était-ce pas la plus belle chose ? Sentir entre nos mains un corps en train de vivre ?
Le lendemain matin je me réveillais avec un drole de cauchemar en tête. Rien de semblable aux précédents concernant l'accident. C'était un cauchemar à part. Mais qui ne me plaisait pas du tout...
- Bonjour ma chérie, m'embrassa Emma.
- Bonjour, lui répondis-je en souriant. Quoi de prévu aujourd'hui ?
Elle me regarda perplexe :
- Rien.
- Rien ?
- Attend, tu crois que je vais t'organiser quelque chose tous les jours maintenant ? Ria t-elle.
- Oh, soufflai-je avec une petite mou en me levant.
Assise sur le bord du lit, Emma me prit dans ses bras, posa sa tête sur mon épaule et chuchota à mon oreille :
- Je n'ai rien prévu pour aujourd'hui, absolument rien.
Je la senti sourire et partir de la chambre. « Absolument rien » ? Je vois. Je me leva et couru à l'encadrement de la porte. Emma était déjà au bout du couloir.
- Farniente, c'est ça ? Criai-je.
- Ouep ! Ria t-elle en descendant les marches deux à deux pour rejoindre la cuisine.
Farniente... Trop bien... Pas de ménage... Film à volonté dans les bras d'Emma... Livraison de pizza le midi... Sushi le soir... Farniente... J'accourus rejoindre ma bien-aimée dans la cuisine. Elle avait allumé la télé qui diffusait une chaine musicale. Coldplay résonnait dans tout l'appartement. Emma dansait dans la cuisine en préparant le petit déjeuner. Et soudain, je ressenti ce même sentiment qu'au début, cette pensée obsédante et qui venait brouiller mon cerveau : qu'elle est belle (et sexy!) Pas besoin de nuisette de dentelle ou de jartelle, pas besoin d'être nue, pas besoin de froufrou. Elle se dandinait en simple t-shirt pokémon et culotte. Et je craquais, complètement. Mais je fus sage et restais ainsi en retrait, ne faisant que l'observer et me laisser profiter de moment qui me faisait me rendre compte combien j'aimais cette fille.
- Tu n'as pas fait de cauchemar cette nuit ?
- Ah, chi, je, euh... attend.
J'avalais mon petit déjeuner en deux gorgées.
- Oui. Ca t'intéresses ?
- Bien sûr... Alors ?
- C'était très court. Je me suis endormie et j'ai rêvé que je me réveillais. Mais ça avait l'air tellement réel. J'étais chez ma mère, dans mon lit, dans ma chambre. J'avais à nouveau dix-neuf ans.
- Et ?
- Et tu n'avais jamais existé, commençai-je à pleurer. Jamais... Nous ne nous étions jamais rencontré. Toutes ces années passées ensemble, tout ce que nous avions vécu, ça n'avait été qu'un rêve...
Je m'écroula dans les bras d'Emma.
- Regina... Calme-toi. Ce n'était qu'un cauchemar. Mais je comprends mieux pourquoi en te réveillant tu t'es jettée sur moi pour me prendre dans tes bras.
- Je voulais te sentir contre moi, sentir ton corps, ta chaleur, tes battements de cœur. Etre certaine que tu existes, que nous sommes bien réelles, que tout ce que nous avions vécu et construit était bien réels...
- Ca fait combien de fois pour ce mois-ci ?
- Ca fait 5 fois. 5 fois que je fais le même cauchemar en l'espace de trois semaines... Et ça fait cinq ans que ça dure. J'en peux plus... Desfois, j'ai l'impression que c'est pour me prévenir de quelque chose.
- Ah bon ? Comme quoi ?
- Je ne sais pas... Que je me trompe peut-être...
- Te tromper ?
- Oui, peut-être que je ne devrais pas être avec toi...
- Quoi ? Mais pourquoi ? Tu exagères un peu Regina.
- Tu ne trouves pas ça bizarre toi ? Avec tous ces cauchemars je me dis que peut-être un jour nous ne serons plus ensemble et que ces mauvais rêves m'y préparent.
- Hum... Je ne suis pas tellement convaincue. Mais bon, tu es tellement persuadée que je te quitterai un jour pour une autre que tu n'as que cette suposition en tête.
Elle se tourna de son côté, et je compris que je l'avais blessée. Je ne me rendais pas toujours compte de la portée de mes paroles et comment elles pouvaient être perçues... Maintenant je m'en voulais d'avoir gaché notre matinée...
- Emma ?
- Quoi ? Répondit-elle sèchement.
- Je... Excuse-moi... Ce n'est pas ce que je voulais dire...
- Si, Regina, c'est exactement ce que tu voulais dire.
Elle se leva, prit nos assiettes et retourna les déposer à la cuisine. Bravo Regina... Encore une belle boulette... Qu'est-ce-que je pouvais en avoir marre de moi...
J'attendis dans le salon qu'Emma se calme. Au lieu de ça, je l'entendis monter à l'étage... Voyant qu'elle ne revenait pas, je décidais d'aller la voir. Arrivée devant la chambre, j'ouvris doucement la porte. J'apperçue Emma qui se tenait devant la fenêtre, le regard perdue quelque part.
- Emma ? Est-ce-que ça va ? M'inquiétai-je.
- Regina ? Tu m'as fait peur !
- Excuse-moi, pour tout à l'heure, je ne voulais pas dire ça... Je...
Mais Emma n'avait pas l'air de suivre. Elle me regardait en fronçant les sourcils. Et j'eus ma confirmation:
- De quoi tu parles ?
- D-De notre "dispute", en bas... à propos de mon rêve...
Elle me regardait, à nouveau perdue. Ses yeux me fixèrent un moment. Elle avait l'air de penser à autre chose.
- Euh... Ouais... C'est pas grave, t'en fait pas.
J'étais perplexe, elle n'avait pas du tout l'air de se souvenir... Elle me regardait, comme un enfant qui attend les consignes de son exercice, comme si elle attendait que je lui dise quoi faire. Ce qui n'était pas du tout le genre d'Emma.
- Tu voulais quelque chose ? M'interrogea t-elle.
- Oh... Euh... Non... Enfin, à part te demander quel DVD tu voulais regarder.
- Une journée farniente ? Super !
Elle me prit par la main et m'entraina dans le salon. Elle était vraiment étrange. J'en venais à me demander si elle se jouait de moi et étonnament, je n'osais pas lui en parler ni même lui demander. Elle semblait amnésique... Ce serait-elle blessée ou cognée en montant à la chambre ? Des pensées inquiétantes me traversèrent l'esprit.
Je secoua la tête comme pour les extraire et me contenta de suivre Emma. Elle me faisait surement une mauvaise blague. Elle avait beaucoup d'égo et ne voulait pas de cette scène sentimentale où on se plaint du jour où l'autre quiettera cette terre, de la profondeur de nos sentiments et des excuses à n'en plus finir sur un quelconque malentendu.
- Le roi lion ? Love actually ? Ou Phénomènes ? Me demandait Emma en brandissant les trois DVD.
