Bonjour à tous, voici donc le nouveau chapitre. En espérant qu'il vous plaise. Pensez au commentaires ! ;) bonne lecture

I WILL FOLLOW YOU : Chapitre 9

La musique se mit en marche. Une musique traditionnelle thaïlandaise résonnait dans le jardin d'un des parcs de Thaïlande où nous avions choisit de célébrer notre mariage. Ce jour-là, l'herbe était plus verte, le ciel était plus bleu et le soleil brillait plus fort. Rien ne pouvait venir gâter cette journée que nous avions préparé avec tant de soin. Les invités étaient calmement installés sur leur chaise couronnée de dentelle blanche. L'allée principale était recouverte d'un tapis vert pâle que nous avions accordé avec l'autel décoré de vert pâle et de blanc.

Ce fût LE moment. Je sortie de la grande salle et arriva au pied de l'allée. Emma arriva à son tour. Nous avions essayé les robes ensemble, mais nous n'avions pas dévoilé notre choix. Je la découvris dans une robe type grecque qui se fondait parfaitement sur ses courbes. Elle était … magnifique. Elle tenait un bouquet de fleur fait de lys et de grandes feuilles vertes forêt. Le mien était constitué d'œillets et de rose. Je ne pus m'empêcher de retenir mes larmes en ce instant si magique et étincelant. Emma tendit une main vers moi que je serra délicatement. Nous nous avancèrent ensemble près de l'autel. Les personnes chers que nous avions invités nous découvrirent peu à peu, des étoiles pleins les yeux, mais jamais autant que dans les nôtres.

Arrivées à l'autel, nous avons donné nos bouquets à nos demoiselles d'honneurs respectives.

Nous avons ensuite prononcé nos vœux et échangé nos alliances. C'étaient deux beaux anneaux fait d'or blanc à l'intérieur desquels nous avions gravé le nom de l'autre. Aussi, à l'intérieur de mon anneaux, sous la lueur des rayons de soleil, nous pouvions lire en lettres gravées « Emma ».

Les anneaux à nos doigts, Emma s'avança vers moi et me prit dans ses bras. Elle m'embrassa délicatement, comme une fleur gelée qu'on ne voudrait briser en soufflant trop fort dessus.

Enfin, nous nous tournâmes vers nos invités (que nous avions un peu oublié). Je jeta un regard à Mlle Blue, assise au premier rang. Ainsi, elle avait accepté ma demande : être là où une mère serait assise pour le mariage de sa fille. Elle était debout et me souriait, elle avait l'air fière de moi et heureuse pour mon bonheur. Je compris alors qu'une famille ne se crée pas par le sang, mais pas l'amour et que les personnes ne sont pour nous que le rôle que nous voulons bien leur donner. Mes lèvres l'appelaient « Mlle Blue », mais mon cœur l'appelait « Maman ».

Cette journée fut merveilleuse en tout point. Je gagnais une femme et une mère. M. Milan avait même finit par me prendre pour sa fille. J'avais tout ce que je pouvais demander : une famille...

- Emma, le jour de notre mariage fut le plus beau jour de ma vie.

- A moi aussi, Regina.

Assises toutes les deux dans le salon à siroter notre thé en ressassant de beaux souvenirs, voilà une belle manière de passer la nuit.

Le lendemain, j'eus une étonnante surprise. Mes cheveux tombèrent en une grosse poignée. Je n'avais pas l'habitude de perdre autant mes cheveux. Je voulu attraper une brosse dans le tiroir mais ma main se cogna contre la poignée et mes ongles se fissurèrent en petits morceaux, ne me laissant qu'une main en forme de scie. Je voulu alerter Emma, mais je me souvenu qu'elle était déjà partie au travail. Cela m'inquiétait. Je savais que les cheveux et les ongles étaient des symptômes importants pour la santé. Je devais me dépêcher si je ne voulais pas arriver en retard à l'agence. Je tentai d'arrondir le bord de mes ongles à l'aide d'une lime et parti en retard.

Arrivée à l'agence, je profitais qu'il n'y ait encore personne pour faire des recherches. J'inscrivais mes symptômes dans la barre de recherche. Le résultat le plus probant était l'anémie, certainement un manque de fer. J'allais fermer la page internet quand j'aperçus le mot « esprit ». Je cliquais sur le lien qui m'amena sur une page majoritairement mauve et bleu marine. Une femme qui se disait médium expliquait que certains esprits ne quittaient pas ce monde et devenaient des « esprits errants » en quête de vengeance, jaloux, ou perdus.

« Certains esprits ne quittent pas ce monde. Ils sont invisibles et nous ne pouvons entrer en communication avec eux. Du moins, pas comme avec un être vivant. »

« La plupart des esprits ne sont pas mauvais, ils sont perdus ou n'ont pas terminé une tâche sur Terre. Ils restent donc afin de l'accomplir et partent ensuite. »

« D'autres esprits sont plus mauvais, ce sont des nuisibles ou esprits frappeurs. Ils vous réveillent en pleine nuit, se font remarquer par des bruits, des jeux d'ombre et parfois même des apparitions. »

« Il vous ait possible de savoir si vous êtes hanté par un esprit grâce à certains signes comme :

- l'insomnie

- la perte d'appétit

- l'humeur changeante

- le changement de température du corps

- la perte de cheveux

- les ongles cassants

- les terreurs nocturnes »

Sans comprendre pourquoi, je ferma le site comme pour cacher quelque chose. « Perte de cheveux », « ongles cassants », « terreurs nocturnes », « insomnie »... A Emma et moi, nous avions bon nombres de ces signes.

Mais je ne croyais pas en ce genre de chose. Si j'écoutais ce site, nous serions donc hantées ? Et par qui ? Pourquoi ?

Ces questions m'intriguant, je décidais d'en parler à Emma le soir-même.

- Tu as remarqué que je perdais beaucoup mes cheveux ces temps-ci ?

- Oui, tu as bouché deux fois la baignoire la semaine dernière.

- Ça m'a inquiété, alors j'ai regardé sur internet. J'ai vu que ça pouvait être de l'anémie.

- Tout s'explique alors ! Conclut-elle en continuant de manger.

- Eh bien, en fait... Je n'ai pas trouvé que ça...

- Hum ? Leva t-elle la tête.

- J'ai découvert un site où une femme disait que... Non tu vas rire, m'interrompais-je.

- Non, vas-y, dit.

- Elle disait que... Cela pouvait aussi être des signes d'esprits frappeurs, ou des choses de ce genre.

Elle baissa la tête sur son assiette.

- Tu sais Regina, si tu es malade, il faut aller voir le médecin. Internet peut dire beaucoup de bêtises.

- -Oui, je sais... Mais, les signes qu'elle a énuméré sont justes, et...

- Et quoi ? Quoi, Regina ? Nous sommes hantées, c'est ce que tu veux dire ?

- Je ne sais pas, je voulais juste en discuter avec toi. Je ne comprends même pas pourquoi tu t'énerves.

- Oui, c'est ça. Tu ne comprends pas.

Elle se leva et quitta la table.

- Emma ! Qu'est-ce-que tu fais ? Pourquoi tu t'emportes ? Qu'est-ce-qui te prends ?

- Rien, Regina. D'accord ? Rien !

Elle souffla un coup et reposa son assiette sur la table.

- Maintenant, laisse-moi tranquille s'il-te-plais.

Mais je me leva pour la rattraper par le bras. Ses yeux étaient perdus dans le vide. Elle se libéra avec facilité et me poussa contre la table. Elle ne se tourna même pas. Elle ne s'inquiéta pas. Elle partit, tout simplement. Emma n'avait jamais agit ainsi avec moi, jamais. La voir me traiter comme ça, sans la comprendre, sans pouvoir l'aider, sans savoir où nous allions... Je me laissai tomber au sol et pleura pendant un long moment. Les choses avaient changé, et je m'en inquiétais beaucoup. « Humeur changeante », c'était l'un des signes...

Ce soir-là, je parti me coucher sans regarder Emma, endormit à côté de moi. Comme si j'avais peur de voir quelqu'un que je ne connaissais pas.

Dans la nuit, je fus à nouveau extirpé de mon sommeil. Une lueur brillait près du visage d'Emma. Discrètement, je me redressa pour voir ce que c'était. Emma tenait son téléphone dans les mains. Je ne réussi à en savoir d'avantage. Fatiguée de ma soirée, je ne fis pas d'effort, et me rendormis.

Au petit matin, je me réveillais avec un goût amer au fond de la gorge. Je me rendis également vite compte que j'étais seule dans le lit, dans la chambre. Je mis un peignoir et chercha Emma dans l'appartement. Personne à l'étage. Elle n'était pas non plus dans la cuisine, ni le salon. Emma n'était pas là. Mais où était-elle alors ? Je décidais de l'appeler. La sonnerie retentit deux fois et la voix d'Emma s'exprima :

Regina ? Pourquoi tu m'appelles ? Ça va ?

Euh... Oui, mais tu es où ?

Où je suis ? Au travail !

Au travail ? Un 15 août ?

Un 15 août ?

C'est férié, Emma ! Tu es où ?

Il y eu un silence de quelque seconde. Peut-être devenais-je parano, mais il me semblais qu'elle réfléchissait.

J'avais oublié mon chargeur de téléphone. Je suis allée le chercher. Tu as cru que j'allais travailler ? Un jour férié ? Et puis quoi encore ? Bon je te laisse, je suis là dans quinze minutes.

Elle raccrocha. Ces changement d'humeurs, le téléphone cette nuit, son absence inexpliqué de ce matin et son excuse à laquelle je ne croyais pas... Emma semblait me cacher quelque chose. Elle avait l'air très tourmentée ces derniers temps. Peut-être en questionnement, peut-être en pleine hésitation... Y avait-il quelqu'un d'autre derrière tout ça ?

Une boule envahissante vint se loger dans mon estomac. Une angoisse incontrôlable m'envahit et une vague de frisson me piqua la peau. Je m'assis sur une chaise de la cuisine. Je fis le bilan de son comportement étrange, ses retard, ses colère, ses sautes d'humeurs, ses interrogations...

Elle rentra avec vingt minutes de retard.

- Coucou Chérie ! Regarde ce que j'ai pour toi.

- Elle me présenta un sachet de la boulangerie remplit de viennoiseries.

Mais mon regard accusateur lui fit perdre le sourire.

- Tu te fous de moi ?

- Quoi ?

- Tu étais où Emma ? Je veux la vérité !

- J'étais parti de chercher une surprise. De toute évidence je n'aurais pas dû. Elle jeta le sachet sur la table et parti dans la chambre. Je lui emboîta le pas, bien décidé à avoir une réponse.

- Emma, je sais. D'accord ? J'ai bien compris ton petit manège. Tu as quelqu'un d'autre c'est ça ? C'est dégueulasse ! Tu ne pouvais pas me quitter avant de te mettre avec quelqu'un d'autre ? Pourquoi tu me fais ça ?

Je partis en crise d'hystérie. Dans mes gestes, mes mots et mes cris, je reconnus ma mère. Mais bien que j'en ai prit conscience, j'étais comme prisonnière de mon état et je n'arrivais pas à me calmer. Crier, l'insulter, frapper les portes me calmait.

Emma me regardait avec des grands yeux.

- Te tromper ? Mais tu es malade ! Où est-ce que tu es partie chercher ça ?

Je lui expliquai toutes ces choses que j'avais tourné et retourné dans mon esprit en l'attendant.

Elle resta stupéfaite.

- Et si tu ne me trompe pas, alors tu étais où ce matin ?

- Je te l'ai dit, à la boulangerie.

- La boulangerie est à cinq minutes en voiture. Tu t'es absenté presque une heure ?

- Regina, c'est férié. La boulangerie d'à côté était fermé. J'ai dû aller en centre ville pour en trouver une ouverte. Et vu que c'était la seule, il y avait beaucoup de monde.

- Je m'arrêta de penser un instant. Alors c'est moi qui devenais folle ?