so-apple33: Première reviews, merci merci! Je suis très contente que cette histoire te plaise, j'ai déjà toute l'histoire en tête, quelques chapitres en avance et beaucoup de motivation! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira également, j'ai eu beaucoup de mal à le charger... je suis dans un lieu où, apparemment, on ne connait pas le réseau ni internet ni rien d'autre ... La galère en quelque sorte! J'espère qu'Evie ne fait pas trop Marie-Sue et que son caractère quoi que un peu compliqué et contradictoire tient la route. A bientôt, j'ai hâte de lire ta prochaine reviews !
Le lendemain, j'étais allée en cours et comme d'habitude, je m'étais assise dans le fond de la classe, seule et tranquille. A la place, où je pouvais regarder le parc du lycée et avoir une vue d'ensemble sur toute la classe. J'avais l'habitude de n'avoir aucun salut de mes camarades et je n'en attendais aucun. Mais une nouveauté s'était rajoutée à mon quotidien si solitaire. Archibald Andrews m'avait adressé un sourire discret dans les couloirs. J'avais croisé Elizabeth Cooper pour aller au fond de la salle alors qu'elle était assise à côté de Kevin Keller et elle m'avait salué dans toute sa gentillesse. Mais ce qui m'avait le plus déstabilisé, ce fut quand Veronica Lodge s'assit sans complexe à côté de moi. Perturbant ma vie silencieuse avec sa conversation incessante et empiétant dans mon espace sans aucune gêne.
- Qu'est-ce-que tu fais ? avais-je chuchoté abasourdie.
- Je m'assois à côté de ma nouvelle amie, avait avoué le plus naturellement du monde la nouvelle.
- Ta… Ta quoi ? toussais-je trop surprise par sa réponse.
Je n'étais pas habituée à tant de changement à tant de franchise. Veronica ria en me regardant. Je ne pus que grimacer. Lors de son premier jour dans notre lycée, j'avais directement mis Veronica dans la case des Cheryl Blossom. Une fille que je ne devais pas approcher à cause du dard qui menaçait son entourage. Mais Veronica ne m'avait pas laissé le choix. Que ce soit la veille en me forçant à venir à leur table au Pop's ou à dévoiler mon croquis sans mon accord. Une fille sans inhibition, qui savait ce qu'elle voulait et qui le faisait savoir.
Je n'aimais pas spécialement la savoir à côté de moi, mais je ne voulais pas non plus lui dire de s'en aller, de peur de me créer des problèmes. Je détournais donc la tête, pour fixer mon regard sur la fenêtre ou sur mon cahier. Mais j'évitais soigneusement de lui donner de l'intention. J'échoua à cause de son bavardage incessant sur sa famille, sur son ancienne vie et sur son futur rendez-vous avec Chuck.
- Chuck n'est pas un très bon choix de ta part, chuchotais-je alors que le prof finissait son cours.
- Oh alors tu m'écoutais tout de même ? se moqua-t-elle de moi, ne prenant aucun cas mes paroles pour un conseil.
- J'étais bien obligée, marmonnais-je détestant son attitude de snob. Tu n'as pas arrêté de toute l'heure.
Je remettais mes affaires dans mon sac pour aller en cours de biologie. Un cours que je détestais mais que j'étais bien obligée de suivre. Mais avant que je ne quitte la salle, Veronica me retint par le bras.
- Pourquoi Chuck n'est pas un bon choix ? me demanda-t-elle
- Il n'a aucun respect pour les filles, répondis-je après un instant d'hésitation.
Veronica me regarda un instant avant d'éclater de rire.
- Tous les hommes sont comme ça, il faut juste leur apprendre qui fait la loi, se moqua-t-elle.
J'haussais les épaules. Si elle ne me croyait pas c'était son problème. Je partis enfin de notre salle pour en rejoindre une autre où j'espérais ne pas être en retard. Je me connaissais assez pour savoir que le manque de considération de Veronica pour mes paroles m'avait énervé et peut-être blessé mais je n'allais pas non plus insister.
Mais le cours de biologie fut annulé par la présence de la police. Le père de Kevin Keller, le shérif Keller avait débarqué dans la salle alors même que je venais de m'asseoir au fond de la pièce. A mon grand étonnement, Cheryl Blossom s'était alors levée, tendant ses poignets vers le représentant de l'ordre.
- Vous venez pour moi, n'est-ce pas ? avait-elle dit de marbre.
Il n'y avait pas à dire, Cheryl connaissait le sens du spectacle et de la tragédie. Elle était l'héroïne tragique de son propre roman. Une Drama Queen qui savait faire ses entrées et ses sorties. Je n'avais pas vu son visage quand elle avait lâché son information telle une bombe. Mais je l'imaginais très bien, avec son visage de poupée en porcelaine, un visage d'ange et d'innocence révélant la noirceur qui pourrissait son âme.
- Je suis coupable.
Je ne savais pas à quel point elle était coupable de son frère, cela me paraissait irréel. Je n'aimais pas Cheryl, je ne cherchais pas à l'excuser ou quoi que ce soit. Mais penser qu'elle avait pu tuer son frère jumeau m'était impossible. Elle ne pouvait pas être son meurtrier, elle ne pouvait pas être l'assassin.
Alors que Cheryl était emmenée dans le bureau du directeur pour s'expliquer, je croisais le regard d'Archibald Andrews. Il était aussi décontenancé que moi peut-être même plus.
Le cours fut donc annulé et je me précipitais dans la salle d'art pour pouvoir mettre sur toile cette scène surréaliste. J'y retournai à la pause du midi pour la continuer, mais plusieurs personnes m'y attendaient.
- Qu'est-ce-que vous faites ici ? demandais-je entre la surprise et la lassitude de tant de nouveauté dans mon quotidien.
Elizabeth, Archibald, Veronica et Jughead se trouvaient dos à moi, en train de regarder l'esquisse que j'avais faites la dernière heure. Ils avaient tous un sandwich ou une petite salade entre les mains.
- On vient manger avec toi ! s'enjoua Veronica. J'ai réussi à faire cracher le morceau à Jughead sur où tu te cachais.
Je lançais un coup d'œil au jeune homme qui se renfrogna et qui mordit rageusement dans son sandwich. La trouvait-il aussi exaspérante que moi à vouloir s'immiscer dans ma vie ? Je ne savais pas, mais j'étais assez contente que je ne sois pas la seule à devoir la supporter.
- Tu sais que tu es dure à trouver, même si en soit c'est logique de te retrouver dans la salle d'art. Et puis, on voulait tous parler des nouvelles du meurtre de Jason Blossom.
Elizabeth me lança un sourire discret et Archibald haussa les épaules fasse à mon regard sceptique. Je ne savais même pas si les deux filles étaient au courant de ma présence à Sweetwater le 4 juillet et également de celle d'Archibald avec miss Grundie.
- Tu crois que c'est elle ? demanda doucement Elizabeth. Je veux dire, tu penses que c'est Cheryl ?
- Non, je ne pense pas. C'est improbable. Pas que je l'apprécie et que je ne pense pas qu'elle puisse tuer juste pour devenir reine du bal mais, pas son frère jumeau, jamais.
- Mais alors pourquoi son frère n'est mort qu'une semaine après sa disparition ? Elle a forcément menti sur quelque chose, non ?
J'haussais une nouvelle fois les épaules et repris ma place sur le tabouret pour finir mon esquisse. J'écoutais vaguement leur discussion sur l'affaire Blossom, mais également sur la réouverture du journal de l'école le « Blue and Gold » par Elizabeth. La discussion dévia vers le nouveau rendez-vous de Veronica.
- Evie a même peur pour moi, parce que Chuck ne serait pas quelqu'un de respectueux, elle est trop mignonne, finit Veronica le sourire aux lèvres.
Mon crayon s'échappa de ma main et tomba par terre. Je me retournai vivement vers la brune pour la fusiller du regard.
- Veronica, si tu ne prends pas au sérieux ce que je dis, ce n'est pas mon problème, mais ne va pas dire aux autres que je me préoccupe de toi où que je suis trop « mignonne » !
Sa réaction m'énerva encore plus, elle éclata de son rire cristallin et elle fut vite suivis par toute la bande dans cette hilarité collective.
- Sortez si c'est pour vous moquer de moi ! m'écriais-je.
- Mais non, on ne se moque pas de toi, Evie, se calma Elizabeth. Mais tu es si susceptible que tu ne vois même pas que c'est pour t'inclure dans la conversation que Ronnie a dit ça.
- Et pour vérifier si tu écoutais, rajouta Archibald.
- Et sûrement pour te titiller, c'est de Lodge qu'on parle tout de même, termina Jughead.
- Et tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement, se moqua la jeune femme en se jetant sur moi.
Je ne pus rien faire pour me défaire de son étreinte. Elle me serrait contre elle en rigolant aux éclats alors que j'essayais de partir le plus vite possible de tant de proximité. Mais j'étais bien plus petite qu'elle et beaucoup plus menue. J'entendais les autres rirent de nouveau. Bizarrement, je finis par arrêter de me débattre et attendis seulement qu'elle me lâche. Je ne le dirais jamais à voix haute, mais cela était en même temps étrange et agréable. J'avais beaucoup de mal à supporter Veronica mais je savais qu'elle ne me laisserait pas tranquille, et puis cela faisait longtemps que je n'avais pas eu d'amis donc il fallait que je fasse des efforts.
Veronica et Elizabeth finirent par sortir de la salle devant aller à leurs entrainements chez les Vixens. Archibald aurait normalement dû y aller mais il attendit avec Jughead que je me tourne vers eux.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demandais-je de nouveau sur ma réserve.
- Le 4 juillet, tu étais là n'est-ce-pas ? commença Archibald.
- Oui, je vous l'ai déjà confirmé, à tous les deux il me semble, me demandant pourquoi il me reposait cette question.
- Est-ce que… Est-ce que tu as également entendu un coup de feu ? demanda le rouquin inquiet.
- Oui, je l'ai entendu, acquiesçais-je. Mais il n'a rien à voir avec le meurtrier, Jason est mort une semaine après ce jour-là.
- Est-ce que tu l'as dit à la police ? demanda alors Jughead.
Pourquoi est-ce que j'aurais dit à la police pour ce coup de feu alors que je savais très bien que c'était Dilton qui avait fait feu pour « apprendre » la vie à ses scouts ? Mais cela, ni Jughead ni Archibald ne le savait, en tout cas qui en était l'auteur. Je ne voulais pas vraiment le dire, le fait que ce soit Dilton. Il était un peu fou sur les bords mais je ne pensais pas que c'était à moi de le dire.
- Non, je n'en voyais pas vraiment l'utilité, répondis-je finalement.
- Est-ce que tu peux me servir d'alibi pour que j'aille le dire à la police ? me pria Archibald. Je ne me sens pas tranquille de ne pas l'avoir dis, il faut que je le fasse. Si ça peut aider l'enquête.
- Ça n'aidera pas, niais-je avant de me reprendre devant son air scandalisé. Mais si ça peut soulager ta conscience, je veux bien faire ça, pour protéger ton idylle d'été.
Le rouquin me remercia et s'excusa car il devait absolument partir à son entraînement de football. Jughead partit avec lui mais me fit un petit signe de tête avant de passer le pas de la porte.
- Mais vous m'en devez une tous les deux ! criais-je alors qu'ils sortaient de la salle d'art.
