so-apple33: Fidèle reviewer, désolé pour l'attente, j'ai travaillé, puis ai été malade et voilà que maintenant que je me reconnecte. Ta review ma comme d'habitude fait très plaisir. Il n'y a pas beaucoup de lecteur pour les fanfictions de Riverdale, et encore moins de fanfiction français sur Riverdale, donc peut-être est ce la raison qui fait de toi mon/ma seul(e) reviewer(euse).
Je me demandais si tu écrivais également des fanfictions ou alors le genre que tu lisais.
En tout cas, merci pour ta review et voici le cinquième chapitre
Juste après son entraînement, Archibald vint me retrouver dans la salle d'art pour aller voir le directeur et le shérif Keller. Son envie d'aller les voir s'était fait plus pressante après avoir appris que Cheryl n'avait pas été cru pour le coup de feu au matin du 4 juillet. Après tout elle avait déjà menti à la police.
- Apparemment, Jason voulait s'enfuir de la ville et de sa famille, expliqua Archibald alors que je finissais une de mes toiles. Cheryl a donc fait semblant qu'il se noie alors qu'ils s'étaient séparés sur la rive.
- Et ? demandais-je légèrement intéressée tout de même.
- Et Jason aurait dû l'appeler un mois plus tard, mais il ne la jamais fait.
Je me levais avec mes pinceaux et les passa sous l'eau pour les laver. Je passais doucement mon doigt sur les poils pour être sûr d'enlever toute la peinture.
- Ça a dû être horrible pour elle, ne pas avoir de nouvelles, ne pas savoir ce qu'il s'est passé et de ne pouvoir rien dire à personne, finis-je par dire me retournant vers Archibald. Elle ne pouvait se confier à personne pour tout de même garder le secret de son frère.
Archibald me regarda sans dire un mot. Il savait que j'avais raison. Je n'osais imaginer le sang d'encre que Cheryl avait du se faire en attendant le coup de téléphone de son frère qui n'arriverait jamais. La culpabilité de ne pouvoir rien dire à sa famille ou à la ville alors qu'il était peut-être en danger.
- On y va ? demanda timidement le rouquin.
J'hochais la tête et nous nous dirigeâmes vers le bureau du directeur. Je me tenais assez à l'écart du jeune homme pas vraiment habituée à être à ses côtés. Je restais derrière lui quand il commença à toquer à la porte du proviseur, attendant sagement qu'il prenne la parole et espérant n'avoir qu'à hocher la tête.
- Monsieur ? commença Archibald gêné de trouver le shérif Keller dans le bureau. Nous avons quelques choses à vous dire, à propos du 4 juillet.
- Monsieur Andrews ? Miss Johnson, s'étonna l'adulte avant de se reprendre. Qu'avez-vous à nous dire ?
- On était tous les deux à Sweetwater le matin du 4 juillet, avoua le rouquin. Et on a entendu le coup de feu. Cheryl dit la vérité.
Les deux adultes nous regardaient surpris.
- Et que faisiez-vous sur la rive à six heure du matin lors de la fête nationale ? demanda alors le shérif.
Je vis Archibald se tendre, ses taches de son ressortaient progressivement sur sa peau devenant peu à peu blanche. J'étais légèrement derrière Archibald. Je le voyais ainsi de profil et pouvais regarder la lente course d'une goutte de transpiration, ou d'inquiétude faire son chemin sur sa mâchoire. Alors que j'allais inventer une excuse mêlant nos deux passions quand il lâcha une ânerie que je n'aurai jamais cru entendre.
- Nous étions ensemble à ce moment-là. Romantiquement parlant.
Ma gorge se serra face à un tel mensonge. Personne n'allait le croire. La mâchoire du proviseur se décrocha légèrement, son regard se déplaçait d'Archibald à moi-même puis de moi-même à Archibald plusieurs fois. Le shérif Keller haussa un sourcil et écrivit quelques lignes sur son carnet.
- Est-ce vrai Miss Johnson ? me demandait le proviseur, après un nouveau coup d'œil vers moi.
A cet instant, je maudis sincèrement Archibald Andrews pour sa bêtise, pour son mensonge et pour son idylle éphémère avec Miss Grundie. Il me forçait déjà à mentir sur le fait que j'étais avec lui dans la forêt, certes ce n'était qu'un demi-mensonge étant donné que j'étais bien dans les bois, mais m'inclure maintenant dans une relation romantique me révoltait.
- Oui, oui, j'étais bien avec lui à ce moment-là. Nous… Nous étions rapprochés avec sa passion de la musique et moi celle du dessin. Nous allions souvent en forêt pour trouver l'inspiration tous les deux. Et si nous avions rien dit c'était également pour ne pas qu'on nous surprenne et que ça se sache. Mais comme vous ne croyez pas Cheryl Blossom, nous sommes venus vous dire la vérité.
Les mots semblaient étrangement sortir tout seul, mais mon estomac se serra face à une telle énormité. Je sentis Archibald poser sa grande main sur mon épaule, comme pour m'empêcher de m'enfuir. C'était à moi maintenant d'avoir des sueurs froides.
- Vous avez dit que vous étiez ensemble, ce n'est plus le cas ? demanda alors le shérif Keller.
- Je ne pense pas que ça avoir avec l'enquête, monsieur le shérif, mais si vous voulez vraiment savoir, nous avons rompus avant la reprise des cours.
Après une nouvelle expression surprise de la part de des deux adultes, ceux-ci finirent par nous laisser partir. Je ne décrochais pas un seul regard à Archibald et parti de suite vers la salle d'art. Je ne pouvais toujours pas croire le coup bas qu'il venait de me faire alors que je me proposais à l'aider. Il n'imaginait pas un seul instant les brimades que j'allais devoir subir si cela s'ébruitait.
Alors que j'allais claquer la porte de la salle d'art, une main la retint.
- Merci Evie, merci d'avoir fait ça pour moi Evie, me souria Archibald alors que je me retournais.
- Merci ? Merci ? c'est tout ce que tu as à dire ? sifflais-je m'étonnant moi-même par ma colère.
- Et bien oui, pourquoi ? me demanda le rouquin surpris par ma soudaine verve.
- Je ne sais pas moi, parce que peut-être qu'à cause de ton petit mensonge, tout le monde va croire que je suis sortie avec toi alors que c'est faux ! Si ça s'ébruite tu n'imagines même pas les ennuis que je pourrais avoir. Et puis de toute façon personne ne le croira c'est trop invraisemblable ! Et tu as pensé à Elisabeth ? Parce que j'imagine que tu ne vas rien lui dire de ton petit arrangement musical avec Miss Grundie. A ton avis comment va-t-elle le prendre ?
Je n'avais presque pas pris mon souffle pendant toute ma réplique, je ne l'avais même pas hurlé. Ma voix était froide un peu paniquée parce qu'il avait fait mais il pouvait très bien entendre la note de colère dans chaque mot.
- Tu te lâches de plus en plus en ce moment, c'est bien, mais la prochaine fois vérifie que personne ne soit dans la même pièce. Tu pourrais divulguer des informations confidentielles sans le savoir.
Archibald et moi, nous nous retournâmes comme un seul homme vers la voix trainante mais moqueuse qui nous avait surprise. Jughead Jones. Je perdis toutes mes couleurs en sachant que j'aurais pu faire une énorme bêtise à cause de ma colère puis rouge de honte face au regard totalement mesquin de Jughead.
- Qu'est… qu'est-ce-que tu fais là ? demandais-je mon assurance totalement retombée.
- Je vous attendais pour le debrief de votre vrai faux témoignage.
Je croisais les bras autour de ma taille et m'éloignais.
- Demande à cet idiot de rouquin, ce qu'il a raconté !
- Je ne pensais pas que tu le prendrais aussi mal Evie…
Je n'écoutais déjà plus, j'étais ressortie de ma salle favorite pour m'éloigner des deux garçons. Je rentrais chez moi, sans passer par Chez Joe.
Derrière la porte de ma chambre, un rire nerveux s'échappa de mes lèvres. La colère retombée, la solitude autour de moi et à l'intérieur de mon sanctuaire, mes nerfs relâchaient. Comment le proviseur et le shérif avait pu nous laisser sortir après leur avoir débité un témoignage aussi farfelu. Je n'étais même pas dans le cercle de fréquentation d'Archibald cet été. J'étais la file bizarre de Riverdale, comment pouvait-on penser que des jeunes voudraient de ma compagnie, romantique de surcroît. Je grimaçais à cette idée. J'avais déjà du mal à gérer la compagnie intrusive de Véronica, Elisabeth, Jughead et Archibald. Je m'endormis sur cette pensée.
Le lendemain matin, alors que j'allais entrer dans ma salle de classe, je fus arrêtée par une main manucurée à la perfection.
- Alors comme ça, tu es sortie cet été avec Archie ? minauda Cheryl Blossom en arquant son sourcil parfaitement épilé.
Je me figeai, je ne voulais pas de cette conversation avec elle, je ne voulais pas devoir me justifier de quelque chose que je n'avais pas fait. Je ne voulais pas qu'elle me regarde de ses yeux d'aigle près à planter ses griffes dans sa proie. Mais sa main se desserra de mon bras et elle me fit un sourire mi-figue mi-raisin, entre carnassier et moqueur.
- Ne tremble pas comme ça, je ne dirais rien de ton petit secret, après tout grâce à toi et Archie la police me croit et je ne suis plus suspect. Donc, je te dirais simplement merci.
L'héritière Blossom entra alors dans la salle de cour en faisant voler ses cheveux flamboyant me laissant perplexe. Je ne m'attendais pas à cette tournure. Mais j'étais soulagée, je ne voulais pas trop avoir à faire avec elle.
La matinée se passa calmement excepté la rumeur du rendez-vous entre Chuck et Veronica. Mais comme toutes les rumeurs, je ne cherchai pas à l'approfondir ayant le mauvais pressentiment que je serai bien vite au courant. Et comme j'avais raison, de nouveau ma pause de midi fut troublée par plusieurs personnes. Les quatre habituels mais également Kevin Keller.
- Ce mec est un goujat, comment peut-il inventer des trucs pareils ?
Veronica semblait hors d'elle après le petit tour que lui avait jouer le beau jouer de football ce matin. J'avais également reçu la photo par je ne sais quel intermédiaire. Une photo d'elle avec du sirop d'érable sur le visage. Je trouvais cela affligeant et j'avais un peu de peine pour elle, mais après tout je l'avais prévenu. Elle avait qu'à m'écouter au lieu de se moquer de moi. Mais au lieu de me donner raison, elle tournait en rond autour de moi et des autres, me donnant le tournis et m'empêchant de me concentrer sur ma peinture.
- Tu dois le dire au proviseur Ronnie, proposa Elisabeth dans toute sa naïveté.
- Chuck est le fils de l'entraineur en plus d'être un excellent joueur de football, le proviseur ne fera rien, appuya Kevin.
- Dans ce cas là, il me faut une preuve ! s'énerva un peu Veronica. Je n'aurais jamais du sortir avec lui à ce fichu rendez-vous !
Un sourire s'étala sur mes lèvres alors que je me retournai lentement vers elle.
- Je te l'avais dit, il me semble.
