Chapitre 2: Le soir
-Tu es en retard grand front
-C'est parce que contrairement à toi la truie, j'ai une vie sociale.
Ino et Sakura éclatèrent de rire.
Tenten avait organisé une soirée entre filles dans son appartement. Elle était occupée à discuter dans le salon avec Temari, Kurenaï et Hinata en attendant les autres.
-Bonjour Sakura-chan
-Bonjour Hinata-chan. Qui manque-t-il ?
-Tsunade-sama, Shizune-san et Meï-sama vont nous rejoindre plus tard, sourit Tenten.
-Qu'est ce que vous avez fait aujourd'hui ? demanda Kurenaï.
-J'ai passé la journée avec Shikamaru sur...
-Il était temps, cria Ino.
-On a cru qu'il ne te demanderait jamais ! rit Sakura.
-Me demander quoi ?
-De sortir avec lui, sourit Ino.
-Nous ne sortons pas ensemble, rougit Temari. Nous travaillons ensemble sur un projet pour améliorer les infrastructures entre Suna et Konoha.
Il y eut un blanc. Temari, rouge de gène, regardait par terre. Ino avait l'air dépité.
-Et vous Kurenaï-sensei ? demanda Tenten pour changer de sujet. Comment était votre journée ?
-Bien, j'ai passé une partie de la matinée avec mon beau-frère et ma fille.
-Konohamaru va bien ?
-Oui il était tout l'après-midi avec Miraï pour lui enseigner plusieurs lancés de shuriken.
-Et toi Hinata ?
-J'ai aidé Tenten au magasin.
-Et toi alors grand frond ? Tu te vantais d'avoir un vie sociale chargé en rentrant, sourit malicieusement Ino.
-Je me suis juste entrainé avec Sasuke.
-Et ?
-C'est tout, souffla la Rose.
A quelques détails près...
flash-back
Le soleil était à son zénith. L'air était chaude et sèche. Sasuke et Sakura se battait maintenant depuis presque deux heures. Elle sentait que son coéquipier retenait ses coups. Vexée, elle ne lui fit pas de cadeau et donna tout ce qu'elle avait. Mais ce n'était pas assez. Au bout de deux heures, Sasuke n'avait que quelques égratinures et elle était à bout de souffle. Aucune de ses attaques surprises n'avaient fonctionnées. Foutu sharingan.
-On devrait peut-être faire une pause et manger, dit-il.
La jeune femme acquiesa et profita qu'il ait le dos tourné pour tenter une dernière fois sa chance. Elle s'élança les poings remplis de chakra, prête à lui adresser un uppercut.
Au moment où elle allait l'atteindre, elle se sentit plaquée contre un tronc d'arbre. Sasuke tenait de sa seule main ses poignets joints au dessus de sa tête. Une lueur amusée brillait dans son regard.
-Qu'est ce qui m'a trahi ? murmurra-t-elle.
-Ton silence, sourit-il. C'étais trop calme pour une fin d'entrainement. Tu n'as pas le pas aussi léger dans ces moments là.
-A t'entendre on dirait que je me déplace avec la délicatesse d'un éléphant, rala-t-elle.
-J'aurai plutôt dis avec la grâce d'un animal à l'agonie, rit Sasuke.
Sakura fint une exclamation outrée et fit mine de vouloir partir, Sasuke colla son corps au sien pour l'en empècher.
Soudain, l'ambiance rieuse changea du tout au tout, et se fit plus électrique. Il rapprocha doucemment son visage du sien. Leurs regards ne se quittèrent pas. Quelques centimètres séparèrent leurs lèvres. Elle pouvait sentir son souffle. Leurs respirations se firent légèrement plus bruyante. Il était si proche...
Une branche se brisa et plusieurs pas de course résonnèrent jusqu'à eux. Sasuke lacha brusquement Sakura et fit volte-face.
Le coeur de la jeune femme battait la chamade et elle eut besoin de quelques secondes pour reprendre ses esprits. Elle avait prit sur elle depuis son départ, essayé de faire taire son attirance pour lui afin de ne pas gacher leur amitié. Que venait-il de se passer ? Est ce qu'il allait... Naruto, tu as vraiment le pire timing au monde
-Sasuke ! Tu aurais pu me dire que vous vous entrainiez aujourd'hui ! s'exclama le blond.
-Je pensais que tu avais quelque chose de prévu avec Hinata, mentit-il car il l'évitait le plus possible depuis quelque jours pour le bien de sa santé mentale.
fin flash-back
-Avec tout le temps que vous passez ensemble, je ne comprends pas comment ça se fait qu'il ne se soit encore rien passé, ronchonna Temari.
-C'est toi qui parle ? rit Sakura. J'essaye de lui laisser de l'espace... Depuis qu'il est rentré, on s'entend très bien et je ne voudrai pas trop le brusquer ou rendre les choses bizarres.
-Ne lui en laisse pas trop non plus, ajouta Tenten. Il pourrait finir par croire que tu n'es plus intéressée. Je pense pas que ce serait mauvais que vous les brusquez un peu Temari et toi.
-Alors Hinata-chan, comment se passe les choses avec Naruto ? demanda ingénieusement Ino.
ça ne manqua pas. La belle brune piqua un fard et begaya:
-Bb...bib...bien.
-Ne fais pas la timide, renchérit Temari. Tu es la seule en couple ici. Raconte-nous.
-Oui c'est vraiment le calme plat de notre coté, ajouta Ino. Sois gentille et partage avec nous tes joies.
-Naruto-kun est très gentil... Il est attentionné et tout va très bien.
-Oh quelle chance tu as Hinata...
-Et toi Ino ? demanda Sakura. Tu t'es rapproché de Saï ces derniers temps.
-Il n'y a rien. Je ne suis même pas sure qu'il soit intéressé par les femmes en général.
-Les hommes, pesta Temari. Si on attend après eux, on risque de finir comme Mei.
-Evite de dire ça quand elle sera là, rit Kurenaï
-Oui, je n'ai pas envie de passer ma soirée à essayer de faire partir ton sang du parquet, ajouta Tenten.
Les jeunes femmes éclatèrent de rire.
-Et toi la truie, qu'est ce que tes grosses fesses ont fait aujourd"hui ?
-Je me suis occupé des décorations florales pour le hokage, dit Ino.
-Pourquoi Kakashi-sensei aurait besoin de décorations florales ? s'enquit Sakura.
-D'après ce que Gaï-sensei m'a dit, ce serait pour l'arrivée d'un souverain avec qui les Kages ont une réunion importante demain.
-Le souverain de quel pays ? se renseigna Hinata
-Aucune idée.
-Moi qui espérait qu'il s'était finalement trouvé quelqu'un, rit Sakura.
-C'est vrai qu'il n'est pas laid, constata Tenten. Comment peut-il être encore célibataire ?
-Ses lectures ont du en effrayée plus d'une, railla Temari.
-Sans parler de sa coupe de cheveux, ajouta Ino espiègle.
Les rires reprirent.
-Vous êtes mauvaises, souffla Kurenaï en essuyant ses larmes.
-Mais vous êtes de sa génération, s'exclama Ino. Vous savez surrêment pourquoi il est toujours célibataire.
-Pas vraiment... Enfin, il n'y a aucun motif officiel.
-Allez ! Faites un effort !
-Vous avez bien une idée non ? intervient Tenten.
Kurenaï sembla hésiter.
-Ce ne sont pas mes affaires, commença-t-elle.
-S'il vous plait ! Pria Sakura.
-On ne dira rien, insista Ino.
-Bien, se résigna-t-elle. Après le décès d'Obito Uchiha, Kakashi s'est beaucoup rapproché d'une amie à lui, une jeune Uchiha également, qui faisait d'ailleurs équipe avec Asuma. Ils se sont aidé mutuellement, comme ils avaient vécu le même genre de tragédie, ils se comprenaient parfaitement. Elle lui a enseigné tout ce qu'il devait savoir sur le Sharingan, et lui, il lui a appris des techniques de seau. On les voyait tous le temps à deux. Ils n'ont jamais déclaré officiellement être plus que des amis. Peut-être parce que son père n'aimait pas Kakashi ou parce qu'elle était plus jeune que lui. Je ne sais pas. Nous n'avons jamais été proche. A ses 18 ans, elle a quitté le village pour une mission et n'est jamais revenu.
-Elle est morte ? s'inquièta Hinata.
-Personne ne le sait. Nous n'étions pas vraiment invité à poser des questions. C'était une des questions sensibles entre Sandaime et Asuma, qui l'avait poussé à quitter le village quelques années.
-Pauvre Kakashi... murmurra Sakura.
-Vous devriez profiter de l'opportunité que vous avez. Les personnes que vous aimez sont vivantes et au village. Nous n'avons pas tous cette chance. Ne perdez pas trop de temps à vous inquiètez et profitez du présent. Dans notre monde, il n'y a rien de sure. La paix est éphèmere. Une guerre pourrait éclater demain. Ne l'oubliez pas, rien n'est acquis.
-Alors ? Qu'est ce qu'il y avait de si important ? demanda Shikamaru d'un ton plaintif.
-Nous sommes amis ! Il faut une raison importante maintenant pour se voir ? s'exclama Naruto.
-Tu nous as dis que c'était une question de vie ou de mort, renchérit Sasuke.
-On ne sait rien de l'avenir ! Qui sait ce qui arrivera demain ? Il faut profiter du moment présent.
-Tu as parfaitement raison ! On ne peut pas faire attendre la jeunesse, cria Lee.
-Bon... Sasuke je te dépose ? reprit Shikamaru
-Hn
-Allez les gars !
-Quelle galère...
-Je suis sure qu'on va s'éclater, sourit Choji. En plus aujourd'hui c'est menu à volonté au Yakiniku !
Arrivé au restaurant, s'étant installé et ayant discuté de futilités pendant une dizaine de minutes, Naruto lacha de but en blanc:
-Je vais demander à Hinata de m'épouser.
Kiba manqua de s'étouffer.
-Tu es sure toi ? demanda Sasuke.
-Ce n'est pas un peu tôt ? s'enquit Shikamaru.
Naruto acquiesa doucemment.
-Je veux passer ma vie à ses cotés. On ne sait pas de quoi sera fait demain. Nous ne sommes jamais à l'abris de rien. Je ne veux pas attendre plus longtemps. La vie est trop courte. Il n'y a aucun doute sur mes sentiments. C'est son visage que je veux voir tous les matins à mon réveil.
-Tu m'impressionne Naruto, déclara Lee. Il faut vraiment être courageux pour faire une demande en mariage si jeune.
-Ou tout à fait stupide, ajouta Sasuke.
-Merci de ton soutien, railla Naruto.
-Si tu es sure de ton choix, tu sais très bien que je t'aiderai du mieux que je peux.
Sasuke ne lui mentait pas cette fois. Il n'était peut-être pas enthousiaste à l'idée que son meilleur ami se marie aussi jeune, mais ça ne l'empècherait pas de se tenir à ses cotés et faire front en cas de problème.
-Super parce que j'ai aucune idée de comment faire, sourit géné Naruto.
Ses amis éclatèrent de rire.
-Vous moquez pas ! Je suis déterminé à y arriver. Elle mérite une soirée et une demande aussi parfaite qu'elle ne l'est !
-Tu as déjà trouvé une bague ? demanda Shikamaru.
-Je voulais lui donner celle de ma mère.
-Bon choix, acquiesa Kiba. Hinata donnera plus d'importance à la valeur sentimentale de la bague qu'à son nombre de carat.
-De quoi ?
-Laisse tomber, souffla Sasuke.
La soirée se déroula dans la bonne humeur. Tous essayait d'encourager et de donner les conseils à Naruto à leurs manières, bien qu'il fût le seul en couple. Saï, qui avait beaucoup lu sur le sujet, lui conseilla de viser sur un lieu avec une ambiance romantique pour commencer, montrer son sérieux, lui accorder toute son attention, l'écouter parler sans l'interrompre, se comporter avec classe et charme, mettre son sex-appeal en avant était important, préparer un discours parfait pour sa demande...
En rentrant chez eux, Naruto bassina Sasuke avec tous les plans qu'il avait élaboré pour créer une nuit si parfaite, que plus tard des amoureux d'autres villages feraient des voyages long de plusieurs jour pour venir lui demander conseil.
Au bout de plusieurs stratagèmes, Sasuke réussit à lui fausser compagnie et à aller se coucher. Mais sa nuit fût de courte durée puisque Naruto décida de le réveiller, à cinq heures du matin, pour avoir des conseils vestimentaires, quand à la tenue adéquate à mettre le jour J.
Après avoir hurlé à Naruto de foutre le camp de sa chambre, Sasuke se tourna pendant une heure dans son lit avec l'espoir de retrouver le sommeil. Son collocataire, lui, ronflait allègremment. Petit con. Résigné, il finit par se lever et se préparer. Tsunade lui avait dit de passer dans la matinée à l'hôpital, pour passer plusieurs examens avant sa greffe, prévu un mois plus tard. Ne pouvant se déplacer seul dans le village à cause de son programme de réinsertion, et devant la difficulté du respect de cette clause (il arrivait que tous ses amis étaient occupé et n'avaient pas le temps de le surveiller), Sasuke avait réussi à obtenir certains allègements à cette condition. Désormais, il pouvait se rendre seul à l'hôpital, à son appartement et au cimetière. Bien qu'ayant une capacité de mouvement fortemment restreinte, il était satisfait de cet arangement. Tsunade ne serrait pas à l'hôpital avant huit heure, ce qui lui laissait une heure à combler. Il prit le chemin vers le cimetière. ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas été.
Le soleil resplendissait déjà en cette heure matinale et il faisait chaud malgré une léger vent raffraichissant. Le fleuriste était encore fermé. Petit à petit, le village s'animait, il croisa peu de personne. Les civils qui le reconnurent baissaient les yeux devant lui ou changeaient de trottoirs. Personne n'avait oublié sa trahison et tous avaient entendu parler de sa puissance, il n'était pas le genre d'homme qu'on voulait provoquer de grand matin.
Arrivé devant le cimetière, il hésita quelque secondes avant d'entrer. Il avait toujours eu du mal à s'y rendre. Beaucoup y trouvait un certain appaisement, pas lui. Durant tout au moins une décennie, il s'était accroché à sa haine à l'encontre de son frère, et au final n'avait jamais vraiment fait face à la tristesse du décès de ses parents avant son voyage. Le seul endroit à lui apporter un semblant de réconfort était la rivière où il s'était entrainé avec son père. Néanmoins, il était de son devoir de leur apporter les honneurs qu'ils méritaient. Le caveau des Uchiha semblait encore plus sombre que les autres. Il ceuillit plusieurs fleurs de cerisier et les déposa devant les tombes.
ça faisait longtemps mère, père, grand-frère...
Quelqu'un d'autre s'approchait du caveau. Il reconnut son professeur, Kakashi Hatake. Arrivé à sa hauteur, son professeur le salua d'un hochement de tête qu'il lui rendit.
Lorsqu'il sortit, il apperçu le sixième qui l'attendait appuyé contre un arbre.
-Vous avez l'air malade.
-J'ai le sommeil agité ces jours-ci, rit-il. Rien de grave. Où vas-tu ?
-A l'hôpital.
-Faisons une partie du chemin ensemble. Je vais dans la même direction.
Les deux hommes marchèrent tranquillement.
-Je ne m'attendais pas à te voir au cimetière.
-ça faisait longtemps que je n'avais pas rendu visite à mes parents. Et vous ? Dabitude vous vous receuillez devant la stèle commémorative.
-Obito a été enterré auprès de sa famille à la fin de la guerre.
Sasuke fronça les sourcils. Pourquoi sortait-il ça comme excuse?
-L'endroit où nos proches sont enterrés n'est pas forcemment le lieu où nous les retrouvons. Je suis venu rendre hommage à mes parents, vous par contre n'avez fleuri aucune tombe.
Kakashi esquisa un sourire. Il ne devait pas s'attendre à cette reflexion, en temps normal Sasuke n'aurait pas relevé l'incohérence. Mais il l'avait cherché, c'était le premier à s'être immiscé dans la vie privé de l'autre.
-J'ai voulu rendre visite à une amie mais je ne l'ai pas trouvé.
-Une tombe ne disparaît pas.
-Non effectivement. Je ne l'ai pas trouvé pour la simple et bonne raison qu'elle n'est pas enterrée ici. Elle a disparu lors d'une mission. Parfois, j'ai besoin de me rassurer, et me rappeler qu'elle n'est peut-être pas morte, qu'il y a toujours un espoir aussi minime soit-il. C'est dans ces moments-là que je fais le tour du cimetière, pas pour me receuillir, mais pour me donner du courage.
Sasuke ne savait pas quoi dire. Il n'était pas habitué à avoir des conversations aussi personnelles.
-J'espère que vous avez raison d'espérer.
-C'est tout ce qu'il me reste... Te voilà arrivé, sourit Kakashi. A plus tard.
Son professeur disparut aussi vite qu'il ne lui était apparu.
A son aise, il montait les escaliers jusqu'à l'étage où Tsunade donnait ses consultations. Sakura discutait plus loin avec Kiba. Perplexe, Sasuke s'approcha discrètement. Les deux jeunes ne s'étaient jamais particulièrement bien entendu. En faite, il ne se rappelait pas les avoir vu une seule fois parler ensemble, encore une des choses qui avaient changé durant son absence.
-Bonjour Sasuke, dit gaiement Kiba.
Il les salua d'un hochement de tête.
-Je vais vous laissez, enchaina-t-il. Akamaru et moi avons une mission. Encore merci Sakura ! Demain, je passe te prendre à quelle heure ?
Sasuke sentit ses membres se crisper. Qu'est ce que s'était que cette histoire ?
-Ma pause est à quatorze heures.
-Super ! A demain alors. Sasuke, reprit-il avec un signe de tête.
-Kiba.
Le jeune Inuzuka partit, laissant le jeune Uchiha perplexe. Il n'aimait pas du tout cette histoire.
-Tu es ici pour voir Tsunade ? demanda Sakura.
-Oui
-Suis-moi.
Ils entrèrent dans un bureau à l'autre bout du couloir. Sakura fouilla dans une armoire et en sortit du matériel médicale. Elle ordonna à son ami de retirer son pull et de s'assoir sur la table d'examen.
-Je vais te faire un check-up avant que Tsunade arrive. Elle est en salle d'opération. Dans une demie-heure, elle devrait être sortie.
Sakura vérifia qu'il n'ait contracté aucun virus ou bactérie, mesura sa tension et la cicatrisation de sa plaie.
-C'est vraiment du beau travail, murmura-t-elle.
-C'est toi qui t'en es occupé.
-Je sais, rit-elle fière d'elle.
On aurait dit une enfant qui avait rapporté un bon bulletin à la maison. Sasuke sourit. Son visage rayonnait faisait chaud au coeur. Parfois, elle ressemblait encore à une adolescente innocente malgré la guerre, et ce qu'il lui avait fait traversé. Pas si innocente que ça... Peut-être qu'elle partage déjà le lit d'un homme
Sasuke se renfrogna à cette pensée. Sakura lui avait répété pendant tellement longtemps qu'elle l'aimait... Il avait oublié que ses sentiments à elle aussi pouvait changer. Peut-être n'était-ce pas plus mal qu'elle passe à autre chose. Après tout ce qu'il lui avait fait enduré, elle méritait d'être heureuse... C'était une femme merveilleuse, douce, talentueuse et intelligente. Elle n'aurait aucun mal à se trouver quelqu'un. Kiba, lui, n'était pas l'homme le plus sérieux qu'il connaissait. Il n'avait pas intérêt à jouer avec elle ou il lui ferait payer...
La jeune med-in continua son examen et finit par en tirer des conclusions favorable
-Je ne savais pas que tu sortais avec Kiba, dit Sasuke de but en blanc.
Les sourcils de la rose montèrent si haut qu'ils disparurent derrière sa frange. Elle le fixa, pour voir si il blaguait, avant d'éclater de rire.
-Il n'y a absolument rien entre Kiba et moi, balbuta-t-elle. Nous sommes juste amis.
Une vague de soulagement envahit Sasuke. Pourquoi suis-je soulagé ? se demanda-t-il. Ce ne sont pas mes affaires. Sakura est assez grande pour s'occuper d'elle-même...
-Ah j'ai du mal comprendre alors, répondit-il légèrement mal à l'aise.
Qu'est ce que c'est que cette réaction ? On dirait que tu es jaloux.
Bien sûr que non. Son attitude était parfaitemment normal. Sakura était sa coéquipiaire et ils se connaissaient depuis l'enfance. Il s'inquiètait comme un frère pour une soeur. Tout était parfaitemment normal. Il voulait la protéger, voilà tout.
Comme un frère et une soeur... Une soeur que tu aurai voulu embrasser à pleine bouche.
Hinata soupira. Naruto se comportait de manière étrange depuis quelque jours, mais ce soir il avait atteint des sommets. Quand elle lui avait demandé si quelque chose n'allait pas, il lui avait répondu que non tout allait bien. Peut-être était-ce quelque chose dont il avait trop honte pour en parler avec elle, s'était-elle dit. Préoccupée, elle avait essayé alors de tirer des informations à ses amis, pour voir si elle pouvait l'aider. Tous lui avait répondu qu'il n'avait rien, mal à l'aise. Après ça, elle remarqua que les garçons évitaient de se retrouver seul avec elle. Que lui cachait-on ? Etait-ce quelque chose de grave ? Est ce que ça avait un rapport avec elle ? Peut-être... Naruto voulait-il la quitter ? Elle en eut le souffle coupé. Il y avait beaucoup de filles au village qui lui courrait après et étaient plus belle, plus forte, plus intelligente qu'elle. Peut-être n'y était-il pas si insensible que ça à leurs charmes. Ou alors, il aurait tout simplement pu se lasser d'elle, qui était si banale et sans aucun éclat...
-Tout va bien ?
-Oui ne t'en fais pas, sourit-il crispé.
Son coeur se serra, encore un mensonge...
-Tu ne me fais pas confiance ?
-Mais... si bien sûr ! Qu'est ce qui te fait penser une chose pareille ?
-Alors pourquoi tu ne me dis pas ce qui se passe ? dit-elle en élevant la voix, frustrée. Nous sommes un couple, Naruto. Tu es sensée pouvoir te confier à moi, et te reposer sur moi quand c'est nécessaire, pas me mentir.
-Hinata...
-Ne prends pas ce ton ! Il y a quelque chose. Je ne suis ni aveugle ni stupide au point de ne pas le remarquer. Si tu as quelque chose à dire, dis-le moi même si c'est mauvais. Je peux encaisser, je ne suis pas une petite chose fragile. Maintenant si tu ne veux plus être avec moi...
Sa voix se brisa sur ces derniers mots, elle se détourna pour cacher les larmes qui menaçait de couler.
Elle n'eut le temps de faire deux pas que Naruto lui saisit les poignets totalement paniqué.
-Non attends s'il te plait. Laisse-moi t'expliquer. Ce n'est pas du tout ce que tu crois. Je... Je...
Naruto, moite de sueur, tremblant des pieds à la tête, aurait crié de frustration si sa gorge n'était pas aussi serré par la peur. Il était là, avec la femme qu'il aimait caché sous un arbre pour se protéger de la pluie, tétanisé.Ridicule, tu as faillis mourir un nombre incalculable de fois, et jamais tu n'as été aussi appeuré lors d'un combat. Ressaisis toi espèce d'abruti. Ce n'est que Hinata. Tout le problème était là; parce que c'était Hinata... Il ne voulait pas la perdre, et ne savait pas si il supporterait qu'elle le rejette.
La soirée était un désastre et ce depuis le début à croire que les éléments s'étaient ligués contre lui. En allant la chercher, il avait glissé sur le chemin, fait tomber le boquet de fleur pour la jeune femme dans la rue, une voiture avait roulé dessus. Arrivé au restaurant, le maître d'hotel leur avait donné la pire table. A leur droite, deux quarantenaires, ayant abusé de la boisson, passèrent tout le diner à raconter des blagues salaces et rire si fort que même depuis Suna on aurait pu les entendre, à leur gauche une famille avec trois enfants en bas âge turbulents, ils courrurent autour de leur table en les bousculant et en criant comme des animaux. Naruto n'arriva même pas à entendre ce que Hinata disait avec tout ce bruit. L'ambiance romantique : 0
En colère, il s'était brusquemment levé pour demander qu'on lui donne une autre table, en reculant sa chaise, il avait envoyé un serveur valser dans une plante. Les plats étaient minuscules, atrocément cher, et il était incapable de prononcer leurs noms. Crédibilité : 0
Un des enfants lança son assiette de spaghetti alle vongole sur lui. Il sentit l'huile d'olive et le poisson le restant de la soirée. Sex-appeal : 0
A la fin du repas, ils devaient se rendre au sommet du village, pour pouvoir admirer la vue. C'est là que Naruto avait l"intention de faire sa demande. Mais c'était sans compter l'averse qui leur tomba dessus. N'ayant ni parapluie ni veste, ils s'abritèrent en dessous d'un arbre qui était face au cimetière. Lieu romantique : 0
-C'est juste que... J'ai tellement peur que tu me rejette. Tu mérite tellement mieux que l'imbécile que je suis. Non écoute moi. Je... Je ne suis même pas capable de t'offrir une soirée digne de toi. Ce soir a été un fiasco ! Tu devais pouvoir te souvenir de cette nuit comme... Comme une nuit magique et merveilleuse, la raconter à nos enfants et petits-enfants, balbuita-t-il embarassé.
Hinata le regarda surprise et totalement déroutée, elle ne s'attendait pas du tout à ça. Il fit une pause, tenta de reprendre ses esprits avant de continuer plus calmement.
-J'ai totalement échoué, pardonne-moi s'il te plait. Mais je te promets que je ferai tout pour être à ta hauteur à partir d'aujourd'hui et jusqu'à mon dernier souffle, que tu n'aies jamais à baisser les yeux de honte à cause de moi. Je m'efforcerai de te protéger, de te rendre heureuse par tous les moyens. Peu importe l'endroit, les années ou la situation, je te soutiendrai et je serai toujours à tes cotés si tu veux bien de moi. Je t'aime Hinata, plus que tout au monde. Tu es mon plus grand rêve. Tout ce que je souhaite c'est pouvoir contempler ton visage épanoui tous les matins.
Il mit un genou à terre, prit sa main et la regarda dans yeux.
- Hinata, voudrais-tu me faire l'honneur de devenir Mme Uzumaki ?
-Oui, pleura-t-elle en se jettant à son cou.
Kakashi fonçait sur son adversaire. Plus vite il les tuait tous, plus de chance ils avaient Rin et lui de survivre. Si les renforts arrivaient, ils n'auraient aucune chance. Obito lui avait fait promettre... Elle devait rester en sécurité.
Il concentra son chakra dans sa main droite. De l'électricité apparut, s'enroula autour de son bras et il fonçait sur son adversaire. Au moment d'abattre l'homme grâce à son chidori, une personne s'interposa. Le bras de Kakashi transperça la poitrine de la jeune femme. Il leva les yeux prêt à voir Rin mais ce n'était pas elle.
-Pourquoi Kakashi ? sanglotta-t-elle pendant que deux filets de sang s'échappèrent de la commisure de ses lèvres. J'avais confiance en toi.
Le hokage se réveilla le souffle court, encore un cauchemar. Cela faisait une semaine qu'il en faisait chaque nuit. Tous lui montraient Ayumi et la souffrance qu'il lui infligeait sous toutes les formes. La possibilité de la revoir l'angoissait. Toutes ses peurs étaient éxacerbées. Comment allait-elle réagir ? Lui pardonnerait-elle de ne pas avoir su protéger les siens ? Essayerait-elle de détruire Konoha ou de convaincre son frère de partir avec elle ? Contre toutes attentes, la crainte de la réaction de la jeune femme n'occultait pas d'une certaine manière sa joie de la revoir après tout ce temps. Elle m'a tellement manqué... Son visage magnifique, ses yeux qui pouvaient percé son âme, ses longs cheveux doux comme de la soie, son sourire provoquant, ses lèvres pulpeuse, sa peau douce
Il devait vraiment prendre un jour de congé et récupérer ses heures de sommeil avant que son travail en patisse. Aucune erreur ne lui était permise. Le souverain des enfers serait là avec sa délégation dans trois jours. La veille, il aurait une réunion avec le conseil des jounins. Ce n'était pas le moment de faiblir... Ses problèmes personnels et psychologiques devraient attendre au moins jusqu'à ce qu'il l'ait seule devant lui.
Des coups résonnèrent contre la porte.
-Entrez.
Tsunade entra suivie par Shizune et Mei.
-Nous allons partir, annonça Tsunade. Tu as besoin de quelque chose ?
-Non allez-y, sourit-il. Passez une bonne soirée.
La godaime fronça les sourcils. Son sucesseur semblait bien pâle.
-Shizune, Mei partez devant, je vous rejoins.
Les deux femmes surprises se jetèrent un coup d'oeil avant d'acquiser et de disposer.
-Que se passe-t-il ?
-Je fais si peur à voir que ça, rit le ninja copieur.
-Tu as l'air d'avoir croisé un fantôme.
Le jeune homme se crispa. Sa prédécesseure le nota.
-Kakashi, dit-elle doucemment. Tu sais que tu peux me faire confiance, n'est-ce pas ?
Il se soupira en se prenant la tête entre ses mains.
-Ne t'inquiète pas c'est juste la fatigue. Rien de quoi s'alarmer.
-Ne me mens pas. C'est une insulte à mon intelligence. Je ne suis pas aveugle.
Elle s'installa sur la chaise en face de lui et attendit qu'il reprenne ses esprit. Doucemment, il finit par s'enfoncer dans son fauteuil, riva son regard vers le plafond et l'examina minutieusement comme si il lui pouvait lui indiquer quoi répondre.
-Je n'arrête pas de penser à elle... Tellement de questions se bousculent dans ma tête...
Tsunade l'avait deviné. Ayumi et lui avaient été très proche dans le passé.
-Nous n'avons jamais eu aucune nouvelle. De ce que je sais, elle pourrait même être morte, murmurra-t-elle le regard vague.
Kakashi abattit violemment son poing sur la table
-Elle n'est pas morte, siffla-t-il.
-Je l'espère. Mais les faits sont là. Nous n'avons plus eu aucune signe d'elle depuis la mort du dernier souverain, le ronin Saito Kaoru.
-Ce n'est pas étonnant. Après tout ce que le village lui a prit. ça m'etonne qu'elle n'ait pas rejoint la cause de Madara et Obito.
-Kakashi !
-Tu sais parfaitemment que j'ai raison. Elle a sacrifié sa vie et sa liberté dans l'intérêt du village, en échange nous devions protéger sa famille.
-Ne simplifie pas les choses comme ça.
-C'est toi qui les complique inutilement. Elle a tout quitté pour sauver ses frères et regarde ce qui s'est passé.
Tsunade baissa les yeux.
-Le plus jeune a survecu.
-A quel prix ? Regarde la vie qu'il a eu, ce par quoi la lacheté de sandaime l'a fait traverser.
-Il s'en sortira. Je suis certaine qu'il aura une belle vie à présent.
-Elle doit nous haïr et elle aurait raison.
-Tu sais parfaitemment que ce n'est pas le cas. Elle aime autant le village que sa famille. Tout ce qu'elle entreprend ne porte préjudice ni à l'un ni à l'autre. Elle est comme son frère.
-Comment peux-tu en être si sure ?
-Je connais ma disciple.
-Les gens changent.
-Pas l'âme du shinobi. Elle a hérité de la volonté du feu de Kagami.
Ayumi attérit en douceur dans la cour du palais. Après être ressorti de Konoha, elle avait marché jusqu'à la frontière du pays du feu, sure et certaine de ne pas avoir été suivie, elle invoqua Ai, son chat à moitié démon, pour la reconduire au palais. Elle ne tenait pas particulièrement à traverser l'océan à la nage, voler sur le dos de Aï quand elle était transformé était plus simple, moins salissant et moins fatiguant.
Arrivé à destination, le chat reprit une apparence normale et se blottit dans les bras de sa maîtresse. Celle-ci s'asseya sur un banc caché par un cerisier, alluma une cigarette et caressa affectueusement le félin. Ai ronronnait doucemment contre son ventre. Elle l'avait receuilli plus de dix ans auparavant, lors d'un voyage avec l'ancien roi. Les villageois avaient peur d'elle et de ses pouvoirs. Elle avait tendance à cracher du feu lorsqu'on l'énervait. Ce fut l'amour au premier regard et Ayumi refusait catégoriquement de l'abandonner. Aï-aï était une petite chatte noire méfiante avec de grands yeux rouges, les pattes et les oreilles blanches, un croissant de lune sur le front. Elle était sa plus fidèle amie à présent.
-Tu es enfin rentré.
Aï se dressa et cracha. Définitivement, elle n'aimait vraiment pas Yoshiro, un membre du conseil, lieutennant militaire haut gradé, spécialiste en armement et à l'occasion cohabitant de fait de son lit à raison des quelques heures par semaine qu'elle lui accordait. Ils n'étaient pas ensemble. Elle n'éprouvait aucun sentiment pour lui, tout étai physique.
-Où étais-tu passé ?
-Je ne vois pas en quoi cela te concerne, répondit-elle en tentant d'appaiser Aï
Yoshiro était un bel homme; grand, musclé, le visage parfaitement ciselé, de longs cheveux noirs et des profondes iris violettes. Ayumi n'aimait pas cette manière qu'il avait de la regarder parfois, il le faisait en ce moment. Ses traits se figaient, ses sourcils se froncèrent légèrement, ses yeux se voilèrent comme si il était inquiet, comme si il l'aimait. Elle détestait qu'il la regarde comme ça, elle détestait se sentir si coupable, si mesquine et si égoïste. Elle l'utilisait comme défouloir, comme moyen pour oublier tandis que lui espérait toujours que les choses changent, qu'elle finisse par l'aimer en retour.
-Tu te comporte de manière étrange ces derniers temps, murmurra-t-il. Depuis que nous avons décidé d'entrer en contact avec le monde shinobi, tu es mélancholique. Plus la date du départ approche plus tu semble ailleurs.
-Tu te fais des idées. ça n'a rien à voir. Je suis peut-être un peu stressée, avoua-t-elle en finissant sa cigarette. Les relations avec les nécromanciens sont tendues. Je marche sur des oeufs en permanence, ça devient épuisant.
-Délègue un peu sur les autres. La curia est là pour t'aider. N'oublie pas que tu es humaine, tu ne peux pas t'occuper de tout.
Elle n'amait pas quand Yoshiro se comportait de manière aussi prévenante. Elle n'aimait pas voir tous ces petits signes distincts et être incapable de rejetter la vérité.
Il allait souffrir, elle le savait peut-être souffrait-il déjà. ça ne servait à rien. C'était impossible.
Il s'installa à ses cotés. Aï cracha de toute son âme mais finit par abandonner, rien n'y faisait il ne bougerait pas. Furieuse, elle sauta des jambes de sa maîtresse et partit comme si elle ne pouvait plus tolérer la présence de cet homme une minute de plus. C'est dans ces moments là que Ayumi enviait le plus la petite Aï, libre comme le vent, sans aucune obligation, rien ne la retenait nulle part.
Ses mains glissèrent jusqu'à son paquet de cigarette, elle voulut en prendre une mais Yoshiro le lui arracha des mains. Quelle plaie
-C'est mauvais pour toi.
-ça me détend.
-Je connais un autre moyen de te détendre, murmurra-t-il un sourire provocateur sur les lèvres avant de la plaquer dos à lui et embrasser fièvreusement son cou.
Ses mains agrippèrent ses hanches et elle put sentir son érection contre ses fesses. Elle préférait qu'ils ne parlent pas de choses personnelles, qu'ils viennent, s'envoient en l'air et repartent, ne dorment jamais ensemble. Aucune attache, aucun geste vraiment doux ou affectueux, juste de la passion, c'était comme ça qu'était leur relation ou plutôt leur absence de relation, et elle souhaitait la maintenir sur cette voie.
Elle soupira d'aise lorsqu'il glissa sa main sous sa jupe pour jouer avec son clitoris. Il allait droit au but. Elle le préfèrait comme ça, tout le contraire de Kakashi. La relation qu'elle avait eu avec lui était douce, attentionée, fusionnelle... Elle ne voulait pas y penser cela ne servait à rien. Les choses étaient telles qu'elles étaient à présent. C'est pourquoi elle cherchait par tous les moyens de l'oublier.
Yoshiro la retournait et l'embrassa à lui en faire perdre haleine. Chacun de ses mouvements étaient emprunt d'une faim, d'un désir violent, par moment on aurait presque dit qu'il souffrait de ne pas pouvoir la posséder plus. Quand Kakashi l'embrassait lui, il le faisait toujours avec une infime douceur, elle sentait sa passion mais ce n'est pas ce qui le dominait. A chaque fois qu'il s'embrassait, il s'efforçait de lui faire ressentir son amour avant son désir. Il était tendre, entreprenant, joueur. Tous ses gestes avaient pour but de lui faire ressentir du plaisir. C'était un amant fabuleux. Jamais il ne l'avait regardé ou touché sans lui faire comprendre qu'elle était aimée avant toute chose. A ses yeux, elle était la 8e merveille du monde.
Ayumi commençait à se raidir. Elle devait arrêter ça. Ce n'était pas juste pour Yoshiro.
-Je suis fatiguée, souffla-t-elle en interrompant leur baiser.
Yoshiro la regarda surpris, elle ne l'avait jamais rejetté dans leur moment d'intimité.
-Mon voyage m'a épuisé. Je vais aller me coucher.
-Bien, acquisa-t-il incertain. Bonne nuit Ayumi...
-Bonne nuit Yoshiro, dit-elle en se dirigeant vers ses appartements.
A peine arrivée dans sa chambre, elle s'empressa de se désabiller et rentrer sous sa douche. Sous le jet d'eau chaude presque bouillante, elle entreprit pendant presqu'une demi-heure de laver chaque parcelle de sa peau vigoureusement, elle voulait enlever son odeur. Chaque trace de sa présence sur son corps lui rappelait à quel point elle était minable, égoïste et profiteuse. Malgré tout ce temps écoulé, elle n'avait pas oublié. Ce n'était pas faute d'avoir essayé, en multipliant les amants et les aventures d'un soir. Tout finissait par la ramener à lui.
Yoshiro était amoureux d'elle mais jamais elle ne lui rendrait ses sentiments, parce que la seule chose qu'elle voyait lorsqu'elle fermait les yeux et jouissait entre ses bras, c'était le visage de Kakashi.
-Tu as une tête affreuse, constata Sakura.
Les deux jeunes coéquipiers se dirigeaient vers le terrain d'entrainement numéro sept. Sasuke n'arrêtait pas de bailler. Ses yeux étaient rouges, des cernes lui mangeaient les joues, son teint était encore plus pâle qu'une aspirine. Si il continuait sur cette lancée, il pourrait auditionner dans un film de zombie.
-Je ne me rappel pas la dernière fois que j'ai eu une nuit complète.
-Naruto ?
-Je vais finir par l'assassiner.
Jamais, le jeune jinchûriki n'avait été aussi excité. Depuis que Hinata avait accepté de l'épouser, il était encore plus en forme et bruyant que dabitude. Son comportement faisait rire Sakura, et désespérer Sasuke.
-Si tu veux, tu pourrais emmenager chez moi. Naruto ne se calmera qu'après le mariage, et je pense pas que tu tiendras encore longtemps.
Le jeune Uchiha s'arrêta et la dévisagea. Néanmoins elle aurait parié qu'il n'était pas à moitié surpris autant qu'elle l'était. Les mots étaient sorti tout seul de sa bouche. Oh merde...
-ça ne te dérangerait pas ?
Au point où tu en es autant continuer sur ta lancée...
-Bien sur que non. Il faut bien s'aider entre coéquipiers, sourit-elle. Puis ce serait une solution temporaire, le temps que ta réinsertion se finisse et que tu sois autorisé à retourner vivre dans le quartier Uchiha.
-Tu es sure ?
-Si je te le propose ! Ce n'est pas comme si tu étais quelqu'un d'invivable, non ? Tu auras ta propre chambre. Je n'y entrerai pas et respecterai ton intimité contrairement à Naruto. De toute manière, je ne suis pas beaucoup à la maison en ce moment avec le travail, comme je fais les tours de nuit. Ce sera presque comme si tu vivais déjà seul. Mais tu devras ranger et nettoyer tes affaires. On pourrait s'organiser pour les corvées. Je ne serai pas ta femme de ménage.
-Ok, sourit-il. Mais j'ai une condition.
-Laquelle ?
-Je veux participer à payer les frais pendant que je suis là.
-Ce n'est pas nécessaire, je gagne plus qu'assez.
-Je sais que tu es parfaitement autosuffisante, mais je ne veux pas abuser de ton hospitalité et payer ma part.
-Ce serait une insulte à mon hospitalité que de payer quoique ce soit, insista-t-elle.
-Sakura... S'il te plait.
-Bien si tu insiste, accepta-t-elle à contre coeur, inutile de forcer sa chance.
-Merci, sourit-il. Pour tout.
-Avec plaisir
Bon, finalement ta grande bouche aura servi à quelque chose, pensa-t-elle en souriant. Je vais vivre avec Sasuke Uchiha...
Sasuke s'entrainait avec Naruto, Rock Lee et Kankuro depuis déjà plusieurs heures. Ils décidèrent de prendre une pause et sous l'harcelement de Naruto, descendirent le long de la rivière pour rejoindre l'aller principale du village, et aller manger chez Ichiraku.
Arrivé à hauteur des portes du village, ils sentirent un chakra immense et dégaignirent leurs armes, prêt à faire face à un quelconque ennemis. Un groupe de personne arrivèrent dans un cortège étrange.
Deux femmes et un homme se retrouvèrent en première ligne entouré d'une horde d'hommes armés jusqu'au dents. Ils se dirigèrent tranquillement vers les portes.
L'homme au premier rang était grand, avait de court cheveux aubrun, de grands yeux bleus, une expression joviale était peinte sur ses traits. On aurait pu le prendre pour un simple touriste sans son sabre.
Une des femmes à ses cotés ne portait aucune arme et était habillée comme une civil; elle portait une jupe noire, un pull blanc décoletté et avait relevé ses cheveux blonds en un chignon. Le sac pendu à son poignet, elle parlait avec entrain à la femme qui était à ses cotés. Cette dernière portait une longue cape de voyage bleu marine lui arrivant au cheville, un capuchon cachait tout le haut de son visage, la seule chose qu'il pu distinguer furent ses lèvres peintes en rouge.
Arrivé aux portes, ils s'arrêtèrent.
-C'est donc ça notre acceuil, railla le jeune blonde. Des enfants pointant des armes vers nous. Faites attention, vous pourriez vous couper.
-Kaede, souffla l'homme à ses cotés. Nous sommes en avance. Le hokage ne pouvait pas le prévoir. Je suis sure qu'il ne devrait pas tarder.
-On ne fait pas attendre une reine ! C'est un manque de respect envers tout notre nation. Ne vois-tu pas ? Ils ne nous prennent pas au sérieux.
Kakashi apparut soudainement dans un nuage de fumée accompagné de Gaara.
-Bonjour, dit-il en inclinant respectueusement sa tête. Je suis le rokudaime hokage et voici le godaime kazekage. Nous espérons que vous avez fait bon voyage
-Bonjour, répondit le jeune homme. Je suis Shinji Ohno, chef des forces armés. Voici sa majesté, -dit-il en indiquant la femme avec le visage caché- et sa principale conseillaire, Kaede Zhang. Notre voyage a été excellent, pour ma part, je ne m'étais jamais aventuré de ce coté du continent, vous avez vraiment des paysages ma-
-J'espère que vous avez une très bonne raison d'être en retard, persista Kaede. Vous avez failli faire attendre son altesse.
-Veuillez-nous excuser, sourit Kakashi. Nous nous sommes perdu dans les sentiers de la vie.
La reine poussa une exclamation amusée avant de hocher la tête gracieusement aux deux chefs d'état, un sourire sur les lèvres.
Sasuke se sentit mal tout d'un coup. Sa tête menaçait d'exploser, c'était comme si on lui enfonçait des aiguilles chauffées dans le crane. Il vacilla quelques secondes avant de reprendre ses esprits. La douleur se faisait moindre au fil des minutes. C'était la deuxième fois que ça lui arrivait en une semaine. C'était surrêment du au manque de sommeil.
-Allons-y, dit Gaara.
Ils se dirigèrent vers le bureau du hokage. Tandis que Sasuke, Naruto et leurs amis allèrent chez Ichiraku manger.
Coucou :) j'espère que vous allez bien et que vous passez de bonne fête.
Qu'avez-vous pensez de ce chapitre ? Et plus précisement:
Des sentiments de Ayumi et de Kakashi
Du comportement de Sasuke
De la propostion de Sakura
De la demande de Naruto
De la structure du chapitre (trop de dialogue ? Pas assez de description ?)
Avez-vous des théories ou des critiques ?
Laissez moi ça et/ou vos impressions en review. ça me ferait vraiment plaisir connaître vos avis, et ça m'aidera à m'améliorer.
Le chapitre 3 devrait être là au plus tard début février 2017 (j'ai des examens au mois de janvier, donc je serai pas vraiment dispo mais je garde espoir)
Je vous souhaite une excellente année 2017, en espérant qu'elle sera meilleure que 2016 (parce qu'entre la mort de l'amour de ma vie, Alan Rickman, et l'éléction de Mr Pig, ou Donald Trump, on a pas été gaté)
A l'année prochaine ;)
