Une semaine plus tard

« -C'est une perte de temps », soupira Sasuke.

« -Ne désespère pas », rit Sakura. « Je suis sure que tu peux y arriver. »

Cela faisait maintenant vingt minutes que l'Uchiha essayait de monter des blancs d'œuf en neige. Sa colocataire avait estimé que pour un premier cours mieux valait-il le tenir éloigner des fourneaux.

« -Coupe les oignons, on pensera au dessert plus tard », sourit-elle en rangeant le bol au frigo.

Il hocha la tête résigné avant de regarder l'ingrédient perplexe.

« -Tu dois l'éplucher avant de le couper.

-Oui je sais je ne suis pas stupide. »

Et il entreprit d'enlever la peau peu convaincu. Sakura du se retenir de ne pas éclater de rire. Il avait l'air si perdu mais fier comme il l'était ne l'avouerait jamais.

Elle se glissa dans son dos et posa ses mains sur les siennes, essayant de le guider.

« -C'est plus facile de le couper si tu garde la pointe du couteau vers le bas et que tu ne remonte que l'arrière. »

Sasuke se pencha à la même hauteur que son visage et suivi ses mouvements.

Sakura retira ses mains des siennes mais resta contre son dos.

« -Oui c'est mieux », souffla-t-il. « Merci. »

Son sourire fit son cœur manquer un battement. Elle sentit le lui rendit et rougit en réalisant leur proximité physique.

Il sembla s'en apercevoir lui aussi et ses yeux pétillèrent. Sakura cru rêver. Ça n'avait duré que quelques secondes avant qu'il ne se remette au travail.

Après quelques minutes elle l'entendit pousser un juron.

« -Qu'est ce qui se passe ? »

Son avant-bras cachait ses yeux et il grommela :

« -Je suis un imbécile. »

Elle retira son bras et vit qu'il avait les yeux rouges larmoyant. Il avait du se frotter les yeux avec la main qui tenait l'oignon quelques minutes plus tôt. Elle ne pu retenir longtemps son rire, tandis que Sasuke essaya de lui lancer un regard indigné, chose peu évidente avec ses yeux qui lui brulait.

Le diner se passa parfaitement bien.

Les nouilles étaient un régale. Sasuke était toujours loin de savoir cuisiner mais au moins maintenant il savait couper les légumes.

« -ça te dirait de faire une soirée film ? » proposa Sakura timidement.

Elle avait envie de passer plus de temps en sa compagnie. La plupart du temps, le soir après le repas, Sasuke s'enfermait dans sa chambre et travaillait sur des rapports.

Il la regarda un instant sans rien dire.

Quelle idiote… A quoi tu t'attendais ? A ce qu'il saute de joie et accepte ? Je ne suis même pas sur qu'il connaisse le concept d'une soirée film.

« -Du moment que ce n'est pas Titanic, pourquoi pas ? »

Elle écarquilla les yeux et sourit.

Après avoir rangé la cuisine et nettoyé, ils préparèrent le pop-corn et les chips et s'installèrent dans le canapé.

Sakura sortit les cassettes qu'elle possédait et ceux qu'elle avait récemment loué à la vidéothèque du village.

Sasuke leva un sourcil et ricana avant d'attraper un boitier et le brandir devant le visage de la rose.

« -sérieusement ? Je ne savais pas que tu avais ce coté fleur bleue encore. »

Elle l'attrapa et le cacha derrière son dos

« -Ne juge pas ! C'est la plus belle des histoires d'amour. Ça fait espérer de temps en temps. »

Il fronça les sourcils. Était-elle en train de lui faire passer un message ?

« -Je trouve cette histoire ridicule. »

Elle le regarda presque offusquée, et il tenta d'expliquer son propos.

« -Elle avait treize ans !

-L'amour n'a pas d'âge.

-Ils sont tous les deux morts à la fin.

-On meurt tous un jour.

-Ils ont causé la mort de deux autres personnes.

-Il y a toujours des dommages collatéraux. »

Sasuke la fixa, ahuri et elle rougit. Mais il refusa de capituler.

« -Leur histoire n'a même pas durée une semaine ! Romeo lui dit être amoureux au bout de deux heures, alors qu'il était détruit par sa rupture avec Rosaline cinq minutes avant de l'apercevoir.

-C'est ce qu'on appelle communément le coup de foudre. »

Sasuke leva les yeux au ciel avant de reprendre.

« -Ça n'a aucun sens. Ce n'est pas un cœur d'artichaut qu'il a mais une passoir à la place du cœur. Sans parler de Juliette qui accepte de l'épouser, renoncer à toute sa famille pour lui moins d'une journée après avoir fait sa connaissance.

-Ce n'est qu'une histoire », tenta d'esquiver Sakura, refusant d'avouer l'absurdité de cette histoire.

Sasuke rit et saisit un autre boitier. Sa colocataire fit la grimace.

« -Hors de question !

-C'est un classique !

-Romeo et Juliette aussi

-Tu ne peux pas comparer ça au parrain », répliqua-t-il avec une moue dégoutée.

Elle soupira et secoua la tête.

Le regard de l'Uchiha se posa sur une autre cassette, et il su qu'il vaincrait. Il le lui tendit avec un air confiant et elle leva un sourcil.

« -Tout le monde aime Charlie Chaplin. »

Elle haussa les sourcils.

« -Jamais vu. »

La mâchoire du jeune homme se décrocha.

« -On va regarder le dictateur. Ce n'est pas négociable. Nous devons absolument remédier à ce problème. Tu ne peux pas ne pas le voir !

-Bien mais je choisis le deuxième film de la soirée alors. »

Il pesa le pour et le contre inquiet. Dans le pire des cas, il pourrait toujours dormir discrètement.

« -Marché conclu. »

Elle en brandit un et il pensa à fuir.

« -Non.

-C'est un classique », dit-elle en imitant sa voix.

Il leva un sourcil.

« -Scarlette O' Hara est une petite bourgeoise insupportable. »

Elle lui en tendit un autre. Sa bouche se plissa et son nez se retroussa en une expression écœurée.

« -Qu'est ce qu'il a comme défaut celui-là ? Entretien d'un vampire est l'adaptation du chef d'œuvre d'Anne Rice.

-Brad Pitt joue dedans ça fait deux raison pour ne pas le regarder.

-Encore un essai ou sinon je choisis sans ton accord. »

Ses mains farfouillèrent encore un peu et Sasuke croisa les doigts pour ne pas tomber sur le temps d'un automne. Elle le posa sur ses genoux et le regarda d'un air défiant, il s'en empara presqu'avec crainte et se retint de soupirer de soulagement en découvrant le titre.

« -Vas pour les mémoires d'une geisha », sourit-il.

La cassette entré dans la machine, Sakura s'enfonça confortablement dans le fauteuil aux cotés de son amour d'enfance.

Leur soirée était agréable. Sasuke était le premier étonné d'avoir accepter la proposition de la rose. Même si il est vrai qu'il avait toujours aimé faire ça, pensait-il. Déjà petit, quand son père et son frère n'étaient pas à la maison, il se blottissait contre mère tout en suivant attentivement ce que projetait l'écran télévisé. Ou du moins il avait l'impression que c'était sa mère. Depuis qu'il avait trouvé cette lettre, Sasuke se posait mille et une questions. Il remettait la véracité de beaucoup de ses souvenirs en cause. La thèse du complot contre le village lui semblait moins probable mais il restait tout de même sous ses gardes.

D'après ce qu'il savait il était tout à fait possible d'effacer une partie de la mémoire grâce au sharingan, mais il ne savait pas comment la victime pouvait briser ce jutsu, étant habituellement le bourreau en genjutsu non la victime mais de toute manière, il était incapable de produire une telle technique.

Sasuke avait prévu de retourner dans son quartier deux jours plus tard avec Naruto faire des recherches sur le sujet. Son ami était fort occupé en ce moment avec ses fiançailles et il ne lui avait rien expliquer encore puisqu'il n'était sur de rien. Il avait besoin de récupérer ses souvenirs, du moins si souvenirs il y avait et tout cela était vrai.

La lecture de cette lettre avait bouleversé Sasuke c'était comme si à nouveau tout son monde s'écroulait, et ce en quoi il croyait n'était qu'un mensonge. Il ne savait plus quoi penser.

Cette missive avait l'air en tout point sincère. Seul quelqu'un de proche à sa famille et ayant vécu dans le village pouvait dire des choses pareilles… Peu de personnes pouvait cerner aussi bien les membres de sa famille. Un étranger ne serait pas au courant de certains de ces détails même avec de bons agents de renseignements. Le second post-scriptum lui avait donné de l'espoir d'éclairer cette affaire. Visionner ces cassettes video ne pouvait qu'aider. Il avait contacté Konohamaru pour savoir si le sandaime avait des objets appartenant à sa famille. L'honorable petit fils lui avait promis de le recontacter quand il aurait trouvé quelque chose. Cela faisait plus de deux ans que ces parents et lui essayaient de trier les affaires qui restait du défunt Hiruzen Sarutobi.

Sasuke avait pensé à consulter les archives communales, si il avait une soeur nommée Ayumi il y aurait une trace d'elle là-bas. Elle parlait d'effacer toutes traces de son existence dans sa lettre, peut-être en avait-elle oublié. Après tout qui penserait aller consulter les actes civils ?
Sasuke irait avant de faire ses recherches dans son quartier. Tout ce dont il avait besoin était Naruto pour l'accompagner. Sa présence rassura les villageois qui feront plus attention au héro de guerre qu'au paria qu'il était.
Un poids se fit sentir sur l'épaule de Sasuke. Il tourna la tête et surprit une Sakura, endormi contre lui. Il sourit attendri, retira son gilet sans la réveil et la couvrit avec. Il se concentra sur le film "les mémoires d'une geisha" qui contre toutes attentes se révélaient être un bon film. Sakura ne s'était pas réveillée et il n'avait pas le coeur de l'y forcer. La jeune femme travaillait beaucoup en ce moment et devait aussi s'occuper des nouvelles recrues puisque Shizune était partie en mission et Tsunade ne s'occupait plus que de la recherche en laboratoire. Sa sensei ne faisait presque plus de consultation. Sakura était presque devenue de fait la directrice de l'hôpital. Il était fier d'elle, qui était devenue une femme forte et indépendante, qui continuait à faire face à tout en conservant son éternel sourire et sa bonne humeur.
Sasuke se pencha, passa son bras autour de la taille de Sakura, il mit ses jambes autour de lui et la serra contre son torse. C'était une chose peu évidente de porter une femme endormie et ne pas la réveiller en ayant un seul bras valide mais il y arriva.
La rose coucher dans son lit, il ne lui retira que ses pantoufles et l'emmitoufla dans les couvertures.
Il remit une mèche de ses cheveux soyeux en place et la contempla. Sa beauté l'étonnait toujours. Après tout ce qu'elle avait vécu, c'est comme si son visage avait été gravé dans le marbre et était intouchable, comme si les épreuves qu'elle avait traversé ne pouvait l'atteindre. Il caressa doucement sa joue avant de secouer sa tête.
Qu'est ce qui lui prenait ? Il avait visiblement besoin de sommeil.
Après hésitation, il ne pu s'empêcher de lui baiser le front puis alla se coucher. Il était d'un ridicule sans nom et espérait se reprendre demain matin.

Après quelques heures d'un sommeil peu réparateur, l'Uchiha se leva et prit la direction de la salle demain encore à moitié endormi. Ce qu'il découvrit derrière la porte ne manqua pas de le réveiller. Il balbutia une excuse, sortit, les joues cramoisies et ferma les yeux. Une Sakura nue se tenait de l'autre coté. Il ne pu s'empêcher de se remémorer sa longue chute de rein attrayante, ses belles fesses rebondi. La texture de sa peau laiteuse semblait si douce. Elle tentait de cacher ses petits seins ronds dans ses mains, mais il n'avait pas raté grand-chose, ses mains étaient si petites…

Sasuke secoua la tête. Il ne s'était pas rendu compte à quel point Sakura était désirable.

Quelle serait la sensation que me procurait ses hanches autour de ma taille pendant que je plongerai en elle ?

Il ouvrit subitement les yeux horrifiés. Il n'avait aucun droit de la regarder comme ça après ce qu'elle avait subi par sa faute. Il regagna sa chambre, attendit d'entendre qu'elle ait atteins la sienne, pour se préparer à partir voir le hokage.

Ayumi poussa un petit cri de frustration. Kakashi sourit doucement et finit par lui donner l'objet de ses désirs. Elle se jeta dessus et le glissa dans sa bouche sans attendre. Un long gémissement de plaisir lui arriva aux oreilles, presque comme un ronronnement. Elle se lécha délicatement les lèvres et le regarda entre ses cils.

« -Tu es sure que tu ne veux pas venir vivre à la cour ? Je ferai n'importe quoi pour savourer ce genre de délices plus souvent. »

Kakashi rit quand il vit l'expression sérieuse et suppliante de la jeune femme. Elle était si attendrissante.

« -J'ai des obligations ici. Ça ne ferait pas très bon genre, un hokage qui traverse la moitié du continent pour cuisiner du saumon chez une reine étrangère. »

Ayumi fit la moue.

« -Je me demande quand on finira par vivre pour nous », soupira-t-elle plus sérieusement. « Regarde nous à l'aube de nos trente ans, enfin même si toi, tu as déjà passé le cap.

-C'est vrai qu'on ne s'était pas projeté comme ça… A l'époque ça m'avait l'air si loin…

« -Tu te rappel des plans qu'on avait élaboré ? » sourit-elle nostalgique.

« -Comment les oublier ? Plan N°3 : partir faire le tour du monde sur le dos de Chobihige. Comme si ce vieux chat aurait accepté… »

La jeune femme rit en se servant un nouveau verre de Saké.

Cette ambiance lui rappelait leur adolescence. Elle avait l'habitude de passer ses journées chez lui lors de leurs jours communs de repos. Il avait été son meilleur ami avant d'être son amant. Ils se connaissaient mieux que quiconque, ils s'acceptaient tel qu'ils étaient, appréciaient autant la part de lumière que celle d'ombre chez leur homologue. Aucun d'entre eux ne s'en serait sorti sans l'autre. Kakashi avait cette capacité à lui faire voir les rayons du soleil même derrière le plus grand mur de nuage noir imaginable. Manger avec lui dans ce nouvel appartement, lui rappelait les personnes qu'ils avaient été, brisés mais se battant avec une foi inébranlable pour l'avenir. Chacun avait changé le temps de leur séparation, loin d'être naïve elle le voyait. Kakashi n'était plus la même personne mais s'efforçait de suivre le même but qu'il avait à l'époque. Le hokage la laissait perplexe si différent et tout aussi semblable. L'obscurité qui abritait son regard semblait s'être évaporée, ou alors il était passé maître dans le camouflage, elle penchait plus pour la seconde option. Son utilisation accrue du sharingan même si Obito l'avait repris, ne pouvait pas ne pas avoir laisser de trace. Toutes les personnes douces au sein de son clan avaient basculé ou changé après la guerre et ça avait un lien direct avec leurs yeux. Le sharingan alimentait la haine, plus ce sentiment était puissant plus les pouvoirs augmentaient. Elle le savait, et se battait contre la folie en permanence. Ses yeux détaillèrent le ninja en face d'elle. Son sourire était toujours aussi doux. Ses yeux brillaient. Il semblait heureux. Egoïste, elle espérait que ce n'était pas sans rapport avec son séjour. Quelle idiote… Kakashi était loin d'être quelqu'un qui se laisserait aller au chagrin même si son départ l'avait touché. Il savait aller de l'avant, et c'est ce qu'il avait du faire même la concernant. Par moment, elle arrivait toutefois à apercevoir encore l'enfant brisé derrière l'homme combattif.

Elle sortit de sa rêverie et reprit leur discussion sur leurs plans passé d'un ton léger.

« -On avait même élaboré un plan au cas où il refuserait de nous servir de tapis volant lui faire croire que sa mère avait arrangé un mariage avec Shirome. Le pauvre aurait tout de suite pris ses pattes à son cou et la perspective de voyager lui aurait plu à ce moment là ».

Kakashi essaya de contrôler son éclat de rire. Cette histoire était totalement absurde mais aurait eu beaucoup de chance de réussite. Ayumi avait un contrat d'invocation avec les félins, Chobihige* était un des chats qu'elle affectionnait particulièrement, le plus rapide de sa race. Il avait en horreur toutes les marques d'affection et fuyait le mariage comme la peste malgré les protestations de sa matriarche.

« -J'ai toujours dis que tu avais raté ta vocation », dit-il. « Tu aurais du faire écrivain. Je me demande toujours d'où te vienne certaines de tes idées étranges ».

Elle poussa une fausse exclamation outrée.

« -Je te signale que tu en faisais partie à l'époque de ces idées ».

Sa bouche se pinça et elle lui jeta un de ses airs provoquants.

Kakashi ne su pas ce qui le prit, si c'était le peu de saké qu'il avait ingurgité ou cette ambiance si familière. Il se saisit de son poignet et la colla contre son torse.

« -Tu en es sure ? » murmurai-t-il. « Je pensais plus être plus le fruit de ta passion que de tes desseins machiavéliques ».

Ses joues se teintèrent de rouge et il se perdit dans son regard. Elle semblait hésiter sur quel tableau jouer.

« -Peut-être », souffla-t-elle.

En un mouvement, elle le fit basculer sous elle. Ses lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres des siennes. Elle se rapprocha encore un peu un peu plus. Il sentit ses petites mains se poser sur son torse pour maintenir son équilibre. Son souffle caressait ses lèvres à chaque expiration. Il cru déceler une lueur de désir qui assombrit son regard au point où il ne percevait même plus ses pupilles. Son corps réagit de lui-même et il s'apprêta à aller à son encontre.

« -Ou peut-être pas », reprit-elle, avant qu'il ne puisse comprendre elle s'était relevé et abordait son air hautain habituel.

Sous ce masque d'impassibilité, Ayumi ne savait pas où donner de la tête. Elle s'en voulait de ne n'avoir jamais arrêté d'aimer Kakashi, d'être si faible face à lui. Elle avait été sur le point de l'embrasser. Être aussi proche de lui sans pouvoir le toucher lui pesait sur les nerfs mais elle ne pouvait pas céder. Ça ne les ferait souffrir qu'encore plus, et elle était fatiguée. Tout ce qu'elle souhaitait était une vie paisible, plus de royaume à gérer, de guerre à éviter ou de tensions à dissiper… Elle ne supporterait pas une seconde rupture. La première l'avait déjà assez démoli, et avec sa position elle n'avait pas le droit d'être faible sur aucun plan. D'autres choses plus importante requérait son attention la guerre, l'assassin du ronin, le royaume de l'ouest, l'alliance, son frère… Elle ne pouvait pas s'encombrer d'un nouveau drama sentimentale. Son corps brulait d'impatience au contact de celui du rokudaime. Jamais elle ne s'était senti aussi épanouie avec quelqu'un, mais elle n'en avait aucun droit pour le moment. Ses sentiments devaient être mis de coté coute que coute.

« -Moi qui pensait presque que je te faisais encore un peu d'effet », ria Kakashi. » C'est vrai que les années ne m'ont pas épargné ».

Ayumi s'empourpra. Le ninja copieur se figea. Il avait pensé tout haut… Un long silence s'installa. La gêne qui régnait dans cette pièce était palpable. Ils n'osaient pas se regarder. Kakashi avait peur qu'elle le prenne de haut en un sens, qu'elle se rende compte à quel point il était faible et dépendant d'elle d'une manière. Ça n'avait rien d'attirant un homme incapable de passer à autre chose contrairement à ce que les films et les livres montraient, pas du tout. Il avait eu de nombreuses relations mais ne pouvait s'empêcher de toutes les comparer à elle. Luludja** s'en était rendu compte quelques années plus tôt et l'avait quitté. La seule chose que ce genre de relations avait apporté était de la douleur pour chaque parties il blessait les femmes incapable de les aimer pour ce qu'elle était vraiment, et il restait frustrer psychologiquement, bloqué au même point pendant des années. . A partir de là, il avait fait le choix de ne plus essayer de s'engager dans quelque choses de sérieux avant d'avoir des réponses, de la retrouver.

Pourtant la voilà, vêtue d'un élégant kimono pourpre la seyant parfaitement, plus belle que jamais, légèrement différente mais foncièrement égale à elle-même, et il était incapable de lui faire totalement face. Quel était son problème ? Pourquoi n'arrivait-il pas à surmonter enfin toute cette crainte ? Quoiqu'il fasse il risquait de la perdre alors autant tout miser non ?

« -ça n'a rien à voir, soupira-t-elle sincère. Je repars dans une semaine Kakashi… Qui sait si j'arriverai à revenir définitivement au village en vie ?

-Je ne me fais pas de doute là-dessus », déclara-t-il soulagé. Elle aussi avait des réserves, mais d'après ce qu'il comprenait elle était toujours attirée par lui, ou du moins elle n'avait pas dit ne pas l'être, et la connaissant c'était presque un aveu. Il devait en savoir plus.

Kakashi avait cette expression sérieuse et sincère qui vous transperce en toute part. Un courant électrique parcourait les membres d'Ayumi. Elle détourna le regard en le maudissant d'avoir cet effet sur elle, sans pourtant faire quoique ce soit de spécial. Elle était d'un ridicule…

Son regard tomba sur l'horloge et il lui proposa de se diriger vers son bureau pour les négociations.

Le chemin se passa tranquillement. Les villageois se prosternaient respectueusement devant eux à leur passage.

Deux choses vertes entrèrent dans son champ de vision. Impossible… La même coiffure ridicule, la même tenue brulant les yeux, le même regard flippant… Ayumi cru rêver ou plutôt nager en plein cauchemar. Elle voyait deux Gaï Maito, comme si Kami ne pensait pas qu'un seul était un supplice assez important pour ses compères.

Demain j'arrête le saké… Au moins pour préserver le peu de santé mental qu'il me reste.

-Mon éternel rival ! hurla-t-il en courant vers Kakashi... sur ses mains.

Les imbéciles s'étaient lancé dans un marathon autour du village sur les mains… La jeune souveraine était partagée entre le rire et les pleurs. Au fond malgré sa moue dégoutée, le hokage savait en voyant cette lueur de soulagement dans ses yeux qu'elle était heureuse, tout comme lui elle devait avoir craint que Gaï se laisse aller et se noie dans le chagrin après avoir perdu l'usage de ses jambes. Sa carrière de ninja était toute sa vie, alors en éternel optimiste et fou borné qu'il était, il avait trouvé une solution.

Ayumi sentit son cœur se gonfler de fierté devant cet imbécile, cette ridicule panthère de jade de Konoha.

Les deux êtres étranges la saluèrent respectueusement malgré leur position.

-Tu m'as l'air en forme, sourit Kakashi.

-La flamme de la jeunesse brule en moi mon ami, et elle ne peut pas attendre ! Le printemps arrive et avec lui une nouvelle quête.

-Gaï-sensei, pleura Lee de fierté. Vous êtes tellement inspirant ! Plus tard je souhaite devenir comme vous !

-A force d'entrainement tu y arriveras Lee et tu me dépasseras !

-Gaï-sensei !

-Lee !

-Gaï-senseiiiii

-Leeeeee

-Et je peux savoir ce que c'est que cette nouvelle quête ? reprit Kakashi amusé.

Gaï lui offrit un sourire mystérieux.

-Patience, patience, bientôt je te mettrai au courant de mes plans, et je te battrai enfin, mon éternel rival! J'aurai ce que j'ai toujours souhaité ! Tu ne seras pas de taille cette fois !

Ayumi toussa pour cacher son rire. L'idiot n'avait toujours pas abandonné cette idée au bout de vingt-cinq ans.

Kakashi haussa un sourcil surpris. Gaï n'avait pas l'habitude de lui cacher quoique ce soit.

-Lee, hurla-t-il. Nous devons reprendre l'entrainement, assez discuter ! Le printemps de notre jeunesse n'attend pas ! Nous ne pouvons pas laisser passer cette chance ! Cette flamme brûle en nous et elle doit s'exprimer !

-A vos ordres Gaï-sensei !

Les êtres verts disparurent aussi vite qu'ils étaient apparu.

Kakashi et Ayumi reprirent leur chemin sans un mot. Toute tension avait disparue.

Arrivé devant la porte, elle lui jeta un coup d'œil et mordilla sa lèvre inférieur. Il haussa un sourcil. Ce n'était pas dans sa nature d'être timide.

« -Personnellement pour revenir à ton aparté, je pense que les années t'ont rendu encore plus beau ».

Et elle rentra. La porte se referma. Le rokudaime la regardait ébahi avant d'éclater de rire. Son cœur se gonflait de joie et il entra souriant à son tour. Pire qu'un gamin de seize ans mais il s'en foutait.

« -Vous voilà Kakashi-san », sourit Meï. « Nous allons enfin pouvoir commencer ces négociations plus en détail .

-Et je pourrai enfin rentrer chez moi quand ce sera fini. Dépêchons », ajouta le raikage.

« -Personne ne vous retient », reprit la mizukage agacé.

« -Quels points font encore l'objet de débat ? » demanda Gaara agacé de ces enfantillages récurrents.

«- Commençons par l'accord commercial », dit le tsuchikage. « Ayumi-san vous nous avez promis le rétablissement de deux shinobi de Konoha. Quand pourrions-nous voir les prouesses de vos techniques médicales ? »

« -Une équipe sera présente dès demain. »

« -Concernant les exportations et les importations à quel montant voulez-vous fixer les taxes de douane ? »

« -Je comptais les supprimer entre nos pays ».

« -C'est scandaleux », s'écria le raikage. « Si nous laissons faire leur entreprise vont voler toutes les parts du marché technologique local à nos entreprises ! »

« -Ce marché n'existe pas encore chez nous je vous rappel », soupira Kakashi ennuyé.

« -Puis ce n'est comme si vous aviez les matières premières ou un personnel qualifié pour l'élaboration de ces produits » reprit l'Uchiha.

« -Si nous supprimons les taxes douanières, certaines entreprises pourraient vouloir installer une de leur filière dans nos pays pour s'élargir, ça créerait de l'emploi et nous pourrions nous aussi nous diversifiez et intégrez des nouvelles parts de marché. Grâce à cette collaboration, des civils pourraient se spécialiser dans de nouveaux domaines et certains créeront de nouvelles entreprises. Sur le long terme le pays de la nuit ne gardera pas le monopole, avec cet accord, dans moins de dix ans ce marché sera homogène».

Le raikage ouvrit grand les yeux face au raisonnement du hokage. Non Kakashi ne s'y connaissait pas qu'en stratégie militaire, il n'avait pas seulement passé son temps libre à l'entrainement et à la lecture des écrits érotiques de Jiraya, il était un homme érudit, intéressé par tout et ouvert à tout apprentissage.

« -J'approuve totalement la théorie du hokage », ajouta Gaara. « Procédons à un vote pour nous départager sur la question»

Tous finir par voter en faveur de cette reforme.

« -Second point », continua le tsuchikage en parcourant ses notes. « Les ressources militaires ».

« -Je pensais que nous étions d'accord pour la clause d'entraide militaire », dit la mizukage.

« -Nous devrions définir sa portée », répondit Kakashi.

« -cela m'a l'air difficile en ce moment puis-» commença Ayumi.

« -Puisqu'il n'y a aucune menace ! » tonna le raikage.

L'Uchiha serra les dents.

«-Vous n'avez donc aucune éducation ? » hurla Meï.

« -J'aimerai savoir comment vous expliquez l'attaque de Tanzaku dans ce cas », intervint Tsunade. « Tous les témoins affirment avoir vu des Hanyou attaqué.

-Ce n'est qu'un incident isolé. Je suis certains qu'il y en aura pas d'autre

-Vous êtes ridicule ! Sortez de votre torpeur. Le déni ne vous va pas raikage. Une guerre approche, acceptez-le ».

Il la fusilla du regard.

« -Vos sentiments m'ont l'air peu sincère concernant ce traité.

-Il n'y a aucun piège. C'est de la politique basique même vous êtes capable de comprendre.

-Si ce Lord Sesshomaru sait que tu soutiens les shinobi, il sait que tu n'as aucune alliance avec ces hybrides », dit Kakashi.

Elle hocha la tête.

« -Ces « révolutionnaires » n'accepteraient jamais une alliance entre les ninja et un de leur collaborateur. Ils sont trop ancrées dans leur délire. En me positionnant de votre coté, je me mets ces personnes à dos.

-Mais tu n'as plus à t'inquiéter des démons », ajouta Tsunade.

« -C'est un mal pour un bien comme on dit. »

Les dirigeants reconnaissaient la logique de ce plan sauf le raikage, incapable d'accepter ses torts et une nouvelle menace.

« -Ce ne sont que des paroles ! Qu'est ce qui nous prouve que ce n'est pas une mascarade faisant parti d'un plan pour nous faire payer le massacre de votre clan et prendre le pouvoir ici ! »

Ayumi le dévisagea estomaquée. Elle était habituée à ce qu'on voit toujours le pire en elle étant une Uchiha et une ancienne tueuse de renom, mais pas à ce qu'un autre dirigeant lui parle de manière insensée et sans aucune considération. Une colère sourde montait en elle, vieille amie, toujours présente, tapi dans l'ombre au fond de son cœur attendant le meilleur moment pour se montrer. Au fil des années, elle avait réussi à apprivoisé ses ténèbres grandissantes lié aux tragédies successives et son utilisation fréquente du sharingan, mais elle-aussi avait un point de rupture.

« -Je vous ai déjà expliqué que vous n'aviez pas à vous en faire tant que mon frère était en sécurité ici. En m'attelant à la protection du pays du feu, je le protège lui aussi !

-Vous pourriez très bien l'emmener avec vous si c'est ce que vous désirez.

C'en était trop ! Elle qui avait repoussé ses sentiments pour éviter un nouveau débordement dans le village… Ses membres tremblaient furieusement et elle abattit ses mains sur le bureau, sans se rendre compte que le bois c'était brisé sous la puissance du coup.

« -Mon frère n'est même pas au courant de mon existence, sombre idiot », hurla-t-elle furieuse.

Une vitre éclata en morceau. Un éclair s'était échappé de la main d'Ayumi, son mangekyou sharingan était activé et elle bouillonnait de rage. Tous les occupants de la salle était sur le qui-vif. Tsunade avait posé une main rassurante sur son épaule, la faisant revenir à la réalité. Elle soupira, ferma les yeux et se rassit. Un silence régna dans la salle.

« -Que vouliez-vous dire ? » demanda Mei.

Ayumi n'était jamais rentré dans les détails de son histoire. Seuls les hokage la connaissaient entièrement.

« -Avec l'aide de Shisui et Itachi, nous avons effacé mon existence dans la mémoire de tout notre clan pour éviter l'aboutissement du coup d'état. Si avoir sacrifié douze ans de ma vie pour maintenir la paix dans ce village ne vous convint pas de ma bonne foi, je ne peux rien pour vous.

-Nous ferons mieux de lever cette séance et reprendre demain », dit Gaara.

La salle se vida et Kakashi fit signe à Ayumi de le suivre dans son bureau. A peine entrée, elle sortit une cigarette et l'alluma sans se poser de questions. Elle en avait besoin, aussi le hokage ne dit rien.

« -Je suis désolé que tu doives subir ses sauts d'humeur. »

« -C'est rien », soupira-t-elle. « Pardon pour la vitre, j'enverrai quelqu'un la réparer à mes frais ».

Il haussa les épaules.

« -Je m'inquiète plus pour toi que pour un bout de verre. »

Elle lui sourit, ses joues avaient repris quelques couleurs même si ses yeux semblaient toujours hanté.

« -Je t'assure que je vais bien. Avec toute cette situation, je suis juste plus facilement irritable. »

Il allait insister quand une forme noire défila derrière la vitre. Kakashi y jeta un coup d'œil et un chat noir sauta dans le bureau pour aller se frotter contre les jambes de la reine. Elle prit le félin dans ses bras et écarquilla les yeux.

« -Je dois y aller ».

« -Que se passe-t-il ? ».

« -Sasuke arrive ».

Le hokage hocha la tête. Il savait que le jeune homme risquait de briser le sceau qui retenait ses souvenirs si il la voyait. Elle lui avait fait part de ses soupçons quand à une récupération partielle de souvenir qui déclenchait ses maux de tête.

« -Je ne savais pas que tu utilisais les chats pour le surveiller ».

« -Ce n'est pas nouveau ».

Cela expliquait beaucoup de choses et il rit.

« -Je comprends mieux pourquoi il y avait autant de chat sur le champ de bataille ».

Elle esquissa un sourire et avant de sauter par la fenêtre lui offrit un clin d'œil suivi :

« -A plus Hatake » d'un ton joyeux.

Sasuke sortit enfin du bureau de l'hokage. Son sensei semblait plus soucieux de son état de santé que de son rapport. Kakashi était peut-être même un peu trop soucieux, ce qui éveilla les soupçons de l'Uchiha. Non pas que le ninja copieur ne lui accordait aucune importance en temps normal, mais il sentait qu'on lui cachait quelque chose et qu'on voulait qu'il reste dans l'ignorance. Peut-être se faisait-il des films. Ses théories du complot lui étaient peut-être monté à la tête.

Il prit le chemin vers l'appartement de Sakura quand deux voix le firent stopper net la reine et Tsunade. La sannine riait tirée par Shizune. Les deux dirigeantes étaient tout à fait ivre.

La reine sortait, soutenue par un homme gigantesque qu'il voyait souvent à ses cotés, son garde du corps sans doute. Il semblait préoccupé.

« -Je pensais que vous seriez heureuse de rentrer chez vous altesse, pas que vous buerez encore plus qu'au pays. »

Sasuke fronça les sourcils et les suivit en dissimulant son chakra. Heureusement pour lui, Kuichi n'était pas un hybride et ne pouvait pas sentir sa présence grâce à son odeur.

Cette femme venait donc de Konoha et était alcoolique par-dessus le marché… De mieux en mieux.

La reine leva les yeux vers lui. L'ours rougit et baissa la tête mal à l'aise. En voilà un cadre étrange une armoire à glace en proie à une crise d'Hinataisme aigue et une souveraine ivrogne incapable de marcher droit.

« -Pardonnez mon impudence. Je sais à quel point vous répugnez à parler de votre vie privé, je respecte ça en temps normal mais… »

« -Tu n'as pas à t'inquiéter pour moi. Je vais bien, une cuite de temps en temps ne fait pas de mal. »

Il claqua sa langue contre son palais et émit un son désapprobateur sans pour autant oser la regarder.

« -C'est une fois tous les deux jours depuis que nous sommes là. »

Elle ne répondit pas, lui fit signe de s'arrêter et s'alluma une cigarette en un claquement de doigt. Elle était donc une ninja et pas une civile de Konoha… Comment avait-elle fait pour devenir souveraine d'une nation étrangère ?

« -Je te propose un marché, tu me porte jusqu'à l'hôtel parce que je suis épuisée, je t'explique dans les grandes lignes pourquoi je suis une épave d'un point de vue psychologique et on enterre cette histoire sans en parler aux autres. »

Totalement dérouté par cette déclaration, il accepta et la fit grimper sur son dos. Elle était reine, n'avait besoin de passer aucun accord avec lui. Elle commandait, il exécutait.

« -La perspective de devoir partir dans moins d'une semaine me donne le haut le cœur. C'est peut-être la dernière fois que je viens ici et je n'aurai jamais l'occasion de dire adieu correctement à certains… J'aurai probablement encore tendance à boire comme un trou pendant un bon mois quand nous serons rentrer. Revenir ici c'est comme raviver une plaie profonde en y mettant du citron. Le peu qu'il me reste ici je n'ai pas vraiment le droit d'y approcher.»

Sasuke se demandait de qui elle parlait… De lui ?

« -Si tout se passe bien pour vous, dans moins de six mois vous pourrez définitivement, le conseil… »

Elle rit amère.

« -Le conseil ne me laissera pas abdiquer aussi facilement, à leurs yeux je reste leur chose. »

Une lueur de tristesse voila le regard de l'homme qui raffermit la prise sur les jambes de sa reine comme pour compenser son impuissance face à la situation, et lui transmettre du courage ou de la compassion à sa douleur.

Arrivé devant l'hôtel, il la reposa délicatement sur le sol.

Sasuke se posa sur le toit de la maison en face et attendit. Il finit par voir une lumière s'allumer dans une nouvelle pièce et la distingua. Elle défit sa cape et la lança sur le lit. Il ne distingua que ses longs cheveux ébènes et la jeune femme à ses cotés aux cheveux nacrés, une pile de dossier en main. La reine s'assit sur le fauteuil, toujours dos à lui et se mit à lui parler, surement en train de régler les affaires courantes. Les heures passèrent mais Sasuke tint bon. Il vit défiler dans le bureau quatre personnes une blonde énergique qui ne resta pas longtemps, un grand brun musclé avec qui la première se disputait tout le temps, un autre homme blond qu'il n'avait jamais vu et la fille aux cheveux blancs, qu'il pensait être son assistante. La dernière resta toute la soirée à ses cotés. Au moment où elle sortie de la chambre, la souveraine prit une porte et disparut quelques minutes pour se changer. Elle réapparut habillée d'une courte robe de chambre en dentelle.

Elle le saisit de ses cigarettes, prévoyant surement d'aller fumer à la fenêtre quand un autre homme entra. Il le reconnut. C'était celui qui avait failli étrangler le civil. Il gesticulait et semblait énervé. Sasuke activa son sharingan et semblait lire sur ces lèvres. Ce qu'il comprit le surprit. On aurait dit qu'il faisait une crise de jalousie à cause de Kakashi… La femme finit par le renvoyer folle de rage mais il n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle disait, lui montrant toujours son dos.

Quand il partit, elle passa une main dans ses cheveux et s'assit devant sa coiffeuse. Elle devait soupirer car ses épaules s'apaisaient brusquement avant qu'elle n'allume une cigarette. Les espoirs de voir son visage se réalisèrent enfin quand elle se pencha vers le miroir pour frotter quelque chose au coin de son œil droit. Sasuke se figea sous le choc.

De longues mèches noires comme les siennes tombaient sur ses épaules, sa peau de porcelaine parfaite luisait sous la lumière de la lune, de hautes pommettes lui donnant des allures distinguées adouci par des traits parfaitement dessinées, il rencontra de grands yeux noirs sans pupilles fixant son reflet dans la psyché.

Le jeune homme se sentit soudain très lourd. Ses oreilles commencèrent à siffler et le sol à tanguer.

-Maman ? demanda-t-il avant que tout devienne noir.

Hello j'espère que vous allez bien ^^

Bon je suis pas très fière de ce chapitre qui a du être scindé en deux (la seconde partie qui sera le chapitre 5 est plus intéressante selon moi)

La suite arrivera vers la mi mars au plus tard (j'ai un one-shot à écrire en priorité pour un concours et le chapitre 1 de ma nouvelle fanfic le dernier des cons à finir)

J'espère que vous avez aimé. N'oubliez pas de me laisser des review ça m'aide beaucoup et m'encourage à continuer.

Bisous et potiron !