Note de la traductrice : Ouh la ! Ça fait des siècles, non ? Mais, la réception de nouvelles review et un nouveau logement où internet est cruellement absent pour le moment m'ont poussée à reprendre cette traduction. J'espère que ce nouveau chapitre de la fic de JenK vous plaira. On se retrouve à la fin pour la note de l'auteur... Et une nouvelle note de la traductrice.


David

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David Gibbons connaissait bien le réseau ferroviaire. Cela faisait plus de trente qu'il vivait dans l'une ou l'autre de ses stations. Il avait été en prison, il avait été admis dans plusieurs hôpitaux psychiatriques et à chaque fois qu'il ressortait, il revenait dans le métro. C'était le seul endroit qu'il pouvait considérer comme sa maison.

A l'hôpital, on lui avait dit qu'il souffrait de schizophrénie paranoïde ou quelque chose comme ça. Et parfois, David se rendait compte qu'il était malade, que les voix qu'il entendait et ses hallucinations n'étaient que le fruit de son imagination. C'était toujours ce qu'il ressentait quand il prenait ses médicaments et lorsqu'il allait bien, il voulait bien croire que les remèdes l'aidaient à se sentir mieux mais c'était difficile de continuer à prendre ses pilules en étant convaincu que les gens, qui vous les donnaient, cherchaient aussi à vous tuer.

Il avait arrêté de prendre ses médicaments depuis un bon moment et il vivait maintenant dans diverses gares et stations de métro mais il ne restait jamais au même endroit trop longtemps. Ils allaient finir par le trouver autrement. Parce qu'il y avait toujours des gens qui le surveillaient, qui le suivaient. Il n'était pas sûr de leur identité mais il avait fini par réduire sa lire de suspect à la CIA, au gouvernement russe et à certains membres de la NFL (1). David prenait donc régulièrement le train pendant la journée puis passait la nuit dans une nouvelle station. De cette manière, personne ne serait jamais capable de le retrouver.

Mais un jour, alors qu'il était dans le métro, il avait eu la plus grande hallucination de toute sa vie. Spider-man était là, dans le wagon et un autre homme, un homme avec des bras métalliques, était là lui aussi. Ils étaient en train de se battre. Tout ceci avait eu l'air si réel. Et après, le train était allé beaucoup plus vite et des gens s'étaient mis à crier. C'était à ce moment-là que Spider-man les avait tous sauvé. David avait déjà entendu parler de lui mais il ne l'avait jamais vu. Le train s'était arrêté et il était là, par terre, sans son masque.

David se souvenait s'être enfui à la vue des pompiers et des flics un peu après. Quand il était sorti, il avait fait en sorte d'éviter la police. Il n'avait pas confiance en eux. En fait, il ne s'était réellement senti en sécurité que lorsqu'il s'était retrouvé dans une autre station de métro.

Quand il avait repensé à ce qui s'était passé, il avait classé l'événement comme étant l'une de ses folles hallucinations. Il était peut être fou mais il n'avait pas totalement perdu la raison. Il était raisonnable de croire que la CIA essayait de le kidnapper pour lui implanter une puce dans le cerveau ou de penser que les joueurs de la NFL faisaient partie d'un vaste complot visant à empoissonner l'eau. Tout ceci était parfaitement logique. Mais voir Spider-man sans son masque, ce n'était, juste, pas possible. Cela n'avait aucun sens. Aussi réel que cela puisse paraître, il savait que ça ne pouvait être qu'une hallucination.

Mais après ce jour-là, son opinion sur Spider-man avait changé du tout au tout. Avant, il avait peur de lui. Il avait peur du gouvernement, peur de la police, peur des terroristes, peur de la NFL, et à son humble avis, Spider-man devait travailler pour eux d'une manière ou d'une autre. Mais à partir de ce jour, le jour de cette si intense hallucination, il avait, quelque part, voué un tout nouveau respect à Spider-man. Parce que dans son hallucination, Spider-man avait risqué sa vie et sauvé tous les passages présents dans ce train. En plus, il n'avait pas l'air d'un agent du gouvernement ou d'un extraterrestre venant d'une autre planète. C'était surprenant. Il n'avait rien de menaçant. Il était parfaitement normal et jeune avec ça. Après ce jour, que l'événement ait réellement eu lieu ou non, David s'était mis à avoir confiance en Spider-man. Ce qui n'était pas peu dire puisque David n'avait confiance qu'à très peu de chose.

Un peu plus de deux mois après l'incident avec Spider-man, David était assis dans une station du métro new-yorkais avec un gobelet pour récolter un peu de monnaie. Il espérait obtenir assez d'argent pour acheter un bretzel chaud au stand adjacent. C'était à ce moment-là qu'il l'avait vu, Spider-man, en train d'attendre le métro suivant, comme n'importe quel new-yorkais. Il savait que c'était lui. Il n'avait jamais oublié son visage. Ça ne pouvait être que lui. Il devait juste savoir si c'était vrai cette fois-ci alors David se releva aussi vite que ses vieux os le lui permettaient. Il avait ensuite agrippé l'homme par le bras.

« C'est toi, dit-il. Je sais que c'est toi.

-Pardon ? répliqua le jeune homme au visage familier en se tournant vers David.

-Spider-man. T'es Spider-man. Hé les gens, ce gars-là, ce gars, c'est Spider-man, s'écria David d'un ton allègre. J'ai trouvé Spider-man. » »

L'homme répondit nerveusement :

« Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.

-Tu es Spider-man. Je t'ai vu ce jour-là, dans le métro aérien. Tu nous as sauvés. Tu t'en souviens pas ? Ouah ! Tu es vraiment lui. Tu es réel. Hé les gens ! C'est Spider-man. Dîtes merci à Spider-man. »

David n'avait, tout d'abord, pas vraiment cru l'avoir devant lui mais après l'avoir vu de plus près, il savait qu'il avait raison.

De nombreuses personnes avaient cependant commencé à regarder David.

« Chut. S'il vous plaît, insista le jeune homme. Je pense que vous faites erreur. »

Un policier, qui avait entendu les cris de David, se faufila à travers la foule.

« Est-ce que cet homme vous ennuie, jeune homme ? »

L'arrivée de l'officier de police effraya David. La station ne comptait habituellement pas beaucoup d'agent pendant la journée.

« Spider-man, ne le laisse pas m'emmener. La police fait partie d'un énorme complot. Ils veulent me mettre une puce dans le cerveau. Protège-moi Spider-man.

-Non. Non, répondit le jeune homme. Il ne m'ennuie pas. J'allais juste lui donner un peu d'argent. C'est tout. »

Et le jeune homme sortit son portefeuille pour en tirer un billet de cinq dollars, le seul et unique billet de tout son porte-monnaie.

« Voilà, dit-il en mettant l'argent dans les mains de David. C'est pour vous. Mais vous devez promettre d'arrêter de dire mon secret à tout le monde. »

Un rire forcé secoua ensuite le jeune homme.

« Merci Spider-man. T'es un bon gars, tu sais. C'était bon de te revoir. » répondit David en lui serrant la main.

Il lança ensuite un regard furieux au policier puis poursuivit son chemin jusqu'au stand du vendeur de bretzel.

Alors qu'il était dans la vile d'attente du kiosque, il entendit le policier dire au jeune homme :

« Ça ne sert à rien de leur donner de l'argent, vous savez. Ils ne font que le dépenser en drogue et en alcool.

-Mais ça vaut le coup de le faire s'il arrête de dire mon secret à tout le monde, non ? Personne ne doit savoir que je suis Spider-man, répondit le jeune homme en souriant.

-Elle était bien bonne celle-là, c'est vrai, dit le policier en riant. Quel vieux f… »

Sa phrase fut interrompue par un message provenant de sa radio.

« Explosion au coin de la 37ème et de la rue Franklin. Tout le monde au rapport. »

« Bon, je dois y aller petit… »

Mais quand le policier se retourna, il se rendit compte que le jeune homme avait disparu.

David sourit en voyant le policier se mettre à observer les alentours à la recherche du jeune homme avait lequel il parlait quelques instants plus tôt et que David savait être Spider-man. Après avoir entendu le message radio, David l'avait vu filer à travers la foule à une vitesse humainement impossible. Lui savait où était allé le jeune homme alors que le policier n'en avait pas la moindre idée.

« Les flics sont peut-être après moi mais tant qu'ils resteront aussi bête que celui-là, je n'aurais rien à craindre. » se dit David qui se mit ensuite à croquer dans son bretzel.


1 : NFL pour National football league est l'association des équipes professionnelles de football américain.


Note de l'auteur :

Ok, je voulais vraiment poster cet OS alors que je l'ai écrit en une heure et demi et que je ne l'ai pas vraiment relu. J'espère qu'il est compréhensible.

Ça a été drôle à écrire. J'espère n'avoir offensé personne. Je sais que la schizophrénie est une maladie grave et en écrivant cet OS, je n'avais aucunement l'intention de me moquer de ceux qui en souffrent. J'ai essayé de traiter le problème des sans-abri et celui des troubles mentaux avec compassion et humour. J'espère que personne ne le prendra mal.

Merci pour toutes les review et continuez à me faire savoir ce que vous en pensez.

Note de la traductrice 2 :

J'avoue avoir eu un peu de mal à traduire ce 2ème chapitre parce que je le trouvais confus à certains moments mais à la réflexion, cette confusion n'est qu'une preuve supplémentaire de la condition de David…

J'espère avoir continué à faire honneur à la fic de JenK. Merci d'avoir lu.