Disclaimer : Toujours le même

Notes : (je fais tous mes re upload le même jour alors oui j'ai l'air blasée xD)

Rated : WARNING tentative de viol !


Un rêve parmi tant d'autres
Chapitre 4
Un désir parmi d'autres


Il entra comme une furie dans ses appartements, jeta son casque sur son lit. Il aurait voulu se débarrasser de son mal-être, de sa rage et de son incertitude aussi facilement que son casque, mais c'était impossible.

Elle était sur le vaisseau, il le sentait. Il sentait la Lumière la suivre, l'entourer, la protéger.

"Comme elle te protégait avant" murmura cette petite voix.

"Le côté obscur le protége maintenant. Il n'a pas besoin de ces rayons faiblards." riposta l'autre voix, la sombre, celle qui l'avait encouragé :

"Tue-le. Tue-le, il est inutile, il te fait du mal, il ne t'aime pas. Tue-le, regarde-le, regarde la lumière s'éteindre, regarde l'espoir partir, la mort venir."

"Non, ne fais pas ça, donne-lui une chance, donne-toi une chance de repartir de l'autre côté. Tu peux le faire."

"Il n'y a pas de retour en arrière. Tu dois le tuer. Maintenant !"

Et son sabre s'était enfoncé dans la poitrine de l'homme en face de lui. De Han Solo.

"Ce n'est pas la même chose, continua la voix lumineuse. Il ne s'agit pas de ton passé, il s'agit de ton avenir !"

"Ton avenir, c'est le Premier Ordre. C'est le pouvoir !"sussura la voix sombre.

-TAISEZ-VOUS !

Il plaqua ses mains ses ses oreilles et se laissa tomber sur le lit.

Il n'avait plus de larmes à verser.

Il sentit la Lumière s'agiter, tourner dans un sens, puis dans un autre, revenir sur ses pas. Il sentit la panique s'insinuer lentement dans son esprit. Par là ? Non, par ce couloir.

Elle n'aurait jamais dû venir. Elle avait été poussée par son amitié, son amour, son attachement.

Et dire que c'était ces mêmes sentiments qui avaient poussé Anakin à passer du côté Obscur. Et dire que c'était ces mêmes sentiments qui le poussaient, lui, à la protéger des Ténèbres.

Vers où conduisaient-ils, ces sentiments ?

Il sentit la peur prendre possession un bref instant de la Lumière, puis se faire repousser par une détermination mentale implacable.

Il l'imaginait dégainant son sabre pour faire face aux Stormtroopers. Il savait qu'elle ne tuait pas, rarement. Il savait qu'elle devinait les âmes humaines derrière les casques sans vie des soldats.

Si elle pouvait voir leur âme, pourquoi ne pouvait-elle pas voir la sienne ?

Il sentit le combat, il sentit la Lumière basculer vers l'inconscience.

Il devait prendre une décision. Devait-il, pouvait-il aller la voir ?

"Vas-y. Qu'as-tu à y perdre ?"

Le tourbillon d'incertitude, de question, de douleur, de folie l'épuisait. L'entraînait vers le sommeil, inexorablement. La fatigue qui lui creusait les joues et les paupières brouillait tout, son jugement, son esprit et sa vision.

Il ferma les yeux, il ferma son esprit et sombra dans les rêves.

"-Je t'aime.

-Tu mens.

-Non.

Il la prend dans ses bras, enfouit sa tête dans son cou, serre son grand corps contre le sien, si mince, si frèle. Ainsi, il pourrait la briser dans un claquement de doigts, comme un vulgaire fétu de paille, la tordre, la broyer. Mais il n'en fera rien.

-Tu mens, répête-t-il, la voix tremblante.

Elle lève une main, il tressaille, mais ne bouge pas. Elle pose délicatement sa paume sur sa nuque, la caresse doucement, fourre ses doigts dans son épaisse chevelure noire, l'embrasse sur la joue.

-Comment peux-tu dire que je mens ? Je t'aime Ben...

Il serre les dents, s'empêche par tous les moyens de pleurer.

-Je... je n'arrive pas à te croire.

Elle le serre aussi contre lui, le soutient, lui caresse la tête, la nuque.

-Alors je te le répêterais, jusqu'à ce que tu me crois. Je t'aime.

Les vannes lâchent, il pleure, il sanglote sur son épaule, il la serre tellement fort qu'elle a mal, mais elle dit rien.

Il tombe à genoux, mais ne la lâche pas. Il la tient par la taille, pleure contre son ventre et elle continue à lui effleurer les cheveux, à lui parler d'une voix calme :

-N'ai pas peur Ben. Je suis là. Je t'aime.

-T'en vas pas... Reste...

-Je reste avec toi Ben. Pour toujours.

Un cocon de chaleur les enveloppe, mais il a froid. Seule son corps à elle lui donne chaud, le rassure. Dans ses pleurs, il esquisse un sourire :

Il ne veut pas se réveiller."

-Kylo Ren ?

Huxley entra dans la chambre. Kylo était assis sur son lit, le regard fixé sur le sol, sans bouger.

-Que ce passe-t-il ? Demanda Huxley, mut par un mauvais pressentiment.

-La réalité, Général. La réalité...murmura Kylo Ren sans mouvoir un seul muscle.

Puis, il sembla se réveiller. Il se redressa, se leva, enfila son casque.

-Que voulez-vous Huxley ?

-La pilleuse d'épave. On l'a capturée il y a deux heures. Elle est dans une des cellules de la partie droite, la n°123. Par mesure de sécurité, on lui administré un sédatif et on l'a éloigné de l'autre rebelle.

-Vous avez bien fait.

-Vous comptez l'interrogez sur le nouvel emplacement de la Base Rebelle ?

-Oui.

Et Kylo sortit de sa chambre, suivi par Huxley.

-Je l'interrogerai seul.

Sur cette affirmation qui ne permettait aucune réplique, Kylo Ren s'en fut en direction de la cellule 123.

Sa main droite tremblait. Il s'aperçut qu'il avait laissé son sabre dans la chambre.

Il allait la voir. Elle.

Sa main gauche tremblait également.

La porte. Il n'avait qu'un geste à faire. Il leva la main. Son bras entier tremblait.

"Entre".

Il entra. Sur cette même chaise d'interrogation, elle était là. Affaissée sous l'effet du sédatif, les yeux fermés.

On lui avait enlevé l'uniforme de stormtrooper. Elle portait une tunique et un pantalon gris semblables à ceux que lui portait lorsqu'il était l'élève de Luke.

-Alors ça y est, mumura-t-il... Il t'a pris en apprentissage.

Il enleva son casque et s'assit pour l'observer. Comme la première fois.

Il avait gravé ses traits dans sa mémoire, sans se douter à quel point ils le feraient souffrir. Et maintenant, il réapprenait son visage.

Les lignes droites et fines de sa figure, son front haut, ses lèvres qui ne lui souriaient pas.

Il se leva. S'approcha et se pencha sur elle. Il saisit son menton entre ses doigts gantées, s'approcha encore.

Il avait comme des étincelles qui partaient de son point de contact avec elle et qui se répandait dans sa poitrine et son abdomen comme des éclairs de lumières.

Que se passerait-il s'il l'embrassait ? Pourrait-il continuer à résister ?

"Fais-le. Elle dort."

Il hésite. Il s'approche encore un peu. Il sent sa respiraion chaude et régulière. Il se rappelle son rêve, la chaleur qu'elle lui apportait. Il a besoin de cette chaleur.

Il l'embrasse. Ce n'est rien, rien que poser ses lèvres sur les siennes, mais c'est déjà tellement, déjà tellement énorme.

Sentir sa bouche, sentir une intimité si proche de la sienne, une chaleur l'envahit, le possède, il s'agrippe à elle comme il le peut.

Il ne veut pas se détacher, mais il ne veut pas la réveiller. Il commence par s'écarter, sans la lâcher. Il rompt le baiser et retrouve soudainement un monde froid et vide.

Il ne la lâche pas, continue de la tenir par la nuque, de lui caresser les cheveux. Il la regarde, sans elle, il n'est rien, il ne peut pas se séparer de son corps. Il en a besoin.

"Elle ne veut pas. Apprivoise-la d'abord." dit la voix lumineuse.

"Elle ne voudra jamais. Prend ce que tu veux, tu en as besoin." dit la voix sombre.

Il n'a pas la force de les repousser.

"Si tu veux qu'elle soit tienne, tu sais que tu dois y retourner. A la lumière. Tu dois retourner à la lumière si tu veux qu'elle soit à toi."

"Tu n'as pas besoin. Elle est là, impuissante. Pourquoi hésites-tu ? Prend-la."

Il effleure d'une main hésitante la joue de la jeune fille.

"Que veux-tu ? Son corps ou son amour ?"

-Je veux les deux...murmure-t-il. Il s'éloigne, il la lâche comme il se tuerait, quelque chose qui se déchire dans sa poitrine.

"Tu n'auras jamais son amour. Tu as la possibilité d'avoir son corps. Prend-la."

Son corps à lui ne veut qu'elle, il veut se sentir en elle, ressentir cette chaleur. Il veut, l'espace d'un instant, ne plus être Kylo Ren, ne plus être Ben Solo, n'être qu'un homme qui fait l'amour à la femme qu'il aime et qu'il désire.

"Ça serait un viol. Ne fais pas ça."

"Fais-le. Tu ne l'aura jamais sinon."

Il ressent de plus en plus violemment le désir qui le consume, lui enflamme les veines. Ça le brûle, ça le tend, ça le détruit. Il a mal d'avoir autant envie, s'en veut d'être aussi faible, de ressentir une telle attraction pour une femme.

Il ne veut pas seulement lui faire l'amour, il ne veut pas seulement apaiser ce feu en lui, pas seulement assouvir un désir, un délire, un besoin.

Il veut la voir, elle, gémir et se tordre de plaisir, parce que lui est au dessus d'elle. Il veut l'entendre dire son nom, et qu'importe celui qu'elle prononce, Kylo Ren ou Ben Solo, il s'en iche, parce que là,tout de suite, il n'y a plus de côté Obscur ou de côté Lumineux.

Il n'y a que lui et son désir, lui et son dilemme.

"Ne le fais pas. Tu perdrais tout."

"Fais-le. Tu a tout à y gagner."

Soudain, un léger gémissement retentit dans la pièce silencieuse. C'est Rey. Elle ouvre lentement les yeux, papillonne un peu.

-Qu'est ce que...

Kylo Ren ne dit rien, il se contente de se perdre dans ces yeux bruns ou vert, selon la lumière qui les éclaire, ces yeux qu'il voit en rêve et qui le poursuivent.

Elle l'a vu. Pas de colère. Pas de haine. Pas de peur.

-Vous.

Il ne répond rien. Il sait qu'il n'a pas son casque, qu'elle peut voir la cicatrice qu'elle lui a elle-même infligé.

-Vous voulez quoi cette fois ? La position de la Base peut-être ? Eh bien autant vous le dire maintenant, je sais pas.

Et elle se tait. Elle ne détourne pas le regard du visage de son geolier. Elle ne prononcera pas un mot de plus.

-Une pilleuse d'épave.

Elle hausse un sourcil.

-Une Rebelle.

Elle le regarde sans animosité, sans pitié non plus.

-Une Jedi.

Silence. Tension. Désir.

-Qui es-tu ?

Silence. Démence.

-Je suis Rey.

Il a envie de lui répondre qu'il sait, qu'il n'en peut plus de se répêter ce prénom, de le gémir dans ses rêves.

-Qui je suis ? Demande-t-il.

-A vous de me le dire.

Regards. Message qui ne passe pas. Il s'approche. Encore et encore. Il ne décèle pas de peur.

-Tu n'as pas peur ?

-Pourquoi ?

Pourquoi aurait-elle peur de lui ? C'est presque ironique.

Parce que je suis à deux doigts de te violer, parce que je suis incapable de maitriser ma colère et ma haine, parce que j'ai tué même mon père, parce que des voix me tiraillent de toutes parts, pense-t-il.

-C'est vous qui avez peur, dit-elle d'un ton parfaitement calme.

Il la regarde, ne bronche pas.

-Vous êtes seul. Je ne le suis plus.

Seul, désespérément seul.

-Tu parles de ce stupide stormtrooper ?

La jalousie est revenue, plus forte que jamais. Elle balaye la voix lumineuse, étoffe son désir, bout dans ses veines. Il se précipite sur elle, la prend à la gorge, la serre assez pour déclenchez chez une peur enfantine de la mort. Il colle presque inconsciemment son corps au sien.

-Tu parles du stormtrooper ?

-N..non...

Il relâche sa pression mais laisse sa main sur sa peau, laisse sa corps près du sien, son visage près de ses yeux.

-Je parle de lui, de tous les autres. Je parle de Luke, je parle de Chewie, je parle de Leia.

Il sent qu'il craque. Toute colère l'a quitté. Les sensations de son rêve lui reviennent. Il a froid, elle est chaude.

Elle est son rayon de soleil.

Il lutte, il enferme ses sentiments, mais ils reviennent, frappent à la porte de ses yeux et de son coeur.

Il se laisse tomber. Le combat est perdu. Il laisse tomber sa tête contre son épaule, il pose son front dans son cou, respire son odeur. Un mélange d'adrénaline et de poussière.

Elle se raidit, mais sa simple présence calme sa détresse.

-Vous n'êtes pas bien.

-Non.

Silence. Désir. Chair.

-Rey...

Les voix se sont tut.

-Ne...

Il l'embrasse. Fais courir ses mains partout sur son corps. Elle ne bouge pas.

Il bascule la table sur laquelle elle est attachée à l'horizontale. Il fais glisser sa tunique, effleure son épaule nue. Il sent un feu qui ravage son bas-ventre, qui le réchauffe. Il lui enlève sa tunique et déroule les bandes de tissus sable qui enserre son poitrail.

D'une main, il détache une attache qui retient une de ses main à elle.

Hésitante, elle lève son bras libre, le rammène. Il se détache d'elle. Leurs yeux se rencontrent.

Il voit qu'elle ne veut pas, qu'elle a peur, qu'elle sent son désir, que tout vacille.

Brusquement, il s'en va, s'arrache à la chaleur, s'en va.

Il ne veux pas la prendre de force, il ne veut qu'elle ait peur, il veut qu'elle ait confiance.

Il veut y croire, il veut le voir.

Illusion. Les voix se sont tut.

Il quitte la pièce, ravagé, mutilé, dévasté.

Rey sent son coeur battre, cogner. Elle ne comprend plus rien. Elle agit, comme un automate.

Se détacher. Se lever. Réenfiler sa tunique. Marcher vers la porte.

Elle bute contre quelque chose. C'est le casque de Kylo Ren. Il l'a oublié. Elle hésite, elle le prend.

Retrouver Finn. Trouver un vaisseau. S'enfuir.

Et si Leia lui demande, elle lui répondra que leurs espoirs sont fondés.

On peut encore le sauver.

Elle peut encore le sauver.


Notes : De la schizophrénie ? Noooooon où ça ?