Disclaimer : Toujours le même !

Notes : Cette histoire était censée être terminée. MAIS vous m'avez convaincu à force de suppliques dans les reviews. Comme quoi, ça sert (aussi parce que TLJ m'a donné fuuull idées !). Je reviens donc avec un nouveau chapitre, le plus long que j'ai écrit sur cette histoire (3, 700 ots et des bananes).

Rated : Aujourd'hui, on part sur du citron pimenté, alors un bon gros rated M

Bonne lecture !


Un rêve parmi tant d'autres
Chapitre 11
Une envie parmi d'autres


Rey regardait par la vitre qui donnait sur l'hyper-espace. Sa main s'aventurait doucement sur le verre épais. A des centaines d'années-lumière de là, il y avait toute une Rebellion qui attendait qu'elle revienne saine et sauve. Finn devait se faire un sang d'encre, elle le connaissait. Il devait être en train de faire les cents pas dans une salle de commandement, répétant à qui veux l'entendre qu'elle est en danger. Elle pensait à BB8 et à la Générale Organa. La main sur le verre se noua en un poing. La Générale. Qu'allait-elle bien pouvoir dire à la Générale ?

Elle savait maintenant. Elle comprenait le combat de la lumière et des ténèbres mais...comment mettre des mots dessus ? Comment expliquer ce que c'était qu'être gris, à des personne si lumineuses, qu'elles avaient éclairé en un instant la vie terne de la jeune fille ?

Elle était perdue. Leia, Finn, BB8, la Rebellion lui manquait. Elle voulait sauter dans un vaisseau et partir de cette endroit froid et sombre.

Mais lorsqu'elle se retournait, elle voyait le visage paisible de Kylo qui dormait sur le canapé, et elle ne savait plus. Elle ne pouvait pas l'abandonner. Elle ne pouvait pas le trahir ainsi. Sans elle, il n'était plus qu'un enfant perdu dans le brouillard.

Et elle, sans lui, que pouvait-elle bien faire ? Retourner auprès de Maitre Luke et continuer son apprentissage ? Mais comment le regarder dans les yeux, après avoir était si proche de son ancien élève ? Et surtout, comment vivre en sachant qu'il y avait un homme, perdu à mi-chemin entre la lumière et l'obscurité, qui l'aimait comme un fou et qu'elle aurait trahi ?

Sa tête brûlait. Elle avait besoin de réfléchir.

Elle devait partir. Rester n'était pas une option. Elle tourna la tête. Ren avait l'air si calme, si beau lorsqu'il dormait. Mais partir sans lui... c'était plus qu'une trahison envers lui. C'était une trahison envers elle même.

L'espace lui donnait le tournis. Elle se laissa tomber sur le sol, dos à la vitre et exhala un grand coup. Elle devait convaincre Kylo Ren de partir. Il devait partir avec elle, il devait s'enfuir avec elle, il devait être avec elle. Ce qui se passerait une fois échappés du Premier Ordre, elle préférait ne pas y penser.

Soudain, un grognement sourd se fit entendre dans la pièce. Elle sursauta, se leva et tendit instinctivement la main pour saisir son bâton. Mais il n'était pas là. Le grondement retentit à nouveau et Rey se rendit compte qu'il provenait d'elle-même. De son estomac pour être plus précis. Elle soupira.

Toute la partie gauche des appartements de Kylo Ren était aménagé en un cuisine-comptoir des plus moderne. Elle devrait forcément trouver son bonheur là-dedans. Elle vérifia que le Chevalier était toujours endormi et ouvrit un premier placard. Il était remplis de saladiers, de bols et de larges plats. Elle se saisit avec précaution d'un large bol blanc et le posa sur le comptoir en essayant de faire le moins de bruit possible.

A force de recherche, elle finit par trouver les réserves de nourriture de Ren, une étagère remplie de victuaille. Les yeux de Rey pétillèrent. Jamais de toute sa vie elle n'avait vu autant de nourriture. La main un peu tremblante, elle se saisit d'un paquet de ce qui lui semblait être des céréales.

Après s'être nourri exclusivement de portion de polyamidon et d'eau tiède durant des années, elle avait découvert des variations de nourriture en entrant dans la Rebellion. Elle se souvenait particulièrement d'un repas partagé avec Leia, Finn et un commandant ami de Finn, Poe. Elle y avait gouté pour la première fois au ragoût d'Eopie et à un vrai pain. Elle en avait presque pleuré.

Oui, la Rebellion lui manquait vraiment.

Elle secoua le paquet de céréales, l'ouvrit et en versa doucement dans le bol. Ils avaient une texture un peu granuleuse, mais très légères. Elle devait sans doute les cuire. Elle prit le bol et se baissa pour l'enfourner. Mais alors qu'elle refermait la porte de l'appareil, un main large et blanche vint lui attraper le poignet :

-Qu'est ce que tu fais ?

L'instinct la fit agir avant tout. Elle saisit le poignet de Kylo avec sa main libre et le tordit tant qu'elle put. Mais il la lâcha presque aussitôt.

-Réponds moi au lieu d'être tout de suite agressive ! S'indigna-t-il. Qu'est ce que tu fais, enfin ?

Les mains sur les hanches, il la regardait avec un sourcil levé. Il n'avait pas l'air en colère, juste intrigué et...amusé.

Rey se sentit rougir. Elle balaya la remarque d'un geste de la main :

-Tu n'étais pas censé dormir ?

-Tu m'as réveillé ! Pourquoi tu fouilles dans mes placards ?

Rey se sentait inconfortable. Le regard de Ren était fixé sur elle, clairement rieur.

-J'avais faim...marmonna-t-elle enfin.

Il éclata de rire. Elle le fixa d'un air surpris. C'était la première fois qu'elle le voyait rire comme ça. Aussi...librement. Il avait un beau rire, un rire grave, qui lui donnait des frissons dans le bas du dos. Elle se secoua intérieurement :

-Je ne vois pas en quoi c'est drôle, dit-elle en croisant les bras. Elle attendit que Ren se calme.

Toujours en ricanant, il enleva le bol du four :

-Petite idiote, ce n'est pas comme ça qu'on le prépare...

Rey était exaspérée. De quel droit la jugeait-il, avec son air moqueur...

-Oui, bah ça va, on a pas tous eu le luxe de grandir avec un garde-manger toujours rempli.

Il s'arrêta aussitôt de rire et la regarda droit dans les yeux :

-Excuse-moi.

Son ton était tellement honnête qu'il désarma complètement Rey. Elle ne savait plus quoi dire, plus comment bouger ses mains. Elle ne pouvait que rester là, les mains ballantes, la bouche entrouverte. Le moment s'éternisait. Il ne bougeait pas non plus. Il ne faisait que la regarder, droit dans les yeux.

Elle finit par se détourner brusquement. La sincérité nue de son regard la mettait mal à l'aise.

-Alors comment on fait pour le cuisiner ce truc ?

Il ne dit rien pendant un instant, puis redressa soudain des manches jusqu'aux coudes. Il la regarda avec un grand sourire :

-Je vais te montrer.

-Hein ?

Il prit le bol. Entre ses grandes mains, le récipient semblait minuscule.

-Ne le fais pas directement chauffer. D'abord met du lait blanc...

Il sortit une bouteille en verre remplie d'un liquide crème et en versa dans le bol. Ses gestes étaient souples et précis, fascinants à regarder. Rey n'arrivait pas à se détacher de ses avant-bras, blancs et musclés. Elle voyait les muscles rouler sous la peau et les doigts doigts s'activer autour du bol.

-Tu remplis juste assez pour que le tout s'épaississe. Tu vois, ça forme une sorte de pâte.

La mixture dans le bol n'était pas très ragoutante.

-Ça ne donne pas très envie, grimaça Rey.

-Attends, répondit Ren. A ce point là, tu rajoutes du sucre, du miel... Tu peux mettre du cacao des lunes de Bantheor aussi si tu veux. Un peu tout.

Rey aurait presque voulu en battre les mains de joie. Tant de possibilités, de choix, de luxure presque !

-Je peux fouiller ?

Ren la regarda avec un sentiment étrange dans lex yeux :

-Oui oui, fais comme chez toi...

Elle se mit à chercher dans les placards, presque joyeusement. Elle se sentait comme une enfant déballant ses cadeaux.


A côté, Ren l'observait s'affairer en silence. Elle était toujours en mouvement, incapable de rester immobile. Son corps souple se tendait pour attraper les choses en hauteur, se pliait pour se baisser. Un léger sourire restait accroché à ses lèvres et ses yeux pétillaient. En la regardant, il sentit une impression de flottement étrange lui serrait la poitrine, quelque chose qui ressemblait... A une sorte de bonheur.

Oui, le bonheur, il était là. Il était dans Rey qui cuisinait chez lui comme si... comme si c'était normal, comme si elle appartenait déjà à cette vie utopique qu'il avait mainte et mainte fois imaginé. Il voulait la regarder pendant des heures. Il la vit se décider pour une quantité absolument indécente de miel et beaucoup de jus de citron rouge. Elle mélangea le tout d'une main maladroite. En l'observant, Ren ne put s'empêcher de divaguer, de s'envoler vers un avenir impossible, mais pourtant si beau et si désirable.

Il aurait voulu qu'ils ne soient pas sur un vaisseau de l'empire, mais juste dans une maison simple, sur une planète simple. Il aurait voulu que Rey relève de temps en temps la tête pour le regarder et lui sourire.

Elle interrompit son repas, en grommelant quelque chose dans sa barbe, puis se leva et se baissa pour attraper quelque chose dans un placard. Ren eut la respiration coupé : il avait maintenant une vue imprenable sur les fesses rondes de la Rebelle. Il se demanda l'espace d'une fraction de seconde si elle le faisait exprès. Mais tout dans son attitude indiquait le contraire. Elle était juste tellement pure et innocente, et pourtant à la fois, si forte et si...farouche.

Tout en savourant la vision de rêve qu'elle lui offrait inconsciemment, il se surpris à laisser traîner une main dégantée autour de son entre-jambe. Il sentait qu'il devenait déjà à demi-dur. Il continua de la regarder.

Elle se redressa, lui adressa un regard ennuyé.

-Où est-ce que vous rangez votre sel ? Je ne le trouve pas.

-Sur l'étagère là-haut. Sel rouge de Crait.

Elle considéra l'étagère, bien trop haute pour elle, et le regarda à nouveau, l'air de plus en plus agacé. Mais elle ne dit rien, et tendit juste la main vers le flacon de sel.

Ren fut rapide. Avant qu'elle ne puisse utiliser la Force, il était debout, derrière elle et se saisissait du flacon :

-Evite d'utiliser la Force s'il te plait. On ne sait jamais.

Rey ne bougeait pas. Il prit conscience de leur proximité. Il sentait la chaleur qui émanait de son corps mince, il sentait ses fesses effleurer l'avant de son pantalon, il sentait ses épaules toucher à peine son torse. Il sentait tout cela à la fois, et posa délicatment le flacon sur le plan de travail. Il voulait maîtriser ses gestes, doucement, pour ne pas l'effrayer. Elle ne bougeait pas.

Il posa ses mains sur ses épaules étroites. Elle semblait tellement petite et fine comparé à lui, il aurait presque eu peur de la briser, s'il ne la savait pas aussi forte.

Lentement, il se pencha et approcha sa bouche de son oreille. Il ne savait pas quoi lui dire, mais il voulait tellement fort lui faire comprendre...à quel point le désir était fort, à quel point il ne pouvait pas lui résister.A quel point il la voulait. Mais il ne savait mettre de mots sur ses désirs, aussi forts soient-ils.

-Rey...

Ce fut le seul mot qui sortit de sa bouche, un chuchotement, comme une prière ardente murmuré dans le silence d'un secret tendu. Pendant quelques secondes, rien ne se passa. Rien ne bougeait, rien ne temps était comme figé.

Mais soudain, Rey arqua le dos et ses fesses vinrent se planter sur l'avant du pantalon de Ren, comme si elles avaient toujours été là, rondes, fermes... Il était complètement dur maintenant. Il l'entendit murmurer, comme lui, presque une supplication :

-Kylo...

Il failli perdre la tête, mais se rattrapa. Il devait, pour lui plaire, garder un certain contrôle de soi, au moins pour l'instant. Il fit lentement glisser ses mains le long de ses bras, avant de l'enserrer par la taille, et de la serrer contre lui. Il pouvait mourir ainsi, il serait heureux.

Il voyait les mains de Rey s'agripper au plan de travail, les jointures blanches. Sa respiration était lourde et bruyante. Ren glissa ses mains sous sa tunique et saisit les seins fermes. Elle gémit, et appuya encore plus ses fesses contre lui. Il malaxa ses seins, bloquant totalement à leur contact. Ils étaient petits, mais fermes et se plaçaient parfaitement bien dans le creux de sa main. Il lui caressa les tétons jusqu'à ce qu'il les sentes aussi durs que l'était son membre à lui.

Se sentant au bord de perdre le contrôle de lui-même, il fourra sa tête dans le cou de Rey et dû résister à la tentation de la marquer là tout de suite, pour lui chuchoter à l'oreille une supplication pantelante.


En entendant la voix rendue rauque parle désir de Kylo lui demandant la permission d'aller plus loin, Rey se sentit perdre pied. Elle ne savait plus ce qu'elle faisait, mais elle écoutait son corps et lui faisait confiance. Elle brûlait de sentir les mains froides de Kylo partout sur son corps et elle n'en pouvait plus d'attendre de le sentir lui.

C'était un sentiment tellement étrange, comme si elle flottait, perdue entre sa raison, son cœur et ses désirs. Si la première lui hurlait de le repousser et de prendre plutôt de réfléchir à son évasion, le deuxième et les troisièmes lui susurraient de se laisser aller, de laisser le plaisir venir, de se laisser emmener, sans réellement connaître sa destination, par les vagues de désir qui la traversaient, les laissant tendue, haletante et brûlante.

Elle sentit le Chevalier s'éloignait d'elle un instant, et elle hésita. Devait-elle le frapper et courir se réfugier dans la salle de bain ? Ou devait-elle s'écouter elle-même et rester, parce qu'elle en avait simplement envie ?

Elle resta. Elle voulait découvrir. Elle voulait savoir ce que cela faisait, de se faire toucher par lui, de le sentir collé à elle.

Collé à elle, il le redevint, mais elle sentit quelque chose de différent. Elle tourna un peu la tête. Il était nu. Et la vision la conforta dans sa décision. Il était beau, avec une peau lisse et sans défauts, tout en dureté et en muscles. Elle ne voyait qu'un partie de son torse, mais elle devinait le reste.

Soudain, il se saisit de son pantalon et tira brutalement vers le bas. Elle laissa échapper une exclamation. Il lui enlevait son pantalon ! Elle se retrouvait à moitié nue devant... lui !

Il se recolla à elle et cette fois, elle sentit. Elle sentit mieux que jamais, la dureté de son excitation se presser contre ses fesses, ses larges mains lui caresser les hanches et les cuisses.

Elle ne savait pas ce qu'elle voulait exactement, mais il fallait que quelque chose soit fait, qu'il fasse quelque chose pour soulager le feu intérieur qui lui consumait le ventre.

Elle sentit soudain des doigts froids s'aventurer du côté de son intimité à elle et elle laissa échapper un gémissement.

-Aaah, tu es trempée... soupira Kylo, de l'extase dans la voix.

-Oui...

Sa voix était tellement faible, tellement empreinte de désir qu'elle faillit ne pas la reconnaître.

Il la tourmenta un moment avec ses doigts et Rey mourait d'envie de se retourner, de le gifler, de l'embrasser et de lui montrer comment réellement commencer les choses. Mais elle resta là, car la sensation des doigts de son pire ennemi sur son intimité la mettait sens dessus-dessous.

Il finit par enlever sa main, l'autre lui tenait fermement la hanche. Elle sentit le bout de son membre effleurer son entrée et elle comprit que c'était ça ce qu'elle voulait, ce qui allait apaiser le feu qui la dévorait.

Il la pénétra doucement, ce dont elle fut reconnaissante. Au début, il ne bougea pas. Il ne fit que serrer les hanches de Rey, si fort qu'elle pensa qu'il allait y laisser des marques :

-Ah, Rey !

-Kyloo...

Elle aurait voulu lui dire, lui dire à quel point elle ne regrettait pas, à quel point elle voulait que ça dure, à quel point elle se sentait bien. Mais elle se concentra d'abord sur la douleur que la pénétration lui provoquait, et petit à petit, grâce aux légers mouvements que ses hanches imprimaient, la douleur s'en alla, remplacée par un plaisir qui grandissait à chaque secondes qui passait.


Kylo se savait au Paradis. Il avait l'impression que son membre allait fondre, ou qu'il allait jouir trop tôt, tant le plaisir était grand, l'excitation puissante et le bonheur écrasant. Mais il avait confiance en ses capacités d'amant. Sentir Rey autour de son membre, exactement comme dans ses rêves, étaient presque trop. Elle n'était pas vierge, il le sentait. Mais qu'importe. Il préférait ne pas penser à l'homme qui avait inévitablement posé les mains sur elle. Non, il ne voulait pas laisser la jalousie et la colère le posséder. Il ne voulait que l'amour et le désir. Que Rey.

Il la sentait bouger de plus en plus et il l'entendait gémir.

Mais il avait besoin de plus. Il devait la voir elle. Ses yeux, ses lèvres, son regard embrumé, il devait les voir pour y croire enfin totalement.

Il se retira, la saisit par la taille et l'assit sur le plan de travail, face à lui. C'était la plus belle vision du monde. Elle était là, les joues rouges, les yeux mi-clôts, l'iris obscurcit par le désir. Ses lèvres étaient entrouvertes, et il sentait un souffle chaud l'atteindre au visage, comme un voile doux et brûlant qui le réchauffait de l'intérieur.

Il l'embrassa. Ses lèvres étaient chaudes et elle répondait à son baiser, entourant sa nuque avec ses bras, l'attirant vers elle toujours plus près. Le baiser s'approfondit, leurs langues tournaient autour l'une de l'autre dans une passion humide qui les laissaient souffle coupé. Il ramena ses hanches contre les siennes, et la pénétra de nouveau, d'un coup cette fois. Elle brisa leur baiser en rejetant la tête en arrière dans un gémissement surpris. Il en profita pour coller ses lèvres contre son cou, pour la marquer comme il avait voulu le faire tout à l'heure. Il suça la peau, avidement, laissant de larges marques violettes apparaître sur la peau hâlée de la jeune fille.

Tous ses sens étaient sollicités, tant qu'il ne savait plus où donner de la tête. Il voulait la toucher partout, sur tout le corps. Il voulait sentir ses mains à elle sur son torse, sur ses épaules, dans ses cheveux. Elle le tenait contre elle par la nuque, il sentait ses doigts s'enfoncer dans sa chair.

Il ressentait tout à propos d'elle. Comment les mèches folles de ses cheveux lui chatouillaient le front, comment ses bras reposaient sur ses épaules, surtout, la façon qu'avaient ses hanches de bouger en même temps que les siennes, de venir à sa rencontre. Il la sentait tout autour de lui et il retenait tant bien que mal le plaisir du frottement entre leur deux corps qui menaçait de le submerger.

Il entendait ses gémissements, il entendait le son de son membre qui entrait et sortait de sa Rey, de son âme-soeur, son némésis, d'elle.

Elle continuait de l'embrasser et tout autour de lui s'effaçait. Il n'y avait plus que lui et Rey, que sa peau et ses muscles, sa salive et son odeur. Elle noua ses jambes autour de sa taille et ce fut trop. Ren laissa tout aller. D'un geste, la tunique de Rey fut partie. Les Forces qui gravitaient autour d'eux se réveillèrent, s'enroulèrent l'un dans l'autre, se confondirent et ils ne firent plus qu'un, autant dans la Force que dans leurs corps.

Ren referma ses bras autour de la taille de Rey et la souleva du plan de travail, comme si elle ne pesait rien, pour la transporter jusqu'au lit. Elle rompit le baiser pour le regarder, droit dans les yeux, honnête et pleine de désir. Elle était d'une beauté renversante. Jamais il n'avait vu femme si belle.

Le temps était arrêté. Les respirations s'étendaient, lentes et brûlantes. Il était toujours en elle, mais il ne bougeait plus. Au-dessus d'elle, sur le lit, il voyait tout d'elle. Le grain de sa peau, la sueur sur son ventre, les grandes marques violettes et rouges dans son cou, ses lèvres gonflées et rouges.

Il redonna un coup de hanches. Elle se redressa et l'attira contre elle, l'embrassa, se colla à lui comme s'il était encore la seule chose qui la retenait de tomber.

Il continua de faire rouler ses hanches contre elle, en elle, et il sentit soudain qu'elle se tendait, s'arc-boutait contre lui en gémissant plus fort. Il sentit ses murs intérieurs se tremper encore plus et se resserrer autour de lui par convulsions. Il continua de la pénétrer pendant encore deux trois coups de hanches puissants et désordonnés, avant de se retirer et de venir sur son ventre avec un râle de plaisir.

Puis il s'effondra sur elle, et roula sur le côté en l'emportant dans ses bras. Elle se blottit contre son torse et il la sentait sourire contre son cœur, qui battait à tout allure.

Il aurait voulu lui dire tellement de choses. Je t'aime. J'ai besoin de toi. Tu es parfaite. Mais le silence était si confortable et il sentait qu'il ne fallait surtout pas le briser. Il ne savait toujours pas comment ils en étaient arrivés là. Mais maintenant qu'il y était, il ne voulait repartir pour rien au monde. Sa place était là, dans ses bras, enroulé autour d'elle, la tête pleine de son odeur et de sa chaleur. Il avait l'impression d'avancer dans un univers de coton, tout était doux et paisible lorsqu'elle respirait calmement contre lui. Il ne pouvait imaginer se réveiller à nouveau sans elle à ses côtés. Elle devait partir, il le savait, il ne pouvait pas la retenir. Mais si elle partait, alors il partait avec elle. Il réussirait à la convaincre de ne pas retourner à la Rebellion, il savait qu'il réussirait. Il pourrait partir avec elle, loin, sur une planète isolée, pour continuer à s'étreindre dans la nuit calme, pour former un Nouvel Ordre même peut-être. Pour y être heureux. C'était le seul moyen. Tout abandonner pour tout reconstruire. Les voix dans sa tête s'étaient tues, les deux Forces semblaient enfin avoir trouvé la paix, ou au moins un terrain d'entente, le laissant dans une paix profonde et apaisante.

Oui, son choix était fait. Il la suivrait, pour elle, il quitterait le Premier Ordre, il quitterait Snoke pour elle. Il ouvrit la bouche pour le lui dire, et c'est cet instant que choisit Hux pour entrer dans les appartements.


Notes : J'ai hésité à appeler ce chapitre "Un cliffhanger parmi d'autres" mais faut pas pousser lol. Alors ? Contents du grand retour ? Vous m'aviez manqué aussi :D