In This Life
Auteur : DebsTheSlytherinSnapefan, avec son autorisation. Voir dans mon profil (même si ça fait trois mois que les liens ne marchent pas, f**** site).
Traductrice : bah...moi. Je crois.
Disclaimer : Rien à moi, tout à Jk Rowling sauf l'histoire, qui est elle à DebsTheSlytherinSnapefan (c'est fou, à chaque fois que je l'écrit j'ai l'impression de faire des fautes).
Etat de la fic : 48 chapitres, en cours.
Etat de la traduction : 2/48.
Merci à tous ceux qui ont laissé des commentaires, c'est très encourageant :)
Et un merci tout spécial à Yopi, qui a relu ce chapitre ! (Tu sais à ta place, j'aurais tout saccagé : tu risques d'être employée à plein temps...;p)
Je ne sais pas si je l'ai dit, mais cette fic est une calamité à traduire. Bref. J'espère que vous apprécierez ce chapitre !
Chapitre 2
Harry détestait la pluie, ça signifiait marcher dessous une demi-heure durant pour rentrer à la maison. Il ne voulait pas tomber malade, parce qu'alors il n'irait pas au lycée – juste le prétexte dont son oncle aurait besoin. Ca n'avait pas été dur de trouver le lycée, l'établissement étant juste à côté de la route. Cependant il n'était pas évident que c'était une école, celle-ci n'avait rien à voir avec les autres où il était allé. Ca ressemblait plus à un pâté de maisons, néanmoins le panneau indiquait de suite qu'il s'agissait bien du Lycée de Forks.
Passant devant les haies alignées, il jeta un oeil aux alentours avant d'ouvrir la porte, c'était après tout le Bureau d'Accueil qu'il cherchait. L'office était agréable, confortable et chaleureuse contrairement à tout ce qu'il avait vu au cours des années. La maison de son oncle paraissait toujours froide et peu accueillante, là encore comme s'il était importun.
Des plantes étaient dispersées un peu partout, poussant à des stades différents, vivantes et vertes. Trois bureaux prenaient place derrière le comptoir, l'un d'eux occupé par une opulente femme rousse aux lunettes noires, habillée d'un jean et d'une chemise verte.
« Je peux t'aider ? » demanda-t-elle poliment.
« Je suis Harry Potter, je commence aujourd'hui et on m'a dit de venir ici... » dit nerveusement Harry, l'air prêt à vomir ou à s'évanouir. Il n'avait absolument pas confiance en lui, malgré combien il était agréable à regarder. (si tu trouves, je t'en serais reconnaissante, ma chérie préférée adorée vénérée d'amouuuuur... !)
« Ah, bien sûr, » marmonna-t-elle, attrapant les documents dont elle avait besoin, déjà préparés. « Ton emploi du temps est juste ici, c'est aussi un plan du lycée. Bonne chance et bienvenue au Lycée de Forks. »
« Merci, » murmura Harry. Il n'avait à aucun moment montré sa nervosité, ce qui résultait de beaucoup d'entrainement.
« De rien, » dit-elle avec un sourire.
Harry se détourna et quitta le bureau principal, jetant un coup d'oeil à la montre que sa mère lui avait offerte. C'était quand il était fièrement rentré à la maison et lui avait dit qu'il pouvait lire l'heure, il avait alors six ans. Le jour d'après, elle avait un cadeau pour lui – cette montre c'était de l'or, elle l'avait toujours accompagné depuis. Il avait ses initiales dessus, HJPC – Harry James Potter Cunningham. Le dernier nom étant celui qu'il avait reçu lorsqu'ils avaient obtenu sa garde.
Quand il se retrouva à l'extérieur, il remarqua que les étudiants commençaient à arriver. Il en était soulagé, il ne voulait pas être le premier arrivé. Avec l'aide de la carte, il était facile de se repérer.
Quand il arriva près de la cafétéria, il garda le visage baissé, ne voulant pas attirer l'attention sur lui. Cependant, il ne réalisa pas que, comme pour toute nouvelle chose, il était regardé et inspecté. Un large « 3 » était peint. Prenant une grande inspiration, il ouvrit la porte et fut une fois encore surpris de voir que la salle de classe était petite, plus que n'importe quelle autre classe de sa connaissance.
Harry accrocha sa veste à un des crochets une fois qu'il eut remarqué qu'il y en avait d'autres à cet endroit. Harry donna la feuille à l'enseignant qui lui signa et lui redonna. Il alla s'asseoir tout au fond, loin de tout le monde. Il n'était pas quelqu'un de sociable et ne se faisait en aucun cas passer pour ce qu'il n'était pas.
La liste des livres à lire était très simple, pensa Harry en lisant les noms de Brönte, Shakespeare, Chaucer et Faulkner. Il avait lu la plupart des livres desdits auteurs, alors peut-être qu'il n'était pas aussi en retard qu'il le craignait. Le soulagement se répandit en lui, il y avait au moins une classe qui n'allait pas être trop difficile.
Harry avait l'impression que le cours n'allait jamais finir. Il soupira doucement, peut-être qu'aller à l'école n'était pas la meilleure idée qu'il avait eue. Enfin, la liberté arriva avec le son de la cloche. Mais avant même qu'il n'ait pu se lever, quelqu'un se tenait devant lui.
« Salut, je m'appelle Jessica ! » sourit une fille aux cheveux blonds. Elle pensait qu'Harry était étonnamment beau, la peau pale, de taille moyenne, pas énormément musclé mais juste assez avec des cheveux longs qui coulaient dans son dos juste en dessous des omoplates. Ses yeux verts se détachaient à un kilomètre à la ronde sur un visage de forme ovale. (Harry n'avait pas besoin de lunettes).
« Bonjour, » dit Harry, ne voulant rien de plus que grincer des dents. Ce sourire était tout à fait répugnant.
« Où a lieu ton prochain cours ? » demanda-t-elle, ne remarquant pas son humeur austère.
Harry remarqua que les autres regardaient, et à moins de vouloir se faire des ennemis il allait devoir discuter avec la petite commère. « Sciences politiques, » fut tout ce qu'il dit.
« Avec Jefferson ? Dans le bâtiment six, je suppose ? Je t'emmène, » dit rapidement Jessica, essayant de le trainer comme s'il était un jouet.
« Ne me pousse pas comme ça, » dit Harry d'une voix froide. Jessica recula un peu avant de se ressaisir et d'attendre qu'il avance. Elle n'était pas du genre à renoncer. Gémissant, il glissa son sac sur son épaule et la suivit à contrecœur.
Il prit sa veste et suivit Jessica, sortant sous la pluie qui était pire qu'avant. Les gens le détaillaient de toutes parts et ça l'agaça très rapidement. Heureusement, ils durent se laisser distraire ou quelque chose comme ça parce qu'il ne sentit plus leurs yeux épiant son dos à chacun de ses mouvements.
« Alors, tu habitais où avant de venir à Forks ? » demanda Jessica.
« Phoenix, » dit Harry, impassible.
« Très différent d'ici, pas vrai ? Pourquoi as-tu déménagé ici ? »
« Je voulais du changement, » dit Harry, le sarcasme emplissant tellement sa voix qu'il était par ailleurs surpris qu'elle ne le saisisse pas.
« Wow comment c'est Phoenix ? » demanda Jessica, l'air intéressé.
« Ensoleillé, » répondit Harry d'un ton morne, ce qu'était Jessica : très ennuyeuse, qu'elle soit encore à l'école était pour lui surprenant.
« Tu n'es pas très bronzé, » commenta Jessica. Elle ne pouvait l'imaginer comme tel, le teint pâle lui allant si bien. Il était tout aussi magnifique que les Cullen, et si elle ne pouvait pas avoir Edward et bien elle aurait Harry. Il y avait le bal de printemps à venir ainsi que le bal de promo.
« Je suis à moitié albinos, » dit Harry d'une voix trainante. Il était sûr d'avoir entendu quelqu'un rire, ou alors un groupe de personnes il n'était pas sûr. Il ne prit même pas la peine de regarder autour pour voir de qui il s'agissait, s'éloignant de Jessica et allant à son cours de lui-même. Il ne vit jamais les étudiants regarder craintivement les Cullen avant de partir. Ce n'était pas souvent qu'ils éclataient bruyamment de rire. Emmett et Edward étaient penchés l'un vers l'autre, hystériques.
Le reste de la matinée se passa en grande partie de la même façon, sauf qu'il avait fixé son professeur de Trigonométrie d'un regard noir jusqu'à ce qu'il lui dise d'aller s'asseoir. Il n'allait en aucune circonstance se lever et leur raconter sa vie.
Il commençait à reconnaître quelques visages, Angela et Jessica étant les deux qui sortaient le plus du lot. Angela était gentille et assez timide, elle ne le dérangeait pas beaucoup ne lui posant que quelques questions sur ce qu'il pensait du Lycée de Forks. C'était Jessica qui l'énervait, elle était comme un putain d'aimant, ne quittant ses côtés que lorsqu'elle était en cours.
Ce dont il était de plus en plus reconnaissant, il aurait tué quelqu'un si elle avait été dans chacune de ses classes.
A l'heure du déjeuner, il ne prit qu'un soda et alla s'asseoir à une table vide. Il ne remarqua pas les regards fixes qu'il recevait, trop pris dans ses pensées. Ca ne dérangeait pas Harry qu'il soit seul. En fait c'est ce qu'il préférait, mais c'était trop demandé. Surtout quand quelqu'un semblait complètement aimanté à ses côtés. Jessica arriva et s'assit juste à côté de lui.
« Hey ! » sourit-elle en posant son déjeuner, salade, pizza et Limonade. Elle fronça les sourcils quand elle vit que lui n'avait rien à part aussi une Limonade, mais ne dit rien.
Harry l'ignora jusqu'à ce qu'il vit des étudiants extrêmement pâles et beau. Il devait demander qui ils étaient.
« Ce sont les Cullen, » dit Jessica, paressant extatique qu'il lui parle.
« C'est censé clarifier les choses ? » demanda-t-il, mordant.
Elle ne remarqua pas son ton, les regardant elle aussi. Harry était moins évident, elle les regardait ouvertement. Elle commença à les désigner : « Là c'est Edward et Emmett Cullen, et là c'est Rosalie et Jasper Hales. Celle qui reste c'est Alice Cullen. Ils vivent ensemble avec le docteur Cullen et sa femme. »
Harry les observa curieusement alors qu'ils ne faisaient que touiller leur repas, ne mangeant ni ne buvant rien. Il ne trouvait rien de particulier à ça. Lui aussi ne mangeait pas au déjeuner, il ne gâcherait jamais son argent dans un repas qu'il n'allait pas manger de toute façon.
Il remarqua que la bouche d'Edward bougeait très rapidement, clignez des yeux et vous le manquiez. Il était sûr qu'il discutait avec les autres, comment ils l'entendaient était une énigme.
« Ils sont beaux, » dit Harry, l'air pensif.
« OUI ! » rayonna Jessica. « Ils sont TOUS ensemble cependant, Emmett avec Rosalie et Alice avec Jasper, et ils vivent ensemble. »
- POV Cullen -
« Qui sont-ils ? » interrogea une nouvelle voix, une qui n'était pas familière à Edward. Jetant un coup d'oeil, il vit que c'était le garçon qui avait un cinglant sens de l'humour. Il fut surpris de voir que la commère était encore assise à côté de lui. Il eut un rictus. Elle ne saisissait visiblement pas l'évidence quand ça lui sautait au visage...Et bien, ça allait être amusant. Il ne pensait pas que l'humain l'appréciait, et elle ne semblait pas s'en rendre compte.
« Ce sont les Cullen, » dit Jessica.
« C'est censé clarifier les choses ? » demanda-t-il, mordant. Edward dut se mordre la lèvre pour s'empêcher de rire à nouveau, souriant ouvertement à Emmett qui était également sur le point d'éclater de rire. Ils devaient rendre justice au garçon, ils ne s'étaient pas autant amusés depuis longtemps.
Elle commença à les désigner : « Là c'est Edward et Emmett Cullen, et là c'est Rosalie et Jasper Hales. Celle qui reste c'est Alice Cullen. Ils vivent ensemble avec le docteur Cullen et sa femme. »
« C'est Jessica qui donne au petit nouveau tous les potins à propos de nous, » marmonna Edward. Les autres ne tressautèrent même pas, ils y étaient habitués maintenant.
« Est-il déjà effrayé ? » demanda Emmett, un rictus au coin des lèvres.
« On n'en est pas encore là, » marmonna à nouveau Edward.
« Lesquels sont les Cullen ? Ils n'ont pas l'air d'être de la même famille, » demanda à nouveau le garçon.
« Oh, ils ne le sont pas. Le docteur Cullen est vraiment jeune, dans la vingtaine ou le début de la trentaine. Ils ont tous été adoptés. Les Hales sont frère et soeur, des jumeaux. Ce sont des enfants placés en famille d'accueil, » déclara tranquillement Jessica.
« C'est gentil de leur part, » murmura Harry, ce les surprit tous les cinq si bien qu'ils tressaillirent. La plupart des gens réagissait différemment. « Surtout s'ils sont aussi jeunes que tu le dis. »
« Je trouve aussi, » dit Jessica. Edward, par le biais de ses pensées, savait que c'était bien loin de ce qu'elle pensait vraiment. « Je ne pense pas que Madame Cullen puisse avoir des enfants, cependant, » ajouta-t-elle comme si elle voulait arrêter Harry de penser du bien d'eux.
« C'est vraiment dommage, je suppose qu'elle aurait fait une maman superbe, » soupira tristement Harry, c'était toujours les meilleurs qui ne pouvaient pas avoir d'enfants. Ceux qui le méritaient plus que les autres.
Edward et Emmett se regardèrent l'un l'autre, stupéfiés, les autres ne se regardant pas dans les yeux. Même si pourtant Jessica essayait de les faire paraître mauvais, le garçon semblait avoir un cerveau dont les autres étudiants semblaient manquer. Ce qui les stupéfiait le plus était le fait qu'il semblait sincèrement bouleversé pour une femme qu'il n'avait jamais rencontrée.
Se levant, ils jetèrent leur repas déchiqueté à la poubelle avant de partir. Ils voulaient un endroit où parler sans être entendu, alors ils allèrent s'installer dans la Volvo d'Edward.
« Personne n'a jamais réagi comme ça, » dit Jasper. « Ses émotions étaient sincères, il semblait en proie à la douleur cependant. »
« A la douleur ? Je me demande pourquoi, » pensa Edward, curieux.
« Qu'est-ce que tu as pu avoir de lui ? » lui demanda Rosalie.
« Rien, je n'entends rien de ses pensées, » dit Edward, l'air inquiet.
« Je ne m'inquiéterais pas, » soupira Emmett, toujours le moins sérieux d'entre eux.
°~~A suivre~~°
