In This Life

Auteur : DebsTheSlytherinSnapefan, avec son autorisation. Voir dans mon profil (ça y est, les liens remarchent !).

Traductrice : ...question stupide, levez les yeux.

Disclaimer : Voir chapitre précédent, ça n'a pas changé entre temps.

Etat de la fic : 56 chapitres, terminée.

Etat de la traduction : 3/56. Encore 53. Pire que ce que je pensais.

Merci à tous ceux qui ont laissé des commentaires, c'est très encourageant :) surtout que je vous ai laissé tomber pendant plus de deux mois ! (quatre, en fait ! et rajoutez encore quinze jours !)

Mais voilà, ça devrait reprendre un rythme plus régulier (un à deux chapitres par mois).

Bref. J'espère que vous apprécierez ce chapitre !

Chapitre 3

Le cours suivant était un cours de Biologie et Harry avait hâte d'y assister, surtout qu'il n'y aurait pas Jessica – ce pour quoi il était reconnaissant. Son premier jour virait au cauchemar, particulièrement quand elle se trouvait aux alentours.

Il remarqua en entrant dans la classe que toutes les places étaient occupées, sauf celle à côté d'Edward Cullen. Génial, grogna-t-il intérieurement, pas de table à l'écart, juste ce dont il avait besoin. Il espérait seulement que son voisin le laisserait tranquille, qu'il soit beau ou non. Il ne voulait ni n'avait besoin d'un ami – ou c'est ce qu'il pensait.

Il tendit sa fiche au professeur, comme il l'avait fait avec ses autres cours. M. Banner le signa et lui tendit ses nouveaux livres tout en lui disant où il devait aller s'assoir. Exactement là où il avait pensé devoir s'installer – à côté d'Edward Cullen.

Harry tressaillit quand les yeux sombres et froids se plantèrent dans les siens. C'était un regard glacial, et Harry ne put s'empêcher de penser 'Si les regards pouvaient tuer...je serais déjà six pieds sous terre'. Il évita de croiser le regard de Cullen en s'asseyant, certain que s'il le faisait il s'enfuirait immédiatement pour aller se réfugier à la maison. Peut-être que son oncle avait raison, qu'il était une sorte de monstre dégoûtant que personne ne pourrait jamais aimer.

Harry se surprit combien il semblait dégoûter son voisin, le dit-voisin étant en ce moment-même penché vers la porte, perché sur le bout de sa chaise comme s'il était lui aussi prêt à sauter sur pieds et à détaler. Harry se réjouissait d'avoir les cheveux longs, ils le protégeaient contre les yeux froids – bien qu'il les sentait fixés sur son crâne, brûlants comme des fers chauffés à blanc.

S'il pensait qu'un cours avec Jessica était interminable, il se mettait le doigt dans l'oeil. Avec Cullen c'était dix fois pire. Il ne pensait qu'à une seule chose et c'était sortir de la classe ; il ne pensait pas pouvoir survivre aux deux prochaines heures.

« Monsieur ? » appela Harry en levant la main.

« Oui ? M. Potter ? » répondit plaisamment Banner.

« Puis-je aller m'assoir ailleurs ? » demanda Harry, serrant les dents.

« Puis-je en demander la raison ? » s'enquit Banner en fronçant les sourcils.

« Je ne peux pas voir le tableau d'ici, je dois faire examiner mes yeux, » dit Harry, sortant la première excuse qui lui était passée par la tête. Il se demanda si Banner avait senti son mensonge. Si c'était le cas il laissa néanmoins passer, se contentant de le laisser s'installer à son bureau. Le professeur lui dit ensuite qu'il mettrait une table à l'avant jusqu'à ce qu'il ait des lunettes.

« Merci monsieur, » répondit Harry, ça faisait un moment que quelqu'un avait été si gentil avec lui. Il dirait simplement que sa vision s'était améliorée si on lui demandait pourquoi il n'avait toujours pas de lunettes...ou alors qu'il avait des lentilles. Il préférait ne pas mentir cependant parce que ça finirait par lui sauter au visage.

°~POV Edward~°

Je me sentis immédiatement coupable quand je vis Harry tressaillir sous mon regard, mais la faim me tenaillait. Ca faisait des semaines que je n'avais pas chassé et aujourd'hui était encore pire pour moi. Principalement parce qu'Harry sentait différemment des autres, un nouveau sang auquel il fallait s'habituer. Mais également parce qu'il sentait le sang, comme s'il avait été blessé ou quelque chose comme ça. Le sang m'appelait.

Pour empirer les choses, Harry refusait de croiser mon regard. Je voulais m'excuser mais j'avais peur d'ouvrir la bouche. A la place, je fis simplement comme si j'écoutais le professeur. J'essayais d'arrêter de le regarder. Je n'y arrivais pas. Je n'avais jamais rencontré quelqu'un comme lui avant – je n'avais jamais eu cette forme de réaction extrême pour qui que ce soit. Moi, hésiter ? Jamais.

« Monsieur ? » entendis-je Harry demander en levant la main.

« Oui ? Mr. Potter ? » répondit Banner. Par pitié ne me dites pas qu'il est stupide et ne comprend pas ce que je dis...

« Puis-je aller m'assoir ailleurs ? » demanda Harry, serrant les dents.

« Puis-je demander pourquoi ? » s'enquit Banner en fronçant les sourcils. Encore un fatigué du Cullen, hein ? Ca n'en finira jamais...C'est un bon gars, un grand travailleur qui ne pose jamais de problème !

« Je ne peux pas voir le tableau d'ici, je dois faire examiner mes yeux, » mentit Harry. Je pouvais le sentir.

Pas certain qu'il dise vrai...Je devrais aussi bien l'y autoriser, autrement aucun doute qu'il ne finisse par me compliquer la vie...Il peut s'assoir à mon bureau pour aujourd'hui.

« Merci, monsieur, » répondit Harry. Je voudrais tellement savoir ce qu'il pense.

Banner expliqua ensuite à Harry qu'il mettrait une table tout devant jusqu'à ce qu'il fasse examiner ses yeux et obtienne des lunettes. Cela uniquement parce qu'il ne faisait pas confiance à un étudiant aussi proche de son bureau. Je ne voulais rien de plus que de rouler des yeux.

°~Fin POV Edward~°

Aussitôt qu'ils furent autorisés à rassembler leurs affaires, Harry attrapa son sac, se précipita pour décrocher sa veste et sortit de la salle de classe. Il ne regarda pas une seule fois derrière lui, continuant de marcher. Il était heureux pour une fois d'avoir à marcher pour rentrer chez lui. Il pouvait ainsi se débarrasser de sa peur et se remettre les idées en place. Il ne comprenait pas pourquoi les gens ne l'aimaient pas. Même avec ses parents adoptifs il était toujours resté dans son coin. Ca devait venir de l'orphelinat où il avait été seul et indépendant.

Harry réussit à rentrer en seulement une vingtaine de minutes, un record pour lui – probablement dû au fait qu'il avait pratiquement couru. Harry le regretta une fois arrivé, ses côtes, son dos et ses jambes faisaient un mal de chien. Manger peu et être battu à coups de pieds et de ceinture en étaient la cause.

Il se demanda s'il allait survivre à la nuit, la douleur étant intense. Il devait aussi cuisiner pour ses relatifs – c'est pourquoi il fut surpris de sentir une odeur de cuisson en entrant. C'était habituellement lui qui s'en occupait. Il trouva sa Tante dans la cuisine.

« Mets ton tablier, » lui dit-elle.

« Oui ma Tante, » répondit Harry, grimaçant de douleur alors qu'il s'exécutait.

Hilda tiqua comme si elle aussi avait été frappée en le voyant en proie à la douleur. Ce qu'Harry ne savait pas était qu'elle avait toujours voulu un enfant. Quand Harry était arrivé chez eux, elle avait pensé que c'était un don du ciel. Mais elle se trompait. Essayer de protéger un enfant innocent de son mari était l'enfer pur et dur. Aussi douloureux que c'était à admettre pour elle, elle était soulagée de ne pas avoir pu mener ses grossesses à terme. Surtout si c'était ce style de vie que ses enfants auraient subi.

« Il arrive, » dit-elle en montant à l'étage après avoir dénoué son tablier. Elle redescendit avec une plaquette d'antidouleurs et mit deux cachets dans sa main, lui tendant une cannette de Sprite qu'elle venait juste d'ouvrir.

« Qu'est-ce que c'est ? » demanda Harry. On ne lui avait jamais rien donné auparavant.

« Des antidouleurs, maintenant dépêche-toi ! » le pressa Hilda, entendant la voiture de son mari se garer dans leur allée.

Harry fit comme on lui avait demandé. Il avait à peine avalé que la cannette lui était ôtée des mains, sa tante s'asseyant sur le sofa comme si rien n'était, la plaquette de médicaments déjà profondément enfoncée dans sa poche. Elle les remettrait à leur place lorsqu'elle irait aux toilettes.

« Je suis rentré ! » cria Isaac.

« Bonjour chéri, comment était ta journée ? » demanda Hilda.

« Brillante, » s'extasia Isaac.

« J'en suis heureuse, » sourit grandement Hilda – elle savait que son neveu serait tranquille ce soir-là, ce qui était une bonne chose.

« Garçon où est mon repas ? » cria Isaac, la voix hargneuse.

Hilda grimaça mais laissa échapper un soupir de soulagement en voyant Harry arriver avec les plats. Les lui prenant, elle dit à son mari de s'assoir avant de lui présenter son assiette. Elle posa le Sprite sur le comptoir, faisant signe à Harry de le prendre. Elle ouvrit deux autres cannettes de Coca Cola.

« Tu pourras avoir les restes, » lui dit-elle. Son époux ne cilla même pas.

« Oui m'dame, » répondit Harry d'un air reconnaissant.

Très vite les restes furent servis dans son assiette et il commença à manger. Il n'était pas autorisé à manger avec eux ni à emmener son assiette dans sa chambre, alors il mangeait la plupart du temps dans la cuisine. Ce qui était une bonne chose, ainsi il pouvait apprécier son repas sans avoir les sourires méchants de son oncle sur le dos.

Dès qu'il eut fini, il jeta précautionneusement sa cannette vide à la poubelle et commença à faire la vaisselle. Ce faisant, il commença à ressentir les effets des antidouleurs. Il n'avait plus mal, et il s'endormait sur place.

« Tout est propre, est-ce que je peux retourner dans ma chambre ? » demanda timidement Harry.

« Vas-y, » répondit Hilda, l'air inquiet – ce que son mari ne remarqua pas.

« Merci m'dame, » dit Harry sans un sourire, un petit air néanmoins de reconnaissance sur le visage.

« Je ne veux pas t'entendre de la nuit, » prit part Isaac en ouvrant une cannette de bière que sa femme avait posée devant lui après avoir débarrassé les assiettes et les avoir données à Harry.

« Oui monsieur, » se dépêcha de dire Harry. Il ne voulait pas lui donner d'excuse pour se mettre en colère.

Il monta dans sa chambre en quelques foulées, s'assurant de ne faire aucun bruit. Il s'allongea sur son lit et repensa une fois de plus à son premier jour. C'était une bonne chose qu'il n'apprécia pas le Cullen, ou même qui que ce soit d'autre si on prenait en compte sa réaction aujourd'hui. Personne n'en avait conscience mais Harry se renfermait de plus en plus sur lui-même.

Il ne faisait confiance à personne, n'aimait personne. La seule qu'il appréciait (à peine) était sa tante.

Il était déterminé à obtenir son diplôme pour se trouver un bon job et s'en aller d'ici. Il ne laisserait pas son oncle ni qui que ce soit d'autre, pas même ses géniteurs, gâcher son avenir, pas quand ils avaient déjà gâché son passé. Il ne les laisserait pas gagner, il leur montrerait de quoi il était fait.

Il pensa à ce que son oncle lui avait dit le jour où il l'avait inscrit – comme quoi il était inscrit en tant qu'Harry Potter et non en tant qu'Harry Anderson, qui était son nom adoptif. Son oncle ne voulait pas qu'on pense qu'ils étaient de la même famille quand ce n'était pas le cas. C'avait été blessant, il était légalement adopté, légalement Harry Anderson mais personne ne se souciait de ce léger détail. On l'avait quasiment forcé à accepter le nom de ses géniteurs qui l'avaient abandonné.

Ce fut sa dernière pensée alors qu'il s'endormait. Il n'était que six heures, ce qui était inhabituel pour lui. Cependant, dans ces conditions il avait vraiment besoin d'une bonne nuit de sommeil.

°~~A suivre~~°

J'espère que vous avez passé de bonnes vacances et vous dit à la prochaine ! :)

31/08/12