Vador tapota la poignée de son sabre laser contre la paume de sa main gauche alors qu'il quittait le hangar. Il était temps. Il se débarrasserait rapidement du personnel, programmerait l'auto-destruction de l'installation, puis sauterait en hyperespace avant que Luke ne comprenne.

Il pouvait sentir les scientifiques évoluer autour de la salle technique principale, discutant probablement de l'arrivée de son fils. Ils pensaient sans aucun doute qu'il devait être un parent négligent et insensible, à laisser son fils seul à Noël ? Peut-être qu'ils n'avaient pas tout à fait tort.

Il tourna à un angle, et percuta presque un droïde astro-mécano, portant un sac derrière lui. Il lui fallut un moment pour reconnaître R2.

-J'aurais du le savoir, dit-il avec colère.

R2 émit un bruit fort et grossier, puis bipa une question.

-Luke est dans le hangar à vaisseaux, dit Vador. Si tu tiens ne serait-ce qu'un peu à lui, je te suggère de t'assurer qu'il reste là-bas. J'ai un travail à faire.

Le droïde se lança ensuite dans une longue tirade de bips et de sifflements, tout en remuant de tous cotés. Vador saisit tout à fait clairement les phases « Toi espèce de crétin ! » et « Tu as besoin d'un alignement de mémoire et d'une mise à jour du cœur ! ».

Vador n'était pas entièrement certain si ces insultes résultaient du fait qu'il ait entendu ses conversations avec Luke ou s'il avait deviné ce qu'il était venu faire ici. En tous cas, il s'en moquait.

-Peut-être que je devrais te convertir en vieille boite de conserve, suggéra Vador, le contournant et se frayant un passage vers la salle technique.

R2 émit un autre bruit grossier, et prit son propre chemin.

Alors que Vador s'approchait de la porte, sur le point d'initialiser son sabre laser, il croisa un scientifique qui émergeait de la salle, paraissant un rien troublé. Il s'immobilisa quand il vit Vador.

-Mon Seigneur, j'ai de mauvaises nouvelles. La tempête se dirige droit sur nous, et les vents sont trop forts pour se risquer à voler. Je crains que vous n'ayez à retarder votre départ.

Vador se connecta à la Force, sentant la vérité dans les propos de l'homme.

-Dans combien de temps la tempête se calmera-t-elle ? Demanda-t-il

-Ça pourrait prendre quelques heures ou quelques jours, mon seigneur, dit le scientifique. Le temps est très imprévisible ici.

Vador fronça intérieurement les sourcils, se demandant ce que le sort lui réservait ensuite. Il n'y avait que peu d'intérêt à tuer ces gens avant qu'il ne soit prêt à partir. Il remarqua que le regard du scientifique se posa sur son sabre laser, et il le remit hâtivement dans son étui.

-Vous et votre fils êtes les bienvenus pour vous joindre à nous pour... commença le scientifique

-Je resterai dans mon vaisseau, dit Vador, se retournant et reprenant le couloir en sens inverse.

La dernière chose qu'il voulait était de s'attacher d'une manière ou d'une autre à ces gens. Luke, étant donné son esprit ouvert et amical, s'était sans doute déjà fait un ami parmi eux. Tout contact supplémentaire ne serait que néfaste.

Une fois de retour dans son vaisseau, il prit le chemin du cockpit, jetant sa cape d'extérieur sur le dos d''un siège au passage. Luke pouvait rester dans le salon des passagers jusqu'à ce que la tempête se disperse. D'ici là, il avait du travail à faire. Il pouvait analyser la bande de données que le scientifique lui avait donnée, pour s'assurer que rien n'avait été oublié ou protégé. Cela ne lui avait pas échappé qu'ils auraient pu crypter les données par sécurité, pour s'assurer de rester utiles. L'ennui quand on avait affaire avec des scientifiques, contrairement aux politiciens, était que les scientifiques étaient exceptionnellement intelligents. Ils avaient tendance à avoir un coup d'avance.

Après une heure à parcourir des pages et des pages de données et de tableaux, il entendit un faible bip émaner des commandes. Il leva les yeux, et vit un droïde serveur entrer dans le hangar par les portes opposées. Apparemment, les scientifiques ne pouvaient simplement pas le laisser assez seul. Il pourrait tout aussi bien y aller et voir ce que voulait le visiteur. Le droïde attendit en bas de la rampe d'embarquement, jusqu'à ce qu'il émerge du vaisseau.

-Seigneur Vador, je suis AS-34, unité de livraison de nourriture. J'apporterai tout plat ou boisson que vous demanderez. Je peux être contacté via le réseau de communication 12, sinon, je viendrais vérifier avant les heures de repas.

Ces mots eurent pour effet que Vador jeta un coup d'œil au vaisseau derrière lui, son regard se posant sur la porte close du salon des passagers. Luke n'avait probablement rien mangé depuis qu'il avait quitté Coruscant.

-As-tu un menu ? Demanda Vador, se tournant vers le droïde.

Le droïde lui fournit un datapad, qui contenait un menu étrangement élaboré. La seule liste des vins en comptait des dizaines. Pour une institution dirigée par le gouvernement, ils mangeaient pourtant bien. Il avait l'intention de sélectionner quelques plats simples qui pourraient éveiller l'appétit de Luke, mais cela s'avéra quelque peu difficile.

-S'agit-il de ton menu habituel ? demanda Vador, sa curiosité prenant le dessus.

-Non, monsieur, c'est un menu spécial pour la veille de Noël.

Vador hocha la tête.

-Attends ici.

Il monta vers le salon des passagers, et appuya sur la commande d'ouverture. A l'intérieur, Luke était recroquevillé dans un coin, serrant ses genoux, et paraissait vraiment malheureux. Ses yeux étaient toujours rouges d'avoir pleuré. R2 était à côté, émettant de doux sifflotements de réconfort.

Vador lâcha un soupir lourd à cette vision. Luke était sensible, particulièrement concernant les critiques de son père... peut-être qu'il avait été un peu dur envers lui, plus tôt. Son fils avait été stupide, et il avait mis sa vie en danger, mais peut-être qu'il avait adopté une mauvaise manière de faire part de son déplaisir. Son fils semblait davantage apeuré et bouleversé pour le moment, que repentant.

-Viens et choisis ce que tu aimerais manger de ce menu, dit Vador, tendant la datapad en direction de son fils.

Luke ne leva pas les yeux.

-Je n'ai pas faim, marmonna-t-il.

-Quand as-tu mangé pour la dernière fois ?

Luke ne répondit pas.

Vador sentit qu'il était à bout de patience, mais il maîtrisa son humeur. Le garçon était têtu, voilà tout. Il pouvait gérer cela.

-Très bien, je vais choisir pour toi, dit Vador, étudiant la datapad. Des légumes filandreux à l'essence de soupe de bois pétrifié. Qu'en dis-tu ?

-Je n'ai pas faim, répéta Luke.

Vador examina Luke pendant un instant, avant de se détourner et de quitter la pièce. Son fils changerait sûrement d'avis une fois que la nourriture serait devant lui. Il jeta un coup d'œil au menu une troisième fois, essayant de repérer quelque chose qui sortirait un Skywalker affamé de sa bouderie.

-Mon fils prendra un steak avec des légumes, dit-il finalement, rendant le menu au droïde. Avec du jus comme boisson.

-Et en dessert, monsieur ?

-N'importe quoi de gros et de sucré.

-Bien, monsieur. Je reviendrais dans approximativement vingt minutes.

Vador hocha la tête. Sur le trajet du retour vers le cockpit, il jeta un regard en arrière au salon des passagers, et ajusta les commandes de la porte afin qu'elle reste ouverte en permanence.

-Ta nourriture sera là dans vingt minutes, dit-il. Tu es le bienvenu pour te joindre à moi dans le cockpit en attendant.

Il ne s'attendait pas à ce que Luke réponde, mais une petite voix s'éleva en réponse.

-Est-ce qu'on part ce soir ?

-Malheureusement, la tempête a frappé, et les vents sont trop violents pour décoller en toute sécurité. Nous devrons attendre jusqu'à ce qu'elle passe.

Vador sentit la déception irradier de son fils. Il voulait clairement quitter cet endroit autant que lui. C'était ironique, après tous les efforts qu'il avait déployés pour arriver ici. Un fait qu'il avait toujours du mal à croire.

Il attendit quelques secondes supplémentaires, débattant intérieurement pour savoir s'il devait réitérer son invitation, puis décida de ne pas le faire. Luke viendrait s'il le voulait.

Cela prit bien quinze minutes, cependant, avant que Vador n'entende le grincement du siège du pilote. Luke était monté dessus, et était recroquevillé dans une position similaire à celle qu'il avait prise dans le salon des passagers. Son repas arriva bientôt, et il le mangea en silence. Malgré son insistance plus tôt, Vador remarqua qu'il le dévora assez rapidement. Particulièrement le dessert.

Après que le droïde soit revenu pour débarrasser les couverts, Luke demeura silencieux et Vador en fut reconnaissant. Il s'avéra assez difficile de déterminer si ces données avaient été cryptées ou non. Peut-être qu'il aurait du prêter plus d'attention pendant la présentation du scientifique, plutôt que de s'inquiéter sans cesse pour son fils. Il jeta un coup d'œil à Luke, se demandant combien de ses problèmes trouvaient leurs origines dans l'entrée du garçon dans sa vie.

Pourtant, aussi frustrant que Luke pouvait l'être parfois, il savait, au fond de lui, que cela lui convenait parfaitement. Et malgré sa colère initiale, il commençait à se sentir bien plus calme à propos de la situation. Au moins, si Luke était là, sous ses yeux, il n'aurait pas à se soucier de ce qu'il fabriquait sur Coruscant.

-Est-ce que ça va? demanda Vador, devenant finalement soucieux du silence persistant de Luke.

C'était très inhabituel chez son fils.

Luke secoua la tête, tremblant légèrement.

-Qu'est-ce qui ne va pas ? Demanda Vador, se levant immédiatement.

Il plaça sa main sur le front de Luke, inquiet que le garçon ait pu attraper une maladie d'un des passagers lors de son vol jusqu'ici.

-J'ai... f-froid, expliqua Luke, continuant de frissonner.

Vador aurait pu se gifler. Son propre système de survie le laissait inconscient de la baisse de température autour de lui, et pendant ce temps, son fils prenait le chemin de l'hypothermie. Il se pencha rapidement en avant pour monter le thermostat du vaisseau, puis alla au casier de réserves. Il n'y avait qu'une couverture chauffante à l'intérieur, mais elle devrait faire l'affaire.

Il retourna dans le cockpit, et l'enroula autour de son fils.

-Pourquoi ne l'as-tu pas dit plus tôt ? Demanda-t-il

-Je p-pensais que tu t'en moquerais, dit Luke, tirant profit de la couverture avec reconnaissance. Tu aurais p-pensé que c'était bien f-fait, comme je suis venu ici.

-Fils, ce serait la dernière chose que je penserais, dit Vador, retournant sur le siège du co-pilot. Ta santé et ton bien-être sont de loin bien plus importants que tout désagrément que je pourrais avoir quant à ta présence ici.

Luke continua de trembler un moment, avant d'ajouter.

-Tu me d-détestes.

Vador laissa échapper un lourd soupir, avant de presser l'interrupteur de l'ordinateur. Il était clair qu'il avait un autre problème à régler avant un plus compliqué que des algorithmes répétitivement cryptés.

-Tu sais que ce n'est pas vrai, dit-il fermement.

-C'est vrai. Tu as dit que tu n'avais pas de t-temps pour moi, que je n'étais qu'un gros p-problème.

Vador y repensa, essayant de se rappeler ce qu'il avait dit exactement. Il avait le sentiment qu'on avait déformé ses propos de manière sélective, mais ses véritables paroles avaient depuis longtemps quitté son esprit.

-Je doute sérieusement d'avoir dit cela. Je suis désolé si c'est ainsi que tu as interprété mes propos. Ma carrière signifie peut-être que je n'ai pas assez de temps pour te donner toute l'attention que tu voudrais, mais ça ne veut pas dire que je n'ai pas de temps pour toi. Et tes actes peuvent occasionnellement me causer des problèmes, comme aujourd'hui, mais cela ne signifie pas que tu es toi-même un problème.

-Tu es toujours si logique, dit Luke, disparaissant au milieu de la couverture. Seuls ses yeux demeurèrent visibles, jetant un coup d'œil à l'extérieur depuis sa coquille.

-Et tu es trop émotif, petit, dit Vador. Tu dois apprendre à réfléchir à tes actes, au lieu de te précipiter à travers la galaxie, agissant uniquement sur la base d'un caprice de tes émotions.

-Mais tu ne parles pas constamment de « faire confiance à tes instincts » ?

-Oui, mais pas les instincts qui te disent de faire quelque chose de stupide.

-Tu n'étais même pas un peu content de me voir ? Demanda Luke. Même un tout petit, petit peu ?

-Est-ce ce à quoi tu t'attendais ?

-Oui, dit Luke. Je pensais que tu serais impressionné que je sois parvenu à venir jusqu'ici, de moi-même.

-Tu as perdu le sens des réalités, Fils, dit Vador, se détournant.

Il savait toutefois que son fils avait raison. Malgré sa colère face au danger qui avait pesé sur la vie de Luke, il était impressionné par l'ingéniosité du garçon. Mais s'il le disait, il ne ferait qu'encourager Luke à tenter quelque chose de pire. La prochaine fois, il pourrait finir mort.

-Tu aurais pu être blessé, ajouta-t-il. Tu aurais pu être enlevé... ou pire, tu aurais pu être tué. Est-ce que tu penses que cela m'aurait impressionné, fils ?

Un soupir s'éleva des profondeurs de la couverture.

-Non, fit une petite voix.

Le silence se réinstalla, et Vador se détourna pour étudier la datapad. Il ne s'écoula pas longtemps avant que Luke ne parle à nouveau, cependant.

-Je suis désolé, si j'ai gâché ta mission.

-C'est rattrapable, répondit Vador.

Du moins, si la météo finissait par coopérer.

-Mais tu me manquais, poursuivit Luke. Je ne pouvais tout simplement pas supporter l'idée de passer notre premier Noël ensemble séparé. Je n'ai jamais été loin de la famille à Noël auparavant. Et on a déjà manqué assez de jours de Noël sans en rajouter un autre. Ça ne me dérange pas si je dois rester là-dedans et rester silencieux... tant qu'on est ensemble. C'est si mal que ça de vouloir être avec mon père pour Noël ?

Vador lâcha un soupir las.

-Luke, pourquoi insistes-tu à prétendre que je suis, de quelque manière que ce soit, une compagnie souhaitable ? Tu te serais bien plus amusé chez la famille de ton ami, et tu le sais. J'aurais du prendre des arrangements pour que tu passes Noël avec quelqu'un d'autre il y a un mois... Je me souviendrai de faire cela l'an prochain.

-Tu ne comprends pas ! Soupira Luke. Tu es mon père. Est-ce que tu sais depuis combien de temps je rêve de passer Noël avec toi ?

-Avec moi ? Ou avec un fantasme de père parfait ?

-Je ne m'attends pas à ce que tu sois parfait, dit Luke. Et je te choisirais plutôt qu'un fantasme de père. Au moins, tu es réel.

-C'est tout ce que tu peux dire pour moi, Dit Vador, calmement.

L'attachement naturel de Luke envers lui était si fort, si ouvert... que penserait le garçon s'il savait pourquoi il était réellement ici ? Une part de lui voulait le dire à son fils, et l'arrêter avant que cela n'aille plus loin. Il n'y avait aucun doute que le garçon finirait par découvrir les choses terribles dont son père était capable. Pourquoi ne pas en finir et le faire dès à présent ?

D'un autre côté, Luke était si jeune et si innocent. Cette période ne reviendrait jamais pour Luke, pourquoi ne pas le laisser en profiter ?

-Tu devrais retourner dans le salon des passagers et retourner dormir, dit Vador, devenant mal à l'aise sous le regard de Luke. Ton heure de coucher est passée depuis longtemps.

-C'est à peine 21 heures passées ! Protesta Luke

-Ici, peut-être. C'est près de minuit à la Cité Impériale.

-Oui, bien sûr, si tu veux être rationnel, dit Luke.

Il lâcha un bâillement sonore, qui scella définitivement son sort.

-Je vais dormir ici, dit Luke, se lovant et reposant la tête sur le bras de son siège.

Il avait trouvé un oreiller noir, quelque part, mais il ne semblait pas particulièrement confortable. Après un examen plus approfondi, Vador vit que « l'oreiller » de son fils était en fait sa cape, que Luke avait de toute évidence vu comme un substitut acceptable à sa literie.

Il fronça les sourcils à cette vue, mais n'eut pas le cœur de protester. Luke paraissait étonnement confortable, considérant qu'il était recroquevillé dans un espace aussi petit. Si confortable, que cela le faisait se sentir somnolent juste de le regarder.

-On se voit au matin de Noël, marmonna Luke, d'un air endormi.

Vador se lia à la Force pour éteindre les lumières intérieures du vaisseau. Il était temps qu'il se retire dans une transe méditative, et régénère son esprit. Beaucoup de choses divisaient son attention, mais il n'y avait aucun doute que le poids de la tache qu'il devait encore accomplir, le problème de l'innocence de son fils, et la tempête elle-même sembleraient bien plus gérable d'ici le matin.

-Bonne nuit, fils.


-Oncle Owen ?!

Vador ouvrit les yeux, et regarda autour de lui avec confusion. Oncle qui ?

-Tante Beru ! Non ! Éloigne-toi d'eux !

La vision de Vador finit par faire le point sur son fils. Des vagues de détresse agitaient la texture de la Force autour de lui, faisant grimacer Vador alors que la tourmente assaillait ses sens.

-Luke, appela-t-il

-Non !

Vador se leva, réalisant qu'il devrait réveiller Luke physiquement. Il était trop pris dans son cauchemar pour se réveiller de son propre chef, même s'il était courbé dans une position ramassée et inconfortable.

-Réveilles-toi, fils, dit-il fermement. Tu es en train de faire un cauchemar.

Il s'approcha pour poser une main sur son épaule, et Luke eut instantanément un brusque mouvement de recul.

-Ne les tue pas ! Gémit-il. Je ne te laisserai pas les tuer !

Vador fit un pas en arrière sous le choc. Il savait. D'une manière ou d'une autre, Luke avait découvert ses intentions. Quelques secondes d'un silence douloureux passèrent, jusqu'à ce que Vador prenne conscience que Luke le regardait en clignant.

-Père ? Dit-il, tremblant.

Vador se força à se détendre. Luke ne savait pas ce qu'il disait... il faisait un cauchemar. Il était plus que probable qu'il avait imaginé parler à une des silhouettes sombres de son passé. Peut-être celle responsable de la mort de sa tante et de son oncle. Ses propres intentions ici étaient à l'abri de son fils.

-Tu faisais un cauchemar, Luke, expliqua Vador.

-J'ai... j'ai si froid, dit Luke. Qu... Quelle heure il est ? Où on est ?

-Sur la deuxième planète d'Hadros, dit Vador, se baissant pour ramasser la literie de Luke. A la base de recherches scientifiques. Et... - il jeta un coup d'œil au chronomètre du vaisseau – 3 heures du matin vient juste de passer.

Il passa la couverture à Luke, qui s'enveloppa impatiemment dedans. Sa respiration faisait de la buée, indiquant que la température extérieure avait chuté d'un autre cran. Vador étudia le thermostat, se demandant s'il pouvait se risquer à le monter davantage. La jauge lui indiqua que la réponse était non – épuiser les réserves de carburant du vaisseau avant de faire un long voyage de retour vers Coruscant était décidément peu sage - Il avait une autre idée, toutefois. La Force pouvait aisément être utilisée pour créer un bulle contrôlée et personnelle de température … le truc, c'était de la maintenir. Par contre, Luke devrait être assis très près de lui. Malheureusement, les sièges étaient fixés au sol.

-Viens ici, un moment, dit Vador, faisant signe à Luke d'approcher.

-Trop froid pour b...bouger, protesta Luke.

-Si tu viens là, je pourrais utiliser la Force pour t'aider à rester au chaud.

Luke traîna les pieds avec réluctance, et Vador, à la grande déception de Luke, le souleva sur ses genoux.

-Je suis bien trop vieux pour ça ! protesta Luke.

-C'est uniquement pour te garder au chaud, insista Vador. Rien d'autre.

Luke ronchonna, mais cessa bientôt quand il sentit l'air autour de lui se réchauffer de quelques degrés en l'espace de quelques secondes.

-Comment tu fais ça ? Demanda-t-il, se frottant les yeux.

-Une bulle de Force. Elle s'étend sur environ un mètre.

Luke la testa, avant de revenir en arrière dans ses limites.

-D'accord, je vais rester, dit-il. Mais n'en parle jamais à quelqu'un.

-A qui le dirais-je ?

-Ben.

-Jamais entendu parler de lui.

-Mon ami ! Protesta Luke

-Celui qui se cache pour éviter de me parler ?

-C'est lui.

-Quand aurais-je une opportunité de lui dire ?

-Bien vu, dit Luke

Ils restèrent assis en silence pendant un moment, avec pour seul fond sonore les inhalations régulières du respirateur de Vador. Vador se concentra sur le maintien de la bulle de chaleur, et s'enfonça dans son siège, fermant les yeux. Luke était certainement lourd pour quelqu'un de si mince et petit, mais il n'était pas inconfortable. S'il pouvait seulement arrêter de remuer et de gigoter.

-Je viens juste de réaliser quelque chose, dit Luke à voix basse.

-Quoi ?

-C'est Noël.

Vador ne répondit pas.

-Joyeux Noël, dit Luke.

Comment ai-je deviné ce qui allait suivre, pensa Vador. Son fils paraissait tout sauf joyeux, cependant. Il tira un petit fil de Force pour se lier à sa fils, se demandant ce qui troublait le garçon. Des émotions résiduelles de son cauchemar, sans doute.

-A quoi rêvais-tu ? Demanda Vador

-Oh, à rien, dit Luke

-On aurait dit que tu rêvais de ta tante et de ton oncle.

Luke hocha la tête.

-Je ne sais pas pourquoi.

-Tu as pensé à eux, récemment. Ce n'est que naturel.

-Ouais, dit Luke.

Il ne paraissait pas d'accord, néanmoins.

-Tu paraissais étrange, lâcha-t-il soudain. Quand je suis arrivé.

-Que veux-tu dire ?

-Assez froid. Sombre.

Vador lâcha un soupir las. Luke avait senti ses intentions. Son fils avait un peu plus de perspicacité qu'il ne voulait bien lui reconnaître.

-Est-ce que tu prévoyais de blesser quelqu'un ? Demanda Luke

Vador fut silencieux, tachant de décider comment il allait expliquer cela, sans s'y attarder. Il n'était pas possible de le justifier d'une manière que Luke comprendrait.

-Cela ne te concerne pas, dit fermement Vador

Luke fut silencieux.

-Je suis désolé, ajouta Vador

-Pour quoi ?

-Pour ce que tu as senti de moi. Je n'avais pas réalisé que tu étais si sensible à mes émotions.

-Je n'aime pas quand tu es comme ça, admit Luke. Ça me fait peur.

Sa petite voix feutrée pinça un cœur que Vador ne savait pas avoir. Comment avait-il pu laisser cela se produire ? Tout ce que le garçon avait voulu, c'était être avec son père pour Noël, et au lieu de cela, il état presque arrivé pour assister à un meurtre. Il n'y avait rien d'étonnant à ce que le garçon soit tourmenté par des cauchemars. C'était entièrement de sa faute.

Il ne pouvait plus tuer ces scientifiques à présent... il ne pouvait pas exposer son fils à cela, malgré les ordres de l'Empereur. Il trouverait une autre solution.

-Personne ne va être blessé, dit-il fermement. Je te le promets. Dors en paix, mon fils.

-Je suppose que je me suis trompé alors, dit Luke d'un air endormi.

-Oui, en effet, dit Vador, ajustant son bras pour que Luke puisse y appuyer sa tête.

-Tu penses que l'homme en sable... sera capable de trouver... cet endroit ? Marmonna Luke.

Vador sourit presque. L'homme en sable était une vieille légende de Tatooine... une apparition poussiéreuse qui livrait des cadeaux aux enfants la nuit de Noël. La légende prenait de multiples variantes à travers la galaxie. Son fils était gêné d'être sur ses genoux, convaincu qu'il était assez vieux pour parcourir la galaxie seul... et pourtant, il se demandait toujours à moitié s'il était possible que l'homme en sable soit réel. Il ne put s'empêcher de se demander s'il avait déjà été aussi innocent.

-Peut-être qu'il l'a déjà fait, dit Vador.

Luke ne répondit pas.

-Fils, il y a quelque chose que je devrais te dire, dit Vador, ayant soudain un étrange sentiment de la part de la Force qu'il devrait formuler à voix haute ses pensées pendant qu'elles duraient. Tu m'as demandé il y a quelques temps quel était le plus beau présent que j'ai jamais reçu. Et je t'ai dit que je ne m'en souvenais pas. Mais je m'en souviens. C'était la jour où ta mère m'a dit que j'allais être père.

Il fut silencieux pendant un moment, y repensant.

-J'étais si heureux, dit-il. Mais aussi nerveux. Je ne pouvais pas m'imaginer en père. J'avais fait tant d'erreurs... comment serais-je un jour un modèle pour un fils ou une fille ? Ces craintes étaient justifiées, il semble, parce que je réalise que je n'ai pas été le meilleur des pères pour toi. Je n'aurais jamais du te laisser seul, et je n'aurais pas du te crier dessus. Mais je me soucie de toi. Je veux que tu le saches.

Il jeta un coup d'œil à Luke, en bas, et découvrit que son fils s'était vite endormi et ronflait.


Luke se réveilla, et cligna des yeux vers le plafond. Où dans l'espace était-il ? Il se remit en position assise, et jeta un coup d'œil à travers la petite pièce carré. Le salon des passagers à bord du vaisseau... il dormait dans un lit de fortune sur le canapé, avec une couverture de survie le recouvrant et un coussin du divan en guise de repose tête.

Derrière lui, sur le sol, il y avait un plateau de petit déjeuner, avec une petite couronne de Noël dans un coin.

Il lui fallut trois minutes entières pour dévorer son repas, puis il alla à la recherche de son père. Il hésita avant de quitter le salon des passagers, se demandant si les ordres de son père de rester là tenaient toujours. Mais après tout, il avait spécifié que le contrat n'était valide que de midi à minuit d'une même journée, et minuit était passé depuis longtemps.

Il n'alla pas bien loin, avant de trouver des signes de vie. L'administrateur adjoint, Kel, était dans le garage à vaisseaux, chargeant un appareil de manutention de taille moyenne avec des caisses de provisions.

-Est-ce que tu t'en vas ? Demanda Luke, surpris.

Kel jeta un coup d'œil vers le haut.

-En effet. Les autres sont déjà partis. Je suis le dernier ici.

-Et qu'en est-il de ton projet de recherches ? Demanda Luke.

-Quel projet de recherches ?

-Heu... laisse tomber, dit Luke, décidant que Kel devait être un peu comme ce professeur de sciences excentrique de son collège - excessivement étourdi. Tu as vu mon père ?

-Il est dans la salle des réserves, je crois, dit Kel. S'il reste quelque chose, tu peux le prendre. J'ai tout ce qu'il me faut.

-Merci, dit Luke. Je ferais mieux de le trouver. C'était sympa de te rencontrer.

-Pareillement, Luke, dit Kel, souriant. Je suis ravi que ta surprise ait fonctionné.

Luke hocha la tête.

-Joyeux Noël.

-A toi aussi.


Cela prit plus de temps que Vador l'avait prévu pour évacuer l'installation, et installer les explosifs. Partiellement parce que Luke avait insisté pour charger leur vaisseau de diverses boites de bric à brac qu'il avait trouvées, en citant quelques phrases ridicules souvent répétées par son Oncle Owen « ne pas gaspiller, pour ne pas manquer ». Puis il y avait eu une petite scène quand R2 ne pouvait plus être trouvé, si bien que son fils fut bouleversé et suggéra qu'il avait pu être accidentellement emmené par l'un des scientifiques.

Vador fut finalement celui qui le localisa, dans une salle de contrôle, téléchargeant la mémoire centrale de l'ordinateur. Ce qu'un droïde pouvait bien vouloir de l'ordinateur central d'un laboratoire de recherches, Vador ne pouvait que se le demander. Il décida toutefois qu'il n'y avait aucun mal à cela – ce n'était pas comme s'il y avait une probabilité que le droïde finisse entre les mains des rebelles.

Après qu'R2 fut en sécurité à bord, et que Luke a décidé qu'il ne pouvait probablement pas prendre tout ce que les scientifiques avaient laissé derrière eux, Vador fit vrombir le moteur et ils se dirigèrent vers les étoiles. Luke regarda les bâtiments exploser depuis la fenêtre de bâbord du salon des passagers, puis plaisanta en suggérant à Vador qu'ils avaient laissé les datadonnées là-bas. Aucun d'entre eux ne regrettait de quitter cet endroit, néanmoins... aussi bondé et bruyant que l'était Coruscant, au moins, elle avait des commandes climatiques décentes.

Après une heure dans l'hyperespace, Luke émergea du salon des passagers, transportant une boite dans ses bras.

-Tu te sens d'humeur à jouer ? Demanda-t-il, se glissant dans le siège du co-pilote.

-Je ne suis jamais d'humeur à jouer.

-Allez, ce sera amusant.

Luke tira un panneau de la base du cockpit, créant une table entre eux.

-Les scientifiques ont laissé ça à la base.

Luke appuya temporairement la boîte sur les commandes. Vador y jeta un coup d'œil, appréhendant presque ce qu'il verrait. Mais ça aurait pu être pire – cela se révéla être une sorte de jeu de culture générale. Au moins, Luke pourrait apprendre quelque chose en y jouant.

-Tu peux être le pion du chevalier noir, dit Luke, le piochant et le plaçant près du premier carré. Il te va bien. Je vais prendre l'air-speeder.

-Qui a dit que je jouais ?

-C'est Noël, dit Luke, le regardant avec un petit sourire en coin. Tu ne peux pas me dire non à Noël.

Vador débattit intérieurement momentanément sur une réplique acerbe, mais finit par faire pivoter son siège avec un soupir.

Luke sourit, et fit rouler le dé. Après trois tours, le pion noir de Vador atterrit sur un carré coloré.

-D'accord, tu es arrivé sur un carré vert, constata Luke. Alors tu dois répondre à une question de la catégorie militaire. Hé, pas juste ! Trop facile pour toi !

-Demande quand même, dit Vador.

Luke choisit une carte au dos vert au hasard, et lut la question.

-Qu'est-ce qu'un klick ?

-Un kilomètre.

-Houa, tu as raison, dit Luke, retournant la carte d'un mouvement brusque. J'aurais dit « le bruit que fait un bouton ».

-Est-ce que j'ai un autre tour maintenant ? S'enquit Vador.

-Non. Tu as gagné 10 points. Si tu avais eu faux, tu aurais perdu 10 points. Mais s'il y a une question à laquelle tu ne connais pas la réponse, tu peux toujours t'en sortir en me posant une question de la même catégorie. Si je ne peux pas répondre, tu gagnes le double de ce que valait la carte et je ne perds rien, mais si je peux y répondre, je gagne le double de ce que valait la carte, et tu en perds autant.

-Alors qui gagne la partie ?

-Celui qui obtient le plus de point quand on atteint la fin.

Ce devrait être facile, pensa Vador. Il ne fallut pas longtemps pour qu'il change d'avis, cependant – Luke tenait la distance malgré qu'il prétendait qu'il ne faisait que deviner les réponses. Quand Vador atteignit le dernier carré, il y avait dix points entre eux, et Luke le suivait de près. Il avait toutefois une dernière opportunité pour faire la différence, quand il atterrit sur le dernier carré avant la fin.

-Histoire, gémit Luke. Je suis nul à ça.

-Tu as prétendu être nul à toutes les catégories jusque là, fils, dit Vador, piochant une carte au dos orange.

-Je te l'ai dit, je suis chanceux, dit Luke.

-Il n'y a rien de telle...

-... que la chance, termina Luke. Écoutons là, puis je déciderai si je suis d'accord avec toi.

Vador examina le texte, souriant presque quand il réalisa quelle était la réponse.

-Qui mena les troupes impériales à la victoire lors de la bataille de Langanoon ?

Luke gémit.

-Qu'est-ce que c'est que toutes ces questions impériales ? J'ai grandi sur Tatooine !

-C'était probablement une exigence pour un jeu afin de passer la censure impériale, dit Vador. De plus, la bataille de Langanoon était une étape décisive pour l'Empire... elle a ouvert la voie pour qu'une centaine de systèmes de la bordure extérieure deviennent des territoires impérieux.

-Je réfléchis, je réfléchis, dit Luke, levant une main. Langanoon... Langanoon...

Vador se pencha en arrière, tapotant des doigts contre l'accoudoir.

-Zut alors, soupira Luke.

-Tu pourrais toujours te retirer et me poser une question, suggéra Vador.

-Pas question ! Dit Luke. Je ne vais pas te laisser gagner avec le double de ce que vaut cette carte !

-Elle vaut vingt points, indiqua gentiment Vador.

-Vingt ! D'accord, je vais y arriver, coûte que coûte... qui a mené la bataille... qui a mené la bataille... est-ce que c'est quelqu'un qu'on connaît ? Quelqu'un qui serait venu à la maison et que tu m'aurais présenté ?

-C'est définitivement quelqu'un que tu connais, dit Vador.

-C'est ce gars général, non ? Dit Luke. Celui... avec les médailles... assez nerveux...

-Je n'ai aucune idée de à qui tu fais allusion, mais tu es sur la mauvaise piste.

-Est-ce qu'il a des enfants ? Demanda Luke. Qui vont à mon école ?

-Il a un fils qui va à ton école.

Luke remuait sur son siège.

-Je pense que je sais qui sait ! Je connais ce gars dont le père a été en charge de quelques batailles majeures... il s'appelle Tino... Tino D-quelque-chose.

-Drake ?

-Général Drake ! C'est la réponse, pas vrai ?

-Non

-Attends ! Donne moi une autre chance !

-Ce n'est pas dans les règles.

-Je sais, mais c'est Noël. Une dernière chance ?

-Très bien.

Luke se pencha en arrière fixant le plafond avec la même expression que s'il considérait la nature du temps et de l'espace.

-Quelqu'un que je connais... quelqu'un que je connais... marmonna-t-il.

Vador attendit, anticipant la réponse à lancer à Luke à la seconde où il réaliserait enfin.

-J'abandonne, déclara finalement son fils.

-Tu es sûr ?

-Oui, tu as gagné, dit Luke, se penchant pour lancer le dé. Il avança le pion jusqu'au dernier carré, à côté du chevalier noir. Écoutons la réponse.

Vador lui passa la carte, et Luke l'accepta. Juste avant de lire la réponse, cependant, il se redressa. Vador pouvait presque voir l'ampoule apparaître au-dessus de sa tête.

-C'était TOI, pas vrai ?!

-Comment as-tu deviné ? Dit Vador.

-Ha ! J'ai gagné !

-Non, fils, j'ai gagné. Tu t'étais déjà rendu.

-Je ne me suis pas rendu ! J'ai simplement momentanément avancé mon pion au dernier carré au cas où...

-Tu n'es pas en train d'argumenter, n'est-ce pas, fils ? Suggéra Vador. Se disputer à Noël ?

Luke soupira.

-Ouais, et ça commence à ressembler beaucoup à ce que c'était sur Tatooine. Tante Beru... elle gagnait toujours au mot girouette, même quand Oncle Owen et moi faisions équipe contre elle. Très bien. Tu as gagné. Mais on jouera à nouveau l'an prochain, et il y a une nouvelle règle – pas de question à laquelle tu es la réponse.

L'ordinateur commença à biper et Vador pivota le siège pour étudier les mesures.

-Une demi-heure avant de sortir de l'hyperespace.

-Une demi-heure ! Trop tôt !

-Tu ne veux pas rentrer à la maison ?

-Si, bien sûr, dit Luke. Mais pas déjà. Dès qu'on atterrira à Coruscant, je sais ce qu'il va se passer : tu vas partir pour parler à l'Empereur. Il reste encore quelques heures de Noël allons nous amuser.

R2 commença à siffloter depuis le salon des passagers, et Luke regarda en arrière avec surprise.

-Il te rappelle que 3PO est toujours enfermé dans le placard, dit Vador.

-Il ira bien, dit Luke. Je lui ai dit de s'éteindre... il ne saura même pas combien de temps il a été là-dedans. S'il te plaît ?

Vador jeta un coup d'œil à son fils, se demandant comment on était censé savoir si on était en train de pourrir son enfant. Mais, il n'était pas impatient de parler à l'Empereur... en espérant que le sujet de ce qu'il avait fait des scientifiques ne surgirait pas. Il y avait un monde entre effacer la mémoire des scientifiques concernant leurs recherches, et « disposer » d'eux.

-Qu'as-tu en tête ? Soupira-t-il

Luke eut un large sourire, et sortit un datapad qu'il avait du programmer plus tôt. Il le passa à Vador.

-La quinzième géante gazeuse annelée de Glybol, dit Luke. L'une des dix vues les plus extraordinaires de la galaxie. A seulement une heure en hyperespace de notre position actuelle !

-Ce sera bondé au-delà de l'imaginable pendant la période des vacances, le prévint Vador.

Luke roula des yeux.

-C'est exactement ce que disait Oncle Owen quand je proposais d'aller quelque part l'après-midi de Noël, dit Luke. Même si je suggérais qu'on aille et qu'on traîne à la fosse au sarlacc. Allez – ce sont des géantes gazeuses. Même si c'est bondé au-delà de l'imaginable, ce n'est pas comme si on pouvait probablement les manquer.

-Très bien, petit, dit Vador, se penchant pour préparer la trajectoire.

Ils sortirent momentanément de l'hyperespace afin de faire les ajustements pour leur nouvelle destination.

-Et il me reste encore quelques crédits de Coruscant, dit Luke, excité. J'ai hâte d'atteindre la boutique de souvenirs ! Peut-être que je pourrais te trouver un autre cadeau... je pense que tu as gâché le premier.

-Tu es incorrigible, dit Vador, jeta un coup d'œil à sa progéniture étonnamment énergique.

-Je sais, dit Luke. Mais ce sera bientôt terminé.

Merci la Force, pensa Vador.

-Jusqu'à l'année prochaine, ajouta Luke, souriant largement à son père. Notre second Noël ensemble ! J'ai hâte !

Vador ne put que soupirer, alors que les étoiles se transformaient en traînées de lumière et qu'ils accéléraient vers leur nouvelle destination. Ce Noël avait été plein de surprises, de drame, d'émotions contradictoires... et, que la Force lui vienne en aide, il s'était en fait amusé à jouer à ce jeu de société avec son fils. Vingt-quatre heures à un étrange sentiment de besoin de céder à tous les caprices de son fils, sans mentionner les semaines d'anticipation menant au grand jour...

Alors pourquoi une petite part de lui attendait avec impatience de refaire cela l'année prochaine ?


Et voilà, la troisième et dernière partie, comme promis ! J'espère que vous aurez apprécié cette mini fic et j'attends vos impressions en commentaires.

J'espère également que vous avez tous passé un heureux Noël (pour ceux qui le célèbrent) et que le petit papa Noël a été généreux.

Un grand merci à Doc Junior et à Pims10, pour leurs commentaires, ça fait toujours plaisir d'avoir des paroles d'encouragement car une traduction, mine de rien, ça prend du temps, surtout que vous avez été très réactifs, les gars !

A bientôt !

NH