In This Life
Auteur : DebsTheSlytherinSnapeFan. Lien dans mon profil :)
Traductrice : Ours en Peluche.
Etat de la fic : 6/56. On continue !
Merci pour vos commentaires :)
Chapitre 6
"Comment tu te sens ce matin ?" demanda Carlisle, un peu plus joyeux que la veille. Un coup d'oeil sur sa fiche l'informa qu'Harry avait dormi toute la nuit, ce qui était très bien car rien ne valait mieux qu'une bonne nuit de sommeil pour guérir.
"Bien, merci," répondit Harry. Il se sentait mieux, peut-être que c'était grâce aux médicaments qu'ils lui donnaient, qui sait ?
"Très bien, maintenant écoute Harry...s'il y a quoi que ce soit que tu souhaites me dire, tu peux le faire," dit Carlisle, s'asseyant à côté du jeune homme. Il espérait qu'Harry lui dirait quelque chose, quoi que ce soit pour qu'il puisse l'aider.
Harry fronça les sourcils. "A propos de quoi ?"
"J'ai vu les hématomes sur ton dos," dit doucement Carlisle.
"Quels hématomes ? J'ai dû les avoir dans l'accident ou quelque chose comme ça," répondit Harry, sur la défensive.
Carlisle aurait pu le croire, s'il n'avait pas aperçu la panique et la peur dans les yeux d'Harry quand il avait mentionné les bleus. Carlisle commençait à se sentir frustré envers lui-même et envers les tuteurs du jeune homme. Est-ce qu'Harry avait si peur d'eux qu'il ne parlerait pas même à son médecin ? Carlisle rassura Harry en lui disant que s'il était maltraité, il serait protégé contre son oncle et sa tante.
"Maltraité ?" Harry eut un léger rire. "Je ne suis pas maltraité." Il essayait sans réussir de garder la conversation légère pour éloigner les soupçons.
"D'accord Harry, je sais ce que je sais, mais je ne peux pas t'aider si tu ne l'admets pas. Car au final cela ferais plus de mal que de bien, tu serais renvoyé là-bas si tu ne dis rien," soupira Carlisle.
Harry regarda simplement Carlisle, muet, avant de demander d'une voix effrayée : "Vous n'allez pas le dire à Alice, n'est-ce pas ?"
"Lui dire quoi ? Mes suspicions ?" demanda Carlisle.
Harry hocha la tête.
"Je pense qu'elle le sait déjà, elle est très intelligente. Mais non, je n'en parlerai à personne." dit Carlisle. "Mais je m'inquiète pour toi et j'espère simplement que je ne vais pas le regretter."
"Merci," soupira Harry, soulagé.
Carlisle secoua la tête et quitta la pièce, après avoir rempli son rapport matinal. Il n'avait jamais eu de patient aussi têtu qu'Harry Anderson ; son charme ne fonctionnait pas sur lui non plus. Normalement les vampires avaient le pouvoir de faire faire aux humains ce qu'ils voulaient mais pas avec Harry Anderson. Carlisle ne savait pas quoi en penser.
OoOoO
Alice rendit visite à Harry dans l'après midi. Harry avait refusé de manger le déjeuner, qu'il avait qualifié de "bol de cire et semelle de cuir". Ca aurait pu être amusant si ce n'était pour l'infirmière qui avait essayé de le forcer à manger. Au bout du compte elle avait repris le plateau et était sortie en trombe, laissant Harry tranquille.
Un toc sur la porte sortit Harry de ses pensées.
"Laissez-moi la paix !" grogna Harry, il était de mauvaise humeur depuis la visite de Carlisle dans la matinée.
"Ce n'est pas une façon de parler à une amie qui ramène des cadeaux," répondit Alice, souriant alors qu'elle entrait dans la chambre.
"ALICE !" s'écria Harry, soulagé et heureux.
"Hey, on est content de me voir," dit Alice, feignant d'avoir l'air suspicieux.
"Assis-toi," dit Harry, pointant la chaise du doigt.
"Et voici !" répondit-elle en lui tendant deux paquets.
"Tu m'as ramené des cadeaux ?" s'enquit Harry, l'air de ne pas vraiment y croire. "Je ne peux pas accepter," continua-t-il en essayant de les lui redonner.
Alice perdit le sourire, déçue. "Regarde au moins."
Harry abdiqua bien plus rapidement qu'il ne l'aurait normalement fait, ce qu'il mit sur le compte des médicaments qui circulaient dans son sang, car cela n'avait rien à voir avec l'expression d'Alice, ce n'était pas son genre.
"Waouh, ça a dû coûter une fortune," s'exclama Harry en voyant le tout nouvel Ipod.
"J'ai mis de la musique," répondit Alice. "Celle que tu préfères."
"Je ne sais pas quoi dire," dit Harry, choqué.
"Je ne peux pas accepter," répéta-t-il. Son oncle le lui confisquerait dès qu'il le verrait, sans aucun doute.
Alice l'ignora. "Ouvre le deuxième."
Il obéit et découvrit un grand carnet à esquisse, des crayons à papier et de couleurs, une trousse, une gomme et un taille-crayon. Par-dessus le kit de dessin, il y avait une boîte de chocolats et trois magazines. Harry était sans voix. Personne n'avait jamais fait tout ça pour lui, ça avait dû coûter beaucoup d'argent d'obtenir tout ça.
"Je ne peux pas accepter tout ça, Alice, ça a dû coûter beaucoup d'argent," protesta faiblement Harry.
"Ne sois pas idiot, c'est de la part de tout le monde," répondit Alice.
"Tout le monde ?" répéta Harry, fronçant les sourcils.
"Ouaip, toute la famille," dit Alice. "Si tu n'acceptes pas les cadeaux je vais devoir me fâcher avec toi." Elle avait déjà vu l'issue de leur conversation, et savait qu'Harry ne les rejetterait pas.
"D'accord, merci," sourit Harry. Son lit était maintenant recouvert de cadeaux pour passer le temps.
"Qu'est-ce c'est ?" demanda Harry, les yeux fixés sur le câble qu'il avait sorti en même temps que l'Ipod.
"C'est le chargeur," répondit Alice, regardant Harry étrangement.
"Oui mais il n'y a pas la prise," dit Harry, il n'avait jamais eu d'Ipod ou autre chose du genre alors ce n'était pas étonnant qu'il ne sache pas bien comment cela fonctionnait. Harry ne détestait rien de plus que de ne pas comprendre, ça vous faisait paraître stupide, et par l'expression qu'affichait Alice elle commençait aussi à penser qu'il était stupide. Il avait déjà vu des chargeurs de téléphone, son oncle en avait suffisamment pour ouvrir une boutique, c'était juste dommage qu'ils soient tous cassés. Dans ses sautes d'humeur, son oncle avait l'habitude de projeter ses téléphones contre le mur, surtout quand il n'obtenait pas ce qu'il voulait.
"C'est pour brancher sur l'ordinateur, Harry, tu n'as jamais eu d'Ipod ?" demanda Alice, fronçant à son tour les sourcils.
"Non," répondit Harry. Il se sentait mal d'avouer ça à quelqu'un, mais il n'avait pas pu s'en empêcher, il n'aimait pas qu'on pense qu'il était stupide.
"Oh," dit Alice, une légère grimace sur le visage. "Et bien voilà, tu en as un maintenant."
"Est-ce qu'il y a des chargeurs avec une prise ? Au cas où vous n'avez pas d'ordinateur ?" demanda Harry.
"Tu as besoin d'un ordinateur pour transférer de la musique, personne n'achète d'Ipod à moins d'avoir un ordinateur, ce qui inclut à peu près tout le monde aujourd'hui," répondit Alice.
"Excepté moi," dit Harry entre ses dents, il ne voulait plus en parler. Alice le comprit et ne dit rien de plus à ce sujet, préférant parler de son nouveau carnet de dessins.
"Je t'ai vu en train de dessiner alors j'ai choisi ce carnet," sourit-elle. "Les dessins étaient plutôt bons."
Harry devint écarlate, se demandant comment elle avait fait pour le voir en train de dessiner alors qu'il s'assurait que personne ne le remarque. Il avait pensé que c'était le hasard si elle avait choisi un carnet de dessin, mais apparemment ce n'était pas le cas.
"Est-ce que ces crayons sont bien ?" demanda Alice.
"Ils sont parfaits, merci Alice," répondit Harry.
L'infirmière entra alors dans la chambre et administra une dose d'analgésique à Harry ; il ne resta pas longtemps éveillé après ça. Alice eut un sourire triste ; après avoir placé les fleurs dans un vase, elle posa les chocolats sur la chaise, avec tout ce qu'elle lui avait apporté.
Elle grogna. Evidemment, elle avait oublié de lui écrire une carte. Elle jeta un regard sur la table, complètement vide. Elle était contente de lui avoir offert autant de cadeaux, pour couvrir le manque d'attention.
Alice décida de passer voir son père avant de partir. Il était disponible, occupé à remplir les dossiers dans son bureau. Oui, elle savait tout.
"Hey, Carlisle," sourit Alice.
"Tu vas bien ?" demanda Carlisle.
"Oui, je viens juste de rendre visite à Harry," dit Alice.
Carlisle hocha la tête, le suspectant déjà, elle s'était vraiment attachée à cet humain ce qui n'était pas forcément une bonne chose.
"Est-ce qu'il t'a dit quelque chose ?"
"Non, et je ne pense pas qu'il le fera," répondit Carlisle.
"Il est têtu," dit Alice.
"Il me rappelle Edward quand je l'ai rencontré la première fois," dit Carlisle. "A l'hôpital, en train de succomber à la Grippe Espagnole."
°~~A Suivre~~°
J'espère que ce chapitre vous a plu !
Prochaine update : Dark and Light, chapitre 4
